Phénomène de voix électronique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2012).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Le phénomène de voix électronique désigne la présence sur un enregistrement audio d'un message linguistique (généralement un seul mot ou une phrase très courte) de provenance inconnue, distingué parmi le bruit blanc d'un enregistrement.

Les causes proposées sont nombreuses : occultes ou paranormales (voix d'esprits, psychokinèse), psychologique (paréidolie) ou physique (interférences, artéfact).

Les premiers à attirer l'attention sur ce phénomène semblent avoir été Attila von Szalay, Friedrich Jürgenson et Konstantīns Raudive. Raymond Bayless, partenaire d'Attila von Szalay, aurait inventé le terme Electronic voice phenomena (EVP), qui fut popularisé par les ouvrages de la maison d'édition anglaise Colin Smythe.

Selon un partisan du scepticisme scientifique — l'observatoire de zététique — dans un article (2011) où il a étudié l'EVP, « l'hypothèse « paréidolie auditive » est très plausible, et conforme aux phénomènes déjà connus de la science (des matériaux et de la parole), tandis que l'hypothèse « esprits parlants », extraordinaire au point qu'il faudrait considérablement modifier les connaissances scientifiques en cas de confirmation, ne semble avoir aucun argument la rendant plus explicative que l'autre. »[1]. D’un point de vue biblique ou coranique c’est une forme de contact avec Satan et ses anges maléfiques, cette pratique est considérée comme dangereuse avec risques de possession satanique.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès les années 1930, l’Américain Attila von Szalay (Sealay), qui joint à son métier de photographe des dons de medium, essaye, au moyen de diverses techniques, de capturer la voix des esprits. Dans les années 1950, il s’associe avec Raymond Bayless, illustrateur de littérature fantastique passionné de paranormal. Ils prétendent avoir capté de nombreuses voix à l’intérieur d’une garde-robe isolée acoustiquement, audibles seulement lors de la réécoute.

L’intérêt pour le sujet s’accroit avec les expériences du producteur de cinéma suédois Friedrich Jürgenson (19031987). Lisant à l'envers un enregistrement de chants d'oiseaux fait en juin 1959, il croit entendre une faible voix norvégienne parlant des oiseaux de nuit. Jurgenson suppose qu'il s'agissait d'une interférence radiophonique, mais il n'y avait pas d'émetteur à l'endroit où l'enregistrement avait été fait. Il continue ses essais chez lui et capte d’autres voix, dont celle de sa mère. Il reçoit l’appui du parapsychologue Hans Bender qui se déclare en faveur d’une origine paranormale.

Par la suite, son collaborateur, Konstantīns Raudive, homme de lettres letton et enseignant de psychologie à l'Université d'Uppsala, poursuit l’expérience à grande échelle. Il réalisa quelque 100 000 enregistrements selon trois modalités : dans une pièce isolée acoustiquement, bruit statique de radio et bruit statique de diode. Il distingue quatre caractéristiques des voix électroniques : rythme différent du langage ordinaire, extrême brièveté du message et non-respect de la syntaxe, parfois mélange de différentes langues. Ces constatations sont considérées par les rationalistes comme de claires indications qu’on n’était pas en face d’une véritable communication linguistique.

Néanmoins, l’intérêt pour le phénomène ne disparait pas et, en 1980, le medium William O'Neil, invente le Spiricom, un dispositif destiné à capter ces voix conçu, dit-il, selon des instructions fournies par l’esprit de George J. Mueller, physicien de l’Université Cornell. Avec George Meek, un industriel intéressé depuis longtemps à son travail, il crée une fondation distribuant gratuitement les plans de l’appareil à ceux qui désirent tenter l’expérience. Maisien qu'O’Neill ait prétendu avoir enregistré de nombreuses voix, ceux qui ont essayé son appareil ne semblent pas avoir eu autant de chance.

En 1982, l’American Association of Electronic Voice Phenomena est fondée à Severna Park, Maryland, par Sarah Estep, zélatrice depuis 1970 de l’Hypothèse de survie, qui postule que l’homme est un être fondamentalement immatériel ; après une existence physique durant le temps d’une vie, il doit retourner à son état d’origine. L'existence des voix désincarnées serait une preuve de l'immatérialité de la nature humaine.

En 1997, des chercheurs du Département de psychologie de l’Université Western Ontario s’appuyant sur la méthode de K. Raudive et le travail de Mark Macy, chercheur en transcommunication instrumentale (communication paranormale par le biais d’écrans et moniteurs), entreprennent une nouvelle expérience. Ils réalisent en 81 sessions, 60 heures et 11 minutes d’enregistrement, en présence d’une personne neutre qui doit à certains moments rester silencieuse et à d’autres tenter d’engager le dialogue avec les « entités ». Les résultats, publiés en 2001 par Imants Barušs dans le Journal of Scientific Exploration[2], ne sont pas considérés comme concluants, les sections pouvant être interprétées linguistiquement étant trop rares et espacées. Selon Barušs et son équipe, l'existence même du phénomène est improbable.

