Personnalités les plus influentes de l'histoire du Maroc

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Le Maroc est une vieille nation officiellement proclamée en 789 par Moulay Idriss, le pays connaîtra une série d'anarchie mais aussi d'âge d'or qui marqueront son avenir et qui influenceront l'histoire, à travers les époques plusieurs personnalités vont se démarquer de par leurs puissances ou de leurs intelligences et l'utiliseront pour asseoir leurs idées dans le pays[1]. Cette liste répertorie les personnalités qui sont nées au Maroc et dans les provinces des empires du Maroc (Idrissides, Almoravides, Almohades, Mérinides, Saadiens et Alaouites) mais aussi ceux qui sont nés à l’étranger mais qui ont vécu au Maroc et qui ont participé aux différentes cours des Califes et Sultans du Maroc. Les Marocains sont nostalgiques de ces périodes de gloire qui ont fait la grandeur de leurs religions alors que le pays est aujourd'hui loin de ces périodes de quiétude et de science[2].

Sommaire

Les grands Califes, Sultans et Généraux[modifier | modifier le code]

Tariq ibn Ziyad (VIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Il est le premier général militaire berbère, il va s’illustrer par la conquête de la péninsule ibérique et le sud de la France, on en sait très peu sur sa vie, il était sous les ordres de Moussa Ibn Nosair qui fit de lui gouverneur de la ville de Tanger. Il brûlera les bateaux de son armée et énoncera une phrase très célèbre encore aujourd'hui " « Oh gens ! [en s'adressant à l'armée], où est l'échappatoire ? La mer est derrière vous et l'ennemi est devant vous, et vous n'avez, par Dieu, que la sincérité et la patience. » il est célébré dans tous les pays du Maghreb et son nom est donné au rocher de Gibraltar[3].


Abu Bakr Ibn Omar (XIe siècle)[modifier | modifier le code]

Il est le cousin de Youssef ben Tachfine et son chef durant plusieurs années, il est connu pour être comme son cousin un Musulman pieux et juste. Il préférera en effet partir en Afrique de l'ouest convertir les populations plutôt que de rester au Maroc où pourtant il était l’émir d'un empire celui des Almoravides, et laissera le commandement à Youssef ben Tachfine. À son retour il sera surpris par la taille de l'empire sous l'autorité de son cousin, et au moment où ce dernier veut lui rendre le pouvoir, Abu Bakr Ibn Omar refusera et lui dira qu'il est plus digne de gouverner que lui et ainsi Abu Bakr Ibn Omar retournera en Afrique de l'ouest pour convertir les populations[4]. On lui doit la conversion à l'Islam de la totalité des pays d'Afrique de l'ouest, du sud du Maroc au Nigeria, bien que peu de gens n'en ont entendu parler...il reste un personnage Islamique central en Afrique connu pour sa dévotion à l'Islam et à sa modestie, il était l'un des 4 maris de Zineb Nafzaouiya mais divorcera d'elle avant de partir en Afrique de l'ouest et lui conseillera de se marier au légendaire Youssef ben Tachfine[5].

Youssef ben Tachfine Youssef ben Tachfine (XIe siècle)[modifier | modifier le code]

Considéré comme le plus grand dirigeant de l'histoire du Maghreb peut-être même de l'islam, il est constamment célébré par les poètes du monde arabe et d'Andalousie pour son comportement brave et modeste à la fois, il est le Sultan de la dynastie Almoravides pourtant il n’était pas destiné à le devenir. Abu bakr ibn Omar son cousin était le chef des Almoravides mais ce dernier va quitter le Maroc pour se donner entièrement à la progression de l'Islam en Afrique de l'ouest et laissera son cousin diriger à sa place, mais à son retour il fut surpris de voir que son petit empire s’était grandement élargi sous les ordres de Youssef ben Tachfine, certaine sources disent que ce dernier lui rendra son titre de chef mais Abu Bakr Ibn Omar refusera mais d'autres diront que Youssef ben Tachfine fera comprendre à son cousin qu'il ne lui rendra pas son titre, ce qui est certain c'est que Youssef ben Tachfine offrira des cadeaux somptueux à Abu Bakr Ibn Omar par respect pour lui et laissera son nom sur les monnaies Almoravides, et donc ce dernier finira par retourner en Afrique de l'ouest pour continuer à propager l'Islam. En Andalousie la situation est critique, en effet l'empire Ommeyade est tombé laissant des territoires morcelés en plusieurs Taifa, ce qui encouragera les chrétiens à reconquérir les territoires autrefois perdue. Al Andalous semble définitivement perdue lorsque Tolède tombe ainsi que Saragosse, comme dernier recours les émirs des Taifas ont décidé d'aller personnellement implorer l'aide de Youssef ben Tachfine pour arrêter la progression chrétienne, ce dernier n’hésitera pas et embarquera immédiatement pour l'Europe[6].

Bataille De Sagrajas[modifier | modifier le code]

Le Sultan verra son prestige atteindre son paroxysme lors de la Bataille de Sagrajas il commencera par envoyer une lettre aux rois chrétiens pour réclamer leurs conversions à l'Islam ces derniers refuseront et donc s'en remettront aux armes, du côté musulman Youssef ben Tachfine avait ravivé l'espoir aux Andalous désespérés. La bataille sera d'une ampleur rare et la victoire tellement éclatante pour Youssef ben Tachfine, certains historiens parlent de la plus grande défaite d'une armée européenne au Moyen Âge. Le Sultan refusera cependant de profiter de cette victoire et retournera au Maroc pour respecter le pacte qu'il a signé avec les émirs des Taifas qui lui ont demandé en cas de victoire de repartir. Cela aurait pu s’arrêter ainsi mais les Chrétiens vont profiter du départ de Youssef ben Tachfine pour continuer leurs invasions dans les territoires musulmans et chose inédite ce sont les religieux d'Al Andalous qui vont venir implorer le secours du Sultan lui demandant cette fois-ci de ne jamais repartir et de prendre tous les territoires des émirs, il sera réticent mais la situation le fera accepter[7].

Fin de règne pour le héros de l'Islam[modifier | modifier le code]

Youssef ben Tachfine connait un respect dans tout le monde musulman pour ses réalisations mais aussi pour son comportement considéré comme pieux Musulman, durant son règne un autre Sultanat musulman dirigeait le Moyen-Orient il s'agit des Abbassides cet empire était très affaibli et ne contrôlait plus que quelques villes, paradoxalement Youssef ben Tachfine refusera le titre de commandeur des croyants et le laissera aux Abbassides alors que son empire était beaucoup plus puissant mais pour le Sultan il était hors de question de semer la fitna au sein de l'Islam. Les réalisations de Youssef ben Tachfine seront nombreuses bien que peu d'entre elles ont survécu à la destruction commise par les Almohades, on sait malgré tout qu'il fera de sa capitale Marrakech une véritable métropole. Sa femme Zineb Nafzaouiya dirige la ville en son absence, le couple semble diriger l'empire ensemble et le Sultan semble accepter le rôle de sa femme et cette dernière ne manquera jamais d’éloge sur l'homme qui lui à temps donner alors qu'il était son 4e mari après 3 autres mariages non aboutis, la mort de Youssef ben Tachfine entraînera sa femme dans un profond chagrin et son fils continuera la politique de son père[8].

La monnaie almoravide et son influence[modifier | modifier le code]

Sous le règne de Youssef ben Tachfine le commerce et l’économie connaîtront une avancée impressionnante, le Maroc et l'Andalousie ainsi que l'Afrique de l'ouest connaîtront une stabilité politique et économique sans précédent, la monnaie utilisée est le Dinar d'or celui-ci atteint une pureté d'or et un pourcentage rarement vu à travers l'histoire, il est considéré pour l’époque comme l’équivalent du dollar de nos jours, utilisé dans toute la Méditerranée et influencera les monnaies européennes bien que ces dernières ne pourront pas résister face au dinar d'or. Cette puissance économique est surtout due à la possession de l'Afrique de l'ouest par les Almoravides et donc de leurs mines d'or pas très éloignées de Marrakech la capitale de l'empire[9].

Zineb Nafzaouia (XI siècle)[modifier | modifier le code]

Il était la femme de Youssef ben Tachfine elle est l'une des femmes les plus célèbres du Maroc, elle est d’ascendance tunisienne et sera mariée à 3 reprises avant de trouver l'homme qu'elle a tant recherché. Elle est connue pour être la bâtisseuse de Marrakech en l’absence de son mari parti en guerre, elle gouverne avec sagesse et contribue fortement à l'irrésistible expansion de Marrakech. Elle est l'artisane des conquêtes de Youssef ben Tachfine puisque ce dernier sera guidé par les demandes de sa femme qui voulait élargir les territoires de l'Islam, son caractère était très impressionnant pour une femme de cette époque, pourtant à la mort de Youssef ben Tachfine elle entre dans une tristesse qui ne cessera qu'à sa mort 10 ans après lui[10].

Ali Ben Youssef (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Fils de Youssef ben Tachfine va continuer la politique militaire de son père en Andalousie et aménagera Marrakech sa capitale notamment en la dotant de rempart encore visible aujourd'hui. Trop peu d'information à son sujet mais il semblerait que les débuts de son règne furent étincellantes et il enchaînera les victoires face aux Européens en Andalousie, le fait le plus marquant au cours de son règne fut son écrasante victoire à la Bataille d'Uclès où le prince héritier de la couronne chrétienne sera tué ainsi que de nombreux nobles venus d'Europe, mais se concentrant essentiellement en Andalousie il ne verra pas arriver la menace Almohades, vers la fin de son règne il perdra plusieurs territoires au profit des Européens mais surtout des Almohades, il devra donc abandonner ses ambitions européennes et se concentrer sur le Maroc[11]. Il restera dans l'histoire par son nom qui sera donné à la très célèbre Médersa Ben Youssef bien que ce soit un autre sultan qui la construira.

Ibn Toumert et Abd al-Mumin (calife) (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

L'un est le maître et l'autre l’élève de ce dernier. Ibn Toumert se révélera l'un des premiers propagandistes de l'histoire du Maroc, en effet il traversa le Maroc et exortera la population à se soulever contre les Almoravides, considéré comme un fanatique sectaire il choisira Abd al-Mumin pour renverser le pouvoir en place il l'endoctrinera et lui demandera d’assassiner lâchement Ishaq Ben Ali dernier descendant de Youssef ben Tachfine alors que celui-ci les laissa entrer dans Marrakech[12]. Abd al-Mumin est pourtant considéré comme étant un grand Calife après avoir conquis tous les territoires Almoravides il va se lancer dans une expansion jamais atteinte dans l'histoire du Maroc, il vaincra les européens sur tous les fronts (Andalous et Normands) les repoussant toujours plus au nord, en plus de cela il s’avérera être un bâtisseur, encore aujourd'hui de nombreux monuments portent sa signature dont la célèbre mosquée de Tinmel. A sa mort son empire voit sa frontière aller jusqu'en actuelle Égypte[13].

Abu Yusuf Yaqub al-Mansur (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Sera le plus puissant Calife de la dynastie Almohades, son règne paisible sera ponctué par la science et des victoires militaires. Il quitte le Maroc pour l'Europe et sera confronté aux armées européennes lors de la Bataille d'Alarcos sa victoire était tellement complète que certains historiens parlent d'une des plus grandes défaites de l'histoire de l'Europe au même titre que la Bataille de Sagrajas un siècle plus tôt[14]. Sultan juste et sage il refusera cependant de profiter de cette victoire et laissera ainsi les chrétiens remobilisés leurs forces anéanties, il préfère en effet la science à la guerre. Sa cour est la plus prestigieuse de l'histoire du Maroc, beaucoup de mathématiciens et de médecins seront admis auprès de lui. Il est considéré à bien des égards comme étant un homme de science et il encouragera les personnes de son entourage à faire de même, ainsi à Marrakech il construira un hôpital resté célèbre ainsi que des écoles, ou officieront les plus grands noms du monde à cette époque. Il construira des chef-d'œuvre d'architecture telles que les 3 jumelles (Koutoubia, Giralda et Tour Hassan) ainsi que de nombreuses forteresses dont le plus célèbre la Kasbah des Oudayas. On dit qu'avant de s'éteindre il se reprocha trois fautes : d'avoir introduit les Arabes de Tunisie dans le Maroc, d'avoir bâti la ville de Rabat pour laquelle il avait épuisé le trésor de l'état, et enfin d'avoir rendu la liberté aux prisonniers d'Alarcos qui plus tard reprendront les armes contre lui[15]. À sa mort jamais plus le pays ne connaîtra un tel essor culturel et scientifique jusqu'à l’avènement des Mérinides.

Abu al-Hasan ben Uthman (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

Il est le père du Sultan Abu Inan Faris. On le surnommait le Sultan Noir du fait de sa couleur de peau, son règne est le plus long de la dynastie Mérinides, néanmoins il a su se démarquer comme son fils des autres souverains et fera entrer les Mérinides dans un âge d'or qui se terminera à la mort de son fils. Célèbre pour ses victoires militaires et ses constructions, il réussira à conquérir tout le Maghreb jusqu'à Tunis, mais pas seulement car il vaincra les chrétiens dans une bataille navale à Gibraltar et à Algeciras prenant ainsi pied en Andalousie. L'historien Ibn Marzouk témoignera que son professeur a annoncé à sa classe: " Réjouis-toi, communauté des fidèles, parce que Dieu a eu la bonté de nous rendre à Gibraltar ! Les étudiants heureux se mirent en cris de louange, en remercient et répandent des larmes de joie ". Abu al-Hasan ben Uthman a reçu des délégués d'Égypte, de Grenade, et de l'empire Songhai qui l'ont félicité pour ses victoires, par laquelle il avait pris le contrôle total du commerce transsaharien. Mais il attisera la jalousie du Sultan de Grenade qui pensait que les Mérinides lui prendrait des territoires, ce qui n’était pas crédible puisque le Sultan retournera au Maghreb après sa victoire pour régler des conflits. La bonne fortune du sultan fut assombrie par l'assassinat de son épouse préférée par des chrétiens, Fatima princesse Hafside, la mort de Fatima signa la fin des temps heureux pour le sultanat comme si cela ne suffisait pas son fils Abu Inan Faris le trahira et ira se proclamer sultan à la place de son père, les Mérinides s'affronteront entre camp interposé et le véritable sultan sera vaincu par son fils et sera obligé d'abdiquer en sa faveur, Abu al-Hasan ben Uthman aura réussi à marquer l'histoire du Maroc et du Maghreb de son empreinte, et il finira par mourir en exil parmi les tribus de l'Atlas. On lui doit cependant de belles constructions telles la Médersa de Salé mais surtout l'immense nécropole de chellah, une forteresse colossale entourée de remparts[16]

Abu Inan Faris (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

Il est le fils d'Abu al-Hasan ben Uthman, qu'il trahira pour prendre sa place au pouvoir, loin de la puissance militaire de ses prédécesseurs et ayant régné durant une période très courte, Abu Inan Faris Sultan Mérinides se distingue par ses œuvres architecturales mais surtout par l'excellence de sa cour qui sera la dernière cour de prestige de l'histoire du Maroc et marquera la fin de l'âge d'or islamique[1]. Sous son règne les Medersas fleurissent dans sa capitale Fèz et il fera construire la plus belle d'entre elles la Médersa Bou Inania considérée comme chef-d'œuvre par ses contemporains, ces derniers sont enthousiasmés par Dar Al Magana une horloge clepsydre construite sur un mur extérieur de la medersa et dont nous parvient une anecdote sur le sultan Mérinide qui en visitant le complexe (medersa, minaret et horloge) une fois les travaux achevés se fit présenter le livre des comptes que les maîtres d’œuvre lui remirent, non sans crainte peut être, tant était lourde la dépense. Ce dernier fit alors un geste de grand seigneur : il déchira le livre et le jeta dans la rivière qui traversait la mosquée récitant des vers d’un poète arabe : « ce qui est beau n’est pas cher, tant grande en soit la somme, ni trop peu payer qui plait à l’homme »[17]. ¨L'art Mérinides est à son apogée sous son règne et il influencera une grande partie de la Méditerranée en particulier les Nasrides de Grenade qui bâtiront une Medersa semblable appelée la yussufiya, ainsi que les Mamelouks au Moyen-Orient. À la mort du Sultan assassiné par son vizir les Mérinides connaîtront leurs dernières années de règne avant leurs chutes. 

Sayyida al-Hurra (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Elle est une corsaire du nord du Maroc d'origine Andalouse, en effet sa famille est expulsée de Grenade. Dirigeante incontournable au nord du Maroc elle passera sa vie à faire la guerre aux européens par vengeance, et elle se mariera au Sultan du Maroc qui la soutiendra dans son entreprise[18].

Ahmed al-Mansour (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Il fait partie des plus puissants souverains de ce siècle mais surtout le plus riche d'entre eux, les raisons de ce succès sont bien évidemment économiques mais aussi artistiques[19]. Il sera le vainqueur de la Bataille des Trois Rois c'est ainsi que sa renommée sera immédiate. Il inflige la plus grande défaite d'une armée européenne durant la Renaissance et les conséquences seront fatales au Portugal principal perdant de cette bataille, Ahmed al-Mansour fera plusieurs dizaines de milliers de prisonniers européens dont l'élite portugaise et qui ne seront libérés qu'après des rançons astronomiques, ce qui entraînera un enrichissement du Maroc. Mais le sultan voit plus grand, c'est ainsi qu'il va s'emparer des mines d'or et de sel de l'Empire songhaï la richesse du Maroc atteint son paroxysme mais son prestige sera entaché, on lui reproche la destruction d'un empire musulman rayonnant[20]. Le sultan formera une armée moderne bien équipée ce qui fera douter ses voisins qui n'oseront jamais entrer en conflit avec lui, mais malgré sa puissance il préférera toujours la diplomatie plutôt que le conflit. L'apogée de son règne sera l’édification du Palais El Badi qui dit-on aurait émerveillé tous les diplomates du monde, mais à la mort du Sultan le Maroc sombrera dans le chaos et son palais sera détruit par le terrible Moulay Ismail, ce dernier jalousera le prestige d'Ahmed al-Mansour pour des raisons qui nous sont inconnues[21].


