Philippe Faucher

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Philippe Faucher
Description de l'image Philippe Faucher.jpg.

Naissance
Montreuil (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Institutions Assistance publique - Hôpitaux de Paris
Diplôme Gynécologue-Obstétricien
Formation Université Paris XII

Philippe Faucher, né en , est un gynécologue obstétricien français à l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris. Il est praticien hospitalier à l’Hôpital Armand Trousseau, responsable de l’Unité Fonctionnelle d’Orthogénie, spécialiste de l'avortement, de la contraception et du suivi gynéco obstétrical des femmes vivant avec le VIH.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à la faculté de médecine de Paris devient interne des hôpitaux de Paris en 1987 puis chef de clinique assistant des hôpitaux de Paris en 1992. Il est nommé praticien hospitalier à l’hôpital Jean Verdier (Bondy) en 1994, puis à l’hôpital Bichat-Claude Bernard (Paris) en 2005 et enfin à l’hôpital Trousseau (Paris) en 2012. Spécialiste en gynécologie obstétrique, il est également diplômé en colposcopie-pathologie cervico-vaginale (2001) et en prise en charge de la transidentité (2022).

Après avoir exercé la chirurgie gynécologique et l’obstétrique, il se spécialise dans l’orthogénie (IVG et contraception) à partir de 1994. C’est à partir de cette date qu’il commence également à prendre en charge des femmes vivant avec le VIH. Il s’intéresse également à la prise en charge des femmes victimes de mutilations génitales et s'implique dans le débat sur la réfection de l'hymen.

Depuis 2019, il est éditeur associé pour la revue British Medical Journal Sexual and Reproductive Health[1]. En Mai 2022, il est élu représentant pour la France au bureau de l'European Society of Contraception and Reproductive Health[2].

Action pour l'interruption volontaire de grossesse en France[modifier | modifier le code]

Dès 2002 il milite pour un allongement du délai légal pour pratiquer une IVG en France [3]. En 2004, il organise pour la première fois un système permettant à des médecins de ville de pratiquer dans leur cabinet des avortements médicamenteux[4],[5]. Puis il fonde avec quatre collègues[n 1], le Réseau entre la Ville et l'Hôpital pour l'Orthogénie (Association REVHO - JO du 01 décembre 2004), réseau francilien bénéficiant de fonds publics ayant pour but de mettre en œuvre les nouvelles réglementations concernant la pratique de l’IVG médicamenteuse et instrumentale hors des établissements de santé[6],[7],[n 2]

En 2013, il participe au rapport du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes sur l'accès à l'IVG dans les territoires[8] et en 2015 il est interviewé par vidéo pour le site internet officiel du gouvernement sur l’IVG[9]. Une de ces vidéos concernant le syndrome post avortement a suscité une polémique[10] car il contredit l'opinion de mouvements pro-vie ou celle du gynécologue Israël Nisand.

En 2016, il participe au groupe de travail du Collège national des gynécologues obstétriciens sur les recommandations de la pratique de l’IVG dont il rédige le chapitre « Complications des IVG »[p 1].

En pendant l'épidémie de Covid-19 en France, il alerte sur l'urgence de préserver l'accès à l'IVG[11] puis initie avec Ghada Hatem-Gantzer et Maud Gelly un manifeste publié dans le journal Le Monde[12] demandant l'assouplissement de la réglementation sur l'IVG pour permettre aux femmes d'avorter à domicile jusqu'à 9 semaines d'aménorrhée par méthode médicamenteuse et jusqu'à 16 semaines d’aménorrhée par méthode instrumentale. Ce manifeste sera signé par près de 300 médecins [13] et soutenus par près de 3 000 personnes dont de nombreuses personnalités du monde politique [n 3]et culturel ; il aboutira à la mise en place de l'IVG médicamenteuse à domicile et en ville jusqu'à 9 semaines avec la possibilité de consultations par télémédecine[14],[15]. En octobre 2020, il soutient dans la presse les propositions de modifications de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse portées devant le parlement par la députée Albane Gaillot, en particulier l'allongement du délai légal de 14 à 16 semaines d'aménorrhée[16],[17]. En juillet 2021, il dénonce avec l'avocate Sandra Vizzavona dans le magazine Elle les propos d'Emmanuel Macron sur l'avortement qui ne correspondent pas à la réalité de ce que vivent les femmes, ni de ce que perçoivent les professionnels qui les accompagnent[18],[19].

Publications et Ouvrages[modifier | modifier le code]

Pour l’Encyclopédie médico-chirurgicale, il a écrit plusieurs chapitres sur l’IVG  et la contraception (L’avortement par procédés médicamenteux[p 2], L’avortement par méthode instrumentale[p 3] , les Complications de l’avortement provoqué chirurgical légal[p 4] et la Contraception d'urgence [p 5] ).

