ActionAid France - Peuples Solidaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
ActionAid France - Peuples Solidaires
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But « Agir pour les droits. Vaincre la pauvreté. »
Zone d’influence Monde
Fondation
Fondation 1983
Origine Drapeau de la France France
Identité
Affiliation internationale ActionAid International
Financement Dons privés
Slogan « Agir pour les droits. Vaincre la pauvreté. »
Site web http://www.actionaid.fr

Fondée en 1983, la fédération ActionAid France - Peuples Solidaires est une association française de solidarité internationale. Elle soutient les femmes et les hommes qui, partout dans le monde, luttent pour leurs droits économiques, sociaux et culturels.

L’association travaille avec des organisations (ONG, syndicats, etc.) du Sud pour dévoiler les exactions commises par les multinationales et les pouvoirs publics. Les missions de Peuples Solidaires sont d’informer le public, de mobiliser les citoyennes et citoyens, d’alerter les médias, de faire pression sur les décideurs pour faire entendre la voix des organisations de la société civile du Sud. Depuis 2009 Peuples Solidaires est membre associé d’ActionAid International, et est devenue membre officiel affilié le 16 juin 2014[1].

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1971 : Dix millions de réfugiés bengalis affluent en Inde. L’abbé Pierre rencontre Mme Gandhi, Premier Ministre de l’Inde, et lance un appel aux 38 000 maires de France pour des jumelages de coopération avec les camps de réfugiés bengalis en Inde. C’est la naissance de l’UCOJUCO (Union des Comités de Jumelage Coopération) qui deviendra quelques années plus tard l’UCODEP (Union des Comités pour le Développement).
  • 1974 : naissance du Mouvement 1 % Tiers-monde pour un Développement Solidaire
  • 1980 : revenant du Brésil – où ils ont rencontré des paysans, ouvriers, avocats, syndicalistes, animateurs sociaux, gens d’Église, et militants politiques en lutte pour leurs droits – des militants du Mouvement 1 % Tiers-Monde fondent le système des Appels Urgents. Le principe est simple : témoigner, informer et mobiliser les citoyens français pour soutenir celles et ceux qui, ailleurs, luttent pour leurs droits.
  • 1983 : UCODEP et le Mouvement 1 % Tiers-Monde fusionnent pour créer Peuples Solidaires.
  • 1985 : Peuples Solidaires, Terre des Hommes et Frères des Hommes lancent la campagne Pour une Afrique verte qui deviendra l’association Afrique verte en 1990.
  • 1988 : plus de 3000 signataires participent aux Appels Urgents.
  • 1992 : Peuples Solidaires, Ingénieurs sans frontières, et le Centre International de Coopération pour le Développement Agricole (devenu depuis Agronomes et vétérinaires sans frontières) créent Max Havelaar France, association qui gère et promeut le label international de commerce équitable Max Havelaar.
  • 1993 : Peuples Solidaires participe à la fondation de Solidar’Monde, centrale d’achats en commerce équitable.
  • 1995 : Peuples Solidaires et Terre des Hommes créent la Coopérative Financière pour le Développement de l’Économie Solidaire (COFIDES), organisme de micro-crédit pour les porteurs de petits projets des pays du Sud. Peuples Solidaires est membre fondateur du Collectif Éthique sur l’étiquette qui rassemble une quarantaine d’associations et de syndicats afin de promouvoir des conditions de travail décentes dans la filière textile.
  • 1997 : Peuples Solidaires et Terre des Hommes lancent la campagne « Pour une économie au service de l’Homme » et rejoint le Mouvement pour l’économie solidaire (MES)
  • 2000 : plus de 6000 signataires participent aux Appels Urgents.
  • 2003 : Peuples Solidaires rejoint le réseau européen Euroban qui agit aux côtés des travailleurs agricoles des plantations du fruit le plus vendu dans le monde : la banane.
  • 2006 : Peuples Solidaires lance son 300e Appel Urgent pour interpeller l’entreprise Dole, numéro 1 des fruits et légumes dans le monde : « Dole, la liberté syndicale ça s’impose, et ça se respecte ».
  • 2009 : Peuples Solidaires devient membre associé d’ActionAid International. Ses 9000 signataires et 70 groupes locaux font désormais partie d’un réseau mondial présent dans 40 pays.
  • 2011 : le G20 se tient en France, c’est l’occasion d’une année de mobilisation autour de la campagne Allo le G20 ? Ici le reste du monde.
  • 2013 : à la suite du drame du Rana Plaza au Bangladesh en avril, Peuples Solidaires a mobilisé le public, notamment sur internet. L’association a ainsi passé la barre des 100 000 signataires dans l’année.
  • Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, Peuples Solidaires-ActionAid France appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[2].

