Peter Green (musicien)

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Peter Green
Peter-Green.jpg
Peter Green en 2009.
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Peter Allen GreenbaumVoir et modifier les données sur Wikidata
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Epic Records, Reprise Records, Creole Records (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Discographie
Discographie de Peter Green (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Peter Allen Greenbaum, dit Peter Green, né le à Bethnal Green (Londres) et mort le à Canvey Island[1], est un guitariste et compositeur britannique blues et rock.


Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Peter Green fait ses débuts en tant que musicien en 1966 au sein des Peter B's Looners, groupe formé par Peter Bardens (ex-accompagnateur de Van Morrison avec le groupe Them et futur Camel), avec lequel il enregistre un single. Dans cette formation, il côtoie notamment le batteur Mick Fleetwood.

John Mayall's Bluesbreakers[modifier | modifier le code]

En , après quelques remplacements ponctuels sur scène, John Mayall propose à Peter Green de remplacer définitivement Eric Clapton au sein de ses Bluesbreakers, où il ne tarde pas à retrouver Mick Fleetwood. Peter Green ne reste qu'une seule année dans la formation de John Mayall, le temps d'enregistrer l'album A Hard Road, une authentique réussite où il démontre toute l'étendue de son talent de guitariste, notamment dans deux pièces instrumentales : The Stumble et Supernatural.

Fleetwood Mac[modifier | modifier le code]

Peter Green avec Fleetwood Mac utilisant une Fender VI en 1970.

En , Peter Green quitte John Mayall et part fonder Fleetwood Mac en compagnie de Mick Fleetwood et de John McVie, également un musicien des Bluesbreakers. De 1967 à 1970, sous l'impulsion de Peter Green, Fleetwood Mac va être l'un des groupes majeurs de la scène rock/blues. Guitariste virtuose, au style très fluide, Peter Green se révèle également un compositeur très inspiré. On lui doit notamment la chanson Black Magic Woman, immortalisée plus tard par Carlos Santana, dans une version quelque peu différente, inspirée par la chanson Who’s Been Talkin de Howlin Wolf[2] préfigure le titre Gypsy Queen de Peter Green, composition popularisée par Carlos Santana.

Alors que Fleetwood Mac est à son apogée au début de 1970, la santé mentale de Peter Green devient préoccupante[3]. Personnalité complexe et torturée, il vit mal son statut naissant de super-star. Il cherche le réconfort dans la religion, mais également dans les paradis artificiels, ce qui ne fait que détériorer un peu plus son état. Peter Green aurait ainsi eu la vision d'un ange qui lui aurait demandé de consacrer les recettes du groupe à la paix dans le monde. C'est à la suite de cette vision qu'il écrit Green Manalishi. En , il quitte brutalement le groupe[3], pour enregistrer un album solo instrumental au titre prémonitoire : The End of The Game ("game" : jeu de mot, signifie en même temps le "jeu" et le "gibier"… La pochette montre un félin couché sur une branche d'arbre).

Post-Fleetwood Mac[modifier | modifier le code]

Peter Green abandonne alors la musique. Pris dans une spirale mystique, il vend ses biens, puis est un temps interné en hôpital psychiatrique. Il cumule les petits boulots durant plusieurs années, dont celui de fossoyeur.

Il refait surface en 1979 avec l'album In The Skies, très chaleureusement accueilli par la critique. Mais après quelques autres albums de qualités inégales, il sombre à nouveau dans une longue dépression et la schizophrénie.

Splinter Group[modifier | modifier le code]

Il faut ensuite attendre plus d'une dizaine d'années pour retrouver la trace de Peter Green, qui sort de son silence au milieu des années 1990. Poussé par Nigel Watson, il fonde alors le Splinter Group, à la tête duquel il joue un soft-blues de qualité. Splinter Group a enregistré de nombreux albums et continue de se produire régulièrement sur scène. Les fans ont énormément critiqué ce groupe, car Peter Green n'y chantait pas et n'était pas guitariste soliste, se contentant d'un rôle de second plan.

Il semble alors avoir recouvré la santé, tant psychique que physique. Le groupe se porte bien, il comprend entre autres Nigel Watson, chanteur, guitariste. Peter Green Splinter Group, Soho session, Hot foot powder, Reaching the cold 100, ou Destiny road sont de belles réussites. Le groupe se sépare en 2004, suite à un différend entre un organisme de tutelle et le groupe[4].

Une compilation de l'œuvre de Peter Green a été éditée en  : elle regroupe sur 4 CD l'essentiel de ce guitariste, une bible pour les amoureux de ce légendaire bluesman et instrumentiste. Quelques concerts de promotion furent organisés en 2009, avec une nouvelle formation, Peter Green and Friends, où Peter Green retrouve une place de soliste mais a perdu beaucoup de sa technique. L'artiste a repris une Les Paul en 2009, presque 20 ans après l'avoir abandonnée, comme l'illustre son concert au Bluesgarage (Allemagne). De 2010 à son décès, il utilise un modèle "Collectors Choice" basé sur la guitare qu'il utilisait au milieu des années 1960[5].

Matériel[modifier | modifier le code]

Peter Green avec sa Gibson Les Paul en 1970.

Guitares[modifier | modifier le code]

Au début de sa carrière, Peter Green utilise une Harmony Meteor.

