Philippe François Lasnon de La Renaudière

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Philippe François Lasnon de La Renaudière
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Philippe Lasnon de Larenaudière, né le à Vire et mort le , est un écrivain et géographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Lasnon de Larenaudière naît le 8 novembre 1781 à Vire. Il est le fils de Jean-François Lasnon, sieur de la Renaudière, gendarme de la garde de Louis XVI,chevalier de Saint-Louis et de Victoire Le Marchand de Rosel. De son mariage avec Adèle Guyot, il eut deux fils.

Il fait ses études classiques et son droit à Caen. En 1805, il publie une Ode sur la troisième coalition d'une partie de l'Europe contre la France et en 1808 une Description de la Fête-Dieu dans un hameau que Chateaubriand inséra dans ses Notes du Génie du Christianisme.

Après avoir rédigé pendant quelque temps des articles dans la Décade philosophique et le Publiciste, il est nommé conseiller-auditeur à la cour de Caen, puis, appelé à la présidence du tribunal civil de Vire en 1808, fonction dont il se démet douze ans après, en 1820, pour s'installer à Paris et se consacrer à la géographie.

En 1821, il est l'un des fondateurs de la Société de géographie et bientôt, Malte-Brun et Eyriès, directeurs du Journal des Voyages, décident de l'adjoindre comme collaborateur.

Il fournit en 1830 une Histoire de l'origine et des progrès de la géographie et un Abrégé de la géographie ancienne au Traité élémentaire de géographie de Malte-Brun. En 1839, il est élu vice-président de la Société de géographie et obtient la Légion d'honneur.

Il prend sa retraite dans sa propriété de la Herbelière à Vaudry, près de Vire, où il reçoit ses nombreux amis ainsi que les membres les plus distingués de la société viroise dans son salon où encore dans son imposante bibliothèque comptant environ 9 000 volumes dont 800 anglais, comme le souligne le révérend Thomas Frognall Dibdin, le savant conservateur de la bibliothèque de lord Spencer, dans son Voyage bibliographique, archéologique et pittoresque.

Thomas Frognall Dibdin décrit ainsi son « guide et ami » Philippe Lasnon de la Renaudière, le grand accueil qu'il lui a réservé et sa riche bibliothèque : « Je fus accueilli par ce gentleman avec un empressement, une cordialité, une joie dont il me serait impossible de vous donner une idée... Parvenu au premier étage, mon hôte m'ouvrit deux pièces contiguës et s'écria : Voilà ma bibliothèque !. L'air de triomphe qui accompagna cette exclamation me plut infiniment, mais j'eus lieu d'être bien plus satisfait encore, en examinant l'une des plus jolies, des plus utiles, des plus estimables collections de livres que j'eusse rencontrées jusqu'alors, surtout pour la partie des belles-lettres. La bibliothèque de M. de la Renaudière se compose de neuf mille volumes environ, dont huit cents sont anglais. Le goût du propriétaire a surtout pour objet l'archéologie poétique; c'est-à-dire qu'il recherche tous les ouvrages de nature à faire connaître les progrès de la poésie française et anglaise dans le Moyen Âge et les temps qui suivent immédiatement. Il parle des trouvères et des troubadours avec un enthousiasme qui approche du ravissement; puis il montre du doigt nos Warton, Ellis, Ritson et Southey, exprime à quel point ils lui sont chers, mais finit par déclarer néanmoins qu'il préfère un peu Legrand, Ginguené, Sismondi et Raynouard... M. de la Renaudière possède une collection presque complète d'ouvrages critiques dans notre langue et relatifs à l'ancienne poésie. Il me parût fort curieux, fort empressé de connaître l'état actuel de cette branche de la littérature anglaise, ajoutant qu'il méditait lui-même un ouvrage sur la poésie française des douzième et treizième siècles. Il parle rapidement, avec chaleur, sans relâche; mais il parle bien... » (Thomas Frognall Dibdin dans Voyage bibliographique, archéologique et pittoresque).

C'est après avoir assisté à Condé-sur-Noireau, en tant que délégué de la Société de géographie, à l'inauguration de la statue du contre-amiral Jules Dumont d'Urville qu'il meurt brusquement le 25 février 1845.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Dissertatio de Alpibus ab Hannibale superatis (Paris, 1823)
  • Notice sur le royaume de Mexico (Paris, 1824)
  • Voyage dans le Timani, le Kouranko et le Soulimana, par le major Alexander Gordon Laing, traduit de l'anglais en collaboration avec Eyriès (Paris, 1826)
  • Voyages et découvertes dans le nord et dans la partie centrale de l'Afrique, par Denham, traduit de l'anglais, avec Eyriès (Paris, 1826)
  • Histoire et découverte de l'Amérique, et voyages des premiers navigateurs au Nouveau Monde, traduit de l'allemand de Campe (Paris, 1827)
  • Second voyage dans l'intérieur de l'Afrique, depuis le golfe de Benin jusqu'à Sackatou, traduit de l'anglais de Clapperton, avec Eyriès (Paris, 1829)
  • Coup d’œil sur les progrès et l'état actuel de la littérature anglo-saxonne, en Angleterre, traduit de Th. Wright (Paris, 1836)

L'ouvrage le plus important de Philippe de la Renaudière reste le Mexique publié en 1843 dans l'Univers pittoresque de Didot.

Il a fourni de nombreux articles aux Annales des Voyages (Description de Poulo-Pinang, Notice sur le royaume de Kedah, Tableau de la Bouckarie, etc.), et a aussi écrit l' Éloge de Barbié du Bocage, comptant avec Eyriès, Jomard, Klaproth, Dumont d'Urville ou Humboldt parmi ses correspondants) ainsi qu'une Notice sur son maître et ami Malte-Brun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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