Peugeot 103

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Peugeot 103
Image illustrative de l'article Peugeot 103
L'un des tout premiers modèles

Constructeur Drapeau : France Peugeot
Années de production 1971- toujours produite
Type Cyclomoteur
Moteur et transmission
Moteur(s) monocylindre 2 temps refroidi par air ou liquide
Démarrage pédalage ou kick selon modèle
Cylindrée 49,13 cm3
Puissance maximale 2,0 - 3,0 ch à 5 000-5 500 tr/min
Couple maximal environ 0,4 mkg à 4 000 tr/min
Alimentation 1 carburateur
Embrayage automatique centrifuge
Boîte de vitesses à monovitesse ou à variateur rapports
Transmission par courroie et chaîne
Vitesse maximale limitée à 45 km/h en France.
Débridée : de 60 à 80 km/h
Cadre, suspensions et freinage
Suspension avant (débattement) fourche télescopique (50 mm)
Suspension arrière (débattement) ressorts ou rigide (50 mm)
Frein avant tambour ou disque
Frein arrière tambour
Poids et dimensions
Empattement 1 120 mm
Poids à sec 39 à 56 kg
Réservoir (réserve) 3,7 à 5 litres (0,5 litres)

Histoire[modifier | modifier le code]

La Peugeot 103 est un cyclomoteur lancé en France en 1971, plus puissant, confortable mais plus cher que le 102 qu'il remplacera. L'étude du 103 comme du 102/101 a été dirigée par l'ingénieur Edmond Padovani, ex-directeur technique du constructeur de moto Terrot absorbé par Peugeot en 1959.

Les éléments composant un 103 étaient essentiellement fabriqués en France et assemblés à Mandeure dans le Doubs.

Le Peugeot 103 était doté d'un moteur de 49,13 cm3 (alésage x course 40 × 39,1 mm), et était bridé à 45 km/h, ce qui lui permettait de pouvoir être conduit sans permis.

Son réservoir, d'une capacité de 3,69 litres (dont 0,5 litres de réserve) de mélange essence/huile (3 a 5 % d'huile) lui offrait une autonomie d'environ 100 km (dont 10 km en réserve).

Une innovation intéressante était la « réserve », héritée de la moto. Le carburant était absorbé à une hauteur de 10 % de la taille du réservoir. Quand 90 % du carburant était consommé et que le moteur s'arrêtait, l'utilisateur pouvait échapper à la panne sèche en tournant le robinet sur la position « réserve » qui aspirait le fond du réservoir (souvent sale) ce qui constituait un avertissement. Il lui restait alors quelques kilomètres d'autonomie, de quoi aller se ravitailler à la pompe la plus proche. Le mélange à 4 % était vendu dans les stations-services 10 a 25 % plus cher que le litre d'essence.

Le tout premier 103, le 103 VS commercialisé en 1971 disposait d'un équipement complet : amortisseurs avant et arrière, compteur de vitesse, et pouvait recevoir en option, des clignotants, feux stop et avertisseur sonore. C'est ce modèle, qui allait devenir la MVL par la suite qui a véritablement lancé le succès du 103 chez les jeunes.

Au fil des années, il a été décliné en de très nombreuses versions, allant des modèles light, sans variateur, sans suspension arrière et sans compteur de vitesse, jusqu'aux modèles haut de gamme comme les spx, rcx ou Fox.

À l'inverse du 102, les 103 ont reçu dès le départ un système d'admission à clapet dans le carter, ce qui lui confèrera beaucoup plus de puissance et de souplesse que le 102, équipé d'un moteur à admission au cylindre, par jupe de piston.

Au fil des années, le 103 a subi d'importantes évolutions, tant du point de vue de la motorisation que de celui de la partie cycle.

