Philippe Pignarre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Philippe Pignarre
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Philippe Pignarre (né en 1952) est un essayiste, éditeur et professeur français.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il a été chargé de cours sur les psychotropes à l'Université de Paris VIII. Philippe Pignarre est d'abord un spécialiste de l'histoire et de l'industrie du médicament.

Édition[modifier | modifier le code]

Fortuitement devenu éditeur, il est à l'origine d'une édition des essais en sciences humaines, psychiatrie et épistémologie. Il a été directeur de la communication des laboratoires Synthélabo au sein desquels il créa l'Institut Synthelabo pour le progrès et la connaissance (1990); cette initiative originale de mécénat éditorial rencontra un public grâce à la liberté de ton de la collection « Les empêcheurs de penser en rond ». Lorsqu'en 1999 Synthélabo fut racheté par Sanofi pour devenir le groupe Sanofi-Synthélabo, Philippe Pignarre fut licencié.

Étant parvenu à récupérer un fond qu'il avait constitué avec des collaborateurs aussi prestigieux qu'Isabelle Stengers, François Dagognet ou Bruno Latour, il fonda sa propre maison d'édition rattachée aux éditions du Seuil. À la suite de désaccords, il quitte Le Seuil en 2008. Toujours sous sa direction, Les empêcheurs de penser en rond sont désormais rattachée aux éditions La Découverte. Philippe Pignarre a également traduit plusieurs livres de l'anglais dont : Juan Cole, Bonaparte et la république française d'Egypte, La Découverte, 2014 ; Eric Cline, 1177 av. J.-C. Le jour où la civilisation s'est effondrée, La Découverte, 2015.

Politique[modifier | modifier le code]

Il est proche d'ATTAC, du NPA et des milieux altermondialistes. Il est un des fondateurs et animateurs de la Société Louise-Michel avec Daniel Bensaïd, Philippe Corcuff, Michael Löwy et Luc Boltanski.

Il a fait partie durant sept ans de la ligue communiste révolutionnaire durant les années soixante dix[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ces drôles de médicaments, Le Plessis Robinson, Les Empêcheurs de penser en rond, 1990
  • Les deux médecines: Médicaments, psychotropes et suggestion thérapeutique, Paris, La Découverte, 1995
  • Qu’est-ce qu’un médicament ? Un objet étrange, entre science, marché et société, Paris, La Découverte, 1997
  • Comment la dépression est devenue une épidémie, Paris, La Découverte, 2001.
  • Le Grand secret de l'industrie pharmaceutique, Paris, La Découverte, 2003.
  • La Sorcellerie capitaliste, avec Isabelle Stengers, Paris, La Découverte, 2005.
  • Les Malheurs des psys. Psychotropes et médicalisation du social, Paris, La Découverte, 2006.
  • Collaboration au Livre noir de la psychanalyse.
  • La cigale lacanienne et la fourmi pharmaceutique, Paris, EPEL, 2008.
  • Être anticapitaliste aujourd'hui. Les défis du NPA, Paris, La Découverte, 2009.

Articles sur Pignarre[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Levisalles, « De la fuite dans les idées », dans Libération, 11 juillet 2002.
  • Robert Maggiori, Jean-Baptiste Marongiu, « Les “Empêcheurs de penser en rond” empêchés. À la suite d'un article du Canard enchaîné, l'existence de cette collection est menacée (Philippe Pignarre, Ian Hacking) », dans Libération, 26 janvier 2000.
  • Emmanuel Poncet, « Taupe santé ; Philippe Pignarre, 54 ans, éditeur, créateur des Empêcheurs de penser en rond. Sa maison veut miner les dogmes de la médecine par une subversion soft », dans Libération, 2 février 2007.

Références[modifier | modifier le code]

  1. article de Libération sur Ph Pignarre Philippe Pignarre : l'agitateur du bocal par TESTARD-VAILLANT Philippe, 1995.

Liens externes[modifier | modifier le code]