Moulay Rachid[modifier | modifier le code]

Il est le frère du futur Sultan Moulay Ismail, et est considéré comme le fondateur de la dynastie Alaouites. Il a su grâce à son intelligence, en peu d'années (seulement 6 ans) assurer l'établissement de la dynastie alaouite au Maroc, tout en se faisant connaître en dehors du pays. Contrairement à ce qui se dit souvent, ce n'est pas Moulay Ismail qui commencera l'unification du Maroc mais bien son frère Moulay Rachid, ce dernier va combattre toutes les tribus dissidentes et les vaincra les unes après les autres. Mais ce qui marquera son règne ce sont les constructions monumentales qu'il réalisera, des ouvrages essentiellement autour de Fès. Il se consacre surtout à la construction d'ouvrages stratégiques, puis dans une moindre mesure aux monuments religieux. La construction la plus emblématique de son règne reste le pont du Oued Sebou près de Fès. D'une importance stratégique car reliant et facilitant les communications de Fès jusqu'au nord du pays, l'ouvrage est une réussite car il résiste également aux crues du fleuve. Son architecture a attiré l'attention des chroniqueurs qui n'ont pas hésité à le comparer au pont Arabe de Cordoue. Par ailleurs, Moulay Rachid a également reconstruit le pont d'Er-Recif de Fès. Il est également à l'origine du barrage de l'Oued Zitoune. Sur le plan militaire, il renforce les murailles de Fès el-Bali, et construit surtout un nouveau fort connu sous le nom de la « casbah des Cherarda », au nord de Fès, à l'emplacement du site de l'ancien camp des Almoravides, dans le but d'accueillir et loger les contingents censés défendre la ville. Il édifie également le palais royal Alaouite à côté du vieux palais des Mérinides de Fès. Dans le domaine religieux, il lance la construction de la Médersa Cherratine également à Fès. Il ordonne aussi la construction d'une grande médersa  à Marrakech. Ce Sultan fera en 6 ans ce que d'autres n'auront pas réussi à faire en 20 ou 30 ans de règne, il meurt jeune à Marrakech le jour de l'Aid.[22]


Moulay Ismail (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

C'est le dernier grand Sultan de l'histoire du Maroc. À sa mort le pays ne cessera de s'affaiblir et de s’appauvrir, jusqu'en 1912 où ces descendants de la dynastie Alaouite vont aller jusqu'à signer la soumission du Maroc aux puissances européennes, ce sera la plus grande catastrophe de l'histoire du Maroc depuis sa création en 789, en effet le pays n'a jamais été occupé par une puissance étrangère[23]. Concernant le Sultan Moulay Ismaïl il s'inscrit dans la lignée des dynasties précédentes et fera du Maroc une puissance militaire redoutée et combattra victorieusement ses ennemis malgré quelque défaites mais qui seront sans conséquence, il ne perdra jamais de territoire sans les reprendre. À défaut d'avoir une cour renommée, sa force à lui c'est son armée qu'il va moderniser et l'administration qu'il va structurer et sera ainsi le bâtisseur du premier réseau routier sécurisé du Maroc. Mais le sultan prendra de mauvaises décisions comme la destruction du Palais El Badi dont les historiens vantent encore la beauté[24], le sultan perdra énormément d'année à stabiliser le pays à cause des tribus indisciplinées qui ne cesseront jamais de se soulever contre son autorité, ce qui l’empêchera de reprendre les dernières villes marocaines occupées par les Européens à savoir Ceuta et Melilla, alors qu'il les assiégeait, il mourra avant de voir son rêve d'unité s'accomplir[25].

Ma El Aïnin et Abdelkrim al-Khattabi (XXe siècle)[modifier | modifier le code]

Ces 2 figures apparaîtront au moment où les sultans Alaouites vont collaborer avec les puissances européennes et signeront la fin de l'indépendance du Maroc. Dans ce siècle le Maroc est affaibli économiquement et ne peut plus payer ses dettes aux nations européennes, ainsi le pays vit une crise depuis la mort de Moulay Ismaïl dernier grand Sultan du Maroc. Un chef va se détacher au sud du Maroc il s'agit de Ma El Aïnin et l'autre au nord se nomme Abdelkrim al-Khattabi, ils vont se distinguer par leurs farouches résistances à l'occupation du Maroc par les Européens. Ma El Aïnin fera la guerre dans le Sahara mais la supériorité des armes modernes européennes rendra sa tache très difficile, il demandera l'aide du Sultan du Maroc une aide qui lui sera donnée mais ne suffira pas, il sera vaincu et devra s'exiler dans d'autres villes jusqu'à sa mort et ses fils Ahmed al-Hiba et Merebbi Rebbu prendront sa relève dans la guerre contre l'occupant[26]. Au Nord du Maroc quelques années après la mort de Ma El Aïnin un autre chef fera son apparition il s'agit de Abdelkrim al-Khattabi si au début il pactisait avec les occupants il changera vite d'avis sur eux, et entrera en conflit contre eux. L'apogée de sa vie sera la Bataille d'Anoual où il écrasera l'armée espagnole et se fera proclamé émir du Rif, sa victoire était complète et sera la plus grande défaite militaire d'une nation européenne au XXe siècle. Mais la France soutiendra l’Espagne et ils s'allieront contre l'armée de Abdelkrim al-Khattabi, il sera vaincu lui aussi par les armes modernes de ces 2 pays. Les Européens ont décidé de l'envoyer en exil à l'île de la Réunion mais il réussira à fuir en Égypte lors d'un de ces transferts, il mourra et sera enterré en héros en Égypte. L'histoire de Abdelkrim al-Khattabi est complexe, et beaucoup de personnes se trompeht sur lui, certains l'accusent d'avoir voulu construire un émirat Rifain indépendant du Maroc pourtant ce ne fut pas le cas puisqu'il fera allégeance aux sultans Alaouites malgré le fait que ces derniers collaborent avec les Européens, il refusera d'ailleurs de revenir au Maroc car la condition était qu'il soit nommé à la place du sultan Alaouites , la population ne lui étaie pourtant pas hostile[27].

Les grands Médecins, Botanistes et Pharmacologues[modifier | modifier le code]

Avempace (XI siècle)[modifier | modifier le code]

fut le premier homme du Maghreb à avoir cultivé avec succès toutes les sciences, vivant au Maroc et en Andalousie il entrera à la cour Almoravides. Il abordera la médecine du point de vue de la botanique, ainsi il écrira quelque livres sur la médecine et les régimes en général bien que sa contribution la plus colossale sera dans d'autres matières[28]. À Grenade, ville dans laquelle il exerce la médecine, loin des occupations politiques, il s'embarque finalement pour Oran avant de se rendre à Fez où il devint médecin à la Cour des Almoravides. C'est là que ses ennemis s'étaient acharnés contre lui, l'accusant d'athéisme et le taxant d'incompétence. En plus d'écrire, en collaboration avec Abul-Hasan Sufyan al-Andalusi, un "Livre des expériences", qui a été perdu, avec lequel on voulait compléter le livre sur les médicaments simples de Ibn Wafid de Tolède (en 1075), Avempace a écrit sur les plantes, ce qui a influencé directement ou indirectement un certain nombre de botanistes qui reprendront son œuvre, mais surtout il s'agit d'une œuvre totalement originale d'Avempace. Dans la première partie il expose les caractères généraux du règne végétal pour ensuite passer, dans la deuxième, aux différences essentielles et spécifiques que l'on observe entre les plantes, en faisant une classification de ces dernières qui offre le grand intérêt d'en tirer une collection d'exemples très concrets qui enrichissent les catalogues des botanistes Arabes mais aussi d'autres langues[29].

Avenzoar (XI siècle)[modifier | modifier le code]

C'est le plus important médecin et clinicien de l'histoire du Maroc mais aussi considéré par Averroès et bien d'autres comme le plus grand de tous les médecins depuis l'antiquité. Il suit d'abord la théologie avant de se tourner vers la médecine. Il est né à Séville et a suivi sa formation de médecine à l'université de Cordoue. Issu d'une famille versée dans la médecine, son père, Abu al-Alaa, était un médecin habile dans le diagnostic et le traitement des maladies, de même que son grand-père. Il s'initia à la médecine auprès de son père, après avoir étudié les lettres, la jurisprudence, et la loi islamique, et fut un ami du médecin et philosophe Averroès. Après un court passage à Bagdad et au Caire, il retourne chez lui et s'enrôle (en tant que médecin) au service des Almoravides. Il sera persécuté durant le règne de Tachfin Ben Ali, il travaille au palais de Marrakech et fait même quelques années de prison, il gardera de cette mésaventure un ressentiment profond envers la famille régnante. Sous le règne des Almohades, il est appointé comme médecin et est en outre nommé vizir par le sultan Abd al-Mumin. Il retourne à Séville peu après, grand maître en médecine, il a pour disciple Averroès. Il écrira beaucoup de livres sur la diététique ou la médecine mais à la demande d'Averroès il écrit le livre Kitab al-Taisir fi al-Mudawat wa al-Tadbir (le livre de la simplification des traitements et régimes), traité de pratique médicale qui eut un grand retentissement dans le monde. Il a concentré ses efforts sur la prophylaxie et la thérapeutique et s'est intéressé aux affections cérébrales. Il représente l'un des meilleurs traités de médecine clinique jamais écrits. Avenzoar s'est surtout consacré à la médecine contrairement aux autres scientifiques qui abordaient plusieurs champs de la connaissance[30]. Ainsi il a pu contribuer à des travaux originaux et sur le long terme. Il se différencie des autres médecins par l'importance qu'il donne à l'observation et à l'expérience dans son travail, qui d'après lui est la meilleure base et le véritable guide à la pratique médicale. Ainsi, on pense qu'Avenzoar était compétent en dissection de cadavres humains et qu'il connaissait parfaitement l'anatomie. Il a fait plusieurs découvertes capitales en tant que médecin. Il a été un des premiers à faire des expérimentations sur l'animal avant de les appliquer à l'homme. Avenzoar représente un cas exceptionnel à son époque, car en dépit de l'étendue et de la diversité de son savoir, il s'est spécialisé en médecine, qu'il exerça toute sa vie durant. En plus de sa pratique de la chirurgie, il introduisit de nouveaux éléments, tels que sa description des différentes maladies internes et dermiques. Il joignait à son esprit critique des préjugés jugent la chirurgie et la pharmacie indignes d'être exercées par un médecin. Pourtant l'expérimentation l'attirait, et il pratiqua sur une chèvre une trachéotomie pour en étudier les conséquences. À la fin de sa vie il avait réalisé tellement de premières en médecine que nul autre n'avait réussi avant lui qu'il est impossible de toutes les répertorier, son érudition lui a valu le nom de "Sage célèbre". Il meurt à Séville d'une tumeur qu'il tentait de traiter lui-même et dont il observait courageusement l'évolution[31].

Ibn al-Awam (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Il est le plus célèbre agronome de son époque, il est issu d'une famille Berbère mais certains parlent d'une tribu Yemenite, auteur d'un traité d'agriculture, Ibn al-Awam, vécut à Séville une ville qu'il ne quittera jamais à l’époque Almohades à la fin du XIIe siècle. Il fut à la fois un théoricien et un expérimentateur des techniques agricoles. Son œuvre, longtemps considérée comme la grande référence de l'agronomie, est une compilation du savoir accumulé dans ce domaine depuis l'Antiquité. Son œuvre contribua à la diffusion en Europe de nombreuses plantes, produits et techniques, il influencera largement l'agriculture dans cette partie du monde. Il décrit le goutte-à-goutte bien avant que les agriculteurs du XX siècle ne s’en attribuent le mérite. L’intérêt que quelques spécialistes portent aujourd'hui à Ibn al-Awam est dû à ce que son ouvrage rassemble, en une seule et vaste somme, toutes les connaissances disponibles à son époque pour le travail de jardinier et d’expérimentateur[32].

Abu Jafar Al turjali (XII siècle)[modifier | modifier le code]

C'est un médecin de la cour Almoravides peu de choses sont connues de lui mais d'après le peu que l'on sait il aurait reçu son éducation médicale à Cordoue, connue pour son talent aussi bien en philosophie quand médecine et réputé excellent praticien, il aurait en effet réussi la majorité des traitements qu'il administrait à ses patients. Il était l'un des professeurs des futurs Avempace et Averroès.[33]

Al Idrissi (XII siècle)[modifier | modifier le code]

C'est un grand géographe mais aussi un botaniste qui a vécu durant la période Almoravide. La principale contribution d'Al Idrissi se trouve dans les plantes médicinales telles que présentées dans plusieurs de ses livres, en matière de plantes médicinales son Kitab al-Jami-li-Sifat Ashtat al-Nabatat (Livre rassemblant les descriptions fragmentaires des plantes) témoigne de ses connaissances approfondies en botanique. Il a étudié et a examiné la littérature disponible en son temps sur les plantes médicinales et a fait progresser les connaissances en la matière, mettant à l'usage des médecins un grand nombre de nouvelles plantes médicinales avec leur évaluation médicale. Il collectionnait les plantes et les données non signalées précédemment, et ajoute que cela fait l'objet de la botanique. Il a donné les noms de ces plantes dans six langues[34].

Ibn Tufayl (XII siècle)[modifier | modifier le code]

C'est le médecin des Califes Almohades, dans le domaine médical il aurait échangé quelques traités avec Averroès, on lui attribue aussi deux volumes de médecine, ainsi qu'un poème sur les médicaments simples. Il sera célèbre dans le monde entier pour une autre œuvre considérée comme majeure[35]...

Abu Jafar Ahmed Al Ghafiqi (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Un botaniste et pharmacologue Andalous de l’époque Almohades, a été considéré par certains comme le plus grand pharmacien du monde arabe. Il a écrit le livre des drogues simples une énorme compilation d'informations botaniques et pharmacologiques. L'herbier d'al-Ghafiqi attire des chercheurs du monde entier[36], qui veulent mettre à jour le savoir ancestral renfermé dans ce recueil sur les plantes médicinales. Abu Jafar est un ardent défenseur de l'application de la botanique dans le domaine pharmacologique, en cela il influencera grandement ces successeurs. Les informations sont insuffisantes pour pouvoir décrire la fin de sa vie[37].

Averroès (XII siècle)[modifier | modifier le code]

C'est un monument de l'histoire du Maroc et de l'histoire mondiale. La médecine est l'un des nombreux domaines dans lesquels il montre son efficacité, et en plus des nombreuses fonctions qu'il occupe, Averroès est le médecin personnel des Califes Almohades, il était un médecin porté sur la recherche, l'analyse et le traitement des maladies, bien qu'il ait eu un plus grand penchant pour la recherche et l'étude. Il affectionnera la théorie plutôt que la pratique et écrira plusieurs livres dont le plus célèbre, le Colliget, une œuvre qui est composée de sept livres, comporte une belle introduction à la Physiologie. Elle deviendra tout simplement la base du savoir médical en Europe où elle fût enseignée officiellement dans les Facultés et écoles de Médecine occidentales jusqu'aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il croyait dans la puissance extraordinaire des forces psychiques et dans cette perspective, il recommandait de lutter sans désemparer jusqu'au dernier souffle du patient et de ne jamais désespérer d'Allah car il est le seul qui guérit quoiqu'il arrive. Il y exprime son adhésion à la médecine scientifique qu'il faut concilier avec l'ensemble des traditions rassemblant les pratiques et les conseils du Prophète en matière de soins. Il souligne, en outre, la nécessité de s'appuyer sur l'observation et l'expérimentation, d'avoir une connaissance globale de tout ce que la science naturelle a accumulé au plan de la dissection et de la fonction des membres. La consultation entre médecins qu'il a prônée est un apport notable à la médecine[38].

Muhammad Ibn Aslam Al Ghafiqi (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Il est médecin ophtalmologiste trop peu de sources nous sont parvenues sur sa personne mais on sait qu'il est né en Andalousie durant la période Almohades et qu'il y serait mort aussi. Il a écrit un livre d'une grande importance, pas seulement confiné à l'œil, mais donne des détails sur la tête et les maladies du cerveau. Al-Ghafiqi a utilisé le traité d'Ammar Ibn Ali comme référence pour son travail. Aujourd'hui, un touriste visitant Cordoue peut voir le buste commémoratif de Muhammad Ibn Aslam Al-Ghafiqi, un hommage rendu par les gens de Cordoue à un remarquable spécialiste de l'œil [39].

Abu Muhammad Ibn al-Baitar (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Botaniste il est l'autorité suprême en matière de plante et de médicament, il est aussi médecin. vivant la moitié de sa vie en Andalousie durant l’époque Almohades et l'autre moitié en Syrie et en Égypte. Son père, vétérinaire, lui transmet le goût des sciences naturelles, Il étudie auprès de Abu Al Abbas Al Nabati à Séville où il commence une collection de plantes. Il a étudié la botanique d'une façon scientifique, s'appuyant sur l'expérimentation, l'observation et la déduction. Il faisait référence aux sources d'où il puisait ses informations après s'être assuré de leur précision et fiabilité. Il émigre vers 1220 au Proche-Orient en passant par l’Afrique du Nord. Il séjourne en Anatolie en 1224 et en Syrie. Il s’établit ensuite au Caire où il est nommé par le sultan botaniste en chef de l’Égypte[40]. Il étudie les propriétés médicinales des plantes et fait de nombreux voyages de recherches avec ses élèves. Sa principale œuvre est une pharmacopée où il rédige la liste de 1 400 substances végétales classée par ordre alphabétique, il répertorie ainsi toute la science botanique de l’époque. Ibn al-Baytar était aussi l'une des sommités en pharmacie, ne se contentait pas d'extraire les médicaments des plantes médicinales, mais il en fit autant à partir des animaux et des métaux. Il mourra en Syrie après avoir laisser un travail de grande envergure pour la botanique mondiale[41].

Abu Al Abbas Al Nabati (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Il est botaniste et pharmacologue, c'est le professeur de Abu Muhammad Ibn al-Baitar et il sera d'une grande inspiration pour ce dernier qui ne cessera jamais les éloges pour son maitre. Résidant en Andalousie durant l’époque Almohades il voyagera tout comme son élève au moyen orient et reviendra plus tard en Andalousie où il ouvrira une pharmacie. Il est célèbre pour avoir introduit la méthode scientifique expérimentale dans la médecine et son ouvrage sur les herbes et les plantes est une référence en la matière, peu de chose sur la fin de sa vie mais sans doute qu'il meurt en Andalousie[42].

Aicha Bint Al Jayyar (XV siècle)[modifier | modifier le code]

L’auteur inconnu du manuscrit Boulghat al-Oumnia a entreprit cette œuvre dans le but de faire connaître les grands savants et universitaires qui vivaient à Ceuta durant le règne de l'empire rayonnant de science Mérinide au XV siècle. Il semblerait que le but de l’auteur ait été d’enregistrer les derniers moments de cette région avant sa conquête sachant que la prise de Ceuta par les européens a eu lieu le 21 août 1415.  Donc, c’est dans le cadre de cette œuvre que la femme médecin Aïcha Bint al-Jayyar a été mentionnée. Révélée par les chroniqueurs et historiens, cette femme était connue pour avoir été une praticienne brillante et savante dans la manipulation des médicaments. Une pharmacienne avant l'heure. Son père Abi Abdallah Ben Al Jayyar était un théologien de grande renommée dans cette cité de Ceuta, qui comme toutes les villes musulmanes ont auréolé par leur niveau culturel et intellectuel le Bassin Méditerranéen et bien au-delà. Aicha Bent al-Jayyar s'est adonnée aux sciences de la médecine par le biais de son célèbre beau-père, Abi Abdallah Achcharissi. Sa compétence en ce domaine lui a valu de jouir d'une belle notoriété au sein de la population de Ceuta. Aicha Bent Al Jayyar avait également les aptitudes à analyser les urines des malades et les eaux douces des différentes zones de Ceuta pour confirmer les maladies hydriques. Princes et gouverneurs lui ont voué un grand respect pour ses capacités de femme de sciences si bien qu’ils l’ont comblée de cadeaux et de dons généreux. Elle mourut à 70 ans dans sa ville bien aimée avant que celle-ci ne tombe définitivement et jusqu'à ce jour aux mains des européens[43].

Abul Qasim ibn Mohammed al-Ghassani (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Etait le médecin le plus célèbre de l'époque, il a étudié la médecine avec son père à Marrakech et à Fès et est connu surtout pour ses traités sur la pharmacologie et la botanique. Un hôpital à Fès a été nommé après lui. Il officiera à la cour Saadien, et était considéré comme le chef des médecins et des pharmaciens à Marrakech. Il a aussi été le maître d'un grand nombre de médecins et de pharmaciens. Son principal ouvrage était : "Le jardin des fleurs, pour l'étude des caractéristiques des herbes et des drogues végétales". Abul Qasim ibn Mohammed al-Ghassani y adopta une méthode de classification botanique innovée, et créa la conception de familles de végétaux, ceci constitue un des points originaux de son œuvre, et amena des éloges à son égard "un essai vraiment intéressant de classification à trois degrés, qui apporte dans la description des plantes de la vieille pharmacopée orientale un élément nouveau" . Considéré "comme un esprit exceptionnel pour l'époque et le milieu dans lequel il a vécu", Abul Qasim ibn Mohammed al-Ghassani a aussi écrit un commentaire du poème de Harun Ibn Azrun, consacré aux fièvres et aux inflammations. Il meurt sans doute au Maroc après avoir influencé des médecins européens qui se sont déplacés à la cour Saadien[44].