Évolution du moteur[modifier | modifier le code]

La puissance des premiers modèles était de 2,0 chevaux DIN, mais elle culmina à 3,3 ch à la fin de la production. Les premiers moteurs des 103 étaient munies de carter et cylindre disposant de deux transferts d'admission latéraux et du même allumage à rupteur que les 102 (deux bobines, une pour l'allumage, l'autre pour l'éclairage). Ils recoivent par la suite des carters et cylindre à 3 transferts et d'un allumage à rupteur pouvant recevoir 5 bobines plus puissant, permettant d'avoir une puissance d'éclairage avant de 15 W sous 6V (contre 6 W sous 6 V sur les premiers modèles), d'une bobine dédiée pour le stop et deux emplacements disponibles pour alimenter les clignotants optionnels (les premières 103 disposant de clignotants étaient alimentés par une petite batterie placée sous la selle). Le circuit d'éclairage passe en 12 volts en 2003.

En 1987, tous les modèles (à quelques exceptions près) ont été équipés d'allumage électronique (5 branches) bien plus fiables et robustes que les modèles à rupteur. De plus, les volants des allumages électroniques d'origine sont munis d'une clavette, afin de pouvoir les démonter et remonter facilement sans avoir besoin de caler à nouveau l'avance à l'allumage.

C'est également en 1987 que Peugeot commercialise son premier 103 à refroidissement liquide : la 103 SP-LC (ou SLC), sur la base de la 103 SP2. Par la suite, le refroidissement liquide sera proposé uniquement sur les SPX et RCX, puis, à partir de 1996, uniquement sur la RCX.

Les Fox et FXR ont reçu un mono bras oscillant, une transmission et une motorisation de type « scooter », plus puissante, notamment avec son cylindre à 5 transferts, ainsi qu'un double variateur leur conférant d'excellentes accélérations. La Fox L était équipée de série, de clignotants, d'un graissage séparé, d'un témoin d'huile et d'un témoin de réserve et même d'un démarreur électrique.

Évolution de la partie cycle[modifier | modifier le code]

La partie cycle a subi de nombreuses évolutions également. L'une des plus importantes est le bras oscillant court à section rectangulaire, réservé aux SPX-RCX et dérivées. En 1989, sur les modèles SP, SPX et RCX, les jantes en tôle avec leur tambour de 80 mm disparaissent au profit de jantes en alu disposant, selon les millésimes et modèles, trois doubles branches « hélices », cinq doubles branches ou trois branches plates larges sur les RCX.

En 1996, l'ensemble de la gamme des 103 est restylé. Elles reçoivent notamment un plus gros réservoir de 5 litres, des carters moteur modifiés, venant dans le prolongement du réservoir. Les roues de 17 pouces cèdent désormais leur place aux roues de 16 pouces avec des freins à tambour de diamètre 100 mm. Ce restylage donne naissance à la « 103 phase 2 ». Il s'agira de la dernière évolution majeure du cadre des 103.

Déclin[modifier | modifier le code]

Face à l'arrivée des cyclomoteurs à boites de vitesses manuelles, et des scooters meilleur marché et surtout plus sûrs que ceux vendus au début des années 90, le 103 entame lentement son déclin à la fin des années 90. Le déclin va s'accentuer dans les années 2000, notamment en raison de l'arrivée de scooters asiatiques « low-cost » (de marque coréenne, taiwainaise ou chinoise).

La 103 SPX, l'un des modèles phare de la marque, s'efface en 2003. Le dernier 103 français a été fabriqué en 2006 et depuis les quelques modèles vendus sont fabriqués en Chine.

La Peugeot 103 reste également produite au Maroc, à Casablanca[1]. Elle est déclinée en différentes versions (ressemblant aux anciennes 103 MVL, SP3 ou même Fox mais toutes à pédales) et ne sont pas importés en France. Des modèles très approchants sont fabriqués en Turquie pour le marché local sous la marque Ramzey.

Cependant, à l'heure actuelle, des utilisateurs irréductibles restent adeptes de la 103, même neuve. En 2015, soit plus de 40 ans après sa sortie, Peugeot propose toujours le 103 Vogue à son catalogue à partir de 859 € pour le modèle sans variateur ou 949 € pour le modèle à variateur (tarifs 2015). Il a subi quelques évolutions par rapport à ses aïeux : réservoir de 5 litres, éclairage permanent, circuit 12 V contre 6 V auparavant, compteur rétro-éclairé (il a fallu attendre l'arrivée du Peugeot 103 FOX-L pour voir l'arrivée du rétroéclairage des compteurs des 103. Aucun n'en disposait d'origine alors que MBK et même Motobécane le proposait déjà depuis des années).

