Philippe Sanmarco

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Philippe Sanmarco
Illustration.
Fonctions
Député des Bouches-du-Rhône

(11 ans, 8 mois et 9 jours)
Circonscription 3e
Groupe politique socialiste
Prédécesseur Gaston Deferre
Successeur Jean Roatta
Conseiller municipal de Marseille

(25 ans et 3 jours)
Circonscription 1er secteur
Maire Gaston Deferre, Robert Vigouroux, Jean-Claude Gaudin
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Parti politique PS
LGM (jusqu'en 2012)
GMR (à partir de 2012)
Diplômé de Sciences Po, ENA
Profession Administrateur civil au Ministère de l'Intérieur
Secrétaire général de la Ville de Marseille

Philippe Sanmarco, né le à Ebolowa (Cameroun), est un homme politique français.

Il est un ancien député socialiste des Bouches-du-Rhône il est conseiller municipal de Marseille jusqu'en 2014. De 2008 à 2014, il est adjoint PS au maire Jean-Claude Gaudin pour contrer Jean-Noël Guérini candidat à Marseille. Il est président fondateur de Convention citoyenne et membre de la Gauche moderne et républicaine en 2012.

Formation[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Mandats électifs et responsabilités politiques[modifier | modifier le code]

  • 1983 - 2008 : conseiller municipal de Marseille
  • 2001 - : Président fondateur de Convention citoyenne
  • 1981-1986 : conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • 1981-1993 : député socialiste des Bouches-du-Rhône
  • Élu des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Conseiller communautaire

Conseiller municipal de Marseille[modifier | modifier le code]

En 1983, il est élu pour la première fois conseiller municipal de Marseille. Il est membre du Parti Socialiste (PS), et est élu sur les listes d'union de la gauche menées par Gaston Defferre, alors maire de Marseille.

1983-86 : Membre de la Majorité de Gaston Defferre[modifier | modifier le code]

2001-2008 : Affaire Tahar Rahmani[modifier | modifier le code]

En 2001, il est tête de liste pour le Parti Socialiste lors des élections municipales dans le 1er secteur (1er et 7ème arrondissements). Il se fait alors remarquer par le choix assumé de faire réélire Tahar Rahmani. Tahar Rahmani est conseiller municipal depuis 1995, élu sur les listes du Parti Socialiste. A cette époque, c'est le seul conseiller municipal de Marseille originaire du Maghreb. Or, pour des raisons obscures, le PS ne lui propose pas une position éligible sur ses listes aux élections municipales de 2001 dans son secteur (le 7ème, qui correspond aux 13ème et 14ème arrondissements). Philippe Sanmarco prend donc la décision de placer Tahar Rahmani en position éligible sur sa liste (dans le 1er secteur). Grâce à son intervention, Tahar Rahmani a été élu conseiller municipal de Marseille de 2001 à 2008.[2]

2008-2014 : La tentation Gaudin[modifier | modifier le code]

En 2008, Philippe San Marco est troisième de la liste de Jean-Claude Gaudin dans le 1er secteur (1er et 7ème arrondissements)[3]. Il justifie ce choix personnel pour empêcher Jean-Noël Guérini, candidat du Parti Socialiste, de devenir maire de Marseille[4]. De son côté, Jean-Claude Gaudin considère Philippe San Marco comme une "ouverture politique" qu'il avait promise pour ce mandat. Philippe San Marco ne rentre pas au conseil municipal, la liste de Jean-Claude Gaudin n'obtenant que 2 élus dans ce secteur. Il siège toutefois au conseil d'arrondissements, mais il a été rapidement déçu de Jean-Claude Gaudin[5]

Autres responsabilités publiques[modifier | modifier le code]

  • Vice-président de l'agence de coopération internationale et le développement local en Méditerranée (ACIM)
  • Vice-président de l'association Finances Méditerranée
  • membre du comité permanent pour le partenariat euroméditerranéen des pouvoirs locaux et régionaux (COPPEM)
  • 1983-1987 : président de l'OPAC des Bouches-du-Rhône
  • 1983-1990 : président de l'association pour le développement des relations intercommunautaires à Marseille (ADRIM - structure locale d'animation sociale et d'insertion)

Affaire Urba[modifier | modifier le code]

Philippe Sanmarco a été condamné dans le cadre du volet marseillais de l'Affaire Urba (système de financement occulte du Parti socialiste de 1987 à 1989)

Ouvrages et rapports[modifier | modifier le code]

  • 1988 : « Marseille, l’état du futur » (Edisud)
  • 1991 : « L’État et la politique de la ville » (Édition CEPIIS)
  • 1992 : Rapport d’enquête sur la gestion du Fonds d’action sociale (Assemblée nationale)
  • 1993 : Rapport de la loi relative à la maîtrise des dépenses de santé (Assemblée nationale)
  • 2000 : « Marseille capitale » Éditions Edisud

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000282806.
  2. « Marseille contre Marseille (Coffret) - 13 Productions », sur www.13productions.fr (consulté le 11 janvier 2021)
  3. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales 2008 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__municipales_2008 (consulté le 11 janvier 2021)
  4. « À Marseille, un ancien député socialiste rallie Gaudin », sur LEFIGARO (consulté le 11 janvier 2021)
  5. Samantha Rouchard, « Sur le départ, Gaudin revanchard », sur Libération.fr, (consulté le 11 janvier 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]