Philippe-Antoine Grouvelle

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Philippe-Antoine Grouvelle
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Activités

Philippe-Antoine Grouvelle, né le à Paris et mort le à Varennes, est un homme de lettres et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un orfèvre, Grouvelle fut placé chez un notaire, qui, le voyant plus occupé à faire des vers que des actes, le congédia. Chamfort le prit alors pour secrétaire et, lorsqu’il quitta l’emploi de secrétaire des commandements du prince de Condé, il obtint que Grouvelle le remplaçât.

Celui-ci se rendit agréable : il eut même des succès à Versailles, où la reine fit représenter le petit opéra des Prunes, qu’il avait composé avec Desprez. Le , il fit représenter, au Théâtre-Français, une comédie ayant pour titre l’Épreuve délicate, mais elle n’eut qu’une seule représentation et ne fut pas imprimée.

Lorsque éclata la Révolution, Grouvelle en adopta les principes et fut un des fondateurs du club de 1789 et, en publiant une brochure politique, la data du palais Bourbon même. Il ne pouvait plus, dès lors, conserver ses fonctions près du prince. Après l’avoir quitté, il s’associa à Chamfort, Cerutti et Rabaut de Saint-Étienne pour publier la Feuille villageoise.

Devenu, en août 1792, secrétaire du conseil exécutif provisoire, il lui fallut porter à Louis XVI, au Temple, l’arrêt qui le condamnait à mort. Cléry, dans ses Mémoires, dit que « Grouvelle lut l’arrêt d’une voix faible et tremblante, et qu’il sortit de la prison dans un état d’agitation marqué ».

En mai 1793, Grouvelle fut envoyé en Danemark comme ministre de France, et remplit ses fonctions jusqu’en 1800. Il fut alors appelé au Corps législatif, où il siégea jusqu’en septembre 1802.

Il avait été nommé, en 1796, associé de l’Institut, détail devenu en 1803 correspondant de la troisième classe (histoire et littérature ancienne). S’étant présenté pour une place de membre titulaire, des attaques violentes, dirigées contre lui dans les journaux, à raison des fonctions qu’il avait remplies en 1793, l’affectèrent si vivement qu’elles causèrent sa mort.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Satire universelle, prospectus dédié à toutes les puissances de l’Europe, Paris, 1788, in-8° ;
    Pamphlet piquant dirigé contre Rivarol, que Grouvelle composa avec Cerutti et qui a été inséré dans les Œuvres de ce dernier.
  • De l’autorité de Montesquieu dans la révolution présente, Paris, 1789, in-8° ;
    Réimprimé dans le t. VII de la Bibliothèque de l’Homme public.
  • Adresse des habitants du ci-devant bailliage de… à M. de…, leur député à l’Assemblée nationale, sur son duel et sur le préjugé du point d’honneur, Paris, 1796, in-8° ;
    Réimprimé sous le titre de Point de duel ou point de constitution ; Adresse des habitants du ci-devant bailliage, etc., 1790, in-8°
  • Réponse à tout petit colloque entre un sénateur allemand et un républicain français, Taciturnus Memoriosas, traduit librement par un sans-culotte, Copenhague, 1793, in-8° ;
  • Lettre en vers à ma sœur sur le roman philosophique et sentimental de Woldemar, Copenhague, 1797, in-8° ;
  • Mémoire historique sur les Templiers, ou éclaircissements sur leur procès, les accusations intentées contre eux et les causes secrètes de leur ruine, puisés en grande partie dans plusieurs monuments ou écrits publiés en Allemagne, Paris, 1805, in-8°

Grouvelle a également donné une édition des Lettres de la marquise de Sévigné, avec un précis et des notes historiques; 1806, 8 vol. in-8°, ou 11 vol. in-12, et les Œuvres de Louis XIV, 1806, 6 vol. in-8°, avec Grimoard, qui avait été chargé de la partie militaire de cet ouvrage.

Sources[modifier | modifier le code]