Peter Stamm

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Peter Stamm
Description de l'image Peter Stamm - salon du livre Genève 2012.jpg.
Naissance (56 ans)
Münsterlingen
Activité principale
écrivain, journaliste, dramaturge, comptable
Distinctions
prix Friedrich Hölderlin, Alemannischer Literaturpreis, Poetik-Professur an der Universität Bamberg, prix ​​Rauriser de littérature, Bodensee-Literaturpreis
Auteur
Genres
roman

Compléments

Association suisse pour la protection du climat

Peter Stamm, né le (56 ans) à Münsterlingen, est un écrivain suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il obtient le prix Friedrich Hölderlin en 2014.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Agnès [« Agnes »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2000, 177 p. (ISBN 2-267-01548-X)
  • Verglas [« Blitzeis »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2001, 160 p. (ISBN 2-267-01576-5)
  • Paysages aléatoires [« Ungefähre Landschaft »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2002, 220 p. (ISBN 2-267-01635-4) - rééd. 2015 (ISBN 978-2-267-02733-4)
  • D’étranges jardins [« In fremden Gärten »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2004, 171 p. (ISBN 2-267-01734-2) - rééd. 2015 (ISBN 978-2-267-02734-1)
  • Alors on a déménagé [« Warum wir vor der Stadt wohnen »], ill. de Jutta Bauer, Genève, Suisse, Éditions Joie de Lire, 2005, 42 p. (ISBN 978-2-88258-257-7)
  • Un jour comme celui-ci [« An einem Tag wie diesem »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2007, 238 p. (ISBN 978-2-267-01899-8)
  • Comme un cuivre qui résonne [« Wir fliegen »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2008, 184 p. (ISBN 978-2-267-02010-6)
  • Heidi [« Heidi »], d'après Johanna Spyri, ill. de Hannes Bindertrad., trad. de Genia Català, Genève, Suisse, Éditions Joie de Lire, 2009, 42 p. (ISBN 978-2-88908-003-8)
  • Sept ans [« Sieben Jahre »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2010, 272 p. (ISBN 978-2-267-02073-1)[1],[2]
  • Au-delà du lac [« Seerücken »], trad. de Nicole Roethel, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2012, 174 p. (ISBN 978-2-267-02278-0)[3]
  • Tous les jours sont des nuits [« Nacht ist der Tag »], trad. de Pierre Deshusses, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2014, 210 p. (ISBN 978-2-267-02685-6)
  • L’Un l’Autre [« Weit über das Land »], trad. de Pierre Deshusses, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2017, 176 p. (ISBN 978-2-267-02986-4)
  • La Douce Indifférence du monde [« Die sanfte Gleichgültigkeit der Welt »], trad. de Pierre Deshusses, Paris, Christian Bourgois Éditeur, 2018, 144 p. (ISBN 978-2-267-03087-7)

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Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

En 2018, Peter Stamm a déjà reçu une vingtaine de prix ou récompenses, dont

  • Prix Schiller de la Banque Cantonale de Zürich 2017 pour L'un l'autre
  • Prix suisse du livre 2018 pour La douce indifférence du monde

Sur quelques livres[modifier | modifier le code]

Sept ans[modifier | modifier le code]

  • Sieben Jahre (de) fournit une belle approche.
  • Lieux : Munich (quartiers, et alentours, Tutzing, Lac de Starnberg), Marseille (et proximité), avec évocation de diverses villes (architecture (Stutgart, cité Weissenhof, 104), chantiers, autres (Posen)...),
  • Époque : une vingtaine d'années entre 1989 (manifestation de soutien à Tien An Men) et 2006 ou 2008 (après la réunification et l'euro), par épisodes entremêlés en feuilletage imprécis,
  • Thème : presque vingt ans de la vie (professionnelle et personnelle) assez compliquée d'un homme et des personnes qu'il côtoie ou croise,
  • Personnages :
    • Alexander (Alex), narrateur, étudiant en architecture, puis architecte en cabinet (petit, important, en crise, en liquidation judiciaire...),
    • Sonia, architecte, épouse, entre 20 et 40 ans,
    • Iwona, polonaise, mystiquement amoureuse d'Alexander, qui ne l'a pas revu pendant sept ans,
    • Sophie, fille adoptive d'Alexander et Sonia, fille d'Alexander et Iwona, 10 ans tout au plus,
    • Antje, (40-60 ans), amie de Sonia, vivant à Marseille, peintre,
    • Brigit (pp.49, 99), Alice, Elsbeth (p.131), Tania, Heike (p.201), Ewa (p.219), Malgorzata (p.227), Felicitas (p.262),
    • Ferdi, Rüdiger, Jakob (p.51),
    • Georg (p.71), Albert (p.85), Bruno Hartmeier (p.148), Lechner (p.230),
  • Références culturelles explicites :
  • Réception : bonne critique[4],[5],[6], nomination pour divers prix (germanophones), traduction en 13 langues (en 2017)...

