Philippe Vayringe

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Philippe Vayringe
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
FlorenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Chiesa di San Carlo dei Barnabiti (d), Cimetière Miséricorde (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
L'Archimède LorrainVoir et modifier les données sur Wikidata
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Autres informations
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Œuvres principales
Plaque commémorative

Philippe Vayringe (né à Nouillonpont dans le Duché de Lorraine le et mort à Florence le [1]) est issu d'une famille paysanne pauvre. Il apprend à lire et à écrire dans une école meusienne.

D'abord serrurier à Nancy, il apprend l'art du fer forgé et l'horlogerie puis travaille à l'Hôtel de la Monnaie de Nancy sous la direction du célèbre médailler Ferdinand de Saint-Urbain.

Il apporte au duc de Lorraine Léopold une série d'outils scientifiques qu'il a créés et qui font de lui l'horloger et le machiniste du duc. Celui-ci l'envoie en Angleterre en 1721, où il apprend l'algèbre et la géométrie.

Il revient en France, où il est nommé en 1731 professeur de physique expérimentale à l'Académie de Lunéville. Il enseigne notamment les trois lois du mouvement de Newton.

Venu à la cour de Vienne avec son maître François III de Lorraine (mari de Marie-Thérèse d'Autriche), il remet en état de marche le premier exemplaire de la calculatrice mécanique du mathématicien et mécanicien allemand Anton Braun (de)[Note 1].

De retour à Lunéville, il achève en 1736 le deuxième exemplaire de la calculatrice[2]. Son couvercle indique Braun invenit, Vayringe fecit (Braun l'a trouvé, Vayringe l'a fait)[Note 2].

Philippe Vayringe part ensuite en 1737 avec François de Lorraine lorsque celui-ci prend possession du grand-duché de Toscane.

Il réalise, probablement entre 1743 et 1744, pour le physicien vénitien Giovanni Poleni plusieurs instruments de mesure pour son cabinet de physique, dont en particulier, le paraboloïde de Truchet, pour l'étude de la loi de la chute des corps et un réfractomètre[Note 3],[3],[4].

Chargé de travaux d’assainissement de la Maremme dans la région côtière de Toscane, alors insalubre, il meurt de la fièvre des marais à Florence, en 1746.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Manuscrit numérisé des Bibliothèques de Nancy, Ms. 1355 : Vayringe, Philippe (1684-1746), Cours de phisique experimentale. Cours de philosophie mécanique et expérimentale, 1730/1740 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Zoltan Harsany, La cour de Léopold, duc de Lorraine et de Bar (1698-1729), Nancy, Berger-Levrault, .
  • André Courbet, « Philippe Vayringe (1648-1746), physicien des ducs de Lorraine », Le Pays lorrain,‎ , p. 161-174.
  • André Courbet, « Une machine à calculer fabriquée par Philippe Vayringe », Le Pays lorrain,‎ , p. 267-269.
  • Jean Saint-Raymond, « Lunéville entre Londres et Vienne : Vayringe et les premiers planétaires », dans Anne Motta (dir.), Échanges, passages et transferts à la cour du duc Léopold (1698-1729), Rennes, Presses universitaires de Rennes, , p. 181-194.
  • Jérémy Filet, Jacobitism on the Grand Tour ? The Duchy of Lorraine and the 1715 Jacobite rebellion in the writing about displacement (1697-1736) (thèse de doctorat), Université de Lorraine / Manchester Metropolitan University, .
  • Jérémy Filet, « Philippe Vayringe », dans Isabelle Guyot-Bachy et Jean-Christophe Blanchard (dir.), Dictionnaire de la Lorraine savante, Metz : Éditions des Paraiges, 2022, p. 307-309.

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anton Braun est décédé en 1728
  2. La calculatrice est exposée au Deutsches Museum de Munich depuis 1925.
  3. Quatre de ces instruments, construits par Vayringe pour Poleni, sont conservés au musée d'histoire de la physique de Padoue (it).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Relevé généalogique sur Geneanet
  2. (de) Deutsches Museum, « Rechenmaschine von Anton Braun und Philippe Vayringe nach Jacob Leupold : Calculatrice par Anton Braun et Philippe Vayringe d’après Jacob Leupold », sur digital.deutsches-museum.de (consulté le ).
  3. (it) Museo di Storia della Fisica, « Rivoluzione Galileo, l'arte incontra la scienza », sur musei.unipd.it (consulté le ).
  4. (it) Università degli studi di Padova, « Paraboloide di Truchet : apparecchio per la dimostrazione della legge oraria della caduta dei corpi », sur divulgazione.fisica.unipd.it (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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