Philippe Dessertine

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Philippe Dessertine
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Philippe Dessertine en 2014.

Biographie
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(52 ans)
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Philippe Dessertine, né le à Rouen, est un professeur en sciences de gestion[1] français, spécialiste de la finance, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de l'Université Paris I Panthéon Sorbonne, directeur de l'Institut de Haute Finance et membre du Haut Conseil des finances publiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Philippe Dessertine suit ses études à Bordeaux et obtient son baccalauréat au lycée Saint-Joseph-de-Tivoli, IEP Bordeaux[2], maîtrise de droit privé, DESS de gestion — major —, DEA de finance en 1986[3]), Philippe Dessertine soutient sa thèse de doctorat en janvier 1992 à l’IAE de Bordeaux, sous la direction du Professeur Gérard Hirigoyen. Il y traite de « l'influence de la fonction financière sur le processus stratégique des grands groupes français »[4], en s’appuyant sur une étude de terrain de 48 grands groupes parmi les 100 premiers français en chiffre d'affaires.

Carrière[modifier | modifier le code]

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Pendant l’année 1992, il enseigne à l'ESC Bordeaux et est nommé maître de conférences à l’IAE de Bordeaux en septembre 1992. Il entame ensuite une recherche post doctorale où il y étudie la place d’un organisme de régulation des marchés comme la Securities and Exchange Commission (SEC) dans la normalisation comptable et financière américaine.

Il est amené dans les années 1992-1994 à s’intéresser aux normes IAS (devenues depuis IFRS), puis il étudie la formation du Nouveau marché sur la place de Paris, qu’il compare au NASDAQ américain. Il s’intéresse à la manière dont des entreprises, ayant un actionnariat patrimonial ou familial, peuvent utiliser ce type de marché pour ouvrir leur capital et se développer stratégiquement. Parallèlement, il enseigne à l’IAE de Bordeaux en finance, finance internationale et normes comptables internationales, principalement en DESS et DEA.

Il assume la responsabilité pédagogique du DESS Contrôle de Gestion et Audit Interne. Il intervient dans de nombreux pays, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord, centrale et du Sud, en français, anglais et espagnol.

Pour ses enseignements en finance internationale, il s’intéresse à la question monétaire, et aux couvertures qui peuvent être utilisées en cas de variations de changes (crise de 1998). En 1998, il soutient son HDR (Habilitation à Diriger les Recherches) à l’IAE de Bordeaux. Il est alors membre du Conseil National des Universités, il est également membre du conseil d’administration de l’association française de comptabilité, membre de l’association française de finance et de nombreuses associations scientifiques internationales.

En 2001, il passe l’agrégation des universités en sciences de gestion (2nd). Il est nommé à l’Université de Paris 10 Nanterre en tant que Professeur des Universités. Il y prend la direction du Laboratoire Céros (Centre d’Etudes et de Recherches sur les Organisations et la Stratégie), fonction qu’il occupe jusqu’en 2009. Pendant cette période, il est également membre élu du Conseil Scientifique de l’Université et membre du Conseil d’UFR. Il y crée en 2007 un Master de Recherches, en Sciences Financières.

À partir de 2003, il prend la direction de l’Institut de Haute Finance. Cette formation devient sous son impulsion un Master du l’Université Paris X Nanterre, puis à partir de 2013, un Master de l’IAE de Paris I Panthéon Sorbonne.

En 2009, il fait partie de la commission du Grand Emprunt, présidée par Alain Juppé et Michel Rocard[5]. Cette même année, il devient l'actionnaire majoritaire des éditions Anne Carrière[6].

En mars 2013, sur proposition de Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental, il est nommé au nouveau Haut Conseil des finances publiques, présidé par Didier Migaud. En décembre 2013, il rejoint l'IAE (Institut d'Administration des Entreprises) de l'Université Paris I Panthéon Sorbonne.

Il est Président du Cercle de l'Entreprise, Vice Président du Cercle Turgot et membre du Grand Jury du Prix Turgot.

Il a été membre de l'Observatoire d'accès aux marchés financiers des PME, membre de la commission Cotis sur la Valeur Ajoutée, et membre de la commission Ricol sur l’accès au marché financier des PME.

Positions économiques[modifier | modifier le code]

Commentaires et analyses[modifier | modifier le code]

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À partir de 2002, et la faillite d’Enron, Philippe Dessertine est préoccupé par l’augmentation de la dette et des conséquences négatives qui pourraient en résulter sur les marchés financiers et pour le financement des entreprises. Il évoque notamment en 2002 les défaillances dans les procédures des agences de notation (Comment gérer la crise boursière, Le Figaro, 2002)[7].

À partir de ce moment, il publie une série d'articles, notamment dans Libération, Le Figaro, Le Monde, dans lesquels il prédit dès 2003 le risque d'une crise financière majeure. Entre 2003 et 2005, dans plusieurs articles publiés par le journal Libération, il annonce notamment que la crise va commencer par une crise immobilière. Dès cette époque, il s'inquiète pour l'Euro (2003 : il faut sauver l’euro, Libération), de l'ampleur de la dette publique dans les grands pays occidentaux, de la montée des tensions monétaires, de l'absence de régulation internationale et surtout de la politique dangereuse des États-Unis. Il a publié plus de cinquante articles sur ces questions dans de très nombreux journaux.

À partir de 2007, il annonce que la crise qui commence est un tournant majeur de l'histoire économique[8] . En mars 2007, de retour de New-York, il donne des conférences annonçant le risque d’un krach lié aux subprimes. Il s'insurge pendant l'année 2008 contre tous ceux qui annoncent une fin rapide des dysfonctionnements.

