Petroleum Development of Oman

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Petroleum Development of Oman

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 1925
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Mascate, Drapeau d'Oman Oman
Actionnaires OmanVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Groupe pétrolier
Produits pétrole, gaz naturel
Effectif 8500
Site web http://www.pdo.co.om/pdo/

Chiffre d’affaires 11,4 milliard de dollars

Petroleum Development of Oman (PDO) est la première compagnie pétrolière nationale du Sultanat d'Oman.

Elle effectue plus de 90 % de l'exploration et production pétrolière nationale et dispose de la quasi-totalité des ressources de gaz naturel. La compagnie est majoritairement détenue, à 60 % par le gouvernement du sultanat d'Oman, les parts restantes étant détenues par la Royal Dutch Shell (34 %), Total (4 %) et Partex (2 %)[1]. Les premières découvertes de pétrole dans le sultanat remontent à 1962, et les premières exportations datent de 1967[2].

Historique[modifier | modifier le code]

1994 - 2002[modifier | modifier le code]

À la fin de 2000, suite à l'application de la technologie la plus récente pour augmenter la récupération de pétrole, Petroleum Development Oman connait une augmentation de sa production. Une partie de l'augmentation de la production au cours de ces années est constituée de «pétrole neuf» de champs qui ont été non seulement trouvé, mais aussi développé à un rythme accéléré. Pendant la période 1967-1980, toute la production de la compagnie provenait de onze champs, en 1988, 50 champs fournissaient la somme totale de la production pétrolière. En 1999 on compte une centaine de champs[3].

Lorsque, au début des années 1990, la campagne d'exploration de gaz de la société permet de constater à quel point les champs de gaz du pays étaient abondants, le gouvernement décide d'établir une industrie complètement nouvelle: l'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL). En 1996,la compagnie conclut un accord avec le gouvernement pour développer les gisements de gaz du centre de l'Oman afin de fournir du gaz à une usine de GNL à Qalhat, près de Sur. Pour parvenir à son terme, la société doit forer des puits, les raccorder à une nouvelle usine de traitement de gaz à Saih Rawl, puis transporter le gaz transformé via un pipeline de 352 kilomètres vers Qalhat. Dès lors, la compagnie peut alors garantir la livraison de gaz pendant 25 ans[4].

Ce projet en amont du GNL, d'un coût de 1,2 milliard de dollars, est le plus gros projet de l'histoire de la compagnie. En novembre 1999, l'usine de transformation centrale de Saih Rawl et le gazoduc de Saih Rawl à Qalhat sont livrés et, en avril 2000, le premier chargement en aval de GNL est expédié en Corée du Sud et, six mois plus tard, le Sultan ouvre officiellement l'usine de GNL[5].

Ayant accumulé un tel élan dans sa production pétrolière à l'entrée dans les années 1990, la société s'attendait à ce que la tendance se poursuive. Malheureusement, la stratégie de développement de terrain de la société pour le début du 21e siècle (basée sur le forage intercalaire avec des puits horizontaux et un épandage d'eau abondant) a été dissipée avant que les projets d'assainissement, qui nécessitent des études exhaustives sur les réservoirs, puissent être pleinement mis en œuvre. Le déclin naturel du taux de production de ses principaux champs pétrolifères a finalement rattrapé la société au début du millénaire. Et pour aggraver les choses, ses nouveaux champs étant de plus petites tailles, ses nouveaux puits livraient moins de pétrole augmentant par conséquent son coût. Le constat était clair : le modèle d'exploitation de la société n'était pas viable à long terme[6].

Depuis 2002[modifier | modifier le code]

Suite à un examen approfondi mené en 2002, qui a débouché sur un vaste programme de changement, la compagnie a élaboré des plans ambitieux de récupération de la production basés non seulement sur le waterflooding mais aussi sur les techniques de récupération assistée (EOR): l'application de chaleur, de produits chimiques ou de solvants gazeux. Mais, pour qu'ils soient durables à long terme, les plans devaient être exécutés avec un budget revu à la baisse, ce qui les rendait encore plus difficiles. Un total de 2 milliards de dollars d'économies sur la période de cinq ans 2002-2008 a été incorporé dans le budget de la société. Heureusement, en raison de la nature à long terme des investissements qui étaient nécessaires, le gouvernement omanais a accepté, en fin 2004, d'étendre les concessions d'exploration et de production et les accords d'exploitation de la compagnie pendant 40 ans, c'est-à-dire jusqu'en 2044.

