Henri Lemaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Henri Lemaire
Henri Lemaire par Félix Auvray.jpg
Félix Auvray, Portrait d'Henri Lemaire (1818)
musée des Beaux-Arts de Valenciennes.
Fonction
Député français
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Membre de
Maître
Distinctions
Œuvres principales
Jean Froissart (d), Pierre Corneille (d), Archidamas (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Philippe Joseph Henri Lemaire né le à Valenciennes (Nord) et mort le à Paris est un sculpteur et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Lemaire suit une formation artistique à l'Académie des beaux-arts de Valenciennes et subvient à ses besoins en effectuant différents travaux de bureau, chez un notaire, puis dans un bureau de loterie. Ayant obtenu une bourse pour poursuivre ses études à Paris, il entre dans l'atelier du sculpteur Pierre Cartellier à l'École des beaux-arts de Paris en 1816, et en gardera une tardive influence néoclassique. En 1819, il obtient un second prix de Rome pour Énée blessé, guéri par Vénus, puis il est lauréat du premier grand prix de Rome de 1821 en sculpture pour son bas-relief Alexandre dans la ville des Oxydraques[1]. Il débute au Salon de 1827.

Lemaire sculpte le bas-relief Le Jugement dernier pour le fronton de l'église de la Madeleine à Paris. Il est l'auteur du Monument à La Tour d'Auvergne pour la ville de Quimper, dont le bronze fut envoyé à la fonte par le régime de Vichy.

Il est élu à l'Académie des beaux-arts en 1845[2] et nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris le , en remplacement de David d'Angers[3].

Il est élu député de la 3e circonscription du Nord de 1852 à 1863, siégeant dans la majorité soutenant le Second Empire.

Il est inhumé à Valenciennes au cimetière Saint-Roch[4].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

  • 1823 : Saint-Sébastien d'après Michel-Ange[8].
  • 1827 : La Vierge, L'Enfant Jésus et Saint Jean-Baptiste ; Le Laboureur de Virgile ou Le Laboureur des géorgiques ; Le Duc de Bordeaux ; Jeune fille jouant avec un papillon, marbre d'après Canova[9].
  • 1831 : La Jeune Fille au serpent ; Louis-Philippe.
  • 1846 : Tête de Vierge.
  • 1847 : Archimadas se préparant à lancer le disque ;
  • 1857 : Tête de Christ.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1819 : second prix de Rome pour Enée blessé, guéri par Vénus.
  • 1821 : grand prix de Rome pour Alexandre dans la ville des Oxydraques, bas-relief.
  • 1834 : chevalier de la Légion d'honneur.
  • 1843 : officier de la Légion d'honneur.
  • 1845 : membre de l'Académie des beaux-arts.
  • 1852-1862 : élu député de Valenciennes.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bouvier, p. 61.
  2. Granger, p. 306.
  3. Il ne sera pas remplacé à son décès (Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », Romantisme, 1996, no 93. pp. 95-101).
  4. Martine Kaczmarek, La Voix du Nord, , p. 44.
  5. « Monument à François de Chevert », notice sur anosgrandshommes.musee-orsay.fr.
  6. Henri IV, statue au musée Carnavalet sur patrimap.paris.fr.
  7. Statue de Strasbourg sur le site paris1900.lartnouveau.com.
  8. Le Globe, 1824, p. 80.
  9. Le Globe, Paris, 1824, p. 80.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]