  • Participation au livre collectif sous la direction de Joseph Monsonego, Traité des infections et pathologies génitales à papillomavirus, Paris/Berlin/Heidelberg etc., Springer, , 528 p. (ISBN 978-2-287-72064-2), p. 479- 486
  • Participation au livre collectif sous la direction de David Serfaty, La contraception, Paris, ESKA, , 651 p. (ISBN 978-2-7472-2310-2)
  • Philippe Faucher et Danielle Hassoun, Interruption Volontaire de Grossesse médicamenteuse, Vuibert, (ISBN 978-2-84371-541-9)
  • Philippe Faucher, Danielle Hassoun et Teddy Linet, La contraception, Paris, Vuibert, , 238 p. (ISBN 978-2-311-66105-7)
  • Participation au livre collectif coordonné par Christophe Vayssière et Aubert Agostini, Prise en charge de l'IVG, Elsevier Masson, mai 2020 (ISBN 978-2294764318) chapitre 5
  • Une sur trois, Editions Robert Laffont, 1er Avril 2021, 312p. (ISBN 978-2221253007)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sophie Gaudu, Sophie Eyraud, Michel Teboul, Isabelle Dagousset [1]
  2. REVHO a contribué à la diffusion de l’IVG en Île-de-France en formant des professionnels de ville à cette pratique mais aussi en créant des outils d’information à destination des patientes et un site internet permettant aux femmes françaises de trouver rapidement au plus proche de leur domicile un professionnel ou un service susceptibles de pratiquer des IVG.
  3. Laurence Rossignol, Marisol Touraine, Roselyne Bachelot, Najat Vallaud-Belkacem, Anne Hidalgo, Yvette Roudy in Il faut « protéger les droits des femmes et maintenir l’accès à l’avortement »[2]sur lemonde.fr

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Editorial Board », sur BMJ Sexual & Reproductive Health (consulté le )
  2. (en) « Board members »
  3. « La peur d'intervenir à 14 semaines n'est pas justifiée », sur lemonde.fr
  4. Julie Lasterade, « L'IVG à domicile se pratique déjà à Paris », sur libération.fr,
  5. « L'IVG à domicile ne règlera pas tous les problèmes », sur leparisien.fr
  6. « IVG par téléconsultation en France: entretien avec Dr. Philippe Faucher », sur womenonweb.org
  7. Olivia Benhamou, Avorter aujourd'hui, Mille et une nuits (ISBN 978-2-84205-876-0, lire en ligne), p. 161
  8. « Accès à l'IVG : encore trop de freins », sur francetvinfo.fr
  9. « Y a-t-il des conséquences psychologiques après une IVG ? », sur https://ivg.gouv.fr/
  10. « Pour Laurence Rossignol l'avortement n'est pas "anodin" mais n'entraîne pas de "traumatisme systématique" », sur huffingtonpost.fr
  11. « L'IVG au temps du Covid-19 : une urgence, toujours »
  12. « Covid-19 : des médecins demandent d'étendre de deux semaines les délais légaux de l'IVG, le temps du confinement », sur lequotidiendumedecin.fr
  13. « Des personnalités signent une tribune pour un aménagement des délais d'avortement pendant le confinement », sur https://www.aufeminin.com/
  14. « Coronavirus : la Haute autorité de santé autorise l’accès à l’IVG médicamenteuse à domicile jusqu’à neuf semaines », sur lemonde.fr
  15. « Avortement à domicile: Olivier Véran va l’autoriser jusqu’à neuf semaines d’aménorrhée »
  16. « Droit à l’avortement : trois questions sur l’hypothèse d’un allongement du délai légal », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  17. « TRIBUNE. « Il faut allonger les délais de l’IVG ! » », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne)
  18. « Tribune : «Monsieur le président, votre opinion sur l'IVG est hautement culpabilisante» », sur elle.fr
  19. « Le gynécologue Philippe Faucher et l’avocate Sandra Vizzavona fustigent l’opposition de Macron d’allonger le délai de l’IVG », sur nouvelobs.com/

Publications de Philippe Faucher[modifier | modifier le code]

  1. P. Faucher, « [Complications of termination of pregnancy] », Journal De Gynecologie, Obstetrique Et Biologie De La Reproduction, vol. 45, no 10,‎ , p. 1536–1551 (ISSN 1773-0430, PMID 27816250, DOI 10.1016/j.jgyn.2016.09.016, lire en ligne, consulté le )
  2. P. Faucher, « Interruption volontaire de grossesse par procédés médicamenteux », EMC - Gynécologie, vol. 1, no 4,‎ , p. 1–7 (DOI 10.1016/s0246-1064(06)44661-2, lire en ligne, consulté le )
  3. P.Faucher et T.Linet, « Interruption volontaire de grossesse instrumentale (hors complications) », EMC Gynécologie,‎ (DOI 10.1016/S0246-1064(17)59708-X, lire en ligne)
  4. P. Faucher, « Complications de l'avortement provoqué chirurgical légal », EMC - Gynécologie, vol. 3, no 3,‎ , p. 1–9 (DOI 10.1016/s0246-1064(08)44662-5, lire en ligne, consulté le )
  5. P.Faucher, « Contraception d'urgence », EMC,‎ (DOI 10.1016/S0246-1064(18)82912-7, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]