Abd El Ghani Ben Massaoud Azzamouri (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Ayant vécu durant la période Saadiens, c'est l'un des élèves d'Abul Qasim ibn Mohammed al-Ghassani. Il était très doué en médecine, en pharmacie et dans la composition des médicaments. Parmi ses œuvres, on peut citer : - "Le Canon dans le traitement des calculs". - "Propriétés des plantes", où sont commentés les médicaments en langues étrangères[45].

Ali Ben Ibrahim Al Andaloussi (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Lui aussi parmi les médecins de l'ère Saadiens c'était un grand médecin et enseignant de médecine. Il était l'auteur de nombreuses épîtres, traitées en vers pour faciliter la mémorisation. On peut en citer plusieurs : - "épître sur les fruits d'été et d'automne". - "épître sur le traitement des maladies des yeux" où sont énumérés 23 médicaments pour les infections des yeux. - "Les herbes et leurs caractéristiques dans le traitement des maladies" qui sont classées par ordre alphabétique. - "Mandhuma sur le mariage" qui traite en partie de l'éducation sexuelle[46].

Les Grands Poètes, Philosophes et Historiens[modifier | modifier le code]

Avempace (XI siècle)[modifier | modifier le code]

Cet homme est présent dans pratiquement toute les matières, Avempace est né en Andalousie, il fera parti de l'entourage des Almoravides et entrera dans leurs cours. Un touche à tout selon ses pairs, mais surtout un excellent praticien dans tous les domaines. L’œuvre majeure de ses écrits philosophiques politiques est Le Régime du solitaire, dans cet ouvrage il y décrit la cité idéale. Si Avempace conserve certains concepts de la vision d'autres philosophes avant lui, dans la description de la vie et du fonctionnement de la cité, il a une démarche différente. Tout d'abord il a une attitude "insulaire", c'est-à-dire qu'il pense le monde à l'écart ; l'idéal philosophique est pour Avempace incompatible avec la vie en cité. À travers cet isolement, il ne souhaite pas être en rupture avec la société, mais il refuse plutôt de rentrer dans une classe sociale qui réduirait son horizon de pensée et le priverait de liberté. Avempace cherche dans cet ouvrage à décrire le bon gouvernement ; il reprend la division des sciences de gouverner à travers l'éthique (gouvernement de soi), la gestion d'un bien domestique et la politique (gouvernement de la cité). Il est très critique envers la deuxième partie de la bonne gouvernance, c'est-à-dire les biens domestiques, ces derniers sont perçus comme incapables, par Avempace, de se fondre dans la vie de la cité. Il critique les intérêts des clans qui font passer leurs intérêts personnels avant les intérêts de l’État. Il est aussi critique par rapport à un manque de convictions profondes de la part de la population qui n'a que des aspirations purement matérialistes, notamment les descendants de la noblesse. Il prône aussi un pouvoir plus légaliste et vertueux qui ne s'appuie pas sur la ruse et la force[47]. Sa vision pessimiste des choses est assez intéressante, car il est un homme de pouvoir, sans doute dégoûté de son époque qu'il juge décadente. Il ne faut pas oublier qu'il a été plusieurs fois victime de complots de cours qui l'ont conduit à être emprisonné à deux reprises, et malheureusement il se fera empoisonné à Fès par ses ennemis au combien nombreux, mais les hommages feront légion, en effet les grands Averroès et Ibn Tufayl écriront sa biographie et garderont ses écrits précieusement.

Al Mutamid ibn Abbad (XI siècle)[modifier | modifier le code]

Né à Beja en Andalousie en 1040 il est l'émir du taifa de Seville bien avant que la dynastie Marocaine des Almoravides ne viennent prendre l'Andalousie. Il hérita de son père le talent poétique et le caractère impitoyable, et lui succéda sur le trône de Séville, en 1068. De grandes parties de l’al-Andalus tombèrent sous sa domination malgré cela il dut payer tribut à Alphonse VI. Celui-ci devint menaçant après la reconquête chrétienne de Tolède en 1085. Al Mutamid ibn Abbad du prendre une résolution radicale, il partit avec une délégation d'émirs des Taifa pour implorer l'aide du sultan Almoravide Youssef ben Tachfine, ce dernier se montrera enclin à les aider, mais Al Mutamid ibn Abbad et les émirs lui demanderont de partir quelle que soit l'issue des combats, et il acceptera. Il embarquera avec son armée, en 1086 à la bataille de Sagrajas, il écrasera l'armée chrétienne et en homme de parole repartira pour le Maroc laissant Al Mutamid ibn Abbad seul. Mais les chrétiens vont en profiter pour de nouveau s'en prendre au Taifa, les émirs vont retourner demander l'aide de Youssef ben Tachfine, mais cette fois il ne se contentera pas seulement de battre les chrétiens, il se retourna contre les émirs en s'emparant, entre autres, de leurs Taifas. L'attitude irrésolue d'Al Mutamid ibn Abbad obligera les Almoravides à le destituer en 1091 puis l'exilèrent au Maroc, où il mourut en 1095 à Aghmat. Son œuvre en poésie est très appréciée des poètes, qui voyait plein de dignité et de noblesse dans son malheur, lui qui s'en était remis à Allah, et avait ignoré ses geôliers de tous bords, certains poètes venaient même lui rendre visite à Aghmat[48]. Il dut payer tribut à Alphonse VI de Castille. Celui-ci devint menaçant après la reconquête chrétienne de Tolède en 1085. al-Mu’tamid fit appel au sultan almoravide du MarocYoussef Ibn Tachfin, qui vainquit Alphonse VI, le 2 novembre 1086 à Sagrajas (az-Zallàqa) puis se retourna contre son protégé en s’emparant, entre autres, du royaume de Séville. Son attitude irrésolue entre 1089 et 1090, entraîna la conquête de son royaume par les Almoravides, qui le destituèrent en 1091 puis l’exilèrent au Maroc, où il mourut en 1095 à Aghmat. Muhammad Ibn Abbad Al Mutamid est surtout connu comme poète. Dans ses poésies écrites en exil, il rappelle sa grandeur passée, et se donne comme exemple de l’instabilité de la fortune.

Averroès (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Considéré comme le plus grand philosophe du monde Arabo-Musulman, et l'un des plus brillants personnages de l'histoire. Il va être le principal influent de l'Europe qui reprendra tous ses travaux de philosophie. Il va toute sa vie défendre l'idée que la philosophie est compatible avec l'Islam et justifiera toujours cette première par la dernière, une phrase célèbre qui lui est attribué dira « quiconque étudie l’anatomie augmente sa foi dans l’omnipotence et l’unité de Dieu tout puissant »[49]. Il sera toujours respecté à la cour Almohades jusqu'à la fin de sa vie, où une campagne de diffamation et de jalousie à son encontre l'accusera de blasphème, ces livres seront brûlés et lui sera exposé et humilié dans la mosquée de Cordoue, avant d'être forcé de partir de sa ville natale. Exilé 1 an avant que le Calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur ne le rappelle à Marrakech où il se fera pardonner. À la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle une propagande vise à faire d'Averroès un athée ou du moins un laïque, mais ces idées sont réfutées par beaucoup et ne peuvent pas être crédibles quand on sait qu'il a été médecin et philosophe à la cour Almohades, ces derniers étant très sévères et refoulant la moindre idée d’athéisme, mais aussi les sources qui rapportent qu'Averroès aurait appelé à plusieurs reprises à la guerre sainte contre les chrétiens, bien d'autre arguments font même pensé qu'il était très strict à l'application de l'Islam politique, en effet il était juriste à la réputation moraliste[50].

Al-Rakuniyya (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Elle est une poétesse ayant vécu à Grenade et à Marrakech, fille d'un noble d'origine Berbère, qui était un personnage riche et influent, elle est née vers l'an 1135, selon la majorité de ses biographes, dans la ville de Grenade où elle a passé son enfance et sa jeunesse dans un contexte d'agitation politique intense, qui marqua la chute des Almoravides et l'instauration du califat des Almohades. Elle a été envoyée à Rabat en 1158 avec un groupe de poètes et nobles grenadins devant le calife Abd al-Mumin, se dernier lui offira Al Rakune (Salon Littéraire) se qui lui vaudra son nom d'Al-Rakuniyya. C’est dans cette atmosphère de courtoisie et de poésie qu’elle a connu le poète grenadin Abu Jafar Ibn Saïd, avec lequel elle a entamé une relation amoureuse publique vers l'an 1154. Cette relation a donné lieu à un intense échange de poèmes entre les deux, qui ont été conservés jusqu’à nos jours. Ces amours ont été chantées de même par les poètes de leur groupe littéraire. La situation du couple se complique lorsque la dynastie Almoravide s’effondre et laisse la place au califat des Almohades. Le gouverneur de cette dynastie, arrivé en 1156 pour diriger Grenade, tombe amoureux d'Al-Rakuniyya, victime de pressions ou lassée de leur relation, la poétesse quitte Abu Jafar Ibn Said tout en repoussant le gouverneur. Abu Jafar Ibn Said, secrétaire et ami du gouverneur, le prend pour cible et tente de le tuer, et finit par rejoindre une révolte contre les Almohades. Il se fera capturé, Abu Jafar est emprisonné puis exécuté en 1163, à Malaga. Son arrestation puis son décès frappent durement Al-Rakuniyya , qui le pleure. Malgré les menaces du gouverneur, elle porte des vêtements de deuil en son honneur et se retire de la cour. Délaissant l’écriture, elle se consacre alors à l’enseignement. En 1184, elle est invitée à Marrakech par le Calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, pour y diriger l’éducation des filles du Calife mais aussi de ses fils. Elle y meurt en 1191, de son œuvre, dix-sept poèmes nous sont parvenus, principalement de ceux qu’elle a échangés avec Abu Jafar Ibn Said mais également quelques satires et éloges au gouverneur, ainsi que des lamentations du décès d'Abu Jafar ibn Said. Al-Rakuniyya est la poétesse dont on conserve le plus grand nombre de production poétique, grâce surtout, à l'intérêt de ses biographes et de la famille d'Abu Jafar Ibn Said. Au total, sont arrivés jusqu'à nous dix-sept de ses poèmes, d'une grande qualité littéraire. Héritière de la tradition poétique Arabe, son inspiration atteint son sommet dans ceux où elle exprime son regret et son chagrin de l'emprisonnement et du décès d'Abu Jafar Ibn Said[51]. Exemple de femmes cultivées Al-Rakuniyya a été très respectée, à son époque et par les biographes postérieurs. Ibn al-Khatib a dit d'elle : « La grenadine, a été unique en son temps par sa beauté, son élégance, sa culture littéraire »


Ibn Tufayl (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Né en Andalousie et exerça la médecine à Grenade alors dans le Califat almohade puis fut secrétaire provincial. Plus tard, il devint médecin du Calife Abu Yaqub Yusuf à Marrakech et assuma le rôle de protecteur du futur Averroès. Les éloges sur lui et ces œuvres sont abondante, homme de sagesse et de foi pieuse, il est célèbre dans le monde entier encore de nos jours pour son œuvre principale, le premier roman du monde connue "Hayy Ibn Yaqdhan" ou dans sa traduction "le philosophe autodidacte" qui deviendra un best seller planétaire mais surtout en Europe ou il va donner naissance à la littérature européennes. Ibn Tufayl a écrit un nombre incalculable de livre dans des matières aussi divers que varié mais la plupart on été perdue, d'après des chroniqueurs il va notamment s'illustré en astronomie. Il mourra à Marrakech laissant au Maroc une figure imposante et respecter dans tous les domaines[52].


Ibn Arabi (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Né à Murcie, Ibn Arabî est un métaphysicien, philosophe et un soufi qui grandit à Séville où sa famille s’est installée dès 1173 durant la période Almohades. C’est là qu’il se forme aux différentes sciences islamiques, étonnant ses professeurs, nous dit-il lui-même, par ses talents intellectuels. Il grandit dans cet empire Almohades qui, on l’a vu, fait une large place aux savoirs et aux intellectuels. Ibn Arabî fait d’ailleurs la connaissance d’Averroès en 1179, dans une rencontre apparemment organisée par son père, ce qui indiquerait que ce dernier s’investit plus dans la formation intellectuelle de son fils que celui-ci ne veut le laisser entendre. Dans ses écrits en effet, Ibn Arabî s’attache à se poser comme un homme qui s’est fait tout seul, indépendamment des influences ou des volontés des autres : Étudiant brillant, il rédige dès les années 1185 des traités de jurisprudence, de théologie, de philosophie. Mais très vite, il est attiré par la voie mystique et ésotérique et se détourne des sciences profanes. En 1196, à Fès, Ibn Arabî dit avoir reçu une révélation de la part du prophète dans un de ses rêves. L’œuvre de Ibn Arabî ne se laisse pas facilement appréhender. D’abord par son ampleur : c’est près de 850 ouvrages que le mystique Andalou aura rédigés au cours de sa vie. En 1200, il part pour l’Orient, d’abord pour faire le pèlerinage à La Mecque, où il arrive en 1201, puis pour aller de ville en ville chercher l’enseignement des grands maîtres soufis. Après plus de vingt ans d’errance, il s’établit à Damas où il passe les quinze dernières années de sa vie ; il y meurt en 1240, et sera enterré au pied du Mont Qassioun[53].


Abu Faris Al Malzuzi (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Originaire de la ville de Meknès il est considéré comme l'un des plus grands poètes de la période Mérinides. Il est peu connue de sa vie, ont sait qu'il était le poète du Sultan Abu Yaqub Yusuf an-Nasr ainsi que de son père, il était un homme qui avait une influence considérable sur la famille régnante et ils lui donnèrent énormément de faveur. Il usera de flatterie pour se voir accorder des privilèges et sachant que les Sultans étaient sensible à cela, il composa beaucoup de poèmes durant des événement majeurs, l'une des plus célèbres est dédié à la victoire de son Sultan lors du Siège d'Algésiras (1278-1279) ou la flotte européenne sera anéanti. Il fera d'autres travaux de plus longue haleine comme des chroniques sur l'histoire des Mérinides et il le dédiera à ses protecteur. Sa notoriété au sein de la cour est immense et il sera le principale homme de confiances des Sultans, du fait qu'il aurait la même origine Berbère que les Mérinides. Les premiers Sultans de la dynastie commençaient seulement à se familiariser avec la langue arabe et donc ont vu en Al Malzuzi une personne proche d'eux qui pouvait les conforter dans leurs légitimité. il se fera lâchement assassiné à Fès dans des raisons douteuse en 1297[54]... 


Ibn al-Khatib (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

Né en Andalousie d'une famille de politicien, ce Poète, Écrivain, Médecin et Philosophe, est d'une stature qui aura marquer le Maghreb et l'Andalousie, temps sont habilité dans toute les matières étaient grandes. Les historiens pensent qu'il fut la figure la plus illustre des derniers siècle de l'Andalousie Musulmane. Il devient même l’une des personnalités les plus influentes de la cour Nasride et Mérinides et se voit nommé Dhû al-wizâratayn, le Détenteur des deux vizirats, c’est-à-dire de la plume et de l’épée, par le Sultan Nasride. Le vizir Ibn al-Khatib était " un miracle d’entre les miracles d'Allah en matière de prose et de vers, d’érudition et de littérature. Il était inégalable dans ce domaine, et personne ne pouvait s’y diriger comme lui " Ibn Khaldun ne tarit pas d’éloges pour décrire l’homme qu’il a connu intimement durant son exil andalou. Son éducation, classique et variée (littérature, médecine, astronomie, philosophie et sciences religieuses), est par ailleurs marquée par la figure du vizir Ibn al-Jayyâb, l’un de ses principaux maîtres. C’est d’ailleurs sous les ordres de ce dernier qu’Ibn al-Khâtib démarre sa carrière politique. Durant ses premières années, Ibn al-Khatib consolide sa position et sa carrière politiques. Sa fortune augmente considérablement , il acquiert plusieurs domaines et fait construire un palais. Il a le rare privilège de faire partie des 3 poètes qui verront leurs poèmes habillé les murs de l' Alhambra. Insomniaque, il passe ses nuits à la rédaction d’ouvrages dont certains feront date. on lui doit une « Histoire de Grenade » ou encore une « Chronologie des Califes et des rois du Maghreb et d’Andalousie », Ainsi polymathe, il est également médecin, et témoin d’une fulgurante épidémie de peste, il préconise en théorisant véritablement la contagiosité, d’isoler les pestiférés et d’en détruire leur linge. En 1374 il en résultera même un traité sur le sujet rédigé par ses soins, et qui fera date dans la médecine occidentale.  Il rédige aussi quelques lignes sur le secrétariat ou d’autres disciplines diverses. Il correspond même avec le plus grand explorateur de l'histoire Ibn Battûta[55]. À la mort du Sultan il offre sa loyauté au nouveau sultan, Mohammed V al-Ghani. En son nom il est envoyé 4 ans plus tard à la tête d’une ambassade au Maroc en vue de consolider la paix. Emprisonné en 1359 par les conspirateurs ayant un temps détrôné Muhammad V al-Ghani, il sera finalement libéré contre rançon avant de regagner le Maroc où le souverain Muhammad V trouva refuge. C’est durant son exil qu’il rencontrera et se liera d’amitié avec le célèbre Ibn Khaldoun. De cette période, Ibn al-Khatib écrira quelques lignes relatant ses voyages, dans la plus pure tradition des voyageurs musulmans de l’époque. Mais l'un de ses disciple un certain Ibn Zamrak, va commencer à calomnier contre lui à la cour Nasride, en effet il lancera la rumeurs que Ibn al-Khatib était au service des Mérinides, ce dernier sera dans l'incapacité de prouver le contraire et s'exilera une seconde fois au Maroc ou il se mettra au service de la cour Mérinides, donnant ainsi les arguments nécessaires à Ibn Zamrak pour comploté contre lui. Le sultan de Grenade chargera Ibn Zamrak, de le retrouver et de le capturer, il est retrouvé et jugé paradoxalement à Fès. Pour sa défense lors du procès, il n'est condamné qu'à une peine de prison, ainsi qu'à la destruction de tous ses livres. Mais le sultan de Grenade lui envoie des tueurs professionnels dans sa cellule et il meurt lâchement étranglé dans une prison de Fès en 1374. Son fils accusera publiquement Ibn Zamrak d'assasinat à l'encontre de son père, mais comme pour donner une leçon de morale, le même sort sera réservé à Ibn Zamrak qui sera retrouver lui aussi étrangler pour d'autres raison et d'autres complot[56].

Ibn Idhari Al Murakushi (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

Originaire de Marrakech, les sources sur cet historien majeur de l'histoire du Maroc sont hélas peu nombreuse, pourtant son nom est cité de partout dans les livres d'histoire, il a écrit un livre (Al-Bayan al-Maghreb) jamais imité par sa précision et sa fiabilité sur l'histoire du Maroc. Son histoire du Maroc et de l'Andalousie est largement considérée parmi les chercheurs modernes comme contenant des informations précieuses non trouvées ailleurs, y compris des extraits de travaux antérieurs déjà perdus[57].

