Philippe Prévost

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Prévost.
Philippe Prévost
Description de l'image defaut.svg.
Naissance (82 ans)
Nationalité Flag of France.svg Français
Profession

Philippe Prévost est un historien français né au Havre le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Prévost a fait des études de droit à Paris, études couronnées par une licence et par un diplôme d'études supérieures de droit romain et d'histoire du droit. En 1982, il entreprend une licence d'histoire. Il traite comme sujet de maîtrise les « relations franco-canadiennes de 1896 à 1911 » ce qui lui permet de souligner le rôle joué par Wilfrid Laurier dans la mise en œuvre de l'Entente cordiale. Il a soutenu en 1994 une thèse sur les « relations franco-canadiennes de 1918 à 1944 » à la Sorbonne, thèse dont le jury a souhaité la publication et qui fut appréciée par Pierre Savard : La France et le Canada : d'une après-guerre à l'autre (1918-1944) en 1994 à l'université de Paris IV-Sorbonne[1]. Sa thèse a été accueillie « comme une contribution de premier ordre à l'étude des relations entre le Canada français et la France »[2].

Intéressé par les droites en France et, en particulier, le royalisme, on lui doit notamment La Croix, la croix gammée et les fleurs de lys, Paris, Centre d'études contemporaines, 1999.

De même, il est l'auteur d'études sur le Ralliement, sur la condamnation de l'Action française par le Vatican et il a consacré deux ouvrages aux rapports entre la France et le Canada au sujet des nominations épiscopales et sur leurs relations après les deux guerres mondiales. En 2013, il apporte son soutien à Alain Soral et Dieudonné.

Analyses[modifier | modifier le code]

Selon Émile Poulat (directeur d'études à l'EHESS), les conclusions de l'ouvrage de Philippe Prévost sur la condamnation de l'Action française ne peuvent être acceptées et si cet ouvrage est indispensable par les archives qu'il a consultées, il « reste dans la tradition militante de l'Action française, indifférent ou insensible aux règles et aux exigences universitaires » et n'est pas assez fidèle à la méthode historique, ignorant des travaux importants et reposant sur des considérations partielles[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La France et le Canada : d'une après-guerre à l'autre (1918 1944), Saint-Boniface (Manitoba), Éditions du Blé, 1994.
  • La France et les nominations épiscopales au Canada de 1921 à 1940, Saint-Boniface (Canada), les Éditions du Blé ; Paris, Librairie canadienne, 1995.
  • La condamnation de l'Action française vue à travers les archives du Ministère des affaires étrangères, Paris, La Librairie canadienne, 1996
  • La Croix, la croix gammée et les fleurs de lys, Paris, Centre d'études contemporaines, 1999.
  • L'Église et le ralliement. Histoire d'une crise (1892-2000), Paris, Centre d'études contemporaines, 2001.
  • La France et l'origine de la tragédie palestinienne (1914-1922), Paris, Centre d'études contemporaines, 2003.
  • Un centenaire trompeur (1905-2005), Paris, CEC, 2005.
  • Le temps des compromis : mai-décembre 1940, préface de François-Georges Dreyfus, Paris, CEC ; Paris, Duquesne, 2005.
  • Un centenaire trompeur. La laïcité en question, Versailles, Éditions de Paris, 2006.
  • Autopsie d'une crise politico-religieuse : la condamnation de l'Action française (1926-1939) , Paris, La Librairie Canadienne, 2008.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1].
  2. Canadian Journal of Political Science (1995), 28 : pp 770-773, Published online: 10 November 2009, [2].
  3. Émile Poulat « Le Saint-Siège et l'action française, retour sur une condamnation », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 1/2010 (No 31), p.  141-159 [3].

Liens externes[modifier | modifier le code]