Phéniramine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Phéniramine
Phéniramine
Identification
Nom UICPA N,N-diméthyl-3-phénil-3-pyridin-2-yl-propan-1-amine
No CAS 86-21-5
Code ATC D04AA06, R06AB05
DrugBank DB01620
PubChem 4761
Propriétés chimiques
Formule brute C16H20N2  [Isomères]
Masse molaire[1] 240,3434 ± 0,0146 g/mol
C 79,96 %, H 8,39 %, N 11,66 %,
240,343
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La phéniramine est un antihistaminique présentant des propriétés anticholinergiques. Elle permet de traiter les problèmes allergiques, comme l'urticaire ou les rhinites allergiques, en diminuant les rhinorrhées et les larmoiements. Elle possède des effets sédatifs relativement importants, et peut parfois être utilisée comme une alternative en vente libre aux somnifères, à l'instar de la diphénhydramine. La phéniramine est également couramment employée dans les collyres utilisés contre les conjonctivites allergiques.

Bien qu'on puisse la trouver seule en tant que médicament, elle est généralement utilisée comme constituant d'une formulation, combinée à d'autres principes actifs : paracétamol, acide ascorbique, etc.

Dérivés chimiques[modifier | modifier le code]

Les dérivés de la phéniramine incluent la chlorphéniramine, la dexchlorphéniramine, dexbromphéniramine, la triprolidine, et la bromphéniramine. Deux autres dérivés halogénés, l'iodophéniramine et la fluorphéniramine, sont actuellement testés en polythérapie pour le traitement du paludisme et de certains cancers. L'halogénation de la phéniramine accroît son activité d'un facteur 20.

Effets secondaires[modifier | modifier le code]

La prise de phéniramine peut causer des somnolences, de la bradycardie, et une surdose peut entraîner des troubles du sommeil, nausée, hallucinations, vision trouble, acouphènes, confusion, tremblements[2]

Les personnes traitées au cortisol sur le long terme devraient éviter la phéniramine, car elle peut causer une baisse des niveaux d'adrénaline (épinéphrine) et entraîner une perte de connaissance.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) « Pheniramine overdose: MedlinePlus Medical Encyclopedia », sur www.nlm.nih.gov, (consulté le 5 septembre 2016)