Ibn Marzouk (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

C'est un historien originaire de la ville de Tlemcen, il fut diplomate à la cour Mérinides du Sultan Abu al-Hasan ben Uthman et est connu pour ses travaux légaux, religieux et historiques. Parmi ses œuvres les plus notables se trouve notamment son histoire du sultan Abu al-Hasan ben Uthman, le livre souligne le rôle tenu par Ibn Marzouk lui-même durant le règne du Sultan. Il cherchait en effet à « polir » ses accomplissements pour se mettre en avant et bien se faire voir du Sultan. Il devint ensuite le conseiller du sultan, enseignant et secrétaire et obtint un rôle diplomatique important, négociant avec les dirigeants étrangers. Il a négocié le traité de paix entre le Maroc et une nation européenne, dirigé par. Toutefois, il perdit la confiance du nouveau sultan Abu Inan Faris après avoir intrigué contre lui et fut contraint de s'exiler dans en Andalousie, où il obtint la fonction de khatib (donneur de sermon) à l'Alhambra. Il rentra finalement à Fès, alors la capitale des Mérinides et se réconcilia avec le sultan. Il obtint de nouveau une position élevée qu'il occupa jusqu'à l'échec d'une mission diplomatique qu'il menait. Il fut alors emprisonné pendant six ans, entre 1352 et 1358. Peu après sa libération, il partit pour Tunis, alors capitales des Hafsides, où il se vit offrir une fonction élevée par Abu Salim Ibrahim. Il y resta jusqu'en 1372, date à laquelle il se retira pour le Caire où il servit pour les sept dernières années de sa vie comme grand Qadi. Il eut une vie bien tumultueuse, entra de plein pied dans les conflits entre les souverains de Tlemcen qui alternativement le mettaient dans leurs palais avec les égards ou la prison avec tous ses aléas, profitant des accalmies où il n’était ni dans les palais ni en prison pour voyager dans le monde Arabe. Avant de finir sa vie en Égypte il écrivit également un kitâb al-imâma, une définition du califat islamique et une discussion des principes gouvernementaux et politiques, ainsi qu'un fahrasa extrêmement volumineux (liste d'enseignants) qui inclut, inhabituellement pour l'époque, une liste de femmes érudites[58].


Ibn Ajarrum (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

Ce poète et grammairien d'origine Berbère est né à Fès, il est presque inconnu de tous et pourtant, c'est un monument de la langue Arabe et de la grammaire Arabe, toute ses œuvres on été perdues ou presque sauf une seule et pas des moindres, le livre s'appelle Al Ajaroumiya c'est la référence mondiale de la grammaire Arabe, mieux encore c'est le livre le plus connu et diffusé après le Coran que ça soit au Maghreb ou au Machrek mais paradoxalement surtout dans cette dernière région. C'est dire l'importance majeure de Ibn Ajarrum sur l'éducation et l'enseignement de la langue Arabe. Selon la légende Ibn Ajarrum en pèlerinage à la Mecque aurait pris son livre et l'aurait poser à la mer et fera une invocation demandent à Allah " que si le livre avait une utilité pour les Musulman alors qu'il l’épargne de la mer mais que si il étais mauvais pour eux qu'il le face coulé dans la mer ". Il semblerait que son invocation est été reçu positivement par Allah, son livre est aujourd'hui connu de tous, plus de 60 commentaires seront dédiés à ce best seller de la langue Arabe et parmi les nombreuses citations on peut nommer celle-ci " Brillant grammairien, connaisseur du Coran, avec de grandes connaissances en mathématiques et en littérature " auteur de plusieurs livres ainsi que des poèmes d'études. Il était selon beaucoup un homme intègre d'une grande vertu et les oulémas en veulent pour témoin le fait que sa Al Ajaroumiya soit la principale référence de tous les livres de grammaire et d'apprentissage de la langue Arabe, il meurt à Fès sa ville de naissance[59].


Ibn Khaldoun (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

Né en 1332 à Tunis, il s’avère à la fois philosophe, diplomate, sociologue et écrivain. Ce touche-à-tout est considéré comme le père de la sociologie moderne, en raison de ses analyses sur les changements sociaux et politiques qui ont touché le Maghreb à son époque. Il est le temoin des guerres entre les 4 nations du Maghreb (les Mérinides, zianide, Nasrides et hafside )Tunis connaît alors une période de marasme intellectuel. Ibn Khaldoun songe à quitter la cité pour aller vivre à Fès afin d'assouvir sa soif de connaissance et de rejoindre son professeur Al-Abuli, même si son frère aîné tente vainement de l'en dissuader, Néanmoins son rêve de partir pour Fès ne peut se réaliser tout de suite car il a des affaires a régler. Dans un premier temps, il entretient en 1347 de bonnes relations avec la cour Mérinide, lors de l'occupation de Tunis par Abu al-Hasan ben Uthman. Au début des années 1350, sa réputation va grandissante et parvient jusqu'au palais royal. C'est pourquoi il commence véritablement sa carrière politique en 1350 à l'âge de 18 ans, en tant que garde du sceau du sultan Mérinide. Sans renoncer à son idée de départ pour Fès, Ibn Khaldoun accepte le poste qui lui est confié, pensant qu'il ne l'occuperait pas longtemps. Le sultan de Fès Abu Inan Faris lui envoie, à la fin de l'année 1354, une lettre pour l'inviter à participer au Conseil des savants, une réunion littéraire qu'il préside. Dans le but de poursuivre ses études, il fait le voyage l'année suivante pour Fès. En arrivant d'une colline qui surplombe la ville, il raconte ainsi le lieu qu'il découvre : « Fès s'étendait à nos pieds dans la lumière dorée du couchant. Une armée de minarets ocre et or dominait ses toits plats. Une couronne de collines couvertes de maisons de pierre la ceinturait. Des cyprès, austères et orgueilleux, détachaient leur vert sombre sur l'émeraude de la campagne avoisinante. Au loin, un vaste ciel mauve dévorait l'horizon ». Sa soif de connaissance l'emporte largement sur son intérêt pour la politique, comme il l'écrit lui-même : « Je mis à profit ces moments pour réfléchir et étudier, et pour m'asseoir aux pieds des grands professeurs, ceux du Maghreb comme ceux d'Andalousie qui résidaient provisoirement à Fès, et je bénéficiai grandement de leur enseignement ». À cette époque, il vit et travaille à proximité de la médersa Bou 'Inania, l'un des exemples les plus reconnus d'architecture au Maroc. Il fréquente en particulier les grands maîtres de l'université Al Quaraouiyine et y complète sa formation scientifique. Il écrit plus tard : « De cette manière, je parvins à un degré d'instruction qui répondait à mes désirs » La vie d'Ibn Khaldoun est extraordinairement bien documentée pour son époque[60]: ce dernier laisse en effet une autobiographie dans laquelle il cite de nombreuses informations concernant sa vie publique. C'est aussi un historien de premier plan auquel on doit des ouvrages résolument modernes dans leur méthodologie. Il insiste dès le début de ses œuvres sur l'importance des sources, de leur authenticité et de leur vérification à l'aune de critères purement rationnels. Il écrira 2 best seller qui influenceront le monde entier ( Le Livre des exemples et la Muqaddima ) ils raconte l'histoire des Berbères et des Arabes ainsi que d'autre peuple du moyen orient, mais élargira en écrivant une histoire universelle. Ainsi Ibn Khaldoun passera sa vie dans les différents empires Maghrébins et sera témoin des coups d’état, des assassinats et des intrigues de cour. Il jouera parfaitement le jeux des équilibristes entre ces nations qui le considéreront toute comme un traître à la solde de la nation rivale, fatigué il quittera le Maghreb à la fin de sa vie pour aller vivre au caire, pensent se sentir libre de la politique. Mais arrivant dans la ville, il se fera rapidement des ennemis dans le cercle du pouvoir et sera destituer plusieurs fois de son role de cadi. Il sera aussi amené a rencontré tamerlan, se dernier voulant massacré la ville de damas changera d'avis grâce à Ibn Khaldoun, il lui demandera comme condition de lui écrire un livre sur l'histoire du Maghreb. Il mourra au caire en 1406, toute la ville du caire se mobilisera pour constituer le cortège d'un homme hors du commun[61].


Ahmed Baba (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Né en 1556 à Araouane dans l’actuel Mali, il vivra plusieurs années à Marrakech et il meurt à Tombouctou en 1627 durant la période du Pachalik de Tombouctou sous administration Saadiens. Il est sans doute, l’un des savants les plus éclairés de son époque, il sera aussi célébre pour son combat à la liberté de son peuple face à Ahmed al-Mansour. Il montre un intérêt particulier aux sciences, à la philosophie, l'histoire et à la littérature. C’est donc en compagnie de son père qu’il arrive dans la ville des 333 saints, la fameuse Tombouctou pour poursuivre sa scolarité. Il s’intéressa très jeune à tout ce qui touchait aux sciences, lui-même était un éminent grammairien, sa bibliothèque était célèbre dans tout l'empire Saadiens et en Afrique de l'ouest. De son actif, il aurait rédigé une centaine d’ouvrage sur plusieurs thématiques touchant la vie intellectuelle et spirituelle de son temps. Selon certaines sources de ses ouvrages sont connus jusqu’à ce jour. La majorité de ses ouvrages ont été rédigés lors de son exil à Marrakech entre 1593 et 1607. Sa bibliothèque personnelle comptait plus de 1 600 livres. L'empire Saadiens annexera le Mali et commencera la déportation des résistants et des savants de Tombouctou vers Marrakech, parmi les prisonniers qui furent alors transplantés au Maroc figurait Ahmed Baba. Ne se limitant pas à une simple prise de position il s’engagera dans la lutte contre l’occupation de son pays et pour se faire, il se base sur une thèse jurisconsulte basé sur l'Islam et les paroles qui remonterait jusqu’au prophète Mohammed et selon laquelle, tout musulman est libre par le fait de sa croyance et qu’il ne saurait perdre cette liberté par le fait d’autrui, ni l’aliéner par son propre fait. Cela rend, selon lui, les musulmans intouchables les uns par les autres et égaux au yeux d'Allah. Notre savant, pour avoir voulu défendre son pays, eut la douleur de se voir transporter, les fer aux pieds, avec une partie de sa famille dans la ville de Marrakech. Une scène mythique se déroulera lors de sa présence à Marrakech, en effet il sera présenter devant Ahmed al-Mansour et se sera une véritable leçon Islamique que donnera Ahmed Baba au Sultan : " il parut devant lui, accom­pagné de tous les oulemas et intellectuelle de Marrakech, qui avaient tenu à lui faire cortège. Ni la captivité, ni les mauvais traitements n’avaient réussi à l’abattre ; il était demeuré le vaillant champion de l’indé­pendance de tombouctou. Comme Ahmed al-Mansour demeurait caché derrière un rideau, il l’apostropha avec véhémence, lui demandant s’il se prenait pour Dieu « qui, seul, parle à l’homme à travers un voile ». Le Sultan honteux, se montra à découvert et Ahmed Baba lui reprocha alors de l’avoir dépouillé de ses livres, privé de sa liberté, et chargé de chaînes les Maliens  " Il lui fut permis de voir tomber ses chaînes par la grâce du Sultan qui fut à la fois humilier par un tel homme de loi Islamique mais aussi malmené par les intellectuelles et oulémas Marocains qui lui reprochait de s'en prendre à des savants Musulmans. Mais il lui sera interdit de quitter la ville, selon des sources c'est surtout que tous les Marocains voulaient le voir enseigner dans les Medersas de Marrakech et se sera chose faite il deviendra Cadi mais aussi professeurs. La joie que fit éclater sa délivrance dans le cœur des croyants Marocains fut unanime. En effet, à peine rendu à la liberté, le savant Malien en qui ses geôliers mêmes avaient découvert une source infinie d’érudition, fut entouré des intellectuels et des oulemas de la ville de Marrakech qui non jamais cesser de demander sa libération auprès d'Ahmed al-Mansour, et ils lui feront un cortèges dans la ville. Tous le supplièrent de révéler ses précieuses connaissances. Cette imbrication entre la lutte de libération et la philosophie de la justice et de la liberté donne un relief exceptionnel à la pensée d’Ahmed Baba qui rejeta en tant que philosophe, la spéculation gratuite et la contemplation passive des idées. Il défendit d’autres causes nobles, comme celle de la propagation intellectuelle des connaissances scientifiques et des valeurs morales à travers toute l’Afrique du Nord et de l’ouest, où il forma une multitude d’érudits, les éloignant de la foi aveugle pour les introduire dans la pratique de la religion et surtout dans l’amour de la science. Selon le cheikh constantinois Hadj-Ahmed Embarek, le musulman le plus versé dans les sciences historiques, Ahmed Baba avait composé dans les dernières années de sa vie, un traité en vers sur l’astronomie et un livre d'histoire sur les différentes castes Africaines païennes et Musulmanes, son but était de présenter les peuples Africains au Marocains qui les distinguer pas toujours entre eux. À la mort d'Ahmed al-Mansour son successeur l'autorisera à quitter Marrakech ou il retournera dans sa ville natale Tombouctou pour y mourir en paix, lui qui n'a de cesse pleurer son éloignement de sa ville durant son exil[62].

Abderrahman Al Majdoub (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Célèbre poète dans tout le Maghreb, dont l'œuvre orale continue, malgré toute cette distance temporelle à être présente dans la vie quotidienne des peuples Maghrébins. il est né dans une famille berbère près de la ville d'Al Jadida, Il mentionne son lieu de naissance et ses origines dans beaucoup de ses poèmes.  Il a mémorisé l'ensemble du Coran et les 10 manières différentes de récitation se qui fait de lui un homme d'une respectabilité imposante. Il vécu sous la dynastie des Saadiens, Al Majdoub fait partie des personnalités Marocaine a travers l'histoire (comme Ibn Khaldoun) qui seront considérés comme Maghrébins avant tout, il est un de ces héros que chaque pays du Maghreb revendique et qui, par l'instabilité de leur vie, leur errance au hasard des pouvoirs, des exactions ou simplement par goût de l'aventure et de la connaissance ont livré à chaque portion de la terre maghrébine un héritage qu'elle conserve comme partie constitutive de son patrimoine. Une personnalité comme celle d'Al Majdoub, démontre bien une communauté linguistique, psychologique et culturelle, dont les peuples Maghrébins ont en commun. Ainsi, Si Mejdoub est né près d'Al Jadida, si la langue où ont été conçus ses quatrains a été influencée par le Maghreb centrale, s'il a passé une partie de sa vie au Maghreb centrale et au Maghreb orientale, nous voyons largement qu'un souffle commun a traversé le Maghreb, que ce sont les réalités Maghrébines dans leur ensemble qui sont concernées, passées au filtre d'un esprit et d'une psychologie exceptionnels et transmis. L'œuvre d'Al Mejdoub a nourri les langues populaires Maghrébines d'un certain nombre de proverbes, de tournures, lorsque les Maghrebins appauvrie, se mettent a perdre espoir ou à être nostalgique du passé, ils leurs restent toujours les invocation à Allah, et lorsqu'ils veulent impressionné leurs interlocuteur ils leurs restent les proverbes d'Al Majdoub[63]. il est mort à Fès et sa tombe se trouve au même endroit que le mausolée de Moulay Ismail.


Hassan Al Wazzan " Leon l'Africain " (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Il est né à Grenade mais fuira l'Andalousie avec sa famille après la prise de Grenade par les chretiens, ils trouveront refuge à Fès. Hassan al-Wazzan est un Historien, Geographe et Explorateur, il s’épanouira dans la ville de Fès qui sera désormais, sa ville d'adoption. Il étudiera à l'Université Al Quaraouiyine et deviendra diplomate pour les Sultans Mérinides. Il connut un destin hors du commun en temps qu'explorateur. Mais concernant sa vie d'historien il s’intéressera surtout à l'Afrique et rentrera dans l'histoire comme le plus Africains des Africains, son nom en est témoin. Lors de ses années de captivité en Europe, il écrira en Arabe et en langue européenne à la demande du pape, un livre sur l'histoire de l'Afrique qui s'appelle Description de l'Afrique, et Hassan al-Wazzan prendra la précaution de ne pas donnée d'information sur les infrastructure civile et militaire du Maroc. la qualité de se livre le rendra célèbre dans toute l'Europe et la ville de Tombouctou deviendra mythique dans l'imaginaire des peuples grâce à lui[64].


Ahmad ibn Khalid al-Nasiri[modifier | modifier le code]

Né en 1832 à Salé il est considéré comme le plus grand Historien de la période Alaouites, il est surtout le seul grand historien à avoir connu le passé de toute les dynasties puisqu'il a vécu dans la dernière dynastie (Alaouite) et a été temoin des 5 autres. Connu pour avoir rédigé en plusieurs tomes toute l'histoire du Maroc, à partir de la conquête islamique par Oqba Ibn Nafi à la fin du VIII siècle : Son œuvre majeure est Al-Istiqsa avec plusieurs tomes qui sont rédigés comme suit : Tome 1 Dans la première partie consacrée à l'histoire de la Conquête Musulmane du Maroc, puis les états Idrissides et Zénètes. Cela comprend la période entre le milieu du VIII siècle à la fin du X siècle. Tome 2 Dans la seconde partie de l'ouvrage porté sur l'histoire des deux pays Almoravides et Almohades, entre le début du XI siècle et la fin du XIII siècle. Tome 3 La troisième partie traite l'histoire de l'état Mérinide, depuis la fin du XIII siècle jusqu'au milieu du XV siècle. Tome 4 Cette partie est consacrée aux Saadiens entre le milieu du XVI siècle jusqu'au milieu du XVII siècle.. Tome 5 Dans la cinquième et dernière partie l'auteur traite l'Histoire du règne des Alaouites, depuis le milieu du XVII siècle jusqu'à la fin du XIX siècle. Il est décédé à Salé en 1897 peu de temps après avoir mis la touche finale à ce travail[65].  

Les Grands Explorateurs, Cartographes et Géographes[modifier | modifier le code]

Ibn Jubair (XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

C'est un explorateur, poète et écrivain né en 1145 en Andalousie de la période Almohades, il vivra très longtemps et fera partie de l'entourage de la cour Almohades. Son père était un haut fonctionnaire et Ibn Jubair reçut une éducation de qualité : il étudia le Coran, les Hadith, le droit, les sciences et la littérature – en particulier la poésie. Secrétaire du gouverneur de Grenade, il est l'auteur de diverses poésies, mais son nom reste surtout attaché à sa Relation de voyages (Rihla ), qui est une source bien connue des historiens spécialistes de la Méditerranée. Loué pour sa qualité et sa densité informative, ce texte (La Rihla) a été abondamment utilisé comme réservoir de données de toutes natures. La Rihla d'Ibn Jubair montre que ce dernier centralise souvent sont récits sur le Maghreb même lorsqu'ils parlent des autres nations, marquant l'importance de cette région par apport au autres. Une tradition tardive rapporte que, sous la pression du gouverneur de Grenade, il dut boire sept coupes de vin et que, pour expier sa faute, il résolut d’entreprendre le pèlerinage à La Mecque, ainsi lui est venue l'idée de devenir explorateur. Il effectuera 3 explorations mais étrangement il écrira sa Rihla en faisant référence seulement à la première, et contrairement au très célèbre Ibn Battûta, il ne dédiera son livre à aucun Sultan ni Calife. Lors de son premier voyage il partira pour le sud de l'Europe, il traversera la Sicile, la crête et la Sardaigne, où il écrira tout se qu'il observera de ces régions, ensuite il arrivera au Machrek en visitant l'Irak, la Palestine, la Syrie et son point final, où il réalisera son pèlerinage à la Mecque. Terminant son exploration il retournera en Andalousie, il se dédia à l’enseignement des sciences islamiques, enseignement qu’il poursuivit à Malaga, Ceuta et Fès. Il acquit une grande autorité morale, tant à Grenade qu’à Ceuta, villes où il exerça la charge de juge (hakam). On conserve de ses poèmes certains qui sont dédiés au célèbre Averroès, qui prouvent la proximité d'Ibn Jubair avec le pouvoir Almohades. En effet, celui-ci sera chargé d’écrire tour à tour des épigrammes puis un panégyrique hostile à l’adresse d'Averroès, comportement qui suit parfaitement l'attitude du calife Abû Yûsuf Ya‘qûb al-Mansûr face à cette figure prestigieuse qu''est Averroès, et semble donc indiquer qu'Ibn Jubair faisait partie de l’entourage et de la cour Almohades. Il effectuera un second pèlerinage pour rendre grâce à Allah d’avoir permis à Saladin la conquête de Jérusalem. Enfin il entama un troisième pèlerinage, après la mort de son épouse, il séjournera à La Mecque, puis visitera Jérusalem ; sur le chemin du retour, à Alexandrie, où il s’était arrêté pour enseigner, la mort le surpris en 1217[66].


