Philippe Askenazy

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Philippe Askenazy
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Biographie
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Philippe Askenazy, né le 22 octobre 1971, est un économiste français, directeur de recherche au CNRS, chercheur à l’École d'économie de Paris, et docteur de l'École des hautes études en sciences sociales.

Il participe au groupe de réflexion « La République des Idées ». Il a été chroniqueur dans Les Échos[1] et depuis janvier 2008 pour Le Monde. Il a participé à la rédaction d’un rapport du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP) intitulé Les soldes de la loi Raffarin : Le contrôle du grand commerce alimentaire[2]. Il est membre de l'association « Les économistes atterrés ». Il est Young Leader[3] (2005) de la French-American Foundation.

Chroniqueur aux Échos[modifier | modifier le code]

  • Les partis de gouvernement voient dans l'immigration une menace économique, la France ne devrait pas avoir autant de chômeurs puisqu'elle compte plus de 1 million d'immigrés, dit Jacques Chirac en 1976[4].
  • Nicolas Sarkozy explique aux Français que ceux qui ont un emploi doivent travailler plus pour gagner plus. Le rapport de la Commission européenne sur l'emploi qui vient d'être publié et qui consacre un chapitre au temps de travail en Europe a de quoi doucher les plus optimistes[5].

Croissance ou décroissance économique ?[modifier | modifier le code]

Le 19 avril 2013, au cours de l'émission de télévision culturelle Ce soir (ou jamais !), présentée par Frédéric Taddeï, il évoque une « erreur de calcul » (cinq États non pris en compte) commise par des économistes du FMI sur la croissance et à l'origine des politiques d'austérité[6].

Le capitalisme de la rente[modifier | modifier le code]

Dans son essai intitulé Tous rentiers ! Pour une autre répartition des richesses (2016), il montre comment la propriété foncière a tout envahi, y compris les domaines de la connaissance (ce qu'on appelle l'économie de la connaissance), en particulier à travers l'internet, les bases de données, devenues la propriété de géants comme Facebook ou Google, mais aussi les biotechnologies, les logiciels, les brevets. Selon lui, ces sociétés, qui sont quasiment sans concurrents, que l'on considère comme très innovantes, créatrices de richesses, tiennent davantage leur valeur de la rente que de l'innovation. Ce système a pour conséquence un accroissement des inégalités, car il multiplie les situations de rente.[7]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. articles rédigés dans Les Échos. Consulté le 10 mars 2008
  2. Philippe Askenazy, Katia Weidenfeld, Les Soldes de la loi Raffarin - Le contrôle du grand commerce alimentaire, Éditions Rue d'Ulm, coll. Cepremap, 18/05/2007 (ISBN 2728803846) [lire en ligne]
  3. Admin Suite, « Annuaire des Young Leaders - French-American Foundation France » (consulté le 4 juin 2015)
  4. « L'immigration nuit-elle aux nationaux ? » , Les Echos n° 19911 du 03 Mai 2007, page 15
  5. « Travailler plus, solution miracle ? » , Les Echos n° 20062 du 06 Decembre 2007, page 15
  6. (Video),« Ce soir ou jamais » , francetv.fr, 19 avril 2013
  7. Tous rentiers ! Pour une autre répartition des richesses, Éditions Odile Jacob, 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]