Phi-Phi

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Phi-Phi est une opérette française légère, en trois actes, écrite par Albert Willemetz et Fabien Sollar, sur une musique d'Henri Christiné. La première représentation eut lieu au théâtre des Bouffes-Parisiens, à Paris, le 12 novembre 1918.

Historique du spectacle[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, en 1918, Gustave Quinson, directeur de théâtres à Paris, demande à Henry Willemetz de lui écrire une pièce pour l'automne. Ce dernier prend son inspiration d'une idée farfelue donnée par Fabien Solar et compose trois petits actes. Gustave Quinson apprécie le résultat mais demande à l'étoffer avec de la musique et des couplets. Henry Willemetz contacte alors Henri Christiné. Ce dernier termine en quinze jours le travail de composition[1].

À l'origine, l'opérette devait être jouée à l'Abri, le plus petit des cinq théâtres de Gustave Quinson, qu'il avait installé dans une cave d'un solide immeuble en pierre de taille, à l'abri des canons de la Grosse Bertha. Mais à la suite de l'échec d'une revue, les Bouffes Parisiennes, autre théâtre de Gustave Quinson, sont libres et vont accueillir l'opérette[1].

À la suite de ce changement de lieu, pour une salle beaucoup plus grande, on passe notamment de quatre à douze musiciens, on engage des choristes et des figurants supplémentaires, et on agrandit les décors[1].

La première a lieu le 12 novembre 1918, au lendemain même de l'armistice, et l'accueil est triomphal. Phi-Phi fait salle comble pendant trois ans avant d'être traduit en douze langues et de faire le tour du monde. De nouvelles adaptations sont produites de temps à autre en France[1].

Argument[modifier | modifier le code]

À Athènes, en l'an 600 avant Jésus-Christ, le grand sculpteur Phidias reçoit commande d'une grande statue représentant la Vertu et l'Amour. Il cherche alors dans les rues d'Athènes une jeune femme vertueuse et belle pour lui servir de modèle. Il rencontre la charmante Aspasie, qu'il trouve très attirante. Si attirante qu'elle éveille la jalousie de Madame Phidias qui la renvoie. Madame Phidias, qui est, de son côté, courtisée par un beau jeune homme, le Prince Ardimédon, décide de poser elle-même pour la Vertu. Phidias, charmé par le bel Ardimédon qu'il vient de rencontrer, le choisit comme modèle de l'Amour, bien qu'il trouve que sa femme et Ardimédon manquent de naturel.

Le lendemain, quand Phidias qui a passé la nuit avec Aspasie, « gamine charmante », découvre sa femme dans les bras d'Ardimédon, le sculpteur trouve admirable le groupe que forment l'Amour et la Vertu. La jeune Aspasie a eu, quant à elle, le temps de séduire le maître de la Grèce, Périclès, qui veut l'épouser. Périclès demande à Phidias d'intégrer Aspasie au bloc sculptural, pour lequel posent Madame Phidias et Ardimédon. Phidias acquiesce. La statue sera désormais L'Amour et la Vertu, aidés par l'Économie, fondent le bonheur conjugal.

Interprètes à la création[modifier | modifier le code]

Personnage Tessiture de voix Interprète
Phidias, sculpteur (Phi-Phi) baryton André Urban[2]
Madame Phidias mezzo-soprano Pierrette Madd[3]
Aspasie soprano Alice Cocéa
Ardimédon, un prince étranger ténor Ferréal
Le Pirée, domestique de Phidias basse Alexandre Dréan
Périclès baryton Michel Barré
Première danseuse - Yvonne Vallée
Seconde danseuse - Luce Wolter
Modèle soprano Blanche Montel
Modèle soprano Miss Annie

Les airs[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

  • Chœur des modèles
  • C'est une gamine charmante, Phi-Phi
  • Maître, lorsque l'on a vingt ans, Phi-Phi, Aspasie
  • C'est bête comme chou, Aspasie
  • Vertu, verturon, verturonnette, Phi-Phi
  • Le jeune homme était encore là, Mme Phidias, Le Pirée, Phi-Phi
  • Hélas, faut-il si tôt ; C'est un modèle ; Pour l'amour ; Final, ensemble

Acte II[modifier | modifier le code]

  • Ah ! Cher Monsieur, excusez-moi, Aspasie
  • Ô Pallas Athénée, Mme Phidias
  • Ici-bas, c'est la loi commune, Ardimédon
  • Ah, tais-toi, tu m'affoles, Mme Phidias, Ardimédon
  • Le Procédé vraiment nouveau ; Final, les modèles, Le Pirée

Acte III[modifier | modifier le code]

  • D'abord Monsieur vous m'enlaçâtes, Mme Phidias, Ardimédon
  • Bien chapeautée, Aspasie
  • Les Jolis Petits Païens, Phi-Phi
  • Pour être heureux ; Final, ensemble

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d livret de Jean Siegler accompagnant l'adaptation de 1956 de l'opérette et sortie en CD en 2000 (Musidisc Rf. 465 886-2)
  2. André Urban sur data.bnf.fr
  3. Pierrette Madd sur data.bnf.fr

Sources[modifier | modifier le code]

  • Phi-Phi sur L'Encyclopédie multimédia de la comédie musicale théâtrale en France
  • Phi-Phi sur Théâtre musical - opérette (en archive)