Peter Green (chanteur)

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Peter Green
Peter-Green.jpg
Peter Green en 2009.
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Peter Green, de son vrai nom Peter Greenbaum, est un guitariste et compositeur britannique de blues et de rock, né le 29 octobre 1946 à Bethnal Green à Londres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il fait ses débuts de musicien en 1966 au sein des Peter B's Looners de l'organiste Peter Bardens (ex-accompagnateur de Van Morrison avec le groupe Them et futur Camel) avec lequel il enregistre un single. Dans cette formation, il côtoie notamment le batteur Mick Fleetwood.

John Mayall's Bluesbreakers[modifier | modifier le code]

En , John Mayall lui propose de remplacer définitivement Eric Clapton au sein de ses Bluesbreakers – après qu'il eut opéré quelques remplacements ponctuels sur scène – où il ne tarde pas à retrouver Mick Fleetwood. Green ne reste qu'une seule année dans la formation de John Mayall, le temps d'enregistrer l'album A Hard Road, une authentique réussite où il démontre toute l'étendue de son talent de guitariste, notamment dans deux morceaux instrumentaux : the Stumble et Supernatural.

Fleetwood Mac[modifier | modifier le code]

Peter Green avec Fleetwood Mac en 1970, utilisant une Fender VI

En , Peter Green quitte John Mayall et part fonder le Fleetwood Mac en compagnie de Mick Fleetwood et de John McVie, également un musicien des Bluesbreakers. De 1967 à 1970, sous l'impulsion de Peter Green, le Fleetwood Mac va être l'un des groupes majeurs de la scène rock. Guitariste virtuose, au style très fluide, Peter Green se révèle également un compositeur très inspiré. On lui doit notamment le morceau Black Magic Woman, immortalisé plus tard par Carlos Santana, dans une version quelque peu différente, inspirée par la chanson Who’s Been Talkin de Howlin Wolf[1] préfigure le titre Gypsy Queen de Peter Green, composition popularisée par Carlos Santana.

Alors que le Fleetwood Mac est à son apogée au début de 1970, la santé mentale de Peter Green, son leader, devient préoccupante. Personnalité complexe et torturée, il vit mal son statut naissant de super-star. Il cherche le réconfort dans la religion, mais également dans les paradis artificiels, ce qui ne fait que détériorer un peu plus son état. Peter Green aurait ainsi eu une vision d'un ange qui lui aurait demandé de consacrer les recettes du groupe à la paix dans le monde. C'est à la suite de cette vision qu'il écrit Green Manalishi. En mai 1970, il quitte brutalement le groupe, pour enregistrer un album solo instrumental au titre prémonitoire : The End of The Game ("game" : jeu de mot, signifie en même temps le "jeu" et le "gibier"… La pochette montre un félin couché sur une branche d'arbre).

Post-Fleetwood Mac[modifier | modifier le code]

Peter Green abandonne alors la musique. Pris dans une spirale mystique, il vend ses biens, puis est un temps interné en hôpital psychiatrique. Il cumule les petits boulots durant plusieurs années, dont celui de fossoyeur.

Il refait surface en 1979 avec l'album In The Skies, très chaleureusement accueilli par la critique. Mais après quelques autres albums de qualités inégales, il sombre à nouveau dans une longue dépression et la schizophrénie.

Splinter Group[modifier | modifier le code]

Il faut ensuite attendre plus d'une dizaine d'années pour retrouver la trace de Peter Green, qui sort de son silence au milieu des années 1990. Poussé par Nigel Watson, il fonde alors le Splinter Group, à la tête duquel il joue un soft-blues de qualité. Le Splinter Group a enregistré de nombreux albums et continue de se produire régulièrement sur scène. Les fans ont énormément critiqué ce groupe, car Green n'y chantait pas, n'était pas guitariste soliste, se contentant d'un rôle de second plan.

Green semble alors avoir recouvré la santé, tant psychique que physique. Le groupe se porte bien, il comprend entre autres Nigel Watson, chanteur, coguitariste. Peter Green Splinter Group, Soho session, Hot foot powder, Reaching the cold 100, ou Destiny road sont de belles réussites. Le Splinter Group a continué de vivre dans un relatif anonymat immérité jusqu'en 2005. Une dispute avec Nigel Watson est à l'origine de la séparation du groupe.

Une compilation de l'œuvre de Peter Green a été éditée en octobre 2008 : elle regroupe sur 4 CD l'essentiel de ce guitariste, une bible pour les amoureux de ce légendaire bluesman et instrumentiste. Quelques concerts de promotion furent organisés en 2009, avec une nouvelle formation, Peter Green and Friends, où Green retrouve une place de soliste mais a perdu beaucoup de sa technique. L'artiste a repris une Les Paul en 2009, presque 20 ans après l'avoir abandonnée, comme l'illustre son concert au Bluesgarage (Allemagne). Depuis 2010, il utilise un modèle "Collectors Choice" basé sur la guitare qu'il utilisait au milieu des années 1960[2].

