Philippe Langenieux-Villard

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Philippe Langenieux-Villard
Fonctions
Maire d'Allevard
En fonction depuis le
(32 ans, 5 mois et 22 jours)
Élection 19 mars 1989
Prédécesseur Philippe Bouffard
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
En fonction depuis le
(5 ans, 8 mois et 11 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Laurent Wauquiez
Conseiller général de l'Isère
Élu dans le Canton d'Allevard

(7 ans et 12 jours)
Élection 16 mars 2008
Prédécesseur Gérard Arnaud
Député de la 5e circonscription de l’Isère

(4 ans et 24 jours)
Législature Xe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-François Delahais
Successeur François Brottes
Vice-président du Conseil régional
de Rhône-Alpes

(11 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 16 mars 1986
Président Charles Millon
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR, UMP, Divers droite
Profession Conseiller en communication chez Veolia Environnement Enseignant à Sciences po

Philippe Langenieux-Villard, né le à Paris, est un homme politique (Les Républicains) et écrivain français.

Implanté en Isère, il est maire d’Allevard, commune du Grésivaudan, sans discontinuer depuis 1989. Entre 1986 et 2004, il devient conseiller régional chargé de la Santé puis de la Formation et du Logement, avant de prendre la présidence du groupe UMP. Il devient ensuite successivement conseiller général du canton d’Allevard et vice-président de la Communauté de communes « Le Grésivaudan » chargé de la Culture. Il est de nouveau élu au conseil régional en 2015.

Elu député de la 5ème circonscription de l’Isère de 1993 à 1997, il siège à la commission des affaires Culturelles, Familiales et Sociales. Il est notamment l’auteur du rapport “L’administration en question” dans lequel il propose 20 mesures de simplifications, dont près de la moitié sont aujourd’hui en application.

Il est également officier de réserve de l'armée de terre, chevalier des Arts et Lettres et chevalier de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Langenieux-Villard est le petit-fils du Docteur Jean Langenieux. A la fin du lycée, il intègre la faculté de Paris Assas et obtient une licence de droit. Il poursuit ses études à l’institut d’études politiques de Paris où il étudie les questions de Service public.

En 1973, âgé de 18 ans, il fonde le CERPES (Cercle d'études et de recherches politiques et sociales), une association qui réunit des étudiants autour de personnalités du monde politique et syndical avec pour objectif de comprendre et connaître les responsables publics avant de s’engager. Parmi les invités de ce cercle : Alexandre Sanguinetti, Brice Lalonde, Michel Debré, Édouard Achille-Fould, Françoise Giroud, Edgar Faure, Michel Noir, Aymeric Simon-Lorière, André Bergeron,Michel Jobert, etc.

Il effectue son service militaire en qualité d'EOR, est élu « fine » de la promotion Jean Moulin qui défilera sur les Champs-Élysées pour le .

A la sortie de son service, il devient consultant chez Bernard Krief (1978-1981) puis chez Michel Bongrand (1981-1983), avant de devenir directeur de la communication de la Ville de Grenoble (1983-1986).

En 1997, il devient directeur délégué de la communication chez Veolia. Il y lance la revue "Planet", qui informe régulièrement le public et les collaborateurs des initiatives du groupe, leader mondial de l'environnement. Il participe à la création de la Fondation Veolia qui a vocation à soutenir des actions d’intérêt général dans la solidarité, l’insertion professionnelle et la protection de l’environnement. Il participe également au lancement du prix du livre sur l'environnement.

Vie Politique[modifier | modifier le code]

Jeune militant, il s'engage dans les campagnes électorales de Jacques Trorial à Paris, et de Jean-Claude Servan-Schreiber à Nîmes.

Collaborateur du cabinet Bernard Krief consultants, il participera aux combats électoraux de Jean-Pierre Fourcade à Marmande, de Monique Pelletier à Chartres, mais aussi à Joué-lès-Tours où il conseille le Maire.

En 1982, il entre au cabinet de Michel Bongrand, le « pape » de la communication politique. Il travaille alors notamment pour Jean Bousquet (qui sera élu maire de Nîmes) et Alain Carignon, élu maire de Grenoble de 1983 à 1995 et ministre du gouvernement Chirac. Il rédige un ouvrage aux Presses universitaires de France avec Sophie Huet : La communication politique.

En 1983, il est élu adjoint au maire d'Allevard-les-Bains (Isère) et nommé directeur de la communication de la ville de Grenoble. Il lance le nouveau journal de la ville, Grenoble Mensuel, premier journal en France de ce type à être vendu en kiosque. Cette initiative est récompensée d'une Marianne d'Or en 1984.

En 1986, il est élu conseiller régional Rhône-Alpes, et investi comme vice-président chargé des Affaires sociales. Il lance alors une campagne de sensibilisation remarquée en faveur de l'insertion des personnes handicapées dans la cité. Il est aussi un ardent défenseur d'une politique régionale thermale, et met en place un budget d'investissement en faveur du thermalisme qui place dès 1989 la région Rhône-Alpes avec ses 16 stations, comme première région thermale de France. En 1989, il est d'ailleurs élu président de la fédération thermale et climatique Rhône-Alpes, fonction qu'il abandonnera en 2006, en proposant comme successeur Dominique Dord.