En France en 2014 environ 1345 « Vogue » se sont vendues.

Aujourd'hui, les 103 d'origine commercialisées dans les années 70 à 90 sont de plus en plus recherchées par les collectionneurs et par les utilisateurs historiques de ces machines (généralement agées aujourd'hui de 30 à 50 ans).

Modifications, débridage[modifier | modifier le code]

D'origine, pour être conforme à la législation française, la vitesse maximale était de 45 km/h (environ 55 km/h compteur), mais il était possible d'atteindre, selon les modèle, 60 voire 70 km/h (70 à plus de 80 km/h compteur) en débridant le variateur et en modifiant ou en remplaçant le pot d'échappement.

Des années 1970 aux années 1990, la « mob » (abréviation de mobylette, modèle de cyclomoteur créé par Motobécane), ou encore la « brèle » était le symbole des jeunes.

La bataille faisait rage entre le 103 de chez Peugeot et les séries « 50 » et « 51 » de chez Motobécane.

C'était la grande époque de la modification sauvage des petits moteurs des mobylettes, allant du simple pot d'échappement au gros carburateur en passant par des kits de toute cylindrée ; les mobs grimpaient alors en toute illégalité à 90-100 km/h (actuellement certains engins arrivent à dépasser les 140 km/h au lieu des 45 km/h, la vitesse maximale autorisée pour un cyclomoteur). Remarquons toutefois que les indications fournies par les compteurs Peugeot d'origine sont généralement fantaisistes (environ 20 km/h de plus que la vitesse réelle), comme la plupart des compteurs de cyclomoteurs et scooters. Le seul moyen alors d'avoir une indication de vitesse fiable était d'adapter un compteur électronique de vélo.

Les « kits » les plus répandus allaient de 50 cm3 à 80 cm3, selon les marques, pistons allant de 44 mm à 47 mm au lieu de 40 mm, voire 50 mm avec changement de carter, et très rarement vilebrequin porté d'une course de 39,1 mm à une course de 42,1 mm (soit 82,66 cm3 en 50 × 42,1 mm) couplé à un pot de détente et des carburateurs souvent de marque Dell'orto de 15 à 30 mm de diamètre contre le carburateur Gurtner 12 mm d'origine. Peu fiables, surchauffant et serrant facilement, ces kits offraient (beaucoup) plus de puissance, plus de régime au détriment de consommations ahurissantes avoisinant les 10 l aux 100 km. Le problème était de trouver un compromis entre la discrétion (forme d'origine) et le refroidissement (surchauffe). Les kits ayant des petites ailettes surchauffaient rapidement, seuls les polygonaux à ailettes monstrueuses ou les kits à refroidissement liquide tenaient la distance.

Conception[modifier | modifier le code]

Partie cycle[modifier | modifier le code]

Cadre[modifier | modifier le code]

Les cadres de 103 sont fabriqués à partir de tôles embouties et de tubes cintrés d'acier. Le réservoir en deux demi-coques fait partie de la structure du cadre. On distingue deux sortes de 103, le modèle initial sur lequel la boîte à outils qui sert aussi de support pour le tube de la selle est rapportée et vissée sur le cadre et les derniers modèles (ayant cohabité) où le support de selle fait partie du cadre. Mis à part quelques versions très bas de gamme sans suspension arrière, les 103 ont la particularité d'avoir un bras oscillant en tube ovale (suspension arrière) qui soit articulé en avant du moteur. Le moteur est solidaire de ce bras. Cette technique permet d'éliminer toute tension de chaîne quand la suspension fonctionne, puisque le moteur, le plateau et la roue arrière sont solidaires. En revanche, l'inconvénient est que le très long bras oscillant est moins rigide que chez le concurrent de toujours : le 51 de Motobécane. Pour pallier ce problème, Peugeot va améliorer la conception de la suspension en utilisant à partir de 1988 sur certains modèles un bras de section court articulé sous le tube de selle. À la fois plus court et plus rigide, la tenue de route en est d'autant augmentée. C'était d'ailleurs un élément de marketing important dans les années 1980. Ce bras est de forme ovale classique sur les modèles standards (Vogue, Z, etc.) et à la fois plus gros et rectangulaire sur la série SPX/RCX et ses dérivées. Sur certaines séries « sportives », une barre de renfort entre la selle et le tube de direction apparaît de série (RCX, Racing, Chrono). Les amortisseurs sont articulés en arrière de la selle et vont se fixer près de l'axe de roue arrière. Selon les modèles, ils sont sertis ou à ressorts apparents sur les versions sport. Au milieu des années 1980, les versions sportives reçoivent des amortisseurs de marque Paioli réglables et même, en option équipés d'une bonbonne de gaz (sauf sur le RCX LC où ils sont de série).