Sa guitare principale au sein de Fleetwood Mac était une Gibson Les Paul de 1959[6]. Il commença à l'utiliser lorsqu'il jouait pour John Mayall. Cette guitare disposait d'un son nasal,[6] car les humbuckers étaient hors phase dans la position du milieu.[6] Cette guitare fut utilisée pour enregistrer les morceaux tel que Black Magic Woman, Oh Well et The Green Manalishi (With the Two-Prong Crown)[6]. Peter vendit cette guitare à Gary Moore pour la somme de 300$[7]. En 2016, Kirk Hammett de Metallica fit acquisition de la guitare pour 2 millions de dollars[7]. Le Custom Shop de Gibson propose un modèle "Collectors Choice" basé sur cette guitare[5].

On peut également le voir utiliser une Fender VI et une Fender Stratocaster avec Fleetwood Mac[8].

Puis Peter Green utilise une Fender Stratocaster et une Gibson Howard Roberts Fusion[9].

Amplificateurs[modifier | modifier le code]

Lors des années Fleetwood Mac, Peter Green utilisa principalement des Oranges Matamp, des Matamp[10] et des Fender Dual Showman Reverb[11],[12].

Influence[modifier | modifier le code]

De nombreux guitaristes ont cité Peter Green comme influence, notamment Gary Moore[13], Joe Perry d'Aerosmith[14] et Andy Powell de Wishbone Ash[15].

De nombreuses chansons de Peter Green ont été reprises, notamment par Santana (Black Magic Woman sur l'album Abraxas), Aerosmith, Status Quo[16], The Black Crowes, Midge Ure[17], Tom Petty, Judas Priest et Gary Moore, qui enregistra l'album Blues for Greeny, dans lequel il reprend en grande partie des standards de Peter Green sur sa période avec les Bluesbreakers et Fleetwood Mac. Le bluesman français Fred Chapellier a enregistré en 2018 l'album Fred "Chapellier Plays Peter Green"

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec John Mayall's Bluesbreakers[modifier | modifier le code]

  • A Hard Road (1967) La réédition 2008 en double cd de cet album contient 22 morceaux bonus en studio (1966-67) sur lesquels Peter Green tient toujours la lead-gt et chante le plus souvent.
  • John Mayall’s Bluesbreakesrs – Live in 1967 – Volume 1 and Volume 2 (Forty Below Records 2015 et 1016) Peter Green est le ld-gt sur les 26 mcx et ne chante sur aucun.

Avec Fleetwood Mac[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

  • The End of the Game (1970)
  • In the Skies (1979)
  • Little Dreamer (1980)
  • Whatcha Gonna Do? (1981)
  • White Sky (1982)
  • Kolors (1983)
  • A Case for the Blues (with Katmandu) (1984)

Avec Splinter Group[modifier | modifier le code]

  • Peter Green Splinter Group (1997) Snapper Music SARCD 101
  • The Robert Johnson Songbook (1998)
  • Soho Session (1998)
  • Destiny Road (1999) Snapper Music SMACD 817
  • Hot Foot Powder (2000)
  • Time Traders (2001)
  • Me and the Devil (2001) Snapper Music SMBCD 844 (Coffret Édition Limitée, 3 CD dont 1 d'enregistrements de Robert Johnson)
  • Blues Don't Change (2001)
  • The Best of Peter Green Splinter Group (2002 compilation)
  • Reaching the Cold 100 (2003)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Libre.be, « Décès du guitariste de Fleetwood Mac, Peter Green », sur LaLibre.be, (consulté le 25 juillet 2020)
  2. Écrite en 1957, parue sur l'album Rockin Chair Album en 1962 (pistes enregistrées de 1957 à 61)
  3. a et b « Rock : Peter Green, co-fondateur de Fleetwood Mac, est décédé », sur letelegramme.fr,
  4. « Rock legend told to ditch his band - by order of his Government minders », Mail On Sunday,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2020)
  5. a et b http://www2.gibson.com/Products/Electric-Guitars/Les-Paul/Gibson-Custom/Collectors-Choice-1-1959-Les-Paul-Standard.aspx
  6. a b c et d (en-US) « The Deep Secret Behind Peter Green's “Magic” 1959 Les Paul Tone », Guitar World,‎ (lire en ligne, consulté le 23 avril 2018)
  7. a et b (en-US) « Kirk Hammett Talks About His Prize: Peter Green and Gary Moore's Les Paul », Guitar World,‎ (lire en ligne, consulté le 23 avril 2018)
  8. « The Fender Bass VI », sur theband.hiof.no (consulté le 23 avril 2018)
  9. (en-GB) « Classic interview: Peter Green, 1998 », MusicRadar,‎ (lire en ligne, consulté le 25 avril 2018)
  10. « Matamp History : matamp.de – Custum Tube Amplification since 1946 – Service Deutschland », sur www.matamp.de (consulté le 23 avril 2018)
  11. (en-US) « Play Like 1966-1970 Peter Green », GuitarPlayer.com,‎ (lire en ligne, consulté le 23 avril 2018)
  12. (en) Equipboard Inc., « Peter Green's Equipboard », sur Equipboard (consulté le 23 avril 2018)
  13. « AxeMojo.com - Legends of Rock - Guitarist Gary Moore », (consulté le 23 avril 2018)
  14. « Joe Perry Biography - Monsters and Critics », (consulté le 23 avril 2018)
  15. « Classic Rock » Blog Archive » Andy Powell: ‘I’d Do A Wishbone Ash Reunion’ », (consulté le 23 avril 2018)
  16. « Ma Kelly's Greasy Spoon - Status Quo | Songs, Reviews, Credits | AllMusic », sur AllMusic (consulté le 23 avril 2018)
  17. Graham Miller, « Midge Ure delights fans with Airdrie show », dailyrecord,‎ (lire en ligne, consulté le 23 avril 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]