Philippe Aghion

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Philippe Aghion
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Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Mère
Autres informations
A travaillé pour
Collège de France
Membre de
Distinctions
Médaille d'argent du CNRS
Prix Yrjö Jahnsson ()
Prix John von Neumann (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Philippe Mario Aghion, né le [1] à Paris, est un économiste français.

Il a enseigné à l'université Harvard, la London School of Economics et à l'École d'économie de Paris. Il est depuis octobre 2015 professeur au Collège de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Raymond Aghion (Alexandrie, 1921 - Paris, 2009) militant communiste et détenteur d'une galerie d'art[2],[3],[4] et de Gaby Aghion, styliste de prêt-à-porter de luxe et fondatrice de la maison de mode Chloé[5], Philippe Aghion est un ancien élève de l'École normale supérieure de l'enseignement technique (devenue en 1985 ENS Cachan). Il est titulaire d'un doctorat de 3e cycle d’économie mathématique de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, docteur en économie de l'université Harvard, il a enseigné au MIT, à l'université d'Oxford, puis à Harvard. Tout en restant professeur à cette dernière université, il enseigne à partir de 2006 à l'École d'économie de Paris. Depuis octobre 2015 il est également titulaire de la chaire "Economie des institutions, de l'innovation et de la croissance" au collège de France, et est centennial professor à la London School of Economics.

Ses travaux de macroéconomie ont principalement porté sur les concepts d'innovation et de croissance dont il expose les traits dans l'ouvrage, dont il est le coauteur, Changer de modèle. Il développe une nouvelle théorie de la croissance en lien avec l'approche schumpeterienne. Pour lui l'innovation est à la base de la croissance, les politiques économiques doivent alors inciter à cette innovation. Il est favorable à une économie résiliente qui mixe à la fois des réformes structurelles concernant notamment le marché du travail (flexisécurité) et le système d'éducation (mobilité sociale) et des politiques macroéconomiques procycliques.

Il est membre du CAE. Il a fait partie de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, dont le rapport a été rendu le au président Nicolas Sarkozy. Il est l'un des conseillers en économie de François Hollande.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle française de 2012, il signe l'appel des économistes en soutien du candidat François Hollande en raison de « la pertinence des options [proposées], en particulier pour ce qui concerne la reprise de la croissance et de l'emploi »[6]. Lors de celle de 2017, il apporte son soutien à Emmanuel Macron[7].

Rapports[modifier | modifier le code]

Rapport Aghion (2010)[modifier | modifier le code]

Philippe Aghion a animé un groupe de réflexion d'une dizaine d’experts internationaux dont le travail a porté initialement sur une comparaison internationale de l’autonomie des universités, puis sur la mise en œuvre des campus d'excellence universitaire. Un rapport rendu fin janvier 2010 au ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse.

Ce rapport recommande de mettre en place une gouvernance équilibrée dans les établissements universitaires. S’appuyant sur les exemples de Harvard, du MIT, d’Oxford ou de Cambridge, il admet qu’il n’y a pas de modèle unique de gouvernance.

Il préconise la mise en place de deux conseils à la tête des universités. Le premier, le conseil d’administration, serait composé de personnalités pour la plupart extérieures à l’université, qui désigneraient un président doté de pouvoirs étendus. Le second s’incarnerait dans un « sénat académique », véritable force de proposition en matière scientifique et pédagogique[8].

Rapport Aghion, Pisani-Ferry & Cohen (2006)[modifier | modifier le code]

Philippe Aghion est l'un des rédacteurs (avec Elie Cohen et Jean Pisani-Ferry) du rapport Politique économique et croissance en Europe[9] publié par le Conseil d'analyse économique en 2006. Dans ce rapport, Philippe Aghion indique qu'il est favorable à la déréglementation du marché des biens et à la libéralisation du marché des services, deux domaines « cruciaux » pour la relance de l'intégration économique européenne :

« La relance de l’intégration passe à juste titre par deux domaines cruciaux déjà identifiés : le marché des biens, avec l’achèvement de la déréglementation, et celui des services avec la libéralisation des services en réseau, la libéralisation des services aux entreprises et la libéralisation des services financiers. (page 43) »

S'agissant plus particulièrement des marchés financiers, Philippe Aghion soutient dans ce même rapport qu'il est nécessaire de poursuivre la financiarisation de l'économie pour assurer la croissance de l'Europe à long terme (cette financiarisation n'aurait par ailleurs et selon ses analyses pas d'impact sur le chômage) :

« La dérégulation financière ne semble pas avoir d’impact significatif sur le chômage. (page 108) »

« Il est connu de longue date que les marchés financiers sont l’un des domaines où la contribution de l’intégration européenne à l’efficacité économique peut être la plus forte. Celle-ci apporte en effet à la fois liquidité et diversification des risques. Elle permet donc simultanément de réduire les coûts, de réduire les primes de risque, et d’assurer la stabilité macroéconomique en présence de chocs sectoriels ou idiosyncrasiques, contribuant ainsi à la croissance à long terme. Cette dimension nous semble régulièrement sous-estimée dans l’évaluation des obstacles à la croissance européenne. (page 140) »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • (en) Endogenous Growth Theory, MIT Press, 1998 (avec Peter Howitt)
  • (en) Handbook of Economic Growth, Elsevier, 2005
  • L’Économie de la croissance, Economica, 2010
  • Repenser l'État, Le Seuil, 2011 (avec Alexandra Roulet)
  • Changer de modèle, Odile Jacob, avril 2014 (avec Gilbert Cette et Elie Cohen)
  • Repenser la croissance économique, Fayard, 2016

Rapports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]