Pessac-sur-Dordogne

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Ne doit pas être confondu avec Pessac, également en Gironde et dont le gentilé est identique.
Pessac-sur-Dordogne
La mairie (juillet 2014)
La mairie (juillet 2014)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Les Coteaux de Dordogne
Intercommunalité Communauté de communes Castillon-Pujols
Maire
Mandat
Bernard Dudon
2014-2020
Code postal 33890
Code commune 33319
Démographie
Gentilé Pessacais
Population
municipale
497 hab. (2014 en augmentation de 5,52 % par rapport à 2009)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 18″ nord, 0° 04′ 46″ est
Altitude Min. 3 m
Max. 106 m
Superficie 7,78 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pessacsurdordogne.fr/

Pessac-sur-Dordogne est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la rive gauche (sud) de la Dordogne, à mi-chemin entre Castillon-la-Bataille et Sainte-Foy-la-Grande, la commune de Pessac-sur-Dordogne se trouve à 58 km à l'est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 30 km au sud-est de Libourne, chef-lieu d'arrondissement, et à 11 km à l'est de Pujols, chef-lieu de canton[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont :

Communes limitrophes de Pessac-sur-Dordogne
Saint-Seurin-de-Prats (Dordogne) Saint-Antoine-de-Breuilh (Dordogne)
Juillac Pessac-sur-Dordogne Saint-Avit-de-Soulège
Gensac Saint-Quentin-de-Caplong

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La principale voie de communication routière est la route départementale D16 qui traverse le village et qui conduit vers le sud à Gensac et au-delà à Pellegrue et vers le nord, par le pont qui enjambe la Dordogne à Saint-Seurin-de-Prats en devenant la route départementale dordognaise D11 ; cette D16 est croisée, dans le village, par la route départementale D130 qui mène vers l'ouest à Flaujagues et vers l'est vers Saint-Antoine-de-Breuilh et à Eynesse.
L'accès no 12 de Montpon à l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) se situe à 23 km vers le nord-nord-est.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 4, dit de La Réole, distant de 45 km par la route vers le sud.

La gare SNCF la plus proche est celle de Vélines distante de 5 km au nord-est. Celle de Sainte-Foy-la-Grande qui propose plus de trafic se trouve à 14 km vers l'est-nord-est. Dans ces deux gares, le réseau est celui de la ligne Libourne - Sarlat du TER Aquitaine.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal présente une façade d'environ cinq kilomètres sur la rive gauche de la Dordogne et est borné, à l'ouest, avec la commune de Juillac par la Durèze et, à l'est, avec celle de Saint-Avit-de-Soulège par la Soulège, toutes deux affluents de la Dordogne.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

À Paitré, Baudet, Bellevue, la Bicoque, Carbonneau, Cavignan, Chez Pépé, la Corrégie, Coursou, Dizard, Durège, la Garde, Giron, Glayse, la Grande Métairie, Grangeneuve, la Graule, Gréal, Guillemat, Laurençon, Macard, le Marin, Mathelin, Maupile, le Méjean, Montbreton, le Moulin de Barbey, le Moulin de Mayelle, le Moulin de Moustelat, le Moulin de la Roquette, Moustelat, Palateau, Restaurat, Ribebon, Roquette, le Sablat, la Soulège, le Soulet, la Tour de Beaupoil.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Comme c'est le cas pour nombre de communes dont le nom se termine en -ac, il s'agit du nom d'un domaine gallo-romain en -acum basé sur le nom du propriétaire ; il s'agirait donc de quelque nom comme Pessacum ou un nom similaire ; une relation peut être imaginée avec le mot latin piscis qui signifie poisson ou piscator qui signifie pêcheur, en raison de la proximité la Dordogne ; aucune donnée ne confirme l'une ou l'autre de ces « pistes ».

Le 28 août 1893, la commune devient Pessac-sur-Dordogne[2].

Le nom de la commune est Peçac de Dordonha en gascon.

