Philippe Askenazy

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Philippe Askenazy
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Directeur de recherche au CNRS
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Philippe Askenazy, né le 22 octobre 1971 à Toulouse, est un économiste français, directeur de recherche au CNRS et chercheur à l’École d'économie de Paris.

Il participe au groupe de réflexion « La République des Idées ». Il a été chroniqueur dans Les Échos[1] et depuis janvier 2008 pour Le Monde. Il a participé à la rédaction d’un rapport du Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP) intitulé Les soldes de la loi Raffarin : Le contrôle du grand commerce alimentaire[2]. Il est membre de l'association « Les économistes atterrés ». Il est Young Leader[3] (2005) de la French-American Foundation.

Selon RePEc, Askenazy fait partie des 150 économistes français les plus cités dans le monde[4].

Formation[modifier | modifier le code]

Philippe Askenazy est admis 61e (section sciences) à l'ENS en 1991[5]. Après un DEA en mathématiques à l'Université Paris VII (1993), il est reçu à l'agrégation de mathématiques en 1994, puis il obtient le DEA "Analyse et politiques économiques" en 1995 à l'EHESS où il a pour professeur Daniel Cohen. En 1999, il soutient la thèse "Innovations technologiques et organisationnelles : internationalisation et inégalités" et obtient un doctorat en sciences économiques[6], le président du jury de thèse était Jean Tirole. Il reçoit l'habilitation à diriger des recherches (HDR) en 2003 à l'Université Paris I[7].

Croissance ou décroissance économique ?[modifier | modifier le code]

Le 19 avril 2013, au cours de l'émission de télévision culturelle Ce soir (ou jamais !), présentée par Frédéric Taddeï, il évoque une « erreur de calcul » (cinq États non pris en compte) commise par des économistes du FMI sur la croissance et à l'origine des politiques d'austérité[8].

Le capitalisme de la rente[modifier | modifier le code]

Dans son essai intitulé Tous rentiers ! Pour une autre répartition des richesses (2016), il montre comment la propriété foncière a tout envahi, y compris les domaines de la connaissance (ce qu'on appelle l'économie de la connaissance), en particulier à travers l'internet, les bases de données, devenues la propriété de géants comme Facebook ou Google, mais aussi les biotechnologies, les logiciels, les brevets. Selon lui, ces sociétés, qui sont quasiment sans concurrents, que l'on considère comme très innovantes, créatrices de richesses, tiennent davantage leur valeur de la rente que de l'innovation. Ce système a pour conséquence un accroissement des inégalités, car il multiplie les situations de rente[9].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. articles rédigés dans Les Échos. Consulté le 10 mars 2008
  2. Philippe Askenazy, Katia Weidenfeld, Les Soldes de la loi Raffarin - Le contrôle du grand commerce alimentaire, Éditions Rue d'Ulm, coll. Cepremap, 18/05/2007 (ISBN 2728803846) [lire en ligne]
  3. Admin Suite, « Annuaire des Young Leaders - French-American Foundation France » (consulté le 4 juin 2015)
  4. zimmermann@stlouisfed.org, « Within Country and State Economics Rankings: France | IDEAS/RePEc », sur ideas.repec.org (consulté le 24 décembre 2017)
  5. « Fac-similé JO du 31/10/1991, texte 4296 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 24 décembre 2017)
  6. Askenazy, Philippe, « Innovations technologiques et organisationnelles : internationalisation et inegalites », http://www.theses.fr/,‎ (lire en ligne)
  7. « Askenazy ENS », sur jourdan.ens.fr (consulté en 2017)
  8. (Video),« Ce soir ou jamais » , francetv.fr, 19 avril 2013
  9. Tous rentiers ! Pour une autre répartition des richesses, Éditions Odile Jacob, 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]