Philippe Marlière

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Philippe Marlière
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À l'University College de Londres en mars 2016
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Philippe Marlière, né le , est un politologue français et un militant politique engagé à gauche. Il est professeur de sciences politiques à l'University College de Londres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Marlière est titulaire d’un doctorat en sciences politiques et sociales de l’Institut universitaire européen de Florence obtenu en 2000. Il est professeur de sciences politiques à University College de Londres.

Ses recherches portent sur la social-démocratie, la gauche radicale et l’idéologie républicaine en France aujourd’hui. Il a essentiellement publié sur le Parti socialiste français, la social-démocratie européenne et la « Troisième voie » du New Labour.

Il est membre des comités de rédaction des revues françaises Mouvements, Démocratie et socialisme et Politique revue de débats[1],[2].

Il a été le titulaire de la chaire Marcel Liebman de l'Université libre de Bruxelles en 2007.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Après vingt ans passés au Parti socialiste (PS), il rejoint le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)[3] en 2009. Il indique que le référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne et le ralliement de la direction du PS au camp du « oui » a motivé son choix de quitter ce parti[4]. Il quitte le NPA deux ans plus tard[5].

Il est fondateur en , avec Liêm Hoang-Ngoc, du Club des socialistes affligés, qui cherche à regrouper des socialistes opposés à la politique menée par François Hollande et ses gouvernements. Il rejoint en le mouvement Ensemble, membre du Front de gauche et regroupant différentes traditions dont des courants issus du NPA[6]. Il quitte ce mouvement en . En janvier 2017 lors des primaires socialistes, il appelle à voter contre Manuel Valls et soutient Benoît Hamon représentant « d’une gauche sociale-démocrate pluraliste, multiculturelle »[7].

En , il cosigne avec une vingtaine d'intellectuels une tribune de soutien à Houria Bouteldja dans le journal Le Monde, qui affirme notamment que « ce qui est visé à travers la violence des attaques qui la ciblent, c’est l’antiracisme politique dans son ensemble[8] ». Le texte est décrit par Jack Dion de Marianne comme étant « ahurissant d’allégeance à une dame qui a exposé son racisme au vu et au su de tous »[9].

Philippe Marlière possède un blog dans le site web d'information et d'opinion Mediapart[10] et Politis[11].

Publications[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Jean Jaurès et son discours à la jeunesse, Éditions de la Nacelle, 1995 (en collaboration avec Sylvie Montmoulineix).
  • Essais sur Tony Blair et le New Labour - La Troisième Voie dans l'impasse, Éditions Syllepse, 2003.
  • La Mémoire socialiste 1905-2007 - Sociologie du souvenir politique en milieu partisan, Éditions L'Harmattan, 2007.
  • La Social-démocratie domestiquée - la Voie blairiste, Éditions Aden, 2008.
  • La Gauche radicale en Europe, Éditions du Croquant, 2013 (en collaboration avec Jean-Numa Ducange et Louis Weber).
  • La gauche ne doit pas mourir ! Le Manifeste des socialistes affligés, éditions Les Liens qui Libèrent, 2014 (en collaboration avec Liêm Hoang Ngoc).

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Social Democratic Parties in the European Union - History, Organization, Policies, éditions Macmillan, 1999 (en collaboration avec Robert Ladrech).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]