Jamesonite

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Jamesonite[1]
Catégorie II : sulfures et sulfosels[2]
Image illustrative de l’article Jamesonite
Jamesonite et quartz - Mine Anita - Huaron Pérou - (vue 4 cm)
Général
Classe de Strunz 2.HB.15
Formule chimique FePb4S14Sb6 Pb4FeSb6S14
Identification
Masse formulaire[3] 2 064,1 ± 0,5 uma
Fe 2,71 %, Pb 40,16 %, S 21,75 %, Sb 35,39 %,
Couleur gris-noir, s’oxydant en irisation
Classe cristalline et groupe d'espace Prismatique - P 21/a
Système cristallin Monoclinique
Clivage Bon suivant {001}, possible {010}&{012}
Habitus Fins cristaux prismatiques
Échelle de Mohs 2,5
Trait Gris-noir
Éclat Métallique
Propriétés optiques
Transparence Opaque
Propriétés chimiques
Densité 5,63
Propriétés physiques
Radioactivité aucune

Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La jamesonite est une espèce minérale composée de sulfure de plomb, fer et antimoine de formule Pb4FeSb6S14 avec des traces de Cu; Zn; Ag; Bi. Avec une addition de manganèse, elle forme une série avec la bénavidésite. Elle se présente en fins cristaux prismatiques allongés (fibroradiés ou parallèles) ou en amas d'aiguilles feutrées.

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrite par Haidinger en 1825. Dédiée à Robert Jameson (1774-1854), minéralogiste écossais, qui l'a signalée en premier dès 1821[4].

Topotype[modifier | modifier le code]

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 15.5, b = 19.03, c = 4.03, Z = 2 ; beta = 91.8° V = 1188,12
  • Densité calculée = 5,77

Gîtologie[modifier | modifier le code]

La jamesonite se trouve dans les filons hydrothermaux, formée à basse température. Elle est souvent associée à d’autres sulfosels de plomb, à la pyrite, à la sphalérite, à la tétraédrite.

Synonymie[5][modifier | modifier le code]

  • comuccite Comucci (1916),
  • domingite,
  • pfaffite Jean Jacques Nicolas Huot (1841),
  • plumosite Haidinger (1845),
  • sakharovaïte Ivan Kostov (1959),
  • warrenite Eakins (1888),
  • wolfsbergite Jean Jacques Nicolas Huot (1841).


Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

En France

  • Lina Mine, Alzen, Foix, Ariège[7]
  • Bournac, Hérault[8]
  • Mine de Fournial, Molèdes, Cantal[9]

Dans le monde

  • Aranyidka (Hongrie)
  • Huaron (Pérou)
  • Baia Sprie (Roumanie)
  • Pribam (République tchèque)

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Canadian Mineralogist, volume 025, pp. 667 (1987)
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. MINER Database von Jacques Lapaire - Minéraux et étymologie
  5. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  6. Dictionnaire des sciences naturelles Par Frédéric Cuvier 1827
  7. Claude Laforêt, Pierre Monchoux, Élisabeth Oudin, Francis Tollon, Inventaire minéralogique de la France n°11 - Ariège, tome 1 : bassin versant du Salat, Éditions du BRGM, 1984
  8. M. Munoz, Y.Moëlo : "Étude paragénétique de la minéralisation sulfurée complexe (Sb-Pb-Zn-...) de Bournac (Hérault, France)", Bull. Minéral. , 1982, 105, 625-632.
  9. J.-J. Périchaud: "Les Minéraux d'Auvergne", Vol. 2, 1986