Peter Magubane

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Peter Magubane
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Peter Sexford Magubane, né en 1932 à Vrededorp, est un photographe noir sud-africain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Magubane est né à Vrededorp (aujourd'hui Pageview (en)), une banlieue de Johannesbourg.

Ses premières photographies sont faites avec un appareil Brownie de Kodak et datent de l'époque où il était écolier au quartier de Sophiatown. Il entre au magazine Drum (en) en 1954 comme conducteur et messager. Ici, il devient assistant de l'éditeur en chef et photographe Jürgen Schadeberg (en). Parrainé par ce dernier, Peter Magubane fait son premier reportage photo en 1955 au sujet du Congrès national africain de cette année-là[1].

Après avoir été rejeté de la Photography Society of South Africa, en 1957, il fonde la Progressive Photographic Society avec d'autres photographes du magazine. Lors du premier Salon organisé par la nouvelle organisation, Peter Magubane est accordé le premier prix. En 1961, il devient le premier photographe noir à exposer son travail personnel en Afrique du Sud. Deux années plus tard, il quitte son pays et devient photographe indépendant. Une deuxième exposition de ses travaux est organisée au London School of Printing, en 1964[1].

Il a photographié de nombreux moments de l'histoire d'Afrique du Sud, tel le procès de Nelson Mandela à Rivonia (en) en 1964 ou les événements de Sharpeville en 1960.

Peter Magubane s'installe à nouveau en Afrique du Sud en 1966. Se consacrant toujours aux reportages sur l'actualité de son pays, il quitte Drum en 1967 pour devenir photographe indépendant. Il travaillera aussi pour le quotidien Rand Daily Mail jusqu'en 1980[1].

En 1969, il est envoyé pour photographier une manifestation devant la cellule de Winnie Mandela. Il est arrêté, interrogé et mis en cellule d'isolement pendant 586 jours. Les charges contre lui sont abandonnées en 1970, mais Mugabane est interdit de photographier pendant cinq ans et doit quitter son poste au Rand Daily Mail. En mars 1971, il est à nouveau mis en cellule d'isolement, cette fois-ci pendant 98 jours et puis emprisonné six mois pour avoir enfreint l'arrêt. Il rejoint le quotidien en 1975[1].

Suite à son reportage des révoltes de Soweto, il est incarcéré pendant quatre mois en en août 1976 et sa maison est mise à feu[1].

En 2005, il fait un séjour à l'hôpital à la suite de blessures de chevrotine reçues au cours d'un tir croisé de police lors de funérailles.

En 2009 il devient membre honoraire de la Royal Photographic Society, à Londres[2].

Dernièrement[Quand ?], Magubane a abandonné le photojournalisme et se consacre à la photographie d'art. Il se concentre sur des documentaires relatifs aux coutumes ancestrales dans l'Afrique du Sud de l'après-apartheid.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Collections, expositions[modifier | modifier le code]

  • 2001, Soweto – A South African Myth, exposition collective, dont le sujet principal était la révolte estudiantine de 1976, avec des images de Alf Khumalo, Ernest Cole et Jürgen Schadeberg.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Peter Sexford Magubane », sur South African History Online, (consulté le )
  2. « Peter Magubane », sur Lucies.org (consulté le )
  3. « The Lucie Awards Announces Fabio Bucciarelli and Malike Sidibe to Receive 2020 Impact Awards », sur AllAboutPhoto.com, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]