Peter A. McCullough

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Peter A. McCullough
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Biographie
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Professor of medicine, médecin, cardiologue, militant anti-vaccinationVoir et modifier les données sur Wikidata
Rédacteur à
The Hill, Scrubbing In (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Baylor University Medical Center at Dallas (en) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata

Peter A. McCullough, né le à Buffalo, dans l'État de New York[1], (MD, MPH, FACC[2]) est un professeur de médecine américain. Il est actuellement vice-chef de médecine interne à la Baylor University Medical Center à Dallas au Texas ainsi que professeur principal en médecine interne à l'Université A&M du Texas Health Sciences Center.

Pendant la pandémie de Covid-19, il tient des propos controversés, trompeurs ou faux à propos des vaccins et des traitements.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu un baccalauréat de l'Université Baylor, le Dr McCullough obtient son diplôme de médecine en tant que diplômé Alpha Omega Alpha de la Southwestern Medical School de l'université du Texas à Dallas. Il effectue ensuite son internat à l'université de Washington à Seattle, grâce à une bourse en cardiologie qui inclut un service en tant que fellow en chef à l'hôpital William Beaumont, puis il obtient une maîtrise en santé publique à l'université du Michigan[3].

Travaux[modifier | modifier le code]

Le Dr McCullough a notamment travaillé sur le rôle de la maladie rénale chronique en tant qu'état de risque cardiovasculaire avec plus de 1 000 publications et plus de 500 citations dans la National Library of Medicine. Ses travaux incluent « Interface between Renal Disease and Cardiovascular Illness » dans le Heart Disease Textbook de Braunwald[4].

Peter A. McCullough a aussi travaillé sur l'impact de l'obésité sur les maladies cardiaques[5],[6],[7] et notamment les effets de la chirurgie bariatrique[8].

Travaux controversés concernant le SARS-CoV-2 et la Covid-19[modifier | modifier le code]

En , le Pr McCullough publie un article proposant des traitements ambulatoires précoces pour les personnes affectées par la Covid-19 dans The American Journal of Medicine[9]. Le rédacteur en chef du journal, Joseph S. Alpert, précise que cet article ne reflète pas la position du journal[10]. En mars 2021, cette publications faisait partie des 10 publications les plus lues sur la Covid-19[11].[pertinence contestée]

Le 11 mars 2021, il donne une conférence au Comité sénatorial de la santé et des services sociaux du Texas dans laquelle il affirme que les traitements précoces permettent de réduire les hospitalisations de 85 %[12]. En réponse à cette vidéo, Bruno Lise, professeur de virologie et membre du conseil scientifique interrogée le , explique pour l'AFP que « la vaccination a un but collectif qui est de réduire la transmission du virus par le fait qu'un immunisé ne transmet plus ou beaucoup moins. Si l'on ne vaccine pas les moins de 50 ans, on a moins de 50 % de la population qui sera immunisé, et dans ces conditions ça ne freinera jamais la circulation du virus ». Elle explique aussi que l'« on observe des formes graves dans toutes les tranches d'âge, même si c'est plus fréquent chez les plus âgés », soulignant que la moyenne d'âge a reculé dans les services de réanimation depuis le début de la campagne de vaccination[13]. Dans la même vidéo, il postule que les asymptomatiques ne contaminent personne sur la base d'une étude chinoise, mais par la suite les auteurs de l'étude ont expliqué dans un communiqué que leur travail avait été mal interprété et que les véritables raisons de ce manque de contamination était le confinement de 70 jours et les mesures sanitaires prises à Wuhan à ce moment-là[14]. L'un des auteurs de l'étude, Fujian Song, confirme dans un courriel à l'AFP le qu'il est « trompeur/incorrect/erroné de conclure que « tous les asymptomatiques » infectés par le Covid-19 ne sont pas infectieux, sur la base des résultats » de l'étude[13],[15]. Le Pr McCullough postule finalement que « les personnes qui développent le Covid obtiennent une immunité complète et durable [et qu'il] n'existe aucune justification scientifique pour vacciner un patient guéri », cependant le Pr Olivier Schwartz explique que toutes personnes ayant contracté le Covid, même en ayant une forme grave devrait se faire vacciner « car le taux d'anticorps décroît chez toutes les personnes, donc au bout d'un moment on sera à un taux d'anticorps bas, qui va diminuer probablement la protection »[13].

Le , il donne une longue interview dans laquelle il se montre très critique vis-à-vis des actions du gouvernement et des agences de santé américaines. Il prétend que les vaccins contre la Covid-19 ont causé plus de 4 000 morts, que les survivants du virus ne peuvent pas le contracter à nouveau et que la protéine Spike des vaccins est dangereuse. L'organisation Health Feedback répond à cette affirmation en précisant que des cas de réinfection au Covid-19 ont été documentés. Elle explique aussi que la FDA a évalué lors de la troisième phase des essais cliniques qui a duré 5 mois environ et sur 10 000 patients, que les vaccins étaient à la fois sûrs et efficaces. De plus, l'organisation considère fallacieuse l'affirmation sur la protéine Spike car la quantité induite par le vaccin est trop basse pour causer des dommages[16].