Il s'inscrit dans une logique résolument favorable à l'Europe, qu'il estime bien plus rationnelle que celle des États-Unis. Il prône dès 2008 une réduction de la dette publique, encore plus quand, à partir de 2009, les grands États garantissent le système financier mondial.

En 2010, il relie la crise aux grands événements géopolitiques dans son ouvrage Le monde s’en va-t-en guerre.

À partir de 2010, il intègre la dimension environnementale dans sa réflexion, notamment à partir de son ouvrage La décompression, des solutions après le krach (2011). Il travaille sur la problématique chinoise depuis 2007, et publie en 2012 un roman sur ce thème, Le gué du tigre.

En 2013, il avance que la crise bancaire et financière de 2008 et ses prolongements seraient dus aux dirigeants des pays occidentaux qui, à partir des années 1990, auraient choisi de faciliter le crédit pour conserver la croissance et maintenir les systèmes sociaux mis en place par les différents État-providences depuis la Libération. L'endettement, source de la crise, aurait été le fait d'une politique volontaire[9].

Il s'intéresse de plus en plus aux nouvelles technologies, et est persuadé de l’émergence d’un nouveau modèle économique mondial, qui peut être contrarié cependant par une montée du conservatisme, voire d’une logique réactionnaire dans de nombreux pays, y compris en France. L’ensemble de ces réflexions l'amène à publier en 2014 En tout espoir de causes (Anne Carrière).

Il aborde également la question du financement de l'agriculture européenne ; il lance en 2014 un vaste programme de recherche européen sur cette question[réf. nécessaire].

Interventions dans les médias[modifier | modifier le code]

C'est à partir de 2007 que Philippe Dessertine intervient dans les médias, faisant appel à ses compétences : à la télévision, en particulier dans l'émission C dans l'air sur France 5[10], mais également dans Le club de l'économie sur TF1, Ce soir (ou jamais !), Mots croisés, ainsi qu'au journal de 20 heures de TF1 et au journal de 20 heures de France 2, mais également sur d'autres chaînes, notamment LCI, BFM TV, ITélé, Canal+, LCP, France 24 et dans des télévisions étrangères.

Philippe Dessertine intervient également dans des émissions de radio : il est un invité récurrent de Nicolas Doze dans l'émission Les Experts sur BFM Business[Quand ?] ; pendant l’été 2012, il anime une chronique quotidienne sur Europe 1 à 8h15 et en 2013, il devient un invité récurrent de l’émission de Patrick Poivre d’Arvor à 19h sur Radio Classique.

Publications[modifier | modifier le code]

A titre personnel[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Ceci n’est pas une crise, juste la fin d’un monde, éditions Anne Carrière ;
  • 2010 : Le monde s’en va-t-en guerre, ne sait quand reviendra, Anne Carrière ;
  • 2011 : La décompression, des solutions après le krach, Anne Carrière ;
  • 2012 : Le Gué du Tigre, roman, Anne Carrière ;
  • 2014 : En tout espoir de causes, Anne Carrière ;
  • 2015 : Le Fantôme de l'Elysée, visite impromptue du Baron Necker à François Hollande, Albin Michel[11].

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Comptabilité[12], Pearson ; Dareios, coll. Gestion Appliquée, 2e éd., avec Patrick Provillard ;
  • 2008 : Les nouveaux portraits du CAC 40, ouvrage collectif, Cercle de l’entreprise Village Mondial Ed., Paris ;
  • 2009 : Repenser la planète Finance, ouvrage collectif, Cercle Turgot Eyrolles, Paris ;
  • 2010 : Chimérique, ouvrage collectif, Cercle Turgot Eyrolles, Paris ;
  • 2011 : Dette ou relance, le dilemme de Buridan, ouvrage collectif, Cercle Turgot Eyrolles, Paris ;
  • 2011 : Pour une nouvelle gouvernance de l’entreprise, ouvrage collectif, Les cahiers du cercle, Cercle de l’entreprise Eyrolles, Paris ;
  • 2012 : Pour une nouvelle Finance mondiale, ouvrage collectif, Cercle Turgot Eyrolles, Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret de nomination comme professeur en sciences de gestion, sur le site www.legifrance.gouv.fr.
  2. [PDF] Curriculum vitae de Philippe Dessertine, sur le site du Haut Conseil des finances publiques, www.hcfp.fr (consulté le 14 août 2015).
  3. Mémoire sur « Les Liens entre finance et stratégie ». Source : Catalogue SUDOC
  4. « Contribution à la connaissance de l'influence de la fonction financière sur le processus stratégique des grands groupes français ». Source : Catalogue SUDOC
  5. Anne-Sophie Lechevallier, « Les 18 de la commission Rocard-Juppé », sur Parismatch.com,‎
  6. « Les éditions Anne Carrière reprises par un groupe d'actionnaires », sur Lesechos.fr,‎
  7. « Juillet 2002 . Les marchés ne s’effondrent pas en raison de désastres économiques », sur le site de Philippe Dessertine, http://www.philippedessertine.com (consulté le 14 août 2014).
  8. Frédéric Fritscher, « États-Unis : le point de vue de Philippe Dessertine », sur Lefigaro.fr,‎
  9. La crise, les experts et la télé, cee.e-toile.fr, 27 avril 2013
  10. "C dans l’air" : l’art de commenter sans jamais expliquer, cee.e-toile.fr, 8 janvier 2016
  11. Fiche du livre sur le site d'Albin Michel - consulté le 19 février 2015.
  12. Fiche sur le site de l'éditeur (consulté le 9 avril 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]