Ses habitants sont appelés les Pessacais[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gabare pour transport de tonneaux et de passagers sur la Dordogne.
  • La constitution en commune du bourg de Pessac semble être relativement complexe : peut-être, dans un premier temps, simple paroisse rattachée à la municipalité de Gensac (sans doute à l'instar de sa voisine Saint-Avit-de-Soulège), le village paraît avoir été érigé en commune vers l'an V (1796-1997) mais géré par des agents municipaux et un maire provisoire en prairial an VIII, réuni à nouveau à Gensac vers l'an VIII (1799-1800) et enfin commune indépendante entre août et octobre 1807. Le premier maire alors nommé, Charles Emmanuel Dupuch de Montbreton, n'exerça ses fonctions qu'environ six mois, démissionné au motif qu'il est ancien député de la noblesse et ancien émigré.
  • Pessac est un port important sur la Dordogne. Les quais sont aménagés depuis Louis XV, mais tout au long du XIXe siècle, leur architecture et leurs abords sont améliorés.
Les gabares naviguent sur la rivière, amenant le bois de Corrèze vers Libourne et Bordeaux pour la fabrication des tonneaux de vins et les piquets de vignes (carassons).
Dans l'autre sens, les gabares chargées de marchandises et matériaux remontent la rivière tirées par des bœufs sur le chemin de halage, tantôt rive droite, tantôt rive gauche, en fonction des courants.
Pessac est une halte essentielle sur la Dordogne où le fret est échangé entre gabares capables de naviguer sur la haute Dordogne et ses hauts-fonds, et gabares plus ventrues mieux adaptées au cours de la basse Dordogne et de l'estuaire de la Gironde et pouvant remonter la Garonne jusqu'à Bordeaux.
Les productions locales (denrées, vins) et les voyageurs empruntent le service des gabares pour remonter ou descendre la rivière. Avant la création de la ligne ferroviaire Libourne - Bergerac, la Dordogne est le véritable axe de communication de la région[4].
De nombreux bateliers résident à Pessac-sur-Dordogne. Un des derniers est Albert Sandaran qui cesse son activité après la Seconde Guerre mondiale. Ce patron gabarier fut l'un des premiers à installer des moteurs sur ses bateaux, ce qui lui donnait un avantage face aux autres patrons : trois aller-retour Pessac - Bordeaux en une semaine contre un seul pour ses concurrents.
À Pessac, le gué et le bac sont à peu près à l'emplacement du pont actuel. Vers 1910, c'est un « abonnataire » qui a obtenu les droits de passage. Il avise les clients de ses tarifs par affichage public devant son ponton : de « une personne à cheval = 15 centimes » à « un mouton ou une brebis = 1 centime ½ ».
  • La loi du 10 vendémiaire an IV (2 octobre 1795) oblige les communes à recenser la population (noms, prénoms, âges, professions, lieux d'habitation et origines communales).
Un registre datant de la Révolution (mais non daté avec précision) recense les 630 habitants de plus de 12 ans, hommes et femmes.
Ce registre dénombre également les professions occupées par les chefs de famille. On peut y voir l'importance de la rivière dans la répartition des métiers et le nombre de familles que la Dordogne, les gabares et le vin faisaient vivre à l'époque[5] :
Professions Nbre de personnes
Maîtres de bateau (propriétaires) 3
Bateliers (capitaines) 2
Matelots gabariers 25
Charpentiers à bateaux 10
Sergeurs (fabricants de voiles) 3
Filasseur (fabricant de cordages) 1
Navigateur (mer) 1
Marins (mer) 2
Négociants en vin 2
Tonneliers 33
Agriculteurs (propriétaires) et cultivateurs (fermages) 92
Meuniers 3
Marchand 1
Tisserands 10
Maçons 6
Charpentiers 4
Menuisiers 3
Forgerons et charrons 2
Tailleurs 4
Sabotiers 4
Bouchers 2
Pêcheur en rivière 1
Tailleur de pierres 1
Servante 1