Fourche[modifier | modifier le code]

La fourche est sur les modèles standard de type inversé et à ressorts sans hydraulique. La partie coulissante est proche de l'axe de roue avant. Le phare est intégré à la fourche, la partie supérieure pouvant recevoir un compteur. Sur les versions sport, une fourche, toujours à ressorts et sans huile est montée. Elle reçoit un phare rond puis une tête de fourche aérodynamique avec un phare carré encastré et un compteur. Certains modèles de petite série reçoivent des têtes de fourche spécifiques (T16, CRX). Seules certaines séries HPL chopper avaient une fourche Paioli hydraulique de série. La grande majorité des 103 reçoivent un porte bagage sur le tube arrière au-dessus de la roue. Mais certaines versions comme le Racing, les RCX ont reçu des parties arrières plus ou moins carénées faisant à la fois siège et carrosserie.

Peugeot 103 SP2, 1988, roues Leleu

Roues[modifier | modifier le code]

Les roues sont à rayons et de 17 pouces au début de la série. Les bâtons en acier apparaissent à la fin des années 1970 pour se généraliser avec les versions sport. Figure emblématique du 103, la roue à 5 bâtons en acier Leleu. À la fin des années 1980, les 103 reçoivent des roues en alliage qui passeront à 16 pouces à la fin de la série dans les années 2000.

Cas particulier :

  • Le chopper Indiana reçoit des roues à 60 rayons chromées spécifiques.
  • La 103 SPR reçoit des roues à 6 bâtons et moyeux rivetés spécifiques.

Freinage[modifier | modifier le code]

Les 103 sont équipés de série de freins à tambour à commande par câble. Les freins sont de 80 mm sur la majorité des premiers modèles et ont évolué vers 90 mm avec les jantes en aluminium. En 1996, le diamètre des tambours passe à 100 mm. Le freinage des 103 (comme de leurs concurrents) n'a jamais été à la hauteur des freins à disque. À noter également que, contrairement à la magnum racing XR, aucune 103 n'a reçu de frein à disque hydraulique.

Moteurs[modifier | modifier le code]

Le moteur 103 est un mono-cylindre 2 temps incliné. L'alimentation se fait par carburateur et clapets via des lumières. Ces lumières sont passées du nombre de 2 à 3 au début des années 1980. La cylindrée est de 49,1 cm3 (alésage 40 mm, course 39,1 mm). Les puissances avec des carburateurs (d'origine Gurtner) de 12 à 14 mm vont de 2 à 3 chevaux DIN autour 5 000 tr/min. Le taux de compression a évolué au cours de l'histoire de 8,5/1 à 10/1 sur les derniers modèles. L'allumage par magnéto (sans batterie) est implanté sur la partie droite du moteur. D'abord à rupteurs classiques, il deviendra électronique au milieu des années 1980 améliorant la fiabilité. Le moteur s'arrête par utilisation d'une soupape dé-compresseur manuelle sur la culasse.

Le refroidissement est par circulation naturelle de l'air sur les ailettes de la culasse et du cylindre. Avec la 103 SLC de 1985 apparaît le premier refroidissement liquide de série. Ce système fonctionne par thermosiphon sans pompe de circulation. Le radiateur est alors placé sous le réservoir, face à la route et habillé par des élytres. Le refroidissement par liquide permettra aux moteurs améliorés de mieux fonctionner car le positionnement des ailettes à 45 degrés de la route et le fait que les ailettes étaient partiellement masquées par la culasse sur les 103 ne permettait pas un refroidissement satisfaisant, en particulier sur les mécaniques trafiquées dégageant beaucoup de chaleur.