L'Un l'Autre [modifier | modifier le code]

Un dimanche de mi-août (années 2000 ou 2010), dans un village du nord de la Suisse, une famille ordinaire vient d'arriver en voiture de vacances au bord de mer en Espagne : rentrée scolaire pour Ella (10 ans environ) et Konrad (8 ans environ), reprise du travail pour Thomas (la quarantaine), et de la vie courante de mère de famille pour Astrid (la quarantaine). Thomas et Astrid boivent un verre de vin sur le banc devant leur maison à la tombée de la nuit. Astrid rentre calmer Konrad. Thomas disparaît.

Sans prévenir, il entame une promenade dans le quartier, la forêt proche, vers le canal, puis vers le terrain de camping. Il pénètre dans une caravane mal fermée et se couche au sol. Tôt le matin, le lundi, il continue, à pied, vers le sud, délaissant femme, enfants, voiture, téléphone, profession, responsabilités., peu soucieux des réactions, soulagé, sans fournir d'explication claire, comme l'abandon des contraintes, un retour à l'essentiel, une forme de solitude. Il évite à peu près les lieux habités : chemins, sentiers, sentes, à travers forêts, bosquets, fossés, pentes.

Le mardi, Astrid signale sa disparition à la police municipale, auprès d'un jeune policier empathique, Patrick. Le mercredi midi, constatant deux mouvements bancaires le matin même sur le compte bancaire, elle se lance avec les enfants à la recherche de Thomas : achat de matériel de randonnée, retrait important. Le jeudi, la police avertie envoie un chien policier, qui, à partir des anciens vêtements de Thomas, suit sa piste tout le jour. Mais la police décide d'abandonner.

Thomas continue d'avancer vers le sud, par monts et vallées. Un jour, Astrid, seule en voiture, retrouve la trace d'une de ses nuitées dans une auberge d'alpage, à un col. L'hiver y commence tôt. Une nuit, l'envol tardif d'un lagopède (perdrix des neiges) le fait chuter dans une crevasse. On perd sa trace.

Puis les repères se brouillent. Le parcours, réel ou fantasmé, se poursuit : cabane d'alpage, chasseurs, mort présumée, (ne pas) y croire, passer des frontières, espérer une réapparition...

La douce indifférence du monde [modifier | modifier le code]

Au premier chapitre, un vieil homme quitte sa résidence, au petit matin, pour rejoindre la Magdalena de ses rêves, au risque de glisser sur le sol verglacé.

Chris(toph), un Suisse de langue allemande, scénariste de radio et de théâtre, et rédacteur en agence publicitaire, auteur d'un seul livre, vite oublié, se rappelle son amie (Magda)lena, comédienne de théâtre. Le quinquagénaire croise la trentenaire, nostalgique de son ancien ami, Chris, de son âge. Les époques s'entrecroisent. À Stockholm, Chris, en formation scénaristique à l'américaine, invite une inconnue, Lena, au Cimetière boisé, où ils se promènent. Le duo visite la France, un été. Chris passe huit ans à Barcelone, comme enseignant dans une école allemande ; il y vit sept ans avec Alma, une Argentine, qui finit par retourner dans son pays. L'ancien Chris y rencontre aussi le jeune Chris, qui lui certifie (téléphone portable, mail, internet, Google) qu'aucun livre n'a été écrit sur ce duo Chris et Lena.

Au dernier chapitre (N° 37), un très jeune homme (Chris ?) reconduit dans sa petite pension en Engadine, maison de reretraite pour personnes âgées seules, un vieux Chris tombé sur le sol verglacé, à la poursuite d'une Magdalena rêvée disparue.

Ces vignettes (p. 39) de vie pas encore advenue, de souvenirs réinventés, de scénarios inaccomplis, accrochent la critique[7],[8].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]