Abu Barakat Yusuf Al Barbari (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Fabuleuse est l'histoire d'Abu Barakat le berbère, inconnu au Maroc son pays d'origine, mais rendu célèbre dans une autre région du monde, à savoir les Iles Maldives. Son lieu de naissance est inconnu, seules des sources Maldives sont répertoriées sur lui, aucun biographe Marocain ou Maghrébin ne fait mention de ce personnage d’exception, sauf un seul le très célèbre Ibn Battûta sans qui jamais nous n’aurions entendu parler d'Abu barakat. Qui est t'il ? peu de sources là encore, mais on sait qu'il était un marchand et qu'il marchandait en Asie, on sait aussi qu'il était un homme de science Islamique. La vie d'Abu Barakat aurait pu s’arrêter là mais sans le vouloir il entrera dans l'histoire des îles Maldives, en effet il convertira la population Maldive à l'Islam alors que cette dernière était bouddhiste. Voici le récit donner par Ibn Battûta : Abu Barakat est arrivé sur l'ile en 1153, selon certain se n’était qu'un arrêt provisoire pour marchander, alors il sera accueilli par une famille Maldives qui le traitera avec respect. Mais la famille cessera d’être heureuse et Abu Barakat se doute qu'un problème secoue cette famille si chaleureuse d'habitude, il demandera au parents pourquoi se lamentent ils ainsi sur leurs sort ? Ses derniers lui raconteront l'histoire de rannamaari le démon des mers, qui chaque mois viens chercher une femme vierge pour la tuer, et que hélas fut le tour de leurs fille. Abu Barakat est horrifier par cette pratique du sacrifice qui est infâme pour lui qui est Musulman et qui ne croit en rien à ses histoires superstitieuse, alors il aura une idée qu'il va partager avec la famille. Ils leurs dira qu'il va s'habiller et se faire passer pour la fille, et il demandera à la famille de l'aider dans son projet, ses dernier ne comprennent pas pourquoi un étrangers viendrait il se sacrifier pour les aider, mais Abu Barakat est très reconnaissant envers ses gens qui lui on été très serviable et d'une grande générosité en acceptant de le logé. Une fois prêt les villageois le porte sur un trône et le pose dans la fameuse caverne ou rannamaari est supposé venir le tuer. Alors à se moment il y'a 2 version de l'histoire parmi la population Maldives, voici la première : Abu Barakat entra dans la caverne et passa la nuit à réciter le Coran, lorsque le démon se présenta à lui et se mit à hurler de toute ses forces mais il avait du mal avec la récitation du Coran qui l’empêcha de le faire alors il se retourna à la mer, le lendemain lorsque les villageois entrèrent dans la caverne pour récupéré le corp de la supposé jeune fille qui était autre qu'Abu Barakat, il furent stupéfait de voir le visiteur du Maghreb sain et sauf, ils vont se précipité de le ramener devant le roi des Maldives, celui ci n'en croyais pas un mot et demandait à voir sa de ses propres yeux, Abu barakat acceptera de recommencer a une seul condition, que le roi se converti à l'islam, se dernier acceptera. Lors de la prochaine période de sacrifice Abu Barakat sera emmener de nouveau dans la caverne sous les yeux de toute la population et du roi lui-même, Abu Barakat reprendra la récitation du Coran, peu de temps après cela, rannamaari se présenta à lui mais cette fois il se jeta sur Abu barakat, se dernier provoquera rannamaari en lui disant que s'il était aussi fort, il devrait pouvoir réussir à réduire sa taille, se dernier avec un ego surdimensionné va accepter mais, Abu Barakat lui demandera sans cesse de rétrécir sa taille, et lui le fera sans hésité, jusqu’au moment ou Abu Barakat se saisi de lui dans une sorte de jarre et l'enferma pour toujours avant de le jeter à la mer qui était juste derrière la caverne, le lendemain le roi et les habitants entrèrent dans la caverne et la, stupéfaction, il était la indemne, le roi sera si reconnaissant qu'il se convertira à l'Islam. Selon la seconde version : Abu Barakat dans la caverne attendra le monstre en récitant le Coran, se dernier se présenta à lui sans se douter qui était habiller en femme, Abu Barakat patienta que le monstre s'approcha de lui pour se jeter sur lui, mais il sera abasourdi par sa découverte, il s'agit du roi des Maldives déguisé en démon. Après avoir compris le plan macabre du roi qui consistait à pouvoir assouvir son désir de meurtre sans jamais être inquiété mais aussi de tenir la population dans la terreur, apprenant cela Abu barakat se saisira de cette opportunité pour manipulé la situation à son avantage, en exigent du roi qu'il se convertisse à l'islam, ainsi qu'il propage l'Islam sur toute les îles, se dernier n'aura pas d'autre choix que d'accepter. Cette histoire nous donne une leçon, sur un roi avide de pouvoir et cruelle qui sera vaincu à son propre jeu par un marchand rusé venue du Maroc. Le roi ira sur chaque îles personnellement pour appeler ses sujet à l'Islam. Chaque année les Maldives celebre la victoire d'Abu barakat sur rannamaari, ils lui sont reconnaissant, il mourra quelque année après sans jamais quitter l’île, en effet il aidera à la conversion des populations et enseignera, sa tombe sera construite dans la première mosquée de l’île à Malé, et chaque jours des milliers de Maldives et de touristes viennent rendre visite à sa tombe pour prier sur lui encore aujourd'hui[67].


Ibn Saïd Al Maghribi (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

C'est un Cartographe, Géographe et un Poète né en Andalousie durant la période Almohades, Il partira vivre à Marrakech plusieurs années avant de revenir suivre des études en Andalousie. Ibn Said al-Maghribi a écrit ou compilé «au moins quarante œuvres sur diverses branches du savoir». Peu de source parle de lui pourtant son travaille reste remarquable, la réussite la plus connue d'Ibn Saïd Al Maghribi était l'achèvement d'un livre de 15 volume « Le livre extraordinaire sur les ornements de l'Ouest » ou encore appelé « Kitab Al Maghreb » traduit " le livre du Maghreb ", il sera commencer un siècle auparavant par des membres de la famille d'Ibn Saïd Al Maghribi, son père se sentant près de mourir, lui recommanda d’achever et de publier les deux ouvrages historiques qu’il avait élaborés. Le livre se trouve à mi-chemin entre une anthologie de la Poésie et une Géographie, recueillant des informations sur les poètes du Maghreb organisés par origine géographique, mais le plus intéressant sera une carte géographique construite à l’intérieur. D'après des historiens il s'agirait « peut-être du plus important des différentes anthologies de poésie andalouse ». Son but dans la compilation de la collection semble avoir été de montrer que la poésie produite au Maghreb était supérieur à tout ce que le Machrek avait à offrir, mais aussi de montré les compétences de la famille d'Ibn Saïd Al Maghribi capable de produire une œuvre de très grande qualité. En tant que voyageur infatigable, Ibn Said Al Maghribi s'intéressait profondément à la Géographie, il incarne l'expérience de ses nombreux voyages à travers le monde musulman et sur les rives de l'océan Indien. Il donne également un compte rendu de la situation en Europe du Nord mais aussi en Arménie ou il visitera la cour des chef mongols. Le lieu de sa mort n'est pas certain, des sources pensent qu'il meurt à Alep, mais il serait plutôt probable qu'il est mort à Tunis en 1274[68].


Ibn Battûta (XIV siècle)[modifier | modifier le code]

Véritable monument de l'histoire du Maroc et du monde, Ibn Battûta est le plus grand explorateur de tous les temps, né à Tanger au nord du Maroc durant la période Mérinides, Ibn Battûta n'était pas destiné a devenir un explorateur, partit à l'âge de 22 ans pour effectuer le pèlerinage à la Mecque, se dernier ne reviendra au Maroc que 30 ans plus tard...il dira " J’étais seul, sans compagnon avec qui je puisse vivre familièrement, sans caravane dont je pusse faire partie ; mais j’étais poussé par un esprit ferme dans ses résolutions, et le désir de visiter ces illustres sanctuaires – le pèlerinage à La Mecque – étaient cachés dans mon sein. Il va parcours 120 000 kilomètre,et une étendue géographique correspondant à 44 pays actuels… Il visitera des civilisations inconnues et jusqu'à la seulement fantasmé par des récits, son point culminant en Afrique sera la Tanzanie, celui de l'Europe sera le Khanat de la Volga et celui de l'Asie sera l'Indonésie. Ibn Battûta dira " J’aime les voyages parce que mon naturel me pousse sans cesse à explorer des terres nouvelles, à entendre et voir des hommes et des femmes de tous les horizons et de différentes cultures. Je suis allé à la rencontre des musulmans partout où ils se trouvent, mais il m’est arrivé, parfois au risque de ma vie, de visiter des régions hostiles à l’islam et je n’en garde aucun regret parce-que mon soucis constant a été de découvrir et d’essayer de comprendre les miens, ceux qui partagent ma foi mais aussi les autres qui vivent leurs croyances autrement[69] ". De ses voyages il va compilé énormément de carnet, ou il décrit les coutumes des civilisations visité, leurs gastronomie, leurs tenue, la langue, les femmes et les hommes, la politique du pays mais aussi sa religion et ses minorité, sachant qu'il est profondément Musulman il n’hésitera pas à critiquer dans ses écrits les peuples qui transgressent les lois de l'Islam, ou bien tout simplement pas à son gout, et aussi d’être élogieux avec ceux qui sont conforme avec ceux qui sont en conformité avec les loi Islamique, mais il saura tout de même garder une certain impartialité, ou il se se contentera d'observer. Se qui est remarquable avec Ibn Battûta c'est que sa réputation le devançais dans toute les nations ou il est aller, en effet les dirigeants le conviait assez souvent dans leurs palais pour parler de ses voyages mais aussi des missions qu'il pourrais accomplir en leurs noms, en échange il récoltais des cadeaux et de forte sommes d'argent, on le mariera au femmes qu'il voudra, ainsi il laissera derrière lui beaucoup de femmes et d'enfants dans plusieurs nations ou il aurait vécu. Il sera Ambassadeurs des plus puissants dirigent de se monde qui n'auront de cesse de tenter de l’enrôler parmi leurs cour, les missions qu'il devra effectuer seront parfois dangereuse et à plusieurs reprise il échappera de peu à la mort alors que ses compagnons eux n'auront pas cette chance. Il sera convoité de tous pour sa maîtrise de la loi Islamique il deviendra Cadi dans des régions récemment islamisé et qui non pas l’expérience dans le domaine religieux Musulman, mais souvent il dictera les lois en vain, car les peuples ne sont pas toujours habituer au règles stricte édicté par se Maghrébin venue de l'autre coté du monde en Afrique. Tandis que ses écrit précis et crédible feront de lui un historien rarement égalé, il se fera volé ses carnets par des brigands, et au retour au Maroc il hésitera à écrire ses mémoires, mais heureusement le Sultan Abu Inan Faris l'invitera à le faire par le biais d'un de ses meilleurs praticiens de la langue Arabe un certain Ibn Juzayy, se livre se nomme la Rihla, et il deviendra célèbre dans le monde entier. Alors Ibn Battûta fera la louange du Sultan le plus puissant à ses yeux " Abu Inan Faris ", un paradoxe quand ont sais que ce dernier a réaliser un coup d’état contre son père Abu al-Hasan ben Uthman. Mais il se fera des ennemis à la cour des Mérinides ou du moins il sentira une certaine jalousie, de la part d'Ibn Khaldoun et d'Ibn Marzouk, qui le traiteront de menteur et refuseront de croire qu'un homme est pue réaliser tout ses voyages durant toute ses années, ont peut comprendre ces comportement hostile par le fait que ces derniers patienteront avant d'atteindre la cour, alors qu'un étrangers venue de nul part réussi à attiré l'attention du Sultan sans vraiment avoir de mal, mais Ibn Battûta n'aura pas que des ennemis, il trouvera en Ibn al-Khatib un ami qui croira à toute ses aventures et avec qui il va même échanger plusieurs correspondance. Ibn Battûta aura reçu des diplômes dans un peu prés tous les pays qu'il visitera, mais paradoxalement encore, il n'aura aucun titre au Maroc des Mérinides, durant cette période l'enseignement au Maroc ponctué par la construction des fameuse Medersa sera en effet supérieur à l'enseignement du Machrek et d'ailleurs. D'une manière général on peut affirmer que cet explorateur aura connue une vie remarquable, et très mouvementé on peut donc se demander comment se fait il qu'un personnage aussi illustre n'est droit qu'a un mausolée en piteuse état dans la médina de Tanger... Alors que plusieurs endroit dans le monde porte son nom, il meurt dans la ville de Marrakech quelque années après avoir mis une touche final à sa Rihla[70]


Hassan Al Wazzan " Léon l'Africain " (XVI siècle)[modifier | modifier le code]

Explorateur intrépide, historien, diplomate et sociologue avant l’heure, découvreur infatigable, Hassan al Wazzan est un personnage du XVIe siècle hors du commun. Né à Grenade en 1488 (894 de l’Hégire), se diplomate à la cour Saadiens a eu mille vies, il reste le plus Africain des Africains. Sa famille quittera Grenade après la chute d'Al Andalus et choisira Fès pour leurs nouvelle vie. Hassan al-Wazzan grandira à Fès et fera ses études dans les Medersas de la ville ainsi et surtout à L'Université Al Quaraouiyine. Son oncle maternel l’initie à la vie diplomatique en lui demandant de l’accompagner lors d’une mission auprès du souverain de l’empire de Songhai, l’Askia Mohammed Touré. Son oncle malade, il effectue la mission à sa place, il découvre alors les merveilles de l’Empire Songhaï. Il règne une certaine sérénité chez ce peuple, tout ce qui l’entoure éveille ses sens par sa beauté. Le souverain lui offre cinquante pièces d’or et une esclave de quatorze ans Hiba. Plus tard en revenant à Fès il fera la connaissance d'un ami, cette amitié aura de lourde conséquence pour lui, puisque son ami voudra épouser sa sœur mais hélas elle sera promise à un autre homme connue pour être un criminelle, Hassan al-Wazzan et son ami vont être soupçonné du meurtre de cet homme, ils seront tous les 2 condamné a plusieurs années de prisons mais les 2 jeune homme vont fuir chacun de leurs coté, Hassan al-Wazzan prendra tout ses biens et fuira vers l'Égypte. Une très forte tempête de neige emporte tout dans son sillage, le laissant totalement démuni, il est alors obligé de se réfugier dans une grotte en compagnie d'Hiba sa servante. Ensemble, ils décident de continuer leur chemin à Tombouctou la ville natal d’Hiba sa compagne d’infortune. Une fois arrivés, ils élaborent une stratégie pour avoir un peu d’argent afin qu’Hassan al-Wazzan suive sa route. Il doit la revendre aux anciens du village ; la transaction aboutit mais peu de temps après il est banni du village[71]. Ainsi il continuera des aller et venue entre Fès et l'Égypte ou il se mariera avec une femme Egyptienne et il aura des enfants avec elles, mais sa vie va basculer lorsqu'il décidera de faire son pèlerinage à la Mecque, il y restera un mois puis embarquera pour Tunis pour retourner à Fès sa ville natale, malheur s'en suivra son bateau sera abordé par des pirates européens. Le capitaine du navire pirate, sans doute parce qu'il a quelques errements à se faire pardonner, voyant les manuscrit rare et les biens appartenant à Hassan al-Wazzan, aura l'idée de l'offrir au pape de l'Europe. Le pape obligera Hassan al-Wazzan à quitter l'Islam, au cas contraire il serait réduit en esclavage, en effet le pape a bien reconnue en lui un homme de science et de culture en avance sur son temps. Il ne s'appellera dorénavant plus Hassan al-Wazzan mais Léon dit « Léon l’Africain ». Pendant son séjour en Europe il apprendra des langues européennes mais surtout enseignera la langue Arabe dans des université européennes. C'est donc à se moment que Hassan al-Wazzan sera rendu célèbre, après que le pape lui demande d’écrire une œuvre majeur sur l'Afrique qui sera appelé Description de l'Afrique, ce livre sera le principale ouvrage sur l'Afrique des siècles durant et donnera à Tombouctou un statut de ville mythique dans l'imaginaires des peuples. Hassan al-Wazzan cherchera longtemps un prétexte pour fuir l'Europe et revenir à l'Islam, se sera chose faite lorsque la ville ou il résidait sera saccagé par des troupes armées, il embarquera sur un bateau en partance pour Tunis. Mais chose étrange plus personne n'entendra parler de Hassan al-Wazzan, aucun historien n'a trouver se qu'il était advenue de lui après sa fuite d'Europe, les faibles sources recueilli nous disent qu'il serait peut être retourner au Maroc à Fès ou alors qu'il meurt à Tunis mais chose plus certaine, il serait revenu à l'Islam sa religion[72].


Al Idrissi (XII siècle)[modifier | modifier le code]

C'est un monument de l'histoire Géographique et Cartographique mondiale, célèbre dans toute la planète pour avoir construit la première carte du monde. Al Idrissi est né à Ceuta au nord du Maroc à l’époque Almoravides , il semblerait qu'il est suivi sa formation à l'Université Al Quaraouiyine ainsi qu'a Cordoue en Andalousie. Il aurait voyagé au Maghreb, en Andalousie, et même en Asie mineure, rapportant de ses voyages des notes sur la géographie et la flore des régions visitées. Si son travail est célèbre et bien documenté sa vie l'est moins, beaucoup de spéculations à son sujet. Tout d'abord sur son origine, on parle d'un Andalous qui serait né au nord du Maroc, ensuite on ne comprend pas son départ pour la Sicile à la cour du roi, certain pensent qu'il aurait été invité par ce dernier mais d'autre disent s'être écoulé plusieurs mois entre son arrivée et le moment où on le retrouve près du souverain, et enfin la raison pour laquelle il quitte le Maroc, il serait probable qu'Al Idrissi se soit opposé à la destruction de l'empire Almoravides par leurs ennemis Almohades. Arrivé sur place il est bien accueilli par le roi de Sicile qui lui demandent de rédiger un livre sur la géographie et une carte du monde connue, Al Idrissi acceptera, sur place il interroge les marins et commerçants passant dans les ports de l’île, enquêtant sur le monde traversé par ces derniers, et collectant nombre d’informations. Le roi lui confie d’abord la réalisation d’un globe en argent, avant de lui réclamer un livre de géographie commentant le globe. Il y décrit de manière très codifiée les pays, villes principales, routes et frontières, les mers, fleuves et montagnes ; en commentant ses cartes à la manière d’un guide suivant son itinéraire. Pourvu de 70 cartes, représentant d’ailleurs le sud en haut et le nord en bas (sans doute pour montrer la supériorité du monde Musulman sur les autres) et la Mecque sera dessiné au centre de la carte (pour montrer son importance sur les autres villes du monde). Al Idrissi souscrit également à la théorie de la sphéricité de la Terre (il pense que la terre est ronde), et que le reste du monde est recouvert d’un grand océan : ‘’ la terre est ronde comme une sphère ; si ce n’était pas le cas, comment l’eau y tiendrait-elle ?’’ c'est étonnant pour l’époque, aussi il retrace le récit de marins Maghrébins ayant navigué dans la mer ‘’ des ténèbres et de brouillard ’’ l’Océan Atlantique en vue d’y découvrir ses limites. Al Idrissi restera en Sicile jusqu'à la mort du roi, et se sentent peut être en danger prendra son œuvre et fuira sans doute à Ceuta au Maroc ou bien an Andalousie, hélas pour lui les chrétiens vont détruire le globe en argent, mais il sauvera le plus important son livre et la carte géographique. Géographe et Cartographe de renommé mondiale Al Idrissi semble avoir une vie controversé dans le monde Arabe, ont ne connais pas suffisamment de détails sur des moments importants de sa vie, se qui mène à la spéculation général, certain parlent de lui comme d'un traître à l'Islam, d'autre disent que les Almohades lui ont interdit l'accès au Maroc et à l'Andalousie, mais d'autre historiens diront tout simplement qu'il a eu une vie d'errant et donc qu'on connais plus son œuvre que lui-même, pourtant il est peu crédible qu'il soit traître à l'Islam sinon son œuvre n'aurait pas été écrite en Arabe, il n'aurait pas mis le monde Musulman au nord de sa carte et le reste au sud comme se fut le cas, mieux il n'aurait pas mis la Mecque au centre de sa carte. Le livre est cité, copié, repris, et commenté dans tout le monde et sera la principale carte de navigation des siècles durant[73].

