Phallus

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Vase à décoration ithyphallique, Grèce antique
Représentation du masculin, symbolisant le bouclier et la lance du Dieu Mars, évoquant aussi pour certains le phallus
Représentation phallique de Shiva, temple villageois de l'Ouest du Bengale

Dans l'Antiquité gréco-latine, le phallus désigne une représentation figurée de l'organe sexuel masculin en érection.


Les cultes phalliques antiques[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des sculptures préhistoriques évoquent aussi des formes phalliques ou de sexe féminin, de même que des gravures ou dessins dont l'interprétation est souvent incertaine, pour les formes les plus stylisées.

Celte et Gaule[modifier | modifier le code]

Certains auteurs[Qui ?] ont pu voir dans les menhirs une forme phallique.

Après la conquête de la Gaule, et sous l'influence grandissante des romains, le culte du phallus et donc de Priape entra dans la sphère gauloise. Un culte particulier gallo-romain se développa autour du phallus. Ce qui coïncide également avec l'avènement du monothéisme, l'abandon des cultes des déesses et le repli exclusif sur le culte d'un dieu de sexe masculin.

Grec, étrusque et romain[modifier | modifier le code]

Des formes explicitement phalliques sont fréquentes dans les civilisations grecque, étrusque et romaine dans lesquelles les Anciens rendaient des cultes à ces effigies, avec des rituels liés à la fertilité, et par exemple au culte de divinités telles que Déméter/Cérès, Priape et Dionysos/Bacchus.

On peut citer des cultes publics, comme les Phallophories en Grèce, au cours desquels des phallus géants, entourés d'offrandes, étaient portés en procession.

Chez les Anciens, grecs ou romains, les représentations phalliques avaient également une vertu apotropaïque (conjuration des mauvais esprits), si bien qu'elles étaient fréquentes à l'entrée des maisons, et étaient souvent portées en amulette autour du cou des enfants.

Bien qu'originellement, les peuples gaulois aient été tournés vers le culte de la déesse, comme Belisama par exemple, ils avaient aussi dans leurs panthéons des dieux masculins.

En psychanalyse[modifier | modifier le code]

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Stèle phallique, Temple de Dionysos, Delos, Grèce antique

Originairement, le mot phallus désigne le sexe masculin (pénis) en érection.

Ce terme a été érigé au rang de concept par la psychanalyse pour sa dimension symbolique. Sera dit phallique tout ce qui pourra constituer le "signifiant du désir". Dans les différents usages du terme en psychanalyse, et dans "lalangue" (nom donné par Lacan au langage de l’inconscient) ou une lecture toute symbolique du discours du sujet, ce "signifiant du désir" n'est que le pouvoir symbolisé(r) .

Le phallus est le terme pivot à partir duquel les différentes théories psychanalytiques se sont élaborées. Mais toutes n'en disent pas la même chose.

Lacan et Freud (ainsi que l'école de Mélanie Klein) divergent sur la nature de cet objet perdu qui se trouve à la source du désir sexuel.

Freudisme[modifier | modifier le code]

Pour Freud, le phallus serait ce que chacun cherche en l'autre dans l'amour. Tandis que le petit garçon se définirait par ce qu'il a, la petite fille se définirait par ce qu'elle voit chez le garçon et dont elle est dépourvue, ce qui lui manque ou lui fait défaut, plongeant le premier dans l'angoisse de castration et l'autre dans "l'envie du pénis". Pour Freud, l'objet perdu serait le corps de la mère, et nous souffririons tous d'une nostalgie de la vie prénatale.

Lacanisme[modifier | modifier le code]

Pour la théorie de Lacan qui se présente comme une relecture de Freud, les deux identités de genre se construisent par rapport au signifiant phallus, d'après une dialectique qui, lors du complexe d'Œdipe se définit en termes d'être/ne pas être le phallus (être ou ne pas être l'objet d'amour) puis avoir/ne pas avoir le phallus (avoir ou ne pas avoir l'objet d'amour). À ces différents stades, le sujet se situe du côté de la fonction phallique (du signifiant) ou du côté du manque (le "ne pas" ou le "pas", voire la négation totale). Pour Lacan, le phallus est le signifiant du manque pour les deux sexes, le signifiant de l'objet perdu, conçu imaginairement comme une complétude béate avec le corps de la mère, l'objet total. Pour Lacan, l'objet perdu n'est qu'un mythe imaginaire pour donner corps à un manque qui n'a pas de référent.

Dans cette conception, la femme ne se définit que par la négative. Négativement, elle "[la femme] n'existe pas" (selon la formule de Lacan), la positivité de son sexe n'existe pas, on ne peut pas l'étiqueter (alors que L'homme serait "à l'article de la mort") et c'est ce qui fait sa spécificité. Le seul moyen d'éviter cet écueil serait de métaphoriser le sexe féminin comme phallique, mais en ce cas un problème de cohérence se pose, les 3 ordres Réel, Symbolique et Imaginaire ne se recoupent pas. Néanmoins, l'article La jouissance de la femme (dans Encore, Séminaire XX) apporte un éclairage même s'il peut apparaître partiel du point de vue strictement scientifique[travail inédit ?]. Ici, Lacan semble dire[style à revoir] que s'il y a quelque chose de la femme qui résiste à la saisie par le langage, c'est probablement parce qu'il existe en elle quelque chose qui la relie à la mystique et à l'ineffable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]