Peugeot Motocycles

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Peugeot Motocycles
Création 1898
Siège social Mandeure 25350
Drapeau de France France
Direction Contantino Balbo Bertone di Sambuy (depuis 2017)
Actionnaires Mahindra (100%)
Activité Fabrication de motocycles
Produits Scooters, mobylettes, vélos
Société mère Mahindra
Effectif 456 en 2017
SIREN 875 550 667
TVA européenne FR71875550667Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.peugeot-motocycles.fr

Fonds propres -37 921 900 € (2017) négatifs
Dette 42 393 400 € (2017)
Chiffre d'affaires 102 446 900 € (2017)
Résultat net -21 365 600 € (2017) perte

Peugeot Motocycles (ou Peugeot Scooters) est un constructeur français de scooters, cyclomoteurs et motos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peugeot 500 M vers 1913-1914.

Peugeot construit sa première moto en 1898. Elle est propulsée par un moteur De Dion-Bouton sur la roue arrière. Elle n'est cependant pas produite en série. En 1901, est présentée la première motobicyclette de 198 cm3, 1,5 ch.

En 1914 sort la Peugeot 500 M, une 500 cm3. C'est la première à utiliser une disposition de type arbre à cames en tête.

En 1925, le site de production de Valentigney/Mandeure est construit[1]. Il est aujourd'hui (2018) le siège social de l'entreprise et on y trouve la seule usine d'assemblage française de scooters Peugeot.

En 1930, Peugeot acquiert Automoto, un pionnier des motos et scooters. En 1934, la P515 (495 cm3) bat neuf records internationaux, dont 3 000 km parcourus à 118 km/h de moyenne. Peugeot est le premier fabriquant français de motos jusqu'aux années 1950. Dans les années 1950, la gamme des vélomoteurs et des motos s’échelonne de 100 à 250 cm3.

À la suite du délaissement des cyclomoteurs au profit des scooters par la clientèle, Peugeot oriente ses constructions vers ce produit dès 1955. Elle développe des scooters de forte cylindrée (125 cm3 et plus), en complément de ses modèles d'entrée de gamme, dont elle annonce à partir de 2008 la délocalisation en Chine[2]. De 2010 à 2018, Peugeot Motocycles change de dénomination commerciale pour devenir Peugeot Scooters[3] pour être plus cohérent avec sa gamme qui se compose exclusivement de scooters.

En 2014, Mahindra & Mahindra acquiert 51 % de l'entreprise[4]. Peugeot Motocycles dispose d'une licence d'utilisation de la marque Peugeot pour 50 ans. Le groupe PSA conserve 49 % des parts[5]. L'objectif est d'ouvrir Peugeot Scooter et ses technologies au marché indien et aux exportations vers les pays à faibles revenus.[réf. nécessaire] En , PSA annonce la vente de ses parts restantes à Mahindra[6]. PSA conserve deux sièges au conseil d'administration au titre de la licence concédée sur la marque Peugeot[6].

Peugeot Motocycles produit actuellement des scooters et des trois-roues de cylindrées allant de 50 à 400 cm3[7]. Le constructeur possède deux sites de production, à Mandeure en France (trois cents salariés[6]) et à Jinan en Chine.

Depuis 2015, l'entreprise est détenue à 51 % par l'indien Mahindra et à 49 % par le groupe PSA, qui annonce la vente du solde du capital à son partenaire[6].

Le , le Groupe PSA annonce la vente de ses dernières parts (49 %) dans l'entreprise. Ainsi le groupe indien Mahindra possède alors 100 % du capital de Peugeot Motocycles[8].

Modèles[modifier | modifier le code]

Motos[modifier | modifier le code]

Peugeot XPS.
Concept P2X Café Racer.

De 1901 à 1939, Peugeot présente 61 modèles de 100 à 745 cm3. Dans les années 1910, il y a la MB de 1907, la MD 330 cm3 de 1910, la MC 350 cm3 de 1913 dite Paris Nice , la 500 M 500 cm3 de 1914 et la MT 750 cm3 de 1917. Dans les années 1920, nous trouvons la CM1 110 cm3 de 1922 qui préfigure les cyclomoteurs d'après-guerre, la SP 250 cm3 et la série des P101 à P110 de 175 cm3 à 350 cm3. Dans les années 1930, le P50 de 100 cm3, sorti en 1931, est le premier vélomoteur de la marque. Il est suivi du P51 en 1933 et du P52 en 1938. En motos, on trouve la P114 de 175 cm3, les P111, P 115 et P117 de 350 cm3 et les P515 et P517 de 500 cm3[9].

En 1945, les P53 de 100 cm3 et P54 de 100 cm3 (des BMA, Bicyclette à Moteur Auxiliaire) sont proches des motocyclettes et permettent de répondre à la demande d'après-guerre. Puis avec la P55, la cylindrée minimale passe rapidement à 125 cm3, conséquence de l'influence des modèles de l'occupant allemand.

La Peugeot SX existe de 1975 à 1980 en version 50 et 80 cm3 qui est utilisée par l'armée. La Peugeot TSA qui sort en 1977 est équipée du moteur de la 103. La TXE sortie en 1980 existe en 80 cm3. Elle est suivie de la TXP en 1982.