Le démarrage du moteur se fait en pédalant sur le cyclo (comme à vélo), ou, en actionnant la pédale « façon kick » lorsque la machine est sur sa béquille centrale ou en poussant (à la poussette) roues au sol. La famille SPX introduit un démarrage par kick avec décompresseur automatique, agissant sur le plateau de transmission via la courroie, faisant disparaître les pédales.

Les moteurs sont équipés d'origine d'un pot d'échappement cylindrique silencieux puis apparut avec le SPX un pot « sport » de type « Cobra III » à détente monté progressivement sur une grande partie de la gamme.

Partie électrique[modifier | modifier le code]

Le faisceau électrique est rudimentaire et donc fiable[2].

L'énergie électrique est générée via un volant magnétique, par l'intermédiaire de bobines à haute tension. Les toutes premières 103 étaient équipées d'un allumage à deux bobines, une pour l'allumage, une autre de 6 W pour l'éclairage. Elles seront remplacées par des allumages à 5 branches (une pour l'allumage, une de 15 W pour l'éclairage et une de 10 W pour l'avertisseur sonore et deux bobines, les « accessoires »).

Chaque bobine peut fournir 15 watts d'énergie, soit d'après la formule watt = volt x ampère une tension de 6 volts avec 2,5 ampères lorsque le volant magnétique est lancé à pleine vitesse.

Au ralenti, chaque bobine délivre environs de 2,5 volts, avec une fréquence d'environ 20 Hz. À pleine vitesse, la tension aux bornes de chaque bobine pouvant être bien supérieur à 6 volts avec une fréquence de 140 Hz, la tension est donc régulée par un transformateur.

Transmission[modifier | modifier le code]

La transmission est classique pour un cyclomoteur : la transmission primaire s'effectue par courroie entre le moteur et le plateau et la secondaire par chaîne entre le plateau et la roue arrière. Le moteur est généralement équipé d'un variateur centrifuge qui augmente le diamètre de la poulie avant avec la vitesse. Seuls quelques modèles d'entrée de gamme n'avaient pas de variateur.

Sur les 103 historiques, l'embrayage centrifuge automatique est co-implanté avec le variateur. Sur la famille SPX, l'embrayage est déporté sur le plateau central, seul le variateur est fixé au moteur.

Sur les modèles FOX et FXR, la transmission s'effectue par courroie et par pignon. Ils sont équipés d'un double variateur comme les scooters.

Modèles[modifier | modifier le code]

Épave de 103
Peugeot 103 SP, années 1980

Plusieurs gammes passées et présentes existent :