Les Grands Mathématiciens, Architectes et Astronomes[modifier | modifier le code]

Abbas Ibn Firnas (IX siècle)[modifier | modifier le code]

Si Abbas Ibn Firnas n'a jamais vécu au Maroc, c'est que le pays n’était pas encore fondé par Idris Ier, sa présence dans cette liste est attesté par son origine Berbère qui fais de lui un Maghrébins, sa famille participa à la conquête d'Al Andalus. Il est un célèbre génie d’origine berbère qui vivait à Cordoue entre 810 et 887, inventeur, poète, ingénieur, physicien, astronome, il a plusieurs cordes à son arc et tout au long de sa vie, il a réussi à s’illustrer grâce à son génie incomparable, mais s'il fut si célèbre c'est tout simplement qu'il est le premier homme de l'histoire de l'humanité à avoir volé tel un oiseau, un rêve inimaginable mais qu'il réalisera et qui mettra le monde en émoi, se qui fait de lui une légende de l'ingènieurie et le père de l'aéronotique, il est le plus grand ingénieur inventeur de l'histoire du Maroc et du monde Musulman entier. Les biographes le présentent comme un philosophe brillant, il dut recevoir une solide formation, ce qui signifie qu'il a fait des études scientifiques. Il a notamment étudié la chimie, la physique et l'astronomie. Dans sa jeunesse, il étudia un peu toutes les sciences dont l'astronomie, la chimie et la physique. Il est impossible de répertorier toute ses invention au combien nombreuse. On sait qu'il travailla à organiser une manufacture de verre obtenu à partir du sable et de roche et qu'il conçut un système de mesure du temps (Al-Maqata). Il fut un des premiers à se rendre à Cordoue sous le règne d'Ibn Abdur Rahman Muhannad al-Amir pour instruire les futures générations. Mais s'il a continué à fréquenter cette cour durant le règne du successeur Muhammad Ier (852-886), c'est pour ses nombreuses inventions, dont certaines sont évoquées par les historiens. Il a conçu une horloge à eau, le Clepsydre appelée Al-Maqata-Maqata. il a conçu une sphère armillaire pour visualiser le mouvement des astres et un planétarium qu'il a construit chez lui. Il a découvert seul le moyen de tailler le cristal de roche, ce qui permit à Al Andalus de se passer de la technologie du Machrek en la matière. Il découvrit également le moyen d’obtenir un verre parfaitement transparent. Il fabriqua les premiers verres correctifs, dans lesquels il voyait un moyen d’améliorer le «confort de lecture», mais plus surprenant encore le premier parachute. Abbas Ibn Firnas est également à l’origine de la première sphère armillaire conçue et fabriquée, un mécanisme sphérique mobile qui modélise le mouvement des étoiles autour de la Terre et celui du Soleil dans l’écliptique. Enfin, il avait fait construire chez lui un système automatisé qui permettait de figurer dans une pièce attenante à son laboratoire la course des étoiles, mais aussi les nuages, le tonnerre et les éclairs qui accompagnent le déclenchement d’un orage. Il aura surtout marqué les esprits avec son invention, le premier «avion» au monde, un détail souvent ignoré dans les livres d’Histoire. L’appareil qui comporte des ailes volantes est l'inventions la plus fabuleuses du célèbre inventeur.  Les sources historiques, maigres et souvent tardives, rapportent deux faits distants dans le temps. En 852, il fait une expérience qui s’avérera concluante, vêtu d’un grand manteau conçu à cet effet, il s’élance du haut du minaret de la grande mosquée de Cordoue. Il en sera quitte pour quelques blessures. Le second fait, rapporté par l’historien Al Maqqari en 1578-1632, se produit en 875. Il fit confectionner une sorte de combinaison comportant deux ailes mobiles en bois recouvertes de soie et garnies de plumes de rapaces. Le septuagénaire eut le courage de l’endosser pour s’élancer depuis le sommet d’un précipice sous les yeux ébahis d’une large foule convoquée pour l’occasion. Le vol en lui-même fut globalement une réussite : l’inventeur parvint à se maintenir en vol plané pendant une dizaine de minutes. L’atterrissage, en revanche, fut assez catastrophique le vieil homme se brisa les deux jambes et échappa à la mort par miracle. Il aurait déduit de ce semi-échec qu’il manquait à son invention la queue dont sont pourvus les oiseaux, et dont ils se servent à la fois pour se diriger et pour amortir leur descente[74]. Il meurt quelque année après avec le sentiment d'avoir été un scientifique benefique pour l'islam et sa communauté.

Fatima el Fihriya (IX siècle)[modifier | modifier le code]

Il était une fois au IX siècle, l'histoire d'une petite fille, la plus grandiose des figures de l'histoire du Maroc, connue pour être la fondatrice de la plus vieille université du monde Université Al Quaraouiyine[75] ainsi que la plus vieille bibliothèque du monde[76] à l’époque Idrissides, c'est sans aucun doute la noble Fatima el Fihriya qui marquera le plus de son empreinte l'histoire du Maroc au côté du pieux Youssef ben Tachfine, sans elle jamais nous n’aurions pue répertorié tout ses scientifiques qui font honneur à l'histoire Islamique du Maroc, tout ses scientifiques qui ont tous ou presque étudier ou enseigner à L'Université Al Quaraouiyine. Elle est né dans la ville de Kairouan, bordée par le désert dans l'actuelle Tunisie. On affirme qu'elle est issue du clan des Banu Fihr de la tribu de Quraych la même que celle du prophète de l'Islam, et de son descendant direct le grand Oqba Ibn Nafi Al Fihri envoyée à Kairouan par Muawiya Ier, calife omeyyade, pour propager l'Islam en Afrique du Nord. Fatima el Fihriya est orpheline de mère, et vit avec son père et sa sœur aînée Maryam el Fihriya. Mohamed El Fihri, marchand à Kairouan, prend grand soin de ses filles tel que le prophète le préconise, il leurs donnent une éducation des sciences de l'Islam et fais d'elles des femmes accomplie. Fatima el Fihriya est très marquée par la mort de sa mère, tandis que sa sœur Maryam el Fihriya est confrontée à la réalité et tâche de s'occuper de la maison de son mieux. elle suit beaucoup son père dans son travail, et l'interroge sans cesse sur ses activités. Elle pose mille et une questions, et trouve un père patient et bienveillant, qui lui donne une bonne instruction au fil des années. On dit que Mohamed El Fihri agit ainsi car il se souvient des paroles du prophète de l'Islam, sur l'éducation des filles. Une nuit, de violentes émeutes éclatent à Kairouan. De nombreux habitants décident de fuir la ville et prennent le chemin du désert. Fatima el Fihriya, son père et sa sœur se mettent ainsi en route, rassemblant le peu d'affaires qu'ils peuvent emmener. Ils voyagent ainsi durant des mois, traversant le Maghreb, loin des villes qui à cette époque sont à feu et à sang. Ils traversent ensemble les déserts, les montagnes. Le père craint pour ses filles. Quel avenir auront-elles à présent ? C'est alors qu'après de longs mois de marche, qu'ils arrivent aux abords d'une ville frontalière dont ils avaient entendu parler. Épuisés, ils décident de s'y installer. Les voici à Fès en 825. Après les réfugiés Andalous, ce sont donc les réfugiés de Kairouan qui sont accueillis dans l'enceinte de cette ville prospère et généreuse. Les années passent, Fatima el Fihriya devient une femme. Elle est toujours aussi curieuse, enthousiaste, pleine de vie en plus d'être très pieuse. En effet, son père Mohamed leur donna à elle et son aînée une éducation religieuse stricte, leur transmettant des valeurs comme l'humilité, la générosité, l'amour de son prochain. Fès est une ville commerçante, et surtout le quartier des Kairouanais qui s'y sont réfugiés. Comme à Kairouan, elle se plaît au milieu de toutes ces cultures qui se croisent, de tous ces trésors du monde. Son père reprend les affaires et leur famille redevient aisée, tandis que sa sœur s'occupe toujours de la maison. C'est alors que quelque chose fait sortir Fatima el Fihriya de son quotidien, elle qui n'a que faire des bijoux et autres objets de parure. En effet, des érudits du monde entier se retrouvent à Fès pour discuter, échanger, construire des savoirs ensemble. Comme lorsqu'elle était enfant, elle se remet à rêver de connaissances, de sciences, d'histoire, d'astronomie, de langues Arabe et de poésie... Mais encore une fois un drame détruira cette famille de ses rêves de connaissances. leurs père tombe gravement malade, et Fatima el Fihriya reste à son chevet sans cesse. La jeune femme ne sort plus, préférant parler à son père, lui raconter ses découvertes... Mais sa mission sur terre étant achevée, Mohamed El Fihri quitte ce monde entouré de ses deux filles. Fatima el Fihriya, qui avait souffert enfant de la mort de sa mère, est de nouveau très affectée par la mort de son père. Elle ne mange plus, ne dort plus, n'ouvre plus un livre. Sa période de deuil fut longue. Sa sœur Maryam el Fihriya s'occupe d'elle durant de longs mois, à tenter de lui redonner goût à la vie. Fatima el Fihriya décide de se rappeler de ce que son père lui a enseigné, c'est-à-dire regarder l'avenir et avancer. À sa mort, surprise : il leur a légué une fortune colossal. Cet argent, considéré comme une épreuve, oblige les sœurs à se retirer, à méditer. Fatima el Fihriya et sa sœurs décident de le dépenser au service de la connaissance, de la foi. Elles décide de faire construire deux mosquées, avec les matériaux du pays de leurs père la Tunisie. La Mosquée des Andalous et la très fameuse et mythique Université Al Quaraouiyine elle aussi Mosquée. Les travaux de la mosquée débutent le premier jour d'un mois de Ramadan, et se terminent en 859, Fatima el Fihriya jeunera chaque jours de travaux de L'Université Al Quaraouiyine jusqu'à la fin. Le travail effectué par Fatima El Fihriya est titanesque. Tous les matériaux nécessaires furent extraits d'une carrière établie sur le terrain même. L'eau fut fournie par un puits creusé également au même lieu. La mosquée mesurait alors 150 empans (environ 35 mètres) de longueur du nord au sud. Elle comprenait quatre nefs, une petite cour, un mirhab ainsi qu'un minaret peu élevé. La mosquée compte 270 colonnes formant 16 nefs de 21 arcs chacune. Chaque nef contient 4 rangées de 210 fidèles, soit 840 ce qui donne pour les 16 nefs 13 440. Ajoutons 160, nombre des fidèles pouvant se placer au besoin devant les colonnes ; 2700 autres peuvent trouver place dans la cour et 6000 dans la galerie, les vestibules et les seuils des portes. Au total, pas moins de 22 700 fidèles peuvent entendre la prière à la fois. La particularité de l'Université c'est que chaque dynastie Marocaine a contribuer à son embellissement, nous devont le plan de l'edifice au Idrissides, sont minaret très sobre lui à été construit par les Almoravides, nous devont au Mérinides sa bibliothèque qui est la plus vieille du monde ! Quant aux Saadiens ils construiront deux magnifique pavillons fontaine ainsi que la fontaine en marbre au centre de l’édifice. La position de Fatima el Fihriya en tant que femme ne lui facilite pas la vie, alors qu'à l'époque, dans toutes ces sociétés patriarcales, il est dur d'être entendue et écoutée sans être "la femme de..." ou "la fille de...", elle est seule, riche, et surtout n'est pas intéressée par un rôle particulier au sein de la société. Elle met au contraire toute son énergie et toute son âme à aider son prochain, à accueillir dignement les nouveaux réfugiés. Elle continue de rechercher la science, la sagesse et se recueille beaucoup. Elle ne cherche même pas à construire sa place au Paradis, elle est détachée et sincère. Elle voue sa vie à son Créateur sans intérêt personnel aucun. En quelques années, la mosquée qu'elle a financée est très respectée, et attire de grands savants. Des conversations dans la cour de la mosquée aux leçons données par de grands érudits, la mosquée devient une université très renommée, l'une des meilleures de la région. Aujourd'hui, c'est toujours l'université de Fès, et il s'agit tout simplement de l'université encore en activité la plus ancienne au monde[77] ! Sa bibliothèque elle aussi est la prestigieuse et ancienne au monde[78], très vite, précieux manuscrits de théologie, de medecine, de grammaire ou encore d'astronomie y affluent, les manuscrits qu'elle abrite ont plus de 1200 ans, et on été écrit ou offert par les plus grands scientifique du monde à la bibliothèque. Fatima el Fihriya est aujourd'hui celebré par les femmes du monde entier pour leurs avoir ouvert la voie de la science et de la réussite, au Maroc elle restera à tout jamais une femme avec un prestige et une générosité sans limite[79].

Avempace (XI siècle)[modifier | modifier le code]

Auteur dont l'œuvre constitue un grand moment dans l'histoire de la philosophie, Son sens critique s'est manifesté avec éclat en plusieurs domaines né à Saragosse, il exerça ses talents en médecine, en astronomie, en mathématiques, en botanique, en musique et en poésie durant la période Almoravides, dont il fera parti de la cour. Ses œuvres majeures sont presque toutes inachevées au grand dam de ses pairs dont on peut citer ceux qui l'on admiré tel Averroès et surtout Ibn Tufayl qui ne manqua pas de louange en sa faveur, Alpetragius aussi, Maïmonide écrivit à propos du modèle planétaire d’Avempace " J’ai entendu dire qu’Avempace avait découvert un système où il n'y a plus d’épicycles ". Avempace a présenté sa propre vision météorologique sur la voie lacté, car il considérait la voie lacté comme un phénomène à la fois des sphères au dessus de la lune et de la région subliminaire[80]. Il aurait aussi considéré une dissimulation de Jupiter par Mars, ou qu'il a confondu une dissimulation avec une position très proche des deux planètes. Il a observé, à son tour, deux taches dans le soleil qu'il a interprété comme le pas de Mercure et de Vénus sur le disque solaire. Il a prédit, finalement, une éclipse de lune.

Abdellah Ben Younes (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Il fait partie de ses personnage illustre sur lesquelles nous avons aucune information... Sur les instructions d'Ali Ben Youssef, un ingénieur du nom d'Abdallah Ben Younès, transposa les système des khettaras, réseau souterrain de canaux d'irrigation, et assura à la capitale de l'empire Almoravides Marrakech et à ses alentours une alimentation en eau fiable. Ali ben Youssef, ami des arts et grand bâtisseur, avait fait de sa capitale Marrakech une ville immense et embellie qui deviendra avec l'arriver des Almohades la métropole la plus importante du monde Arabe. le géographe Al Idrissi décrit les Khettaras : « L’eau dont les habitants ont besoin pour arroser leurs jardins est amenée au moyen d’un procédé mécanique ingénieux dont l’invention est due à Abdellah Ben younes… Les habitants de la ville, voyant le procédé réussir, s’empressèrent de creuser la terre et d’amener les eaux dans les jardins; dès lors, les habitants et les jardins commencèrent à se multiplier, et la ville de Marrakech prit un aspect brillant »[81].

Al Qurashi (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Il est originaire de Séville où il a acquis toute sa formation mais il a longuement séjourné à Bejaïa, dans le Maghreb central durant la période Almohades, il va y enseigné l’algèbre et la science de l'héritage. Dans la première discipline il a publié un commentaire au « Livre complet en algèbre » d' Abu Kamil qui était considéré par le grand historiens Ibn Khaldūn, comme l’un des meilleurs ayant été produit dans ce domaine. D’après les informations fournies par des mathématiciens du XIVe siècle, l’ouvrage contient quelques aspects nouveaux, dans l’agencement de l’exposé général, dans la classification des six équations canoniques et dans les justifications de l’existence des solutions des équations du second degré. Cet auteur était également apprécié pour sa méthode de résolution des problèmes d’héritage, basée sur la décomposition des nombres en facteurs premiers. Nous avons quasiment aucune information sur se mathématicien[82].

Alpetragius (XII siècle)[modifier | modifier le code]

C'était un astronome et un philosophe de la période faste des Almohades, il est né au Maroc, a vécu au Maroc et en Andalousie et il est mort en Andalousie, il meurt en l'an 1204. Il était disciple du très fameux Ibn Tufayl. Il a été le premier astronome à présenter un système astronomique non ptolémaïque, avec les planètes portées par les sphères géocentriques, comme une alternative aux modèles de ses prédécesseurs. Un autre aspect original de son système, était qu'il proposait une cause physique des mouvements célestes. On lui doit une très curieuse théorie astronomique développé dans un de ses ouvrages nommé Kitab Al Hai'a, et faisant revivre d'une manière fondamentalement modifier, la théorie des sphères homocentriques, et de rendre compte des phénomènes propres aux étoiles errantes, en mélangeant des rotations de sphères homocentriques. Il s'agissait d'une modification du système de mouvement planétaire proposé par ses prédécesseurs. Les conceptions d'Alpetragius eurent pense t-on encore aujourd'hui le mérite d’ébranler une tradition séculaire, en s'opposant nettement au doctrines qui l'on précéder ailleurs dans le monde, contribuant a nettement à faire mettre en doute ses dernières et préparer leurs écroulement annoncer. Mais chez ses contemporains ses idées furent considéré comme un important apport positif, et on ira même jusqu’à dire qu'il fonda une nouvelle astronomie. Il fut si décisive pour l'avenir de l'astronomie que les écrivains juifs de son époques le surnommèrent " celui qui fait vaciller la doctrine des cieux ". Il établit la théorie du mouvement spiral des planètes et ouvrit ainsi la voie à l'astronomie moderne. Grâce à lui, la trigonométrie, qui était considérée comme une branche de l'astronomie, est devenue une science indépendante. Selon lui : "Vénus et Mercure ont leur lumière propre puisqu'elles n'ont pas de phase comme la Lune." L'un des aspects originaux du système d'Alpetragius est sa proposition d'une cause physique de mouvements célestes. Il combine l'idée d'impetus et le concept de shawq ("désir") d'Abu'l-Barakāt al-Baghdādī pour expliquer comment l'énergie est transférée d'un premier moteur placé dans la dites sphère à d'autres sphères, expliquant les vitesses variables des autres sphères et des mouvements différents. Il contredit l'idée selon laquelle il existe un type particulier de dynamique pour chaque monde, en appliquant plutôt la même dynamique aux mondes sublunaires et célestes. Il ecrira un celebre livre Kitab Al Hai'a sur l'almageste une œuvre qui restait une des bases de l'astronomie du monde, Alpetragius y présente des critiques de se livre d'un point de vue physique. Son livre sera étudier jusqu'au XVI siècle et les critiques iront jusqu'à qualifier son livre comme une alternative valable à l'almageste[83].