Missions[modifier | modifier le code]

Les actions de Peuples Solidaires pour défendre les droits et lutter contre la pauvreté s’articulent autour de quatre priorités stratégiques : la dignité au travail, la souveraineté alimentaire, la responsabilité sociale des entreprises et les droits des femmes[3].

Peuples Solidaires agit par divers biais (campagnes de courriers et e-mails, de pétitions mais aussi d’actions de rue et d’événements organisés par ses groupes locaux)[pertinence contestée] :

  • Les Appels Urgents sont des mobilisations urgentes lancées à la demande d’une organisation d’Amérique latine, d’Asie ou d’Afrique confrontée à une violation des droits. Il s’agit de leur apporter une aide concrète et immédiate en interpellant une entreprise ou un gouvernement.
  • Les Campagnes de plaidoyer sont des mobilisations de plus longue haleine pour faire évoluer les pratiques des entreprises, les règles du commerce international et les politiques publiques à un niveau plus global.
  • En alertant les médias
  • En informant le public par la publication de rapports, l'organisation de formations, la présence à des festivals ou salons militants, ou l'intervention en conférences.

Les campagnes[modifier | modifier le code]

En 2013-2014, Peuples Solidaires s’est notamment mobilisé :

  • à la suite de l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh[4],[5].
  • dans le cadre de sa campagne Barbie ouvrière, pour les ouvrières et les ouvriers chinois des usines de sous-traitance de Mattel, avec son partenaire China Labor Watch[6].
  • En poursuivant Samsung en justice en France, avec Sherpa, pour faire reconnaître le caractère trompeur de sa communication éthique en contradiction avec les conditions de travail dans les usines qui fabriquent ses produits en Chine. Samsung attaqué en justice sur "les conditions de travail indignes" chez ses sous-traitants chinois [7].

Le 24 avril 2014, un an après l'effondrement du Rana Plaza, les associations Sherpa, Peuples Solidaires, et Collectif Éthique sur l'Etiquette, déposent une plainte contre le Groupe Auchan et la société Auchan. Celle-ci vise à faire reconnaître que les engagements éthiques de l'enseigne constituent une pratique commerciale de nature à induire les consommateurs français en erreur sur les conditions sociales de fabrication des produits qu'elle commercialise[8],[9]. À la suite du dépôt de cette plainte, le parquet de Lille a ouvert, à la fin de mai 2014, une enquête préliminaire contre le groupe Auchan[10].

Financement[modifier | modifier le code]

Peuples Solidaires a un budget de 1 million d'euros (Rapport annuel 2013 [11],[12] ) et ses ressources proviennent :

  • principalement des dons ;
  • de projets collectifs menés avec d’autres organisations et financés par des institutions publiques, comme la Commission « développement » de l’Union européenne ou l’Agence Française de développement ;
  • de fondations spécialisées dans ses domaines d’intervention : Un monde par tous, Fondation pour les droits de l’Homme au travail ;
  • des cotisations des groupes locaux.

Alliés[modifier | modifier le code]

Peuples Solidaires est membre du CRID, de Coordination SUD, d'EUROBAN, du Collectif Éthique sur l'étiquette, de la Clean Clothes Campaign, du Collectif citoyen contre les accaparements de terres, du Forum citoyen pour la RSE et co-éditeur de la revue Altermondes. L'organisation a mené des actions avec les Amis de la terre[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]