Pendant ce temps, le gaz continue d'être un domaine de croissance pour la société. Une nouvelle usine de traitement du gaz a été mise en service à Saih Nihayda en 2005 et une autre en 2008 pour le champ gazier de Kauther. Avec l'ajout de ces deux usines de transformation, près d'un tiers de l'énergie hydrocarbonée fournie par le PDO provient du gaz naturel - le combustible qui joue un rôle central dans les plans de diversification économique du gouvernement.

En 2015, la compagnie lance le projet Miraah ("miroir" en arabe), une installation solaire qui devrait produire plus de 1021 Mw qui sera située dans le sud du sultanat[7]. Au début du projet, celui est considéré comme devant être l'une des plus grandes usines solaires au monde[8]. La construction de l'usine débute à la fin de 2015 et est effectuée par la compagnie GlassPoint, et les opérations devraient commencer en 2017[9].

En avril 2016, Le projet solaire Miraah en cours dans le sud de l'Oman vaut à Petroleum Development Oman et son partenaire dans ce projet, GlassPoint Solar, le prix Shell Upstream International (UI) Impact Award. Reconnu pour la sécurité et l'environnement, Miraah va exploiter l'énergie propre du soleil pour produire de la vapeur utilisée pour récupérer le pétrole lourd d'Oman. Le projet remplacera le gaz naturel typiquement brûlé pour produire de la vapeur, ce qui devrait entraîner plus de 300.000 tonnes d'émissions de carbone chaque année[10].

En mars 2017, Petroleum Development Oman annonce qu'elle prolonge son partenariat avec la société Bilfinger pour des prestations d'ingénierie et de maintenance. Cela jusqu'en 2021 et pour un montant d'environ 200 millions d'euros[11].

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le Conseil d'administration de la compagnie est composé de douze membres. Sept, dont le président de la compagnie, qui est le ministre du Pétrole et du gaz, représentent le gouvernement du Sultanat d'Oman et cinq représentent les actionnaires privés de PDO, Royal Dutch Shell (Pays-Bas et Royaume-Uni), Total (France) (Portugal).

Son directeur est M. Raoul Restucci[12].

Site officiel[modifier | modifier le code]

Le site officiel de la compagnie est www.pdo.co.com[13]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Latest Oil and Gas Jobs at Petroleum Development Oman - PDO », Gulf Job Careers,‎ (lire en ligne)
  2. « Petroleum Development Oman, LLC: Private Company Information - Bloomberg », sur www.bloomberg.com (consulté le 23 mars 2017)
  3. (en) OGJ DataBook 2008, PennWell Books, (lire en ligne)
  4. (en) International Business Publications USA, Oman Economic and Development Strategy Handbook: Strategic Information and, Int'l Business Publications, (ISBN 9781438736846, lire en ligne)
  5. « Qalhat LNG Plant », sur Hydrocarbons Technology (consulté le 29 mars 2017)
  6. (en) « Challenges Facing the Oil Industry- Perspective from PDO North Assets », Oman Section, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  7. (en) « Miraah Solar », sur www.pdo.co.om (consulté le 24 mars 2017)
  8. « Oman: Construction Starts for World´s Largest Solar Steam Power Plant Miraah | Solarthermalworld », sur www.solarthermalworld.org (consulté le 24 mars 2017)
  9. « Miraah Solar Thermal Project », sur Power Technology (consulté le 24 mars 2017)
  10. « source »
  11. Jean-Guy Debord, « Synthèse de l'actualité du pétrole et du gaz semaine du 13 au 19 mars 2017 », sur www.euro-petrole.com (consulté le 23 mars 2017)
  12. « PETROLEUM DEVELOPMENT OMAN LLC - Oman », sur www.businessgateways.com (consulté le 23 mars 2017)
  13. (en) « PDO », sur www.pdo.co.om (consulté le 23 mars 2017)