Phare de Beauduc

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Phare de Beauduc
Phare de Beauduc en 2004.jpg
Coordonnées
Pays
Localisation
Construction
1902-1903
Hauteur
25 m
Portée
17 milles marins (31,5 km)
Feux
2 éclats rouges / 10 s
Lanterne
halogène 180 W
Automatisation
oui
Gardienné
non
Visiteurs
non
Statut patrimonial
Localisation sur la carte des Bouches-du-Rhône
voir sur la carte des Bouches-du-Rhône
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Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
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Le phare de Beauduc, au sud-est de la Camargue, est isolé entre les étangs et la mer, sur la pointe de Beauduc (commune d'Arles).

Il protège les navires contre les bancs de sable du Grand-Rhône. Perdu au cœur de la Camargue sauvage, le phare n'est pas d'un accès facile.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1865, un amer en charpente de bois est construit. À la suite du naufrage du vapeur marseillais Pergame, le 1er janvier 1898, un projet de construction d'un phare est diligenté pour améliorer la signalisation des côtes camarguaises afin d'éviter la confusion entre le phare de Faraman plus à l'est, et le phare de Planier en rade de Marseille. Sur décision ministérielle les plans de l'ingénieur Combarnous, élaborés en 1900, sont approuvés et la construction est terminée dès 1902. Le phare est mis en service en 1903 avec un feu à vapeur de pétrole. Jusqu'à son électrification en 1970, il était gardé par 4 gardiens (électromécanicien de phare).

Le phare en 1964 équipé de la corne de brume.

Début 1953, un signal sonore à air comprimé (corne de brume) constitué de trois pavillons est installé en haut du phare, pour signaler la pointe du Sablon lorsque la visibilité est réduite ; ce signal est abandonné en 1980. En 1970, un aérogénérateur est mis en service pour son énergie principale ; l'alimentation de secours est fournie par un générateur solaire photovoltaïque.

Phare actuel[modifier | modifier le code]

Le phare de Beauduc est resté dans son aspect architectural premier. C'est une tour isolée, légèrement conique élargie à la partie inférieure, toute en pierres de taille. Le bâtiment des gardiens placé à l'arrière est composé de 7 chambres, de deux magasins, de deux cuisines et d'un grand vestibule qui sépare les deux appartements, une écurie se trouvait à une centaine de mètres plus loin (description avant guerre pour deux familles). L'habitation de 20,50 m de long sur 6,60 m de large est surélevée de 1,60 m au-dessus du sol pour être à plus de 3 m au-dessus du niveau de la mer ce qui la protège des empleins (eau de mer noyant les terres) par vent de secteur sud.

Depuis juillet 2001, il est totalement automatisé ; il ne se visite pas. Depuis 2004, son alimentation provient de capteurs solaires installés en haut de la tour. La maison de gardien est barricadée et bien que le toit ait été refait, en 2007, elle était dégradée.

Le phare, les façades et les toitures du logement des gardiens ainsi que la terrasse sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 18 janvier 2013[1],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]