Phare de l'Île de Batz

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Phare de l'île de Batz
Île de Batz - le phare - 003.JPG
Phare de l'Île de Batz
Localisation
Coordonnées
Adresse
Histoire
Construction
1836
Électrification
Automatisation
Statut patrimonial
Gardienné
non
Visiteurs
oui
Architecture
Hauteur
42,60 m
Hauteur focale
69 m ou 65 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Élévation
71,65 m
Équipement
Lanterne
180 W
Portée
23 milles (42,5 km)
Feux
blanc à 4 éclats 25 s
Identifiants
ARLHS
Amirauté
A1816Voir et modifier les données sur Wikidata
List of Lights
MarineTraffic
NGA
114-7732Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation sur la carte du Finistère
voir sur la carte du Finistère
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
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Le phare de l'Île de Batz est un phare situé sur la plus haute colline (23 mètres) de la partie ouest de l'île de Batz. Il fait face à la ville de Roscoff dans le nord Finistère en France.

Il a été inscrit monument historique par arrêté du 31 décembre 2015[1]. Sur proposition de la Commission nationale des monuments historiques, la ministre de la culture et de la communication a, le 20 avril 2017, classé au titre des monuments historiques le phare de l'Île de Batz[2].

Ile-de-Batz.png

Le phare est accessible à environ 30 minutes de marche du port.

Historique[modifier | modifier le code]

Dès le début du XVIIIe siècle, un phare est envisagé à cet emplacement. En effet, la marine marchande demande régulièrement que soit balisé ce rocher placé sur la route des ports de Roscoff et Morlaix.

Établi d’après les plans[3] d’Augustin et Léonor Fresnel, le phare de l'île de Batz est intégré au programme[4] d'éclairage des côtes de France de 1825. Il est le frère jumeau du phare de Penmarc’h, dont la construction débute en 1831 à la pointe du même nom, sur la côte Sud du Finistère.

Phare jumeau, pointe de Penmarc'h

Le projet est approuvé le et le devis de construction est accepté le [5], confié à l’entreprise brestoise Martin pour un total de 116 136[6] francs. Le phare est construit sur le point culminant l’ouest de l’île appelé Creac’h Glidic dont les rochers en relief sont abattus et taillés dans l’emplacement de la base.
Faute de financement, les travaux se terminent en octobre 1836. La date marquant la fin des travaux est sculptée à l’intérieur de la porte du phare.

Les logements de fonction, implantés à l’ouest du phare, reçoivent une extension en 1881. Deux nouveaux pavillons, destinés cette fois au logement des « gardiens-chauffeurs », ainsi qu’une salle des machines, voient le jour à l’intérieur de l’enceinte entre 1882 et 1884, dans le contexte d’un projet d’électrification du feu qui sera abandonné par la suite.

Le phare est allumé le .

Phare actuel[modifier | modifier le code]

Une tour en pierres de taille de granite provenant de l'Île-Grande, dans les Côtes-d'Armor mesure 42,60 mètres et domine la mer à 71,50 mètres. La tour est cylindrique, centrée sur un soubassement carré de 14,80 mètres de côté en maçonnerie (doté à l’origine, d’un vestibule, d’une cuisine et d’un réfectoire, d’un cellier, d’un bûcher, de magasins, et de 5 chambres à l’usage des gardiens) ; ce soubassement comprend deux niveaux composés chacun de 8 pièces au plafond en voûte de pierre. La tour est surmontée d’un abri cylindrique en pierre maçonnée avec une lanterne métallique peinte en noir.

Un magnifique panorama récompense les visiteurs qui montent les 198 marches du phare (210 marches jusqu'à la lanterne) : l'île et le chenal, les Sept-Îles à l'est et l'île Vierge à l'ouest, en passant par l'entrée de la baie de Morlaix et la silhouette des monts d'Arrée qui se dessine à l'horizon sud.

Le phare est électrifié en 1937, lorsque l’île de Batz est enfin reliée au continent par un câble.

Le feu principal est blanc à quatre éclats groupés toutes les 25 secondes, l'optique tournante est de 0,30 mètre de focale et la lampe de 70 watts. La portée est de 23 milles soit 42,5 km. En 1962, un feu fixe rouge auxiliaire est installé en dessous du feu principal. Le phare est automatisé en juillet 1995 et n’est plus gardienné ni habité depuis le départ en retraite de son dernier gardien Jean-Jacques Violant[7],[8].
Le phare est ouvert au public[9].

Le phare et la maison des gardiens

Auteurs du phare[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]