Mais la réalité des voix électroniques et leur origine paranormale garde ses partisans. En mars 2003, Alexander MacRae, chercheur écossais en parapsychologie, procède à des enregistrements dans un laboratoire du Centre de science noétique de Petaluma, en Californie. Le local est, selon ses dires, isolé acoustiquement et protégé des radiations électromagnétiques. Il déclare avoir enregistré de nombreuses voix et considère que le fait que l’isolement n’ait eu aucune influence sur elles prouve leur nature paranormale. Ses conclusions ont été publiées dans le Journal of the Society for Psychical Research (octobre 2005).

Monique Simonet, née le 7 février 1923, à Monthermé dans les Ardennes, professeur de français, est la pionnière des TCI en France. C'est tout à fait par hasard qu'elle s'intéresse aux transcommunications instrumentales. Après la lecture d'un article sur le sujet, sa mère et elle décident de tenter l'expérience. Monique reçoit, à partir de 1979, son premier contact avec son père décédé trois ans auparavant et, en 1984, avec son petit fils Axel [2]. Elle écrit des ouvrages sur le sujet et sur sa méthode (méthode audio avec un magnétophone ainsi qu'avec une méthode vidéo). Monique Simonet crée Infinitude, une association à but non lucratif, en 1992 [3]. Elle prend contact avec le père François Brune pour lui proposer de lire l'ébauche de son livre Images et messages de l'Au-Delà, en 1991, dont il fait la préface.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Broom icon.svg
Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », etc., peuvent être inopportunes dans les articles (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
  • Dans les années 1920, Thomas Edison déclare que si des esprits ou des fantômes devaient être contactés, ils seraient plus sensibles aux machines qu'aux méthodes de l'époque telles que la table de Ouija. Il déclare même à un journaliste de la revue Scientific American qu’il travaille à la conception d’une machine pour communiquer avec les esprits. Ce n’est que quelques jours après, alors que la nouvelle s’étale dans les journaux, qu’il avoue qu’il s’agissait d’une plaisanterie[3].

Dans la culture de masse[modifier | modifier le code]

Exemples d'utilisation de l'EVP comme sujet dans la culture de masse :

Films[modifier | modifier le code]

Dans l'industrie du divertissement, le sujet EVP est exploité dans :

Série télévisée[modifier | modifier le code]

  • Ghost Adventures, série télévisée américaine
  • Ghost Whisperer, série télévisée américaine
  • Recherche investigation paranormal (2010), série française de téléréalité
  • Spirit Investigations (2010-2014) et Spirit Investigations 2.0 (2014-2015), série franco-québécoise de téléréalité
  • Les Traqueurs de fantômes, émission documentaire américaine

Autres médias[modifier | modifier le code]

  • Le chanteur britannique Oliver Ho fait référence au phénomène de voix électroniques, dit aussi "voix de Raudive", dans son album Raudive - Zeitgeist E.P (2007)
  • L'artiste expérimentale américaine Laurie Anderson a consacré à ce phénomène le septième morceau de l'album Big science : "Example #22", en 1982.
  • Émission sur France Culture Sur les Docks du 26-12-2013[4].
  • Le collectif RYBN travaille à l'étude des phénomènes de voix électronique perceptibles dans les trafics de données des réseaux Internet, 3G, et autres [5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des voix chez moi ! Esprits ou paréidolie ? E.N., Observatoire de Zététique. 26 octobre 2011
  2. [PDF] Imants Barušs, « Failure to Replicate Electronic Voice Phenomenon », Journal of Scientific Exploration, Vol. 15, No. 3, pp. 355–367, 2001,‎ (consulté le 7 janvier 2007)
  3. « Don't believe everything you read in a textbook! », Edison National Historic Site, National Parks Service,‎ (consulté le 1er décembre 2006)
  4. écoutable 1000 jours après diffusion & podcastable pendant un an) [1]
  5. Data centers, art around the bunker, Libération, Marie lechner, 17/01/2014

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Bergé, La Voix des esprits, Métailié, Collection : Traversées, 1990 (ISBN 978-2864240815)
  • Monique Simonet, A l’écoute de l'invisible, F.Lanore, 2001
  • Monique Simonet, Images et Messages de l'Au-Dela, Les éditions du Rochers, 1991
  • Monique Simonet, Réalité de l'Au-Dela et Transcommunication, Les éditons du Rochers, 1994
  • Monique Simonet, Et l'ange leva le voile , Alphee, 2009

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]