Petites misères de la vie conjugale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Petites misères de la vie conjugale
Image illustrative de l'article Petites misères de la vie conjugale

Auteur Honoré de Balzac
Pays Drapeau de la France France
Genre Étude de mœurs
Éditeur Chlendowki
Collection La Comédie humaine
Lieu de parution Paris
Date de parution 1830-1846
Série Scènes de la vie privée
Chronologie

Petites misères de la vie conjugale est un essai d’Honoré de Balzac écrit de 1830 à 1846, en diverses parties remaniées et refondues. Composé de trente-sept chapitres parus séparément dans la Caricature, la Presse, Le Diable à Paris, et d’autres revues, il a fait l’objet de deux éditions globales distinctes : chez Chlendowki et chez Roux et Cassanet (cette dernière n’étant pas contrôlée par Balzac)[1].

Thème[modifier | modifier le code]

Mélange de conseils, de saynètes, de récits, l’essai fait le tour de tous les détails de la vie conjugale. Une liste exhaustive des situations affectives, financières, familiales. Dans le deuxième chapitre, Balzac va même jusqu’à faire la démonstration et le calcul des successions et économies d’un ménage. Rien de très philosophique là-dedans, mais plus loin, le ton est plus grave : il parle enfant, éducation, psychologie, amour-propre, conflits. On trouve des pages humoristiques dans ce curieux ouvrage qu’on peut ne pas lire en continu : il a d’ailleurs été écrit dans le désordre. On y trouve des portraits humoristiques ou graves.

Réception[modifier | modifier le code]

En 1844, Balzac écrivait déjà à la comtesse Hanska : « Les Petites misères de la vie conjugale à Paris vient d’obtenir un grand succès »[2]. Entre batailles d’éditeurs et remaniements incessants, les 37 chapitres (qui deviendront 38 à la fin) furent finalement intégrés à La Comédie humaine de Houssiaux en 1856. Chlendowski ayant, croit-on, refusé un accord avec Furne[3].

Commentaire[modifier | modifier le code]

Cette œuvre insolite montre à quel point Balzac empoignait la vie à bras-le-corps, offrant au monde le résultat de ses découvertes personnelles. Il permet également de saisir l'évolution de la pensée balzacienne sur les relations conjugales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Pléiade, t. XII. p 851.
  2. 8 août 1844
  3. La Pléiade, op. cit..

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Thierry Bodin, « Petites misères d’une préface : à propos des Petites misères de la vie conjugale », Acta Baltica, 1980, n° 1, p. 163-8.
  • Ségolène Le Men, « Balzac, Gavarni, Bertall et les Petites misères de la vie conjugale », Romantisme, 1984, n° 14 (43), p. 29-44.