Le , il donne une vidéoconférence à l'IHU Méditerranée Infection intitulée « Pathophysiologic Basis and Clinical Rationale for Early Ambulatory Treatment for COVID-19 and Update on Vaccine Safety »[17]. Dans cet entretien, il affirme qu'il y a « plus de blessures et de décès liés aux vaccins » que d’hospitalisations et de morts causées par le Covid-19 aux États-Unis. Selon l'Agence France-Presse, cette affirmation est inexacte, car les chiffres officiels de pharmacovigilance qu'il cite ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre les décès rapportés et les vaccins, et le nombre total de décès et d’hospitalisations liés à la Covid-19 est de toute façon largement supérieur au nombre de cas d’effets secondaires signalés après la vaccination aux États-Unis, que ceux-ci soient liés ou non à la vaccination[18].

Prix pour ses travaux en cardiologie[modifier | modifier le code]

Le Dr McCullough est récipiendaire du prix Simon Dack de l'American College of Cardiology et du prix international Vicenza en néphrologie des soins intensifs pour sa bourse et ses recherches[19]. Le Dr McCullough est l'un des fondateurs et président actuel de la Cardiorenal Society of America[20], une organisation vouée à réunir des cardiologues et des néphrologues pour travailler sur le problème émergent des syndromes cardio-rénaux. Ses travaux ont été publiés dans The New England Journal of Medicine, le Journal of the American Medical Association, le Lancet et d'autres revues de premier plan dans le monde. Il est co-éditeur de Reviews in Cardiovascular Medicine et éditeur associé de l'American Journal of Cardiology and Cardiorenal Medicine. Il siège aux comités de rédaction de plusieurs revues spécialisées. Le Dr McCullough a fait des présentations sur les progrès de la médecine dans le monde et a été conférencier invité à l'Académie des sciences de New York, aux National Institutes of Health, à la Food and Drug Administration (FDA), à l'Agence européenne des médicaments et invité comme expert à un groupe de contrôle du Congrès.

Liens et références externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.uscjournal.com/authors/peter-mccullough
  2. https://www.acc.org/membership/person?id=2E63F120-380A-47F0-AC43-D37F83C8BD18
  3. « Biography: Peter A. McCullough, MD, MPH », sur cardiometabolichealth.org.
  4. Peter A. McCullough, MD, MPH, FACC
  5. Le lien entre l'obésité et les crises cardiaques précoces
  6. Audiocardiography in the cardiovascular evaluation of the morbidly obese
  7. Cardiorespiratory Fitness and Short-term Complications After Bariatric Surgery
  8. Fitness Level Affects Bariatric Surgery Outcomes
  9. Peter McCullough et al., « Pathophysiological Basis and Rationale for Early Outpatient Treatment of SARS-CoV-2 (COVID-19) Infection », The American Journal of Medicine, vol. 134, no 1,‎ , p. 16-22 (lire en ligne).
  10. (en-US) « The American Journal of Medicine didn’t recommend hydroxychloroquine as a treatment for COVID-19; scientific evidence doesn’t show hydroxychloroquine is effective against COVID-19 », sur Health Feedback, .
  11. (en) Association médicale canadienne, « Top ten most read Covid-19 articles en 2021 », sur boldly.cma.ca, .
  12. (en) [vidéo] Association of American Physicians and Surgeons, Peter McCullough, MD testifies to Texas Senate HHS Committee sur YouTube, .
  13. a b et c « Vaccination, contagiosité et immunité : les infox virales d'un cardiologue américain », sur AFP Factuel, (consulté le ).
  14. « Wuhan mass screening identifies hundreds of asymptomatic cases », sur Université d'East Anglia (consulté le ).
  15. « Non, cette étude chinoise ne démontre pas que les asymptomatiques ne contaminent personne », sur AFP Factuel, (consulté le ).
  16. (en-US) « Vaccines are a safer alternative for acquiring immunity compared to natural infection and COVID-19 survivors benefit from getting vaccinated, contrary to claims by Peter McCullough », sur Health Feedback, (consulté le ).
  17. [vidéo] IHU Méditerranée-Infection, Séminaire Peter A. McCullough sur YouTube, .
  18. « Non, les données officielles ne montrent pas qu'il y a « plus de blessures et de décès liés aux vaccins » qu'au Covid-19 aux États-Unis », sur AFP Factuel, (consulté le ).
  19. Reviews in Cardiovacular Medecine
  20. https://www.heartplace.com/dr-peter-a-mccullough