Phare de l'Anse-à-la-Cabane

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Phare de l'Anse-à-la-Cabane
Phare-ansealacabane-idlm-2005.jpg
Le phare sur sa falaise de grès rouge
Localisation
Coordonnées
Adresse
Histoire
Construction
Station établie en 1870-1871[1]
(la tour actuelle daterait des années 1960)[2]
Automatisation
1970
Statut patrimonial
Immeuble patrimonial cité (station de phare en )
Édifice fédéral du patrimoine reconnu (d) (phare en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Gardienné
non
Visiteurs
non
Architecture
Hauteur
17,1 m (hauteur de la tour au-dessus du sol)[3]
Élévation
31,1 m (hauteur focale au-dessus de l'eau)[3]
Matériau
Bois
Équipement
Portée
22 milles nautiques (visible de 262° à 100° par l'ouest, le nord et l'est)[3]
Feux
Feu rythmé à 3 éclats groupés, blanc, 20 s. (lum 2 s., obs. 2 s., lum. 2 s., obs. 2 s., lum. 2 s., obs. 10 s.)[3]
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Le phare de l'Anse-à-la-Cabane, parfois aussi appelé phare de l'île du Havre Aubert, phare de Millerand, ou en anglais Amherst Island Light[4], est un phare situé sur le territoire du village de (Bassin), sur la côte sud de l'île du Havre Aubert, une composante de l'archipel des Îles de la Madeleine, dans le golfe du Saint-Laurent (Québec, Canada).

Il s'agit du plus haut phare des Îles de la Madeleine et le plus ancien de l'archipel ayant été conservé à peu de chose près comme à l'origine[1]. Le gouvernement du Canada a inscrit ce phare sur sa liste de biens excédentaires et l'a éteint en décembre 2011. Il n'est plus en activité depuis ce temps.

Historique[modifier | modifier le code]

Depuis les débuts de la navigation entre l’Europe et les Amériques, les Îles de la Madeleine se sont avérées un endroit dangereux pour les marins. Des centaines de bateaux de pêche, de vaisseaux marchands et de navires chargés d’immigrants se sont brisés sur les hauts-fonds et les écueils entourant l'archipel. Entre 1855 et 1880 seulement, plus de 200 naufrages ont ainsi été répertoriés[5].

Après la Confédération, le nouveau gouvernement du Dominion entreprend des travaux de balisage afin de rendre la navigation dans les eaux canadiennes plus sécuritaire. Plus de 100 nouveaux phares sont ainsi mis en service au cours de la seule décennie 1870[6].

C’est dans ce contexte que le ministère de la Marine et des Pêches du Canada fait baliser, entre 1870 et 1874, le corridor maritime du golfe du Saint-Laurent. Quatre phares sont notamment construits sur les côtes des îles de la Madeleine. Le premier, érigé sur le Rocher aux Oiseaux (1870), est suivi par celui de l'Anse-à-la-Cabane (1870-1871), sur la côte sud de l'île du Havre Aubert, puis par ceux de l'Île d'Entrée (1874) et du Borgot (1874) à L'Étang-du-Nord, sur l'Île du Cap aux Meules[1].

Construit au cours des années 1870 et 1871 au coût de 6 828,01 $[7], le phare de l'Anse-à-la-Cabane entre en fonction le [8]. Son premier gardien, William Cormier, perçoit un salaire annuel de 300 $[8].

Gardiens[9][modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Le phare, la maison du gardien et ses dépendances

Le phare est composé d'une tour blanche octogonale en bois de 17,1 m de haut, surmontée d'une lanterne rouge en fonte au toit arrondi.

Préservation et mise en valeur[modifier | modifier le code]

Le phare de l'Anse-à-la-Cabane a ouvert ses portes pour la première fois au public de façon temporaire les 26, 27 et grâce à l'action de la Corporation pour la sauvegarde du patrimoine bâti de l’Île-du-Havre-Aubert et du Centre nautique de l'Istorlet[10], l'objectif étant de favoriser l'acquisition du phare par la municipalité des Îles-de-la-Madeleine et de permettre à terme le développement et le maintien d'une exposition permanente consacrée à l'histoire des phares des Îles-de-la-Madeleine[11].

Le phare, la maison du gardien et ses dépendances ont été cités à titre de monuments historiques par la municipalité des Îles-de-la-Madeleine le 17 janvier 2006 en vertu de la Loi sur les biens culturels du Québec[12].

À l'automne 2013, le phare et tous les bâtiments adjacents ont été déplacés de 75 mètres vers le nord. Des travaux de restauration ont ensuite été effectués jusqu'en 2015[13].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Phare de l'Anse-à-la-Cabane », dans Répertoire du patrimoine culturel du Québec [en ligne], page consultée le 13 septembre 2007 et le 7 septembre 2008.
  2. (en) Lighthouse Depot Online, Ile du Havre Aubert Light, page consultée le 17 septembre 2007.
  3. a b c et d Pêches et Océans Canada - Garde côtière canadienne. Livre des feux, des bouées et des signaux de brume - Côte de l'Atlantique, 2009 - Golfe du Saint-Laurent. Ottawa : Ministre des Pêches et Océans Canada, 2009, p. 46 (no 1500).
  4. Amherst Island, dénomination anglaise de l'île du Havre Aubert.
  5. (en) Chris Mill, « Lights of Les Iles de la Madeleine (Magdalen Islands), Québec, Canada », Lighthouse Digest, janvier 2001 (page consultée le 7 septembre 2008)
  6. (en) StiffCrust, A Brief History of Canadian Lighthouses (page consultée le 7 septembre 2008).
  7. (en) Ministère de la Marine et des Pêcheries du Canada, Annual Report of the Department of Marine and Fisheries, for Year Ending 30th June, 1872, Ottawa, printed by I. B. Taylor, 1873, p. 15.
  8. a et b (en) Ministère de la Marine et des Pêcheries du Canada, Annual Report of the Department of Marine and Fisheries, for Year Ending 30th June, 1871, Ottawa, printed by I. B. Taylor, 1872, p. 13.
  9. (en-US) « Île du Havre-Aubert (Amherst Island) Lighthouse », sur LighthouseFriends (consulté le 18 mars 2019)
  10. « Le plus haut phare des Îles de la Madeleine ouvre ses portes au public pour la première fois en 132 ans ! », dans La Route des phares, rubrique « Nouvelles de phares », 24 octobre 2003, page consultée le 13 septembre 2007.
  11. (en) Jeremy D’Entremont, « The Cursed Lightstation of Rocher aux Oiseaux : A Malicious Prank of Nature », Lighthouse Digest, mai 2004.
  12. Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Règlement no 2006-01 - Citation de monuments historiques, extrait du procès-verbal de la séance ordinaire du conseil de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine tenue le 17 janvier 2006 à la mairie (page consultée le 7 août 2010) ; « Pour protéger notre héritage collectif » [[PDF]], Info-municipale - Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, vol. 5, no 1 (mai 2006), p. 13.
  13. « Déménagement du phare de l’Anse-à-la-Cabane », sur Continuité, (consulté le 17 janvier 2019)