Matériel[modifier | modifier le code]

Peter Green avec sa Gibson Les Paul en 1970

Guitares[modifier | modifier le code]

Au début de sa carrière, Peter Green utilisa une Harmony Meteor.

Sa guitare principale au sein de Fleetwood Mac était une Gibson Les Paul de 1959[3]. Il commença à l'utiliser lorsqu'il jouait pour John Mayall. Cette guitare disposait d'un son nasal,[3] car les humbuckers étaient hors phase dans la position du milieu.[3] Cette guitare fut utilisée pour enregistrer les morceaux tel que Black Magic Woman, Oh Well et The Green Manalishi (With the Two-Prong Crown)[3]. Peter Green vendit cette guitare à Gary Moore pour la somme de 300$[4]. En 2016, Kirk Hammett de Metallica fit acquisition de la guitare pour 2 millions de dollars[4]. Le Custom Shop de Gibson propose un modèle "Collectors Choice" basé sur cette guitare[2].

On peut également le voir utiliser une Fender VI et une Fender Stratocaster avec Fleetwood Mac[5].

Plus récemment, il utilisa une Fender Stratocaster et une Gibson Howard Roberts Fusion[6].

Amplificateurs[modifier | modifier le code]

Lors des années Fleetwood Mac, il utilisa principalement des Oranges Matamp et des Fender Dual Showman Reverb[7],[8].

Il participa également au développement des amplificateurs de la marque Matamp[9].

Influence[modifier | modifier le code]

De nombreux guitaristes ont cité Peter Green comme influence, notamment Gary Moore[10], Joe Perry d'Aerosmith[11] et Andy Powell de Wishbone Ash[12].

De nombreuses chansons de Green ont été reprises, notamment par Santana (Black Magic Woman sur l'album Abraxas), Aerosmith, Status Quo[13], The Black Crowes, Midge Ure[14], Tom Petty, Judas Priest et Gary Moore, qui enregistra l'album Blues for Greeny, dans lequel il reprend en grande partie des standards de Peter Green sur sa période avec les Bluesbreakers et Fleetwood Mac.

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec John Mayall's Bluesbreakers[modifier | modifier le code]

  • A Hard Road (1967)

Avec Fleetwood Mac[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

  • The End of the Game (1970)
  • In the Skies (1979)
  • Little Dreamer (1980)
  • Whatcha Gonna Do? (1981)
  • White Sky (1982)
  • Kolors (1983)
  • A Case for the Blues (with Katmandu) (1984)

Avec le Splinter Group[modifier | modifier le code]

  • Peter Green Splinter Group (1997) Snapper Music SARCD 101
  • The Robert Johnson Songbook (1998)
  • Soho Session (1998)
  • Destiny Road (1999) Snapper Music SMACD 817
  • Hot Foot Powder (2000)
  • Time Traders (2001)
  • Me and the Devil (2001) Snapper Music SMBCD 844 (Coffret Édition Limitée, 3 CD dont 1 d'enregistrements de Robert Johnson)
  • Blues Don't Change (2001)
  • The Best of Peter Green Splinter Group (2002 compilation)
  • Reaching the Cold 100 (2003)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Écrite en 1957, parue sur l'album Rockin Chair Album en 1962 (pistes enregistrées de 1957 à 61)
  2. a et b http://www2.gibson.com/Products/Electric-Guitars/Les-Paul/Gibson-Custom/Collectors-Choice-1-1959-Les-Paul-Standard.aspx
  3. a b c et d (en-US) « The Deep Secret Behind Peter Green's “Magic” 1959 Les Paul Tone », Guitar World,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (en-US) « Kirk Hammett Talks About His Prize: Peter Green and Gary Moore's Les Paul », Guitar World,‎ (lire en ligne)
  5. « The Fender Bass VI », sur theband.hiof.no (consulté le 23 avril 2018)
  6. (en-GB) « Classic interview: Peter Green, 1998 », MusicRadar,‎ (lire en ligne)
  7. (en-US) « Play Like 1966-1970 Peter Green », GuitarPlayer.com,‎ (lire en ligne)
  8. (en) Equipboard Inc., « Peter Green's Equipboard », sur Equipboard (consulté le 23 avril 2018)
  9. « Matamp History : matamp.de – Custum Tube Amplification since 1946 – Service Deutschland », sur www.matamp.de (consulté le 23 avril 2018)
  10. « AxeMojo.com - Legends of Rock - Guitarist Gary Moore », (consulté le 23 avril 2018)
  11. « Joe Perry Biography - Monsters and Critics », (consulté le 23 avril 2018)
  12. « Classic Rock » Blog Archive » Andy Powell: ‘I’d Do A Wishbone Ash Reunion’ », (consulté le 23 avril 2018)
  13. « Ma Kelly's Greasy Spoon - Status Quo | Songs, Reviews, Credits | AllMusic », sur AllMusic (consulté le 23 avril 2018)
  14. Graham Miller, « Midge Ure delights fans with Airdrie show », dailyrecord,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]