Ibn Al Yasamin (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Ce mathématicien serait né à Fès et y aurait vécu, ainsi qu'a Séville où il a étudier les mathématiques, et à Marrakech où il finira sa vie tragiquement... La notoriété dont a bénéficié Ibn Al Yasamīn est due essentiellement à l’extraordinaire diffusion qu’a connu son poème didactique al-Urjûza fi’l-jabr wa’l-muqābala, enseigné et commenté jusqu’au XIX siècle. Il a la particularité de faire des poèmes sur les mathématiques, les premières notices biographiques, connues aujourd’hui le concernant, ont étés écrites par deux historiens andalous morts à Tunis moins d’un siècle après sa disparition. Versé dans différents savoirs, il fut surtout reconnu par ses contemporains d’abord comme juriste et documentaliste, puis comme poète et spécialiste de littérature. Ont insiste surtout sur ses qualités de mathématicien (logique, géométrie, astronomie et astrologie et plus particulièrement l’arithmétique et le calcul) tout en étant un poète accompli et l’auteur de célèbres Mouachahāt vivement appréciées. Ibn al Yasamīn s’est fait réciter son poème didactique sur l’algèbre et a lui-même récité cette Urjūza fi’l-jabr wa’l-muqābala qu’il a enseigné et commenté quelque temps avant de rejoindre Marrakech, la capitale de l’empire Almohade. Deux autres poèmes didactiques lui sont attribués ; l’un sur les racines (al-Urjûza fi’l-judhūr) et l’autre sur la double fausse position (al-Urjūza fi’l-kaffāt) . Cependant, c’est en tant qu’homme de culture, documentaliste spécialisé, écrivain et poète qu’Ibn Said s’intéresse à lui et lui consacre une importante place parmi les 24 poètes du XIIe siècle dans son livre. Il y indique qu’Ibn al-Yasamīn était proche des califes Almohades en particulier Abu Yusuf Yaqub al-Mansur qu'il accompagne souvent lors de ses voyages. Ibn al Yasamīn polémiquait souvent avec ses compagnons sur sa couleur de peau, en effet ce dernier est noir de peau et il s'amusait à en plaisanter. Peu de traces nous sont parvenues de son activité littéraire et poétique, à part celles signalées par Ibn al-Abbār. Par contre, nous sommes mieux renseignés sur quatre de ses écrits mathématiques, dont un poème didactique sur l’algèbre qui l’a rendu célèbre et un ouvrage en prose. La renommée d’Ibn al Yasamīn vient de la diffusion extraordinaire de son poème didactique sur l’algèbre, al-Urzûza fi-l-jabr wa-l-muqâbala, tant au Maghreb qu’en Orient, C’est un poème de 54 vers. Après les salutations, remerciements et prières d’usage, le poète y introduit d’abord la terminologie algébrique dans quatre vers inoubliables, Ces vers sont suivis par les algorithmes de résolution des six types d’équations canoniques du premier et du second degré, puis par deux méthodes de résolution des équations quadratiques non unitaires, la première étant classique et la seconde originale. Le poème se termine par les règles de calcul sur les expressions algébriques et par une dernière prière. Ces textes concentrent et résument des connaissances dans des expressions faciles à retenir et peuvent aider à retenir les terminologies et les règles. Ils visaient au départ à venir en aide à des étudiants terminant l’étude d’un domaine particulier dans des ouvrages détaillés et techniques. On connaît aujourd’hui au moins 13 commentaires écrits sur se célèbre livre de Ibn Al Yasamin, il influencera le monde Arabe par se texte et facilitant l'explication de l’algèbre par la mémorisation, mais la fin de sa vie sera tragique, il sera assassiné lâchement devant la porte de sa maison pour des raisons qui nous sont inconnue[84].

Ahmed Ibn basso et Al Hajj Ya'ish (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Ahmed Ben Basso et Al Hajj Ya'ish ont été parmi les très rares ingénieurs et géomètre de génie dont nous conservons le nom. Cité dans les sources comme les chefs de ceux qui ont édifié les plus belles réalisation de la période Almohades et comme inspecteur des constructeurs. leurs premier rôle se documente dans la reconstruction de Gibraltar en 1160 voulu par le Calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, il seront au services de Califes Almohades jusqu'à leurs mort. Plus tard, en 1162, Ahmed Ibn Basso apparaît comme dirigeant des travaux de reconstruction de Cordoue, mais surtout de sa plus belle réalisation, la Giralda de Seville, une mosquée construite sur le modèle de la Koutoubia de Marrakech. Alors que le brillant architecte et hydraulicien Al Hajj Ya'ish serait l’ingénieux concepteur des Jardins de l'Agdal , et notamment des deux immenses réservoirs surélevés qui dominent la partie centrale du site, la conception des Jardins de l’Agdal est un véritable exploit qui a été reproduit dans tout le pays et jusqu’à Séville. Ces jardins étaient admirés pour leur formidable productivité, leur beauté et leurs grandes étendues d’eau, d’autant qu’ils se situent dans un environnement aride où plane la menace de la sécheresse, Al Hajj Ya'ish réussi ainsi à graver son nom dans la pierre comme le plus brillants Architectes de l’époque.

Abu Bakr Al Hassar (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Al Hassar était un mathématicien né à Ceuta, nous avons peu de source sur lui mais ont peu tout de même affirmer certaine chose à son propos. Considéré comme un spécialiste du calcul de l’héritage Islamique ainsi que recitateur de Coran de talent, il est l'auteur de deux livres Kitab al-bayan wat-tadhkar (Livre de la démonstration et la mémorisation), un manuel de calcul et Kitab al-kamil fi al-sinaat adad (Livre complet sur l'art des nombres). Le premier livre est perdu et seule une partie du second livre est encore existant. Al Hassar a développé la notation symbolique mathématique moderne pour les fractions, où le numérateur et le dénominateur sont séparés par une barre horizontale. Cette notation fractionnaire apparue peu de temps après dans le travail des mathématiciens européens, qui commenceront à reprendre les travaux des mathématiciens Marocains mais parfois sans jamais les cité... Ibn Khaldoun dans son chapitre sur le Calcul, et après avoir défini cette discipline, évoque dans un des passages de ses commentaires " le petit Al Hassar " en parlant d'un livre écrit par Al hassar, par opposition a un éventuel " grand livre " du même auteur. C’est, en tout cas, ce que pouvait suggérer une connaissance des règles et des usages pratiques dans la tradition scientifique Maghrébine. Le succès des livres d'Al Hassar semble avoir dépasser les limites du Maghreb, et avoir atteint le Machrek et l'Europe, en effet plusieurs mathématiciens du Machrek on écrit des commentaires sur les livres d'Al Hassar, et d'après eux il contiennent des idées importantes et intéressante, et laisse supposé que ses ouvrages ont été étudier dans plusieurs régions, et par plusieurs mathématiciens dont Ibn Yunus[85].

Ibn Yahyā al-Maghribī al-Samaw'al (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Est né en 1130 à Bagdad et mort en 1180 à Maragha en Iran, ses parents juifs sont né à Fès et ils ont quitter le Maroc pour aller vivre à Bagdad ou il donneront naissance à Al-Samaw'al, plus tard il se convertira à l'Islam. Pendant qu'il commençait à étudier la médecine, Al-Samaw'al commençait également à s'intéresser aux mathématiques. Il avait environ treize ans quand il a commencé sérieusement les études, débutant par des méthodes de calcul ainsi que les tables astronomiques. À ce moment-là, Bagdad n'était pas un grand centre pour les études mathématiques contrairement au Maghreb, il avait bientôt maîtrisé toutes les mathématiques que ses professeurs lui ont enseignées. Ces professeurs avaient couvert des sujets comprenant une introduction d'analyse de l'algèbre élémentaire, et la géométrie des premiers livres. Afin de pousser ses études mathématiques plus loin, il a dû étudier tout seul. Il a lu les travaux d'Abu Kamil et Al-Karaji et d'autres grands mathématiciens. Il n'avait alors que dix-huit ans, il avait lu presque toute la littérature mathématique disponible. Le travail qui l'impressionna était celui d'Al-Karaji. Pourtant il n'était pas complètement satisfait. Son traité le plus célèbre, "le brillant dans l'algèbre", a été écrit quand Al-Samaw'al avait seulement dix-neuf ans. C'est un travail de grande importance pour les idées originales qu'il contient et également pour l'information qu'il enregistre. Son traité se compose de 4 livre, Les prédécesseur d' Al-Samaw'al avaient commencé à développer ce qui est appelé par les historiens d'aujourd'hui "l'arithmétisation de l'algèbre". En fait, il était le premier à donner à ce développement une description précise quand il a écrit : " ...avec le traitement des inconnues à l'aide de tous les outils arithmétiques, de la même manière que l'arithméticien traite le connu." Ceci suggérera fortement aux mathématiciens d'aujourd'hui qu'il ait développé l'étude des boucles polynomiales. En effet, c'est une description juste du travail qu'il entreprenait. Dans le premier livre, il définit des puissances, après qu'il ait défini des polynômes, il décrit l'addition, la soustraction, la multiplication et la division des polynômes. Il a également donné des méthodes pour l'extraction des racines des polynômes. Il ne pourrait pas avoir décrit des opérations arithmétiques sur les puissances de l'inconnu sans avoir développé un concept des nombres négatifs. Il avait raffiné les idées de ses prédécesseurs dans une forme qui ne serait pas donnée par des mathématiciens jusqu'à plusieurs siècles plus tard. Il a également utilisé le zéro (0) dans ses inscriptions de calculs. Après avoir terminé d'ecrire son livre il se mettra à voyager en Asie centrale, on sait de ses propres écritures qu'il était à Maragheh (en Azerbaïdjan) le 8 novembre 1163, à cette date Al-Samaw'al s'était converti à l'Islam. Il rend compte ce 8 novembre 1163 que l'Islam était le plus satisfaisant. Il a écrira un livre " la Réfutation Décisive des Chrétiens et des Juifs". Le père d'Al-Samaw'al avait trouvé la conversion de son fils à l'Islam comme étant une expérience douloureuse, et Al-Samaw'al ne souhaitait pas blesser son père. Ainsi, il a différé sa conversion durant quatre années, par la suite il a écrit à son père qu'il avait ses raisons pour son changement de la religion juive à l'Islam. En ce temps, il voyageait beaucoup à Alep, au nord de la Syrie, et son père s'arrangea pour le voir lorsqu'il reçut sa lettre. Cependant, son père est mort en voyage avant de voir son fils. On avait mentionné qu'il a été formé en médecine dans sa jeunesse. En fait, il pratiquait ses habiletés médicales dans ses voyages et est devenu tout à fait célèbre pour ces compétences dans cette région. Plusieurs souverains étaient ses patients. Il raconte dans ses écrits qu'il a développé des cures miraculeuses. Malheureusement, on n'a pas de détails de ceux-ci qui ont survécu. Il meurt en Iran peu de temps après[86].

Ibn Al Kammad (XII siècle)[modifier | modifier le code]

Ibn al-Kammād était un astronome bien connu d'al-Andalus qui a influencé un certain nombre d'écrits d'astronomes postérieurs dans les traditions astronomiques Musulmane. Il y a cependant peu d'informations sur sa vie. Il est probablement né à Séville durant la période Almohades bien qu'il ait passé sa vie professionnelle à Cordoue. Ibn al-Kammād était un disciple direct ou indirect de Al-Zarqali. Les astronomes ultérieurs du Maghreb et d'Al Andalus se réfèrent à lui, et les références à lui se produisent dans plusieurs langues. Il semble avoir été également connu au Machrek. Ibn al-Kammad a écrit trois Zij (manuels astronomiques avec des tables): al-Kawr ' alâ al-Dawr , al-Amad ' alâ al-abad , et al-Muqtabas , qui est une compilation des deux précédentes. Aucun n'a survécu dans une version complète de l'Arabe original. Ibn al-Kammād a également écrit un traité astronomique, le Kitāb Mafātī ḥ al-asrār , dont seuls les chapitres 10-15 existent. Ces chapitres ( kalâm fî al-naymūdār li-ta Sh ī ḥ ṭ awāli ' al-mouleds ), obstétrique astrologiques, expliquent comment utiliser les mesures astronomiques pour déterminer la durée d'une grossesse. Ils sont liés à al-Kawr et à certains des tableaux accompagnant, mais n'appartenant pas, al-Muqtabas . Ibn al-Kammād a été fortement critiqué par Ibn al-Hā'im dans al-Zīj al-kāmil de ce dernier ( vers 1205); Ibn al-Hā'im note jusqu'à 25 erreurs dans le travail d'Ibn al-Kammād, en particulier dans al-Kawr ' alā al-dawr et al-Amad ' alā al-abad . Ceux-ci ont principalement à voir avec les mouvements solaires et lunaires, les modèles de trépidation, la trigonométrie, le chronométrage et l'astronomie. Cependant, l'influence de Ibn al-Kammad doit être vu dans un certain nombre d'astronomes qui lui succederont, la date de sa mort et le lieu ne sont pas connue[87].

Ibn Mun'im (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une stature imposante des mathématiques, qui n'est pas considéré tel qu'il le devrait, comme bien d'autre scientifique Marocains, né à Dénia en Andalousie, ayant vécu à Marrakech durant la période Almohades, et mort en 1228. Ibn Mun'im est un mathematicien qui sera décisive pour l'avenir des mathématiques moderne dont il semble être l'un des pères au coté d'Al hassar, Al Qurashi, Ibn Al Yasamin, Al Qalasadi et Ibn al-Banna, il est aussi médecin d'après son biographe mais peu d'information sur sa seconde vie sauf qu'il aurait donner des cours de médecine à Fès, peut etre à l'Université Al Quaraouiyine. Quelle est sa découverte ? Ibn Munim de Marrakech a utilisé les études précédentes de Khayyam pour tracer une grille numérique triangulaire qui lui a permis de comprendre des permutations et des combinaisons. Cet exercice donne, par exemple, le nombre maximal de mots pouvant être créés avec les 28 lettres de l'alphabet Arabe. Quatre cents ans plus tard, les mathématicien européens du XVIIe siècle vont réinventé la grille numérique d'Ibn Munim en se l'appropriant... Entre la fin du XIIe siècle et le milieu du XIVe , un ensemble de pratiques combinatoires apparaissent dans des écrits mathématiques du Maghreb et Ibn Mun'im semble être l'instigateur le plus important, le mathématicien Ibn Mun’im a entrepris ses recherches purement combinatoires. Ces dernières ont abouti à l’élaboration, pour la première fois dans l’histoire des mathématiques, d’un chapitre complet et autonome contenant des définitions, des propositions et des procédés de démonstration en vue de résoudre complètement le problème posé par les linguistes des VIII au IX siècles. On trouve ce chapitre dans son ouvrage intitulé Fiqh al-hisâb (« La science du calcul ») qui traite par ailleurs de calcul et de théorie des nombres. Grâce au biobibliographe du XIII siècle, Ibn Abd al-Malik, nous disposons de quelques informations sur la vie et l’œuvre de ce mathematicien. Il est originaire de la ville de Dénia, à Al-Andalus. On ne sait pas pourquoi et à quelle époque il a quitté sa ville natale pour aller s’installer définitivement à Marrakech, alors capitale de l'empire le plus influent au monde dans le domaine de la science il s'agit de l'empire Almohades. C’est dans cette ville qu’il a acquis un second métier, celui de médecin, et où il a enseigné, parallèlement, les mathématiques. Son biographe le décrit comme le meilleurs spécialistes de son époque en géométrie et en théorie des nombres avec Ibn al-Banna. En plus de l’ouvrage que nous avons évoqué, il a publié des écrits sur la géométrie euclidienne et sur les carrés magiques. Mais aucun des livres traitant de ces deux dernières disciplines ne nous est parvenu. Jusqu’au XIIe siècle, les spécialistes en langue arabe n’avaient pas encore à leur disposition des solutions arithmétiques aux problèmes de dénombrement des mots qui étaient traités d’une manière récurrente dans leurs ouvrages. Le titre du chapitre consacré à la combinatoire est très significatif puisqu’il s’agit ni plus ni moins du « dénombrement des mots qui sont tels que l’être humain ne peut s’exprimer que par l’un d’eux ». L’auteur Ibn Munim dit vouloir traiter ce problème d’une manière générale, même s’il est contraint, pour fixer les idées, de le poser en termes particuliers, en se servant de l’alphabet Arabe. En effet, les outils élaborés permettent bien de dénombrer les mots de n’importe quelle langue, quelle que soit la longueur de ces mots. Ibn Mun’im commence par établir, à partir d’un ensemble de couleurs de soie qui joue le rôle de modèle abstrait, une règle permettant de déterminer toutes les combinaisons possibles de n couleurs, p à p. Et c’est ainsi qu’il est amené à construire le fameux triangle arithmétique, plus connu aujourd’hui sous le nom de « triangle de Pascal » dont il est le réel précurseur avec Ibn al-Banna. Puis il établit un ensemble de résultats, importants pour eux-mêmes, mais qui lui servent à trouver la réponse à la question de départ. C’est cette contribution importante qui est à l’origine d’une orientation nouvelle en mathématiques puisqu’elle a connu des prolongements très intéressants. Il est possible d’ailleurs qu’un des étudiants de ce mathématicien, nommé al-Qâdî ash-Sharîf (m. 1283), ait été le premier à commenter ou à développer les résultats de son professeur. Mais, son ouvrage qui pourrait nous renseigner sur cela, et qui est intitulé al-Qânûn fî l-hisâb (« Le canon du calcul »), n’a pas encore été retrouvé. Quoi qu’il en soit il est tout à fait raisonnable de penser que cet étudiant a enseigné le contenu du chapitre combinatoire d’Ibn Mun’im. Cette hypothèse est confortée par les contributions d’un étudiant d’ash-Sharîf qui n’est autre que le fameux Ibn al-Bannâ. Ce dernier reprend certains résultats de son éminent prédécesseur en proposant de nouvelles démonstrations et en établissant des liens avec des propositions de théorie des nombres bien connues. Ces contributions sont exposées dans deux de ses livres : le Raf’ al-hijâb (« Le lever du voile ») et le Tanbîh al-albâb (« L’avertissement aux «gens» intelligents »). Dans le premier, il établit un résultat, longtemps attribué à tort à "Pascal", qui consiste en une formule purement arithmétique permettant de calculer toutes les combinaisons (sans répétition) d’un nombre donné d’objets. Ce résultat évite de construire le triangle d’Ibn Mun’im, mais il ne permet pas de résoudre complètement le problème posé par Al-Khalîl Ibn Ahmad. Dans son second ouvrage, il rassemble un certain nombre de problèmes qui sont tous inspirés par des activités sociales, économiques, culturelles ou par des pratiques religieuses. On y trouve, en particulier, le dénombrement de toutes les lectures possibles d’une même phrase, selon les règles de la grammaire Arabe, l’énumération des différents cas d’héritage possibles lorsque les héritiers sont n garçons et p filles, etc. C’est également dans ce petit livre que l’auteur évoque un problème qui a nécessité l’établissement d’un résultat combinatoire général. Beaucoup de mathématiciens essayeront de trouver des résultat au problème posé, mais c’est là un travail fastidieux et pénible dont ils se serait dispensé sans hésitation s’ils avait connu les résultats établis par Ibn Mun’im. Il est le premier auteur connu qui s’est référé au Kitab Al Kamil d'Al hassar un autre mathématicien Marocain, et qui s’est inspire des démarches de ce dernier, en exposant souvent les mêmes techniques de calcul mais accompagnées de preuves et parfois généralisé. Cela est particulièrement net dans la seconde partie de son Fiqh al-Hisab ou il traite d’une manière étendue de toutes les opérations sur les fractions en se distinguant, comme le fait al-Hassar dans son Bayan, d'un grand nombre de cas, mais en prenant soin de justifier, par I’analyse. Il est évident que Ibn Mun'im n'a pas le succès qu'il mérite, pour son travail et ses ouvrages au combien décisives pour les mathématiques mondiale, et même les mathématiciens Musulmans reprennent son travail en le citant peu, voir pas du tout pour les européens. Ibn Khaldoun fera reference à ibn Mun'im, mais pas seulement loins de la, ibn haydur,Ibn Al banna et Abu Zakariya Al Andalusi et bien d'autre le citeront et le commenteront dans des livres[88].

