Philippe Quéau

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Philippe Quéau
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Biographie
Naissance
Nationalité

Né en 1952 à Casablanca (Maroc), Philippe Quéau est un ancien élève de l’École polytechnique. Ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure des télécommunications. Il est titulaire d'un DEA des sciences de l'information et de la communication (École pratique des hautes études en sciences sociales).

Imagina[modifier | modifier le code]

Philippe Quéau a été directeur de recherche à l'Institut national de l'audiovisuel (INA) de 1977 à 1996, responsable du groupe de recherche sur la télévirtualité (clonage virtuel) et fondateur du programme Imagina [1],[2]. Ce forum des nouvelles Images organisé chaque année par l'INA dans le cadre du Festival de Télévision de Monte-Carlo de 1981 à 2000 puis sans l'INA de 2002 à 2012, était l'un des rendez-vous mondial du virtuel, c'est-à-dire de l'image de synthèse, des effets spéciaux, de l'innovation de l'image, réunissant des chercheurs, concepteurs de jeux vidéo, artistes, réalisateurs de cinéma, de la télévision et de la publicité.

Le Symbole France-Japon[modifier | modifier le code]

Il a fondé en 1986 l'Association Le Symbole France-Japon dans le but de lancer l'idée de construire un Monument de la Communication au Japon. Après l'organisation d'un concours international d'architecture en deux phases[3], le projet de Patrick Berger a été choisi par un Jury international présidé par Paul Virilio, et comportant des personnalités prestigieuses comme Tadao Ando, Arata Isozaki, Christian de Portzamparc. La préfecture de Hyogo (région de la ville de Kobé) a offert un terrain de plus d'une quizaine d'hectares au nord de l'île d'Awaji. Les travaux de construction ont commencé en 1994 après des études techniques confirmant la faisabilité du projet. L'inauguration du site de construction a eu lieu le 14 janvier 1995 en présence du premier ministre japonais et du président du Keidanren (principale organisation du patronat japonais). Pour l'occasion une pierre de granite de plusieurs tonnes a été extraite de l'île Verte, dans le port de Roscoff, et transportée au Japon pour y être installée sur le site du Monument de la Communication France-Japon, sur l'île d'Awaji. Malheureusement, trois jours après cette cérémonie, le tremblement de terre du 17 janvier 1995 qui a affecté Kobé a considérablement retardé le projet, qui est actuellement suspendu, en attendant des jours meilleurs.

Internet[modifier | modifier le code]

Il a créé, avec son équipe[4], l'un des premiers serveur Web français le "MediaPort" de l'INA en 1994[5],[6]. Ce serveur hébergera notamment les premiers sites du CSA et du Monde diplomatique. En tant qu'expert respecté et pionnier, il sera de ceux qui feront connaître l'Internet en France. Certains ont pu voir en lui un énergique technophile, pourtant il développe une réflexion humaniste sur l'Internet culturel et non commercial, ses impacts sociétaux, éthiques et philosophiques. Dans les années 90, il évoque aussi des problèmes tels que la fracture numérique entre le Nord et le Sud, les riches et les pauvres. Ainsi que les questions relatives au partage, à l'accessibilité du domaine public (contenus, archives, logiciels libres) et du bien commun (enjeux éducatifs).

Unesco[modifier | modifier le code]

Il devient fonctionnaire international en entrant à l'UNESCO en tant que directeur de la Division de la Société de l’Information. En 2003, il devient directeur du Bureau de l’Unesco à Moscou, et représentant de l'UNESCO pour l'Arménie, l'Azerbaidjan, le Belarus, la Géorgie, la Moldavie et la Fédération de Russie. En 2005 il est nommé représentant de l'Unesco pour le Maghreb, et dirige le bureau de l'UNESCO à Rabat. En février 2013 il revient au siège de l'UNESCO à Paris.comme directeur de la Division de l'Ethique et du Changement global. En janvier 2014, il est nommé Sous-Directeur général de l'UNESCO a.i. pour les Sciences humaines et sociales.

Télévision et télévirtualité[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur de plusieurs séries de télévision sur les images de synthèse, dont la série "Nombre et lumière". Il co-réalise en 1983 avec André Martin, le premier film français en 3D Maison Vole. Il organisera la première liaison mondiale de télévirtualité tridimensionnelle par liaison numérique entre Paris et Monte-Carlo avec immersion 3D « dans » l'abbaye de Cluny.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Site de l'INA pour les éditions Imagina de 1995 à 2000 », sur ina.fr (consulté le 25 octobre 2015)
  2. « Articles et documents traitant d'Imagina », sur siggraph.org (consulté le 25 octobre 2015)
  3. Lauréats de la première phase du concours du Symbole France-Japon : équipes Lab-Fac (Ecran Levant), Francis Soler (Les Miroirs d'Osaka), Piotr Kowalski (Pixel Island), Patrick Berger (La Table de Bronze), Colin Fournier (Fenêtre de simulation), Jean Nouvel (Base Arc-Cristal), Olivier Auber (Le Générateur poïétique)
  4. Michel Alberganti, « L'image préapre sa révolution virtuelle à Bry-sur-Marne », Le Monde,‎ , p. 21
  5. « Bienvenue au MediaPort: Embarquement pour Cyberland », SVM Mac, no 62,‎ , p. 41
  6. « Le MediaPort prend son essor », 4avenue de l'Europe, no 29,‎ , p. 5-8

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Le MediaPort de l'INA article publié dans les Cahiers de la Francophonie n°4 « Afrique, quel marché de la culture ? » (octobre 1996)