  • V, VS : la 103 VS est le tout premier modèle de la gamme en 71. Orienté utilitaire, avec porte-bagages arrière (des sacoches latérales peuvent être montées). Le moteur est refroidi par air et démarre avec les pédales. Sa puissance est de 2 ch et est dotée d'amortisseurs avant et arrière, freins à tambour 80, roues à rayon, compteur. La V est le modèle d'entrée de gamme : sans variateur, sans compteur et sans amortisseur arrière.
  • MV, MVL : la MVL succède à la VS. Par rapport aux « V » et « VS », la finition générale évolue et est plus poussée. Le phare rectangulaire cède sa place au phare carré, et sa puissance passe à 2,5 ch grâce au moteur 3 transferts. La MV conserve ses roues à rayon et est démunie de compteur et d'avertisseur sonore. La MVL quant à elle, reçoit en série des roues à bâtons, un compteur de vitesse, un avertisseur, un feu stop et une finition générale plus poussée. Elle sera équipée de l'allumage électronique à partir de 1987.
  • L, L2, ML : correspond aux versions esthétiquement proches des MV mais sans variateur
  • SP : la SP est mécaniquement équivalent à la 103 MVL, mais son look tout terrain reprend les diverses modifications apportées par les jeunes de l'époque avec une grande fourche, des amortisseurs arrières plus longs et un phare rond. Les premières 103 SP sont de couleur verte métallisée et les jantes à rayons, puis a bâtons. La gamme est enrichie par une version « SPR » en 1979 qui est de couleur bleu métal avec jantes à bâtons et selle « confort ». Par la suite, de nouveaux coloris ont fait leur apparition : bleu nuit, rouge, noir, bleu clair, blanc. La 103 SLC (Sport Liquid Cooled) était une 103 SP avec refroidissement liquide (type de cadre chez Peugeot : V51), premier modèle de la marque équipé de ce type de refroidissement. Le SP évolue en 103 SP2 en 1986 (phare rectangulaire caréné et 2,8 ch (2,9 pour le moteur refroidi par liquide) allumage électronique, puis en SP3 avec jantes en aluminium en 1989.
  • Land ou SPL : version « militaire », de couleur kaki, de la 103 SPR. Elle a obtenu un très grand succès chez les lycéens qui l'associaient à une sacoche « US » de la même couleur en guise de cartable.
  • Chrono : une MVL au look sportif, avec une selle biplace, un guidon rabaissé, et des coloris agressifs noir et rouge.
  • TLX : modèle disponible au milieu des années 1980, typé « cross/enduro » qui comporte des pneus à crampons, des amortisseurs réglables, un habillage en plastique façon enduro. C'est l'équivalent Peugeot de la MBK FX.
  • RCX / RCX LC / RCX R / SPX / SPX LC / MVX / FUN : importante évolution du cadre 103 par l'adjonction d'un démarrage au kick. Les pédales disparaissent, moteur de 3 ch avec carburateur de 14 mm (au lieu de 12 sur les autres modèles), bras de suspension court à section rectangulaire, phare caréné à l'avant des SP2. La différence pour la RCX, est sa position couchée, sa barre de renfort centrale, sa selle deux places, son guidon court. Les versions LC sont à refroidissement liquide et ont des amortisseurs à gaz réglables. La MVX est basée sur la même mécanique, mais revêt le style des MVL. La Fun est produite sur base de SPX mais à des couleurs détonantes (violet, rose, jaune vif, sur une même mobylette).
  • Clip : édition limitée, à la mécanique de SPX mais moins chère avec un rétro-look de SP car il conserve un phare rond. Sa décoration et sa peinture sont spécifiques.
  • Vogue / Vogue Évolution : les premières Vogues sont apparues en 1988 et étaient les modèles bas de gamme et bon marché des 103 à l'époque. Déclinée en 4 versions : R, T, S et V. Il s'agissait de « MVL épurées », équipements minimalistes, sans variateur (sauf pour la Vogue V).Comme les autres 103, son châssis et son esthétique ont été modernisés en 1996, en recevant des roues de 16 pouces. Elle remplacera finalement la MVL à son arrêt de production. Elles peut recevoir en option, un variateur, des clignotants un rétroviseur droit et un pare-brise. Elle figure toujours au catalogue Peugeot en 2016. Il s'agit du seul modèle encore en production vendu en France.
  • HPL : style Chopper avec guidon haut, selle biplace et fourche hydraulique Paioli. Elle évolue en « Arizona » et « Indiana » avec roues à 60 rayons spécifiques.
  • Fox : elle est très utilisée par les livreurs de pizza. À mi-chemin entre la 103 et le scooter, cet engin est formé d'un cadre de 103 et d'une motorisation de scooter (moteur 5 transferts au lieu de trois sur les autres 103 voire deux pour les plus anciens et double variateur de vitesse).
  • FXR : le modèle Fox racing.
  • CRX : un modèle cross qui est devenu rare
  • 103 racing, la 103 GTI : un modèle antérieur au 103 Chrono devenu très rare
  • 103 Passion/évasion

Modèles apparentés[modifier | modifier le code]

  • Country MX : une sorte de gros BMX équipé d'un moteur de 103 sous le tube de selle, peu diffusé et très rare de nos jours;
  • XP : cyclomoteur ayant l'apparence d'une petite moto trail.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Le schéma se trouve à cette adresse : http://thesymbiote.free.fr/mob/mecanique/faisceau.jpg

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]