La Peugeot TLX, une 50 cm3, sort en 1982. Elle est suivie dans cette catégorie en 1986 par la Peugeot XP[10], déclinée en séries XPS[11] et XPLC. Les XP et TLX étaient équipées d'un embrayage et d'un double variateur automatique pour pouvoir être conduites sans permis comme n'importe quel cyclomoteur, les boites manuelles étant interdites sur les cyclomoteurs entre 1981 et 1996, et étaient souvent appelées « mob », terme qui est par ailleurs devenu générique par abus de langage pour désigner les cyclomoteurs automatiques autres que les scooters.

La 125 XLC, produite de 1985 à 1987, existe également en 200 cm3, version étudiée pour l'armée mais non retenue.

La XP6[12] succède à la XP en 1997, et est remplacée par la XP7 en 2011. Ces modèles sont équipés d'une boîte manuelle. La gamme XP est arrêtée en 2014.

En 2018, Peugeot Motocycles signe son retour dans la moto avec la présentation au Mondial du deux roues de Paris de deux modèles baptisés « Concept P2X » : le Roadster 125 cm3 et le Café Racer 300 cm3.

Cyclomoteurs[modifier | modifier le code]

Peugeot 103 SP, années 1980.

Scooters[modifier | modifier le code]

Peugeot Elyséo 125 Roland Garros (2002).
Peugeot Looxor 125 (2007).
Peugeot Satelis.
  • Peugeot S55 (1953) et S57 (1955) : Peugeot lance la production des scooters en 1955 qui évoquent par leur ligne, la Peugeot 203.
  • Peugeot ST/SC/SX (1982-1992) : premiers scooters à carrosserie plastique, 50 et 80 cm3
  • Peugeot Metropolis 50 (1984-1993), 50 cm3
  • Peugeot Rapido (1987-1992)
  • Peugeot SV (1992-2004), 50, 80 et 125 cm3
  • Peugeot Buxy/Zénith (1993-2002), 50 cm3
  • Peugeot Speedake (1994-2002), 50
  • Peugeot Squab (1995-2002), 50 cm3
  • Peugeot Scoot'elec (1996-2006) : premier scooter électrique
  • Peugeot Speedfight (1997-2015), 50 cm3
  • Peugeot TKR (1997-2014), 50 cm3
  • Peugeot Elyséo (1998-2006), 125 cm3
  • Peugeot Looxor (2001-2014), 50 cm3
  • Peugeot Elystar (2002-2014), 50 cm3
  • Peugeot Jet Force (2002-2014), 50 cm3
  • Peugeot Satelis (2006-2012), 125 cm3
  • Peugeot Satelis compressor (2007-2013), 125 cm3
  • Peugeot Geopolis (2007-2013), 125 cm3
  • Peugeot Ludix (2007-2013), 50 cm3
  • Peugeot Ludix (2007-2017), 50 cm3
  • Peugeot LXR (2009-2013), 125 cm3
  • Peugeot Vivacity (2008-2018), 50 cm3
  • Peugeot Tweet (2010-), 50 et 125 cm3
  • Peugeot Citystar (2011-), 50, 125 et 200 cm3
  • Peugeot Metropolis (2011-2020), 400 cm3
  • Peugeot e-Vivacity (2012-2018) : deuxième scooter électrique
  • Peugeot Satelis (2012-2019), 125 cm3
  • Peugeot Kisbee (2013-), 50 cm3
  • Peugeot Streetzone (2014-), 50 cm3
  • Peugeot Django (2014-), 50 et 125 cm3[13]
  • Peugeot Speedfight (2015-), 50 et 125 cm3
  • Peugeot Belville (2017-), 125 et 200 cm3
  • Peugeot 2.0 (2018-) : troisième scooter électrique
  • Peugeot Pulsion (2019-), 125 cm3
  • Peugeot Metropolis (2020-), 400 cm3

Maxi-scooters[modifier | modifier le code]

  • Peugeot Geopolis (2007-2011), 250 cm3
  • Peugeot Geopolis (2013-2016), 300 cm3
  • Peugeot Geopolis (2007-2013), 400 cm3
  • Peugeot Satelis (2006-2012), 250 cm3
  • Peugeot Satelis (2012-2015), 300 cm3
  • Peugeot Satelis (2014-2017), 400 cm3, moteur du Peugeot Metropolis
  • Peugeot Satelis (2007-2013), 500 cm3

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Peugeot Motocycles » (voir la liste des auteurs).
  1. « Peugeot motocycles : historique du groupe depuis 1889 », sur peugeot-motocycles.com (consulté le 29 août 2018)
  2. Les Échos, 23 juillet 2007, p. 17
  3. Interne Peugeot Motocycles
  4. « Mahindra takes an old French turn, buys 51% stakes on Peugeot Motocycles », sur dailybhasker.com, (consulté le 20 août 2015).
  5. « Mahindra, the new stakeholder ».
  6. a b c et d Lionel Steinmann, Julien Dupont-Calbo, « PSA lâche totalement le guidon de Peugeot Motocycles », sur lesechos.fr, (consulté le 26 octobre 2019).
  7. « Peugeot Motocycles - Gamme », sur peugeot-motocycles.com (consulté le 17 juillet 2018).
  8. « PSA vend ses dernières parts dans Peugeot Motocycles au groupe indien Mahindra », sur usinenouvelle.com, (consulté le 1er janvier 2020)
  9. |Site peugeot
  10. Petit blogue dédié à la XP, sur peugeotxp.xooit.fr
  11. Peugeot XPS Track 50, les 50 cm3, sur www.les50cm3.com
  12. Peugeot XP6 Track 50, les 50 cm3, sur www.les50cm3.com
  13. « Configurateur Django »