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
août 1807 - C.E. Dupuch de Montbreton    
décembre 1807 - Charles Durège    
1825 - Adolphe Durège    
1830 - Jean Trachère    
1837 - Jean Verdier    
1840 - Henri Verdier    
1848 - Louis Driholle    
1850 - Adolphe Durège    
1853 - Jules Verdier    
       
mars 2001 mars 2008 Michel Thomas - -
mars 2008 mars 2014 Francis Capafons SE puis UDI -
mars 2014 en cours Bernard Dudon SE Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2014, la commune comptait 497 habitants[Note 1], en augmentation de 5,52 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
879 936 823 962 771 713 739 729 723
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
780 771 765 690 646 656 731 692 763
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
754 730 654 689 660 655 611 682 588
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2014
576 534 490 471 463 469 469 484 497
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Situé aux confins orientaux du vignoble de l'Entre-deux-Mers, la commune se trouve dans l'aire d'appellation sainte-foy-bordeaux.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Pessac étant situé dans le sud-ouest de la France, la gastronomie est riche en plats locaux d'origine paysanne :

  • Le patatas : il s'agit d'une panse de porc fourrée avec de la mie de pain, du lait, des œufs, de la viande maigre de porc (tête, oreilles, etc.) et cuite dans un bouillon de porc ; l'origine du nom est obscure ; peut-être vient-elle du fait qu'une fois prête, la panse de porc ressemble à une grosse pomme de terre cuite.
  • La fricassée de cochon.
  • Le jimboura : il s'agit d'une soupe à base de boudin ou de sang, faite au moment où on tue et prépare le cochon.
  • Les confits de canard.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Montbreton, des XIVe et XVIIe siècles.
  • Manoir de la Bernède, ancien péage sur la rivière Dordogne, des XVIe et XVIIe siècles, inscrit au titre des monuments historiques en 2007[11].
  • Château de Vidasse, des XVe, XVIIe et XIXe siècles.
  • Château de Ribebon, des XVIIe et XIXe siècles.
  • Château de Carbonneau, du XIXe siècle.
  • La Tour de Beaupoil, tour de défense du XIVe siècle.
  • Moulin à eau de Moustelat, du XVIIIe siècle.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Les quais de la Dordogne, des XVIIIe et XIXe siècles.
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Animations[modifier | modifier le code]

  • Randonnées pédestres.
  • Randonnées en canoë kayak paddle.
  • Location de vélos
  • Pêche en rivière.
  • Tennis.
  • Foire à la brocante le 8 mai.
  • Fête des Moulins le 3e dimanche de mai (lieu-dit Moustelat).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Julien Viaud, plus connu sous son nom d'écrivain Pierre Loti, épouse en 1887 Blanche Franc de Ferrière, originaire de Pessac ; il viendra plusieurs fois résider au château de Vidasse, propriété de sa belle famille. Un arrière-petit-fils de Pierre Loti (Pierre-Yves Pierre Loti-Viaud) réside toujours sur la commune.
  • Marc Amanieux (1851-1926), écrivain, est né à Pessac-sur-Dordogne le 16 janvier 1851. Ses œuvres principales sont : Les Écolières (poésie) (1875), les Grandes luttes (roman) (1879), Claude Fer (théâtre) (1885), Les Crucifiés (poésie) (1885), La Révolution (poésie) (1889), Formose (roman) (1891), Drame terrestre (1892), La Chanson Panthéiste (1893), La Fille de Rabelais (roman de capes et d'épées) (1904).
  • Roger Guit (1899-1978), artiste peintre né à Pessac-sur-Dordogne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 51,7 km pour Bordeaux, 27 km pour Libourne et 9 km pour Pujols. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 16 août 2014.
  2. Historique des communes, p. 39, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 15 août 2014.
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 15 août 2014.
  4. La Rivière espérance, Ch. Signol, Éd. R. Laffont, 1990.
  5. Document aimablement prêté par F. et F. Piganeau.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. « Inscription MH de l'église Saint-Vincent », notice no PA00083659, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 17 août 2014.
  11. « Inscription MH du manoir de la Bernède », notice no PA33000095, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 17 août 2014.