Toujours en 1986, il est nommé président de l'AQA (Agence française pour la qualité de l'air), poste auquel il succède à Michel Pezet, député des Bouches-du-Rhône. Il assumera cette responsabilité jusqu'en 1991, sous l'autorité des ministres de l'Environnement successifs (Alain Carignon, Brice Lalonde).

Candidat aux élections législatives dans la cinquième circonscription de l'Isère, il est battu par Edwige Avice, en 1988.

En 1989, il est élu maire d'Allevard, mandat qu'il détient sans discontinuer en 1995, 2001 et 2008. Dans sa commune, il est à l'origine de plusieurs actions importantes  : installation d'un lycée professionnel, ouverture d'un casino, rachat de l'établissement thermal et des remontées mécaniques, rénovation de façades publiques et privées, rénovation de la place centrale (place de la résistance), création d'une salle de spectacles et de sports, "La pléiade", accueil d'un nouveau collège, création de l'école des arts, création de "places faciles" (destinées aux personnes âgées et aux jeunes mamans. Il lance également des opérations originales, comme "vaincre la friche" (remboursement du foncier aux propriétaires fonciers entretenant leurs parcelles), "destination passion", permettant à des enfants de 11 ans de rencontrer les héros de leur rêve. Il obtient aussi le classement "musée de France" pour les collections du musée municipal.

En 1992, il est réélu conseiller régional Rhône-Alpes, et devient vice-président, chargé de la formation (1992-1995), puis du logement (1995-1998). Il participe activement à la création du lycée de Villard-Bonnot et du centre Sésam Autisme de Lumbin, s'investit dans une campagne régionale en faveur des personnes handicapées ("Ni différents, ni indifférents"), il lance un plan thermal régional, permettant à toutes les stations de Rhône-Alpes d'investir dans des rénovations importantes.

En 1993, il est élu député de l'Isère, face à Edwige Avice, avec un peu plus de 57 % des suffrages. Il siège à la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales, est élu président du groupe d'étude parlementaire sur le thermalisme et président du groupe d'amitié France-Pakistan. Il est rapporteur du budget des personnes handicapées à deux reprises, rédige plusieurs rapports, dont un très remarqué sur la simplification administrative en France, Il propose 20 simplifications urgentes dont près de la moitié sont aujourd'hui en application (rapport au premier ministre, intitulé "L'administration en questions").

Très actif dans sa circonscription, il est notamment l'artisan de la décision de création du parc naturel régional de chartreuse (décret de Michel Barnier), de l'implantation de ST Microélectronics à Crolles (avec Claude Paturel et François Brottes), du financement de l'établissement thermal de rhumatologie à Allevard.

Au RPR, il est conseiller national chargé du handicap.

Au plan national, il prend position en faveur de la candidature d'Edouard Balladur à l'occasion de l'élection présidentielle de 1995.

Réélu maire en 1995, battu aux élections législatives de 1997 par François Brottes, il est réélu conseiller régional en 1998, mais refuse la vice-présidence de la région qui lui est proposée par Charles Millon et créée le groupe RPR régional (avec Emmanuel Hamelin, Dino Ciniéri, Matthieu Chamussy, Marie-thérèse Geoffroy et Patrick Labaune).

En 2001, il est réélu maire d'Allevard pour la troisième fois.

En 2008, outre sa réélection à la mairie d'Allevard, il conquiert le siège de conseiller général du canton d'Allevard, face au parti communiste qui détenait ce siège depuis 1976. Il siège au groupe sans étiquette du conseil général quelque temps puis rejoint ensuite le groupe UMP, sa famille politique. Il lance avec Josette Gavet, sa suppléante, le premier conseil cantonal des jeunes. Il obtient d'importants investissements routiers. Membre du bureau de l'Association des Maires de France, il est élu premier vice-président de la communauté de communes Le Grésivaudan, qui se crée en (47 communes, 100 000 habitants).

En 2014, il est réélu pour la cinquième fois consécutive maire d'Allevard, et, dans la foulée, réélu vice-président, cette fois chargé de la culture, à la communauté de communes du Grésivaudan. Son projet : créer le plus grand réseau français de bibliothèques publiques, appliquer le 1 % culturel aux nouveaux équipements communautaires ou municipaux, créer un réseau de musées du territoire, lancer un concours photographique, soutenir les artistes professionnels et amateurs.

En , il est élu conseiller régional sur la liste de Laurent Wauquiez. il siège dans les commissions culture, vie associative et économie. Il est également représentant du président au parc naturel régional de Chartreuse.

Il se porte candidat aux élections législatives de 2017 dans la cinquième circonscription de l'Isère : il parvient à se qualifier au second tour puis s'incline face à Catherine Kamowski, maire de Saint-Égrève, élue députée sous l'étiquette LREM avec 66,5 % des suffrages exprimés.

En 2018, il démissionne du parti des Républicains et rejoint en 2020 la République En Marche pour apporter son soutien à l'action du Président de la République Emmanuel Macron.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
  • 1983 - 1989 : adjoint au maire d'Allevard-les-bains
  • 1989 - en cours : maire d'Allevard-les bains
  • 1986 - 1992 : vice président du conseil régional de Rhône-Alpes, chargé de la santé.
  • 1992 - 1998 : vice président du Conseil régional de Rhône-Alpes, chargé de la formation et du logement
  • 1998 - 2004 : président de groupe au Conseil régional de Rhône-Alpes
  • 2008 - 2015 : conseiller général du Canton d'Allevard
  • 2009 - 2014  : 1er vice-président de la Communauté de communes "Le Grésivaudan" chargé de la concertation et de la communication
  • 2014- 2020  : vice-président de la communauté de communes « Le Grésivaudan » chargé de la culture
  • 2015 - en cours: conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes
Mandat parlementaire

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Lauréat de la bourse Max Lazard, chevalier des Arts et Lettres et chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, il est l'auteur de plusieurs essais mais aussi de romans publiés chez Héloïse d'Ormesson. Les frères Rattaire, l'affaire des oubliés de 14/18, a été édité en 2010 (et publié en collection poche « J"ai lu » en 2012), La pomme d'Alan Turing, qui raconte l'histoire tragique de ce mathématicien génie du xxe siècle. La course à l'oubli, au sujet de la vie d'El Ouafi, champion olympique français de marathon, est son dernier roman.

Enseignant à l'institut d'études politiques de Paris jusqu'en 2014, il est éditorialiste pour le mensuel Le Revenu.

En 2016, il reçoit le prix des lycéens du magazine Tangente pour son ouvrage consacré à Alan Turing, La pomme d Alan Turing, aux éditions Héloïse D'Ormesson. 

Depuis 2020, il collabore aux destinées des "ateliers Henry Dougier", maison d'édition créée par le fondateur des éditions "Autrement".

Livres[modifier | modifier le code]

  • Aymeric Simon-Lorière, Cercle d'études et de recherches politiques, économiques et sociales, Paris, 1977, 84 p., [pas d'ISBN], (notice BnF no FRBNF34595841)
  • L’Information municipale, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » no , Paris, 1985, 127 p., (ISBN 2-13-039071-4), (notice BnF no FRBNF36618380)
  • Lettre ouverte à ceux qui n'aiment pas la politique, Presses universitaires de Grenoble, Grenoble, 1988, 165 p., (ISBN 2-7061-0303-5), (notice BnF no FRBNF37060716)
  • Les Stations thermales en France, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » no 229, Paris, 1990, 125 p., (ISBN 2-13-043527-0), (notice BnF no FRBNF35345480)
  • Sophie Huet et Philippe Langenieux-Villard, La Communication politique, Presses universitaires de France, coll. « Politique d'aujourd'hui », Paris, 1992, 207 p., (ISBN 2-13-037873-0), (notice BnF no FRBNF37061514)
  • Allevard-les-Bains, mémoire commune : un maire rend hommage à ses prédécesseurs (avec une préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie), éditions Horvath, Écully, 1992, 174 p. + 16 p. de planches illustrées, (ISBN 2-7171-0773-8), (notice BnF no FRBNF35578654)
  • Philippe Langenieux et Sylvie Mariage, L'Assemblée nationale, éditions Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Mémoire des lieux » (no 219), Paris, 1994, 96 p., (ISBN 2-07-053292-5), (notice BnF no FRBNF35724247)
  • L’Administration en questions : rapport au Premier ministre, La Documentation française, Collection des rapports officiels, Paris, 1995, 103 p., (ISBN 2-11-003356-8), (notice BnF no FRBNF35764289)
  • Place de la Résistance, éditions Alexandrines, Paris, 2005, 126 p., (ISBN 978-2-912319-72-2), (notice BnF no FRBNF40085135)
  • Le Livreur (roman), éditions H. d'Ormesson, Paris, 2007, 138 p., (ISBN 978-2-35087-060-1), (notice BnF no FRBNF41160151)
  • L’Affaire Rattaire, éditions H. d'Ormesson, Paris, 2010, (ISBN 978-2-35087-151-6)
  • La Pomme d’Alan Turing, éditions H. d'Ormesson, Paris, 2013, (Prix Tangente des lycéens 2016) (ISBN 978-2-35087-237-7)
  • Jean Guibal et Philippe Langénieux-Villard, "Les 100 mots des Alpes", Presses Universitaires de France, Paris, .
  • La course à l'oubli, éditions Héloïse d'Ormesson, Paris 2016
  • Le dangereux, Philippe Rey, , 141 p. (ISBN 9782848766720)
  • "Serrez-moi la main si vous m'entendez", Editions du bout du monde, Grenoble, 2019
  • "Mandat d'arrêt", Editions du bout du monde, Grenoble, 2019
  • "Week-end à Loge-Coucou", Editions Sidney Laurent, 2021
  • "Maudit soit-il", Editions Crescendo (Canada) , 2021

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]