Ibn al-Ha'im (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Tout ce que nous savons de sa vie, c'est qu'il est un astronome sans doute né à Séville, et qu'il a probablement travaillé au Maroc à la cour Almohade. En plus de ses propres réalisations astronomiques, Ibn al-Hā'im fournit des informations historiques importantes sur les astronomes précédents à Al-Andalus. Au début du siècle, Ibn al-Hā'im avait composé un seul ouvrage intitulé al-Zij al-Kâmil fî al-ta ' ALIM , qu'il dédia au calife Muhammad an-Nasir qui a régné de 1195 à 1213. C'est un texte relativement long, composé d'une introduction et de sept livres ( maqālāt ). Le texte peut être considéré comme un zīj (manuel astronomique) sur la base de sa structure et de son contenu, même s'il n'inclut pas de tableaux numériques; il ne contient que les canons donnant des procédures de calcul avec des preuves géométriques. Il était un bon mathématicien et connaissait la nouvelle trigonométrie introduit dans le Maghreb. Al-Zij al-Kâmil est important car il décrit l'astronomie pratiquée dans le Maghreb au début du XIII siècle et nous informe des observations et les activités des astronomes travaillant durant cette périodes. Le travail nous donne également des données historiques sur l'astronome andalou Al Zarqali, qui semble avoir eu une influence considérable sur les théories et les modèles d'Ibn al-Hā'im. Dans l'introduction de son livre, il critique deux livres d'Ibn al-Kammād : al-Kawr ' alā al-dawr et al-Muqtabas . Dans al-Zīj al-kāmil , Ibn al-Hā'im semble décrire tout ce qu'il sait de la trépidation et de l'obliquité des modèles écliptiques développés dans al-Andalus, en particulier le troisième modèle de Al Zarqālī, où la précession variable devient indépendante de l'oscillation de l'obliquité de l'écliptique. La trépidation doit être prise en compte dans la plupart des calculs et procédures présentés dans le livre. Il fournit une description et une démonstration géométrique, explique comment utiliser les tables, et présente également les formules trigonométriques sphériques impliquées. Il attribue le Risālat al-iqbāl wa-'l-ibdār (Épître sur l'accession et la récession) à l'astronome Abū Marwān al-Istijjī, et conserve quelques données de ce livre. Le texte d'Ibn al-Hâ'im étant une source supplémentaire utile, et ne contient que le texte du livre de Al Zarqālī sur le Soleil ( Fī sanat al-shams , l'année solaire). Ibn al-Hā'im suit Al Zarqālī pour établir et calculer les éléments de base de la théorie solaire. Pour calculer l'équation solaire et la vraie longitude du Soleil, il suit le modèle solaire d'excentricité. Il décrit trois types d'années différents: tropical, sidéral et anomalistique. Sa classification est pratiquement identique à celle donné auparavant par d'autre astronome. Ibn al-Hā'im accorde une grande attention au calcul de l'année anomalistique qui, à son avis, est la base pour obtenir les deux autres types d'année; puisque sa valeur est fixe, c'est celle qui doit être utilisée pour obtenir des mouvements moyens et effectuer des calculs astronomiques. Quant à la théorie lunaire, le zīj traite de deux aspects de la théorie de la Lune: le calcul de sa longitude et le calcul de sa latitude. Ibn al-Hā'im propose deux corrections à la théorie lunaire standard ptolémaïque. Le premier est une tentative de corriger la théorie de la longitude lunaire. La correction est attribuée à un travail astronomique perdu de Al Zarqālī, qu'Ibn al-Hā'im avait lu dans un manuscrit écrit par l'astronome lui-même. Il semble impliquer l'existence d'un point d'équation lunaire qui tourne avec le mouvement de l'apogée solaire. Nous ne savons pas dans quelle mesure la généralisation de la correction du modèle lunaire ptolémaïque est due à Al Zarqali En tout cas, ce modèle a rencontré un certain succès, bien que limité au calcul des éclipses et de la Nouvelle Lune. La deuxième correction est particulière: Il est une correction du calcul de la latitude lunaire qui est directement liée à une pratique dans le calcul des longitudes qui avaient été standard parmi les astronomes Musulmans. Il croit que son modèle lunaire donne des longitudes écliptiques, mais n'est pas nécessaire pour le calcul des longitudes et qu'une réduction inverse de l'orbite lunaire devrait être opérée pour calculer les latitudes. Son Zij est très important pour l'astronomie en général, le livre de Ibn al‐Hā'im est bien plus qu'un simple manuel, ce qui le rend assez exceptionnel dans le monde islamique occidental. Il expose en effet de façon très complète l'astronomie de ses prédécesseurs, il meurt dans un lieu inconnue soit au Maghreb ou dans sa province Al Andalus[89].

Abu Bakr Ibn Yusuf (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Le génie de l'ingenieurie astronomique n'est autre que Abu Bakr, cet astronome Marocain du XIII siècle Almohades fait parti des quelques personnalités complètement oublié par l'histoire, respecté et admiré à l’étranger, mais totalement inconnu dans sa nation le Maroc et nottament à Marrakech sa ville de naissance. Les astrolabes qu’il nous a légués sont datés de 1208 à 1218. En ce temps-là, les astronomes de cette école étaient formés au Maghreb mais surtout Al andalous, où le maitre absolu en la matière, un siècle avant, était le grand astronome de Tolède, Al-Zarqali . Ce dernier avait été l’inventeur d’un nouveau type d’astrolabe dit universel et ses écrits ont grandement influencé les astronomes du monde. Deux noms issus de cette école se détachent Abû Bakr ibn Yûsuf et Mohammed ibn al-Fattouh Al Khoumayri tout les 2 originaire de Marrakech. Abû Bakr a donc vécu et travaillé à Marrakech quand cette ville avait moins de cent ans et la Koutoubia était en cours d’édification. Il a fabriqué des astrolabes, quelques fois pour des Califes et des princes Almohades. Il a également construit des astrolabes prévus pour fonctionner au Maroc, en Andalousie, en Egypte, en Palestine, en Arabie et en Irak. Plus précisément, les tympans de ses astrolabes étaient gravés pour les latitudes des villes de Marrakech, Fès, Sijilmassa, Ceuta, Almeria, Cordoue, Séville, Tolède, Saragosse, le Caire, Al Qods, La Mecque, Médine et Baghdad. Il est fort probable qu’Ibn al-Banna’ (1256-1321), célèbre mathématicien, ait utilisé un des astrolabes d’Abû Bakr pour ses travaux d’astronomie, dans un lieu appelé Al borj à Marrakech. La construction d’un astrolabe nécessitait la maîtrise de nombreuses disciplines scientifiques, les plus en avance du moment et Abu Bakr semble avoir été un ingénieur complet dans toute ses matières : la trigonométrie sphérique, la géométrie, la connaissance du mouvement des étoiles, la géographie, la chimie, le travail sur les métaux et aussi l’astrologie. C’est cet instrument astronomique qui caractérise le mieux ce que l’on appelle علم الفلك, l’astronomie Musulmane. Les astrolabes d’Abû Bakr sont les témoins d’une époque, où les savants Musulmans étaient la référence dans le monde des sciences exactes. Quatre astrolabes, certaines sources parlent de cinq, fabriqués par Abû Bakr ibn Yûsuf sont parvenus jusqu’à nous mais la majorité se trouve étrangement en europe dans des musées. Un chercheur choisira dans son célèbre livre géographique, après la présentation de la théorie sur le fonctionnement de l’astrolabe, de présenter comme modèle de l’astrolabe celui… d’Abû Bakr ibn Yûsuf. Dans sa position, cet auteur avait la possibilité de choisir parmi une centaine d’astrolabes dans le monde ; il a opté pour celui d’Abû Bakr car, écrit-il, ‘’il est particulièrement complet et précis’’. Celui qui émet ce jugement est un ancien directeur d’une Grande Ecole de sciences géographiques. L'un des astrolabe d'Abu Bakr sera retrouver dans la collection d'un européen consideré comme un ingenieur et constructeur d'un Canal. Ce canal a été creusé, pour fournir une voie navigable entre la Méditerranée et l’Atlantique. Mais alors, on peut se demander si l’astrolabe d’Abû Bakr ibn Yûsuf n’aurait pas servi pour faire des relevés topographiques sur le terrain et des calculs des dénivellations dans le cadre du grand chantier pharaonique du XVII siècle en europe. Abû Bakr ibn Yûsuf, savant astronome marocain, nous a légué des astrolabes qui donnent non seulement les heures du jour mais aussi les siècles de l’Histoire. Parmi les innombrables fonctions de ses astrolabe universelle, on peut citer les suivantes :

Détermination des heures en général et des heures de prière.

Détermination des directions, de La Mecque (Qibla) en particulier.

Connaitre les lever et coucher du soleil et des étoiles.

Détermination de la latitude et de la longitude d'un lieu.

Connaitre la hauteur d'une montagne, d'un mur, d'un rempart, d'une colonne, d'un arbre...

Connaitre la largeur d'un fleuve.

Connaitre la profondeur d'un puits et faire des mesures dans des lieux inaccessibles.

Il a servi pendant des siècles pour l'orientation des vaisseaux, dans la navigation maritime.

Connaitre la profondeur d'un puits et faire des mesures dans des lieux inaccessibles.

Quel que soit l’accueil que l’on voudra bien lui faire chez lui au Maroc, il continuera à accompagner ses astrolabes à travers les musées du monde et s’assurera chaque fois que l’on précise sur l’écriteau placé à côté de ses astrolabes : ‘’Astrolabe marocain. Fait à Marrakech qu’Allah la rende prospère, par Abû Bakr ibn Yûsuf astronome Marocain’’[90].

Mohamed Ben Ali (XIII siècle)[modifier | modifier le code]

Nné à Séville et mort à Fès est un architecte ayant opéré sous l'ère Mérinide. Il est surtout connu pour avoir bâti vers 1260 l'arsenal de Salé composée des deux portes Dar Assinaâ et la plus belle de toute ses réalisation, la monumentale Bab el-Mrissa dont nous avons des temoignages « Quand un vaisseau était construit et qu'on voulait le lancer à la mer, on ouvrait le bassin de la porte nord. Quand l'eau le remplissait, on y lançait le vaisseau qui naviguait ensuite par Bab el-Mrissa jusqu'à atteindre le fleuve Bouregreg. C'est pour cela que l'arcade de cette porte se situait très haut pour permettre aux navires de passer au-dessous. » À la suite du massacre de la population de Salé par les européens en 1260, le sultan Abu Yusuf Yaqub ben Abd al-Haqq se vengera et massacrera à son tour les européens coupable de ses crimes et fera appel quelques mois après à Mohamed Ben Ali pour faire de Salé le principal chantier naval et port commercial du Maroc pour relancer la lutte armée en Al Andalus[91].

Abu Ali Al Hassan Al Marrakushi ( XIII siècle ) Nous avons beaucoup d'information sur son travail mais presque aucune sur sa biographie, il faut rester prudent sur les information retenue sur se personnage hors norme, en effet toute les sources recueilli peuvent porter à la confusion puisque les recherches nous indiques soit qu'il y'aurait 2 Abu Al Hassan, se qui nous conforterais sachant que les dates de sa mort son confuse, mais le plus probable serait qu'il s'agissent d'un seul personnage mais dont les sources ne sont pas exactes à son propos, certaines nous disent qu'il a vécu à Marrakech dont il semble originaire, mais aussi semblerait t-il en Égypte d'après d'autres source, pourtant son nom indique qu'il serait né dans la ville de Marrakech. La confusion se porte aussi sur son lieu de dècès, Marrakech pour certain et le Caire pour d'autre, et enfin sur la date de sa mort 1262 à Marrakech ou 1282 ou encore 1323 au Caire. Astronome et mathématicien, il était particulièrement important dans le domaine de la trigonométrie et la fabrication des horloges solaires. Il a décrit plus de 240 étoiles, Il a écrit des traités en trigonométrie en y apportant certaines innovations. Il y a inclus, par exemple, le sinus, le cosinus et la flèche. Il a établi également les tables des sinus et apporté des solutions à certains problèmes astronomiques. Il est d'ailleurs le premier à avoir employé les fuseaux d’équivalence horaire[92].

De plus, al-Marrakchi a introduit d'importantes corrections géographiques et renouvelé le tracé de la carte du Maroc. Il est l'auteur d'un très grand recueil sur l' astronomie sphérique et instruments astronomiques (cadrans solaires, astrolabes) intitulé «al-mabadi 'wa'l-Ghayat, et un autre beaucoup influent, et sera consideré comme le livre le plus important du monde astronomique. Il a écrit ce traité au Caire, Al Marrakushī était le principale astronome en Egypte . Comme son nom l'indique, il était originaire de Marrakech, mais ses principales activités astronomiques ont eu lieu au Caire. Malheureusement, Al Marrakushī ne figure pas dans les sources biographiques, nous devons donc compter sur les éléments de preuve rares fournies par son propre travail afin de faire la lumière sur sa vie. Al Marrakushī est mieux connu pour sa remarquable astronomie sphérique et instrumentation astronomique, intitulée Jāmi ' wa-'l-Ghâyat fî al-mabādi' ' ilm al-miqat (Collection des principes et objectifs de la science du chronométrage), qui est comme une encyclopédie complète de l' astronomie pratique. Ce travail est la source la plus importante pour l'histoire de l' instrumentation astronomique dans le monde Arabo-Musulman. En introduction à la première traduction du traité « Jamiou al-Mabadi wa l’Gayiat fi `Ilm al-Miqat » (collection des commencements et des fins), des spécialistes affirment que « ce traité est le plus complet qui ait été composé sur ce sujet par aucun astronome de la nation musulmane », se qui nous laisse comprendre qu'Al Murakushi est écrit le livre le plus important et complet de l'histoire de l'astronomie dans le monde. Cet ouvrage est divisé en quatre disciplines : la science du calcul, l’utilisation des appareils, l’utilisation des appareils et les études pour acquérir connaissance et puissance créative. Il était l'ouvrage de référence standard pour tous les empires du Machrek jusqu'à la période moderne. Les œuvres écrite d'Al Marrakushi sont organisé logiquement, et il emploie un style relativement lettré qui est inhabituel pour un travail sur des sujets techniques. L'auteur est clairement un astronome très compétent et affiche également de temps en temps sa connaissance des disciplines connexes comme la philosophie. L'arrivée de Al Marrākushī au Caire a coïncidé avec la mise en place des premiers bureaux de muwaqqits (chronométreurs) dans les mosquées égyptiennes. Son travail peut donc être considérée comme répondant à une demande spécifique de la politique du pays, mais l'absence de toute référence à la profession de muwaqqit semble indiquer qu'Al Marrakushī était un chercheur indépendant , sans affiliation institutionnelle. Le motif qu'il donne pour l' écriture de son magnum opus est l'éducation insuffisante des artisans et praticiens Egyptiens et leurs échecs méthodologiques. Son introduction suggère que son public cible était luthiers, à savoir les artisans et les praticiens de la science appliquée, qui ne sont pas des astronomes professionnels. Toutefois, cela est quelque peu contredit par le niveau technique de l'ouvrage, ce qui suppose certainement que le lecteur avait au moins les bases de l' arithmétique, la géométrie, spherics, algèbre, et la trigonométrie. Ainsi , le Jāmi ' al-mabādi' wa-'l-Ghâyat semble plus susceptible d'être un ouvrage de référence complet de niveau intermédiaire à avancé destinés à actifs et apprentis muwaqqits , et pour les spécialistes de chronométrage et de l' instrumentation qui ont été associés avec eux. Parlant de lui certain historiens diront « il a ajouté par ses voyages, aux connaissances qu’il avait acquises, celles des plus savants hommes des seuls contrées où les sciences fussent alors cultivées avec succès ». Al Marrakushi meurt au Caire après avoir ramener au Machrek toute la science qui était déjà connue au Maghreb, mais aussi sa propre science connue seulement de lui-même[93].

=== Ibn al-Banna (XIII siècle). Il est né à Marrakech en 1256 durant la fin de periode Almohades, mais vivra ses heures de gloire pendant la période Merinides, c'est un mathematicien et un astronome de grande envergure à qui les mathématiques moderne doivent beaucoup, il meurt en 1321 à Marrakech. Le nom d'Ibn al-Banna est principalement attaché à son remarquable algorithme d'extraction des racines carrées qui, avec l'usage systématique du système décimal positionnel (notre système actuel) devint incontournable pendant près de 7 siècles. Il fut en effet enseigné dans les écoles jusqu'à aujourd'hui, et ne sera finalement détrôné alors que par les calculatrices électroniques. Fils d'architecte, il acquit les compétences basiques de son époque en mathématiques et en géométrie et traduisit les Éléments d'Euclide en Arabe. Il écrivit entre 51 et 74 traités, traitant de sujets aussi variés que l'algèbre, l'astronomie, la linguistique et la logique. C'est a Fès à l' Université Al Quaraouiyine et à Marrakech qu' Ibn al-Banna avait été éduqué et avait appris les techniques mathématiques de la période, et aura pour professeur autre qu'un élève du célèbre Ibn Mu'nim le très reputé mathématicien lui aussi de Marrakech. Il a étudié la géométrie en général, et les Éléments d'Euclide en particulier. Il a aussi étudié les nombres fractionnels et les impressionnantes contributions que les Musulmans avaient établies en mathématiques 400 ans auparavant. À l'Université Al Quaraouiyine à Fès, il étudiait toutes les branches des mathématiques, qui en ce temps incluaient l'arithmétique, l'algèbre, la géométrie et l'astronomie. Fès était une ville prospère avec un nouveau quartier à côté du palais royal joignant la grande Mosquée. Ibn Al Banna a su mériter l'estime des Sultans Mérinides qui l'invitaient souvent à Fès, ou beaucoup d'étudiants apprenaient sous la direction d'Ibn al-Banna dans cette prospère communauté académique. Il est clair qu'il a écrit un grand nombre de travaux, effectivement 82 ouvrages sont classés par les spécialistes, pas tous sur les mathématiques, mais les textes mathématiques incluent une introduction sur les Éléments d'Euclide, un texte d'algèbre et des travaux variés sur l'astronomie. Une difficulté avec les travaux sur les mathématiques montre que la matière présentée est originale et que sa version est simplement un travail des premiers mathématiciens. Deux "premières" pour Ibn al-Banna sont à mètrent à son actif : il semble être le premier à avoir considéré une fraction comme un rapport entre deux nombres et il est également le premier à avoir utilisé l'expression almanakh (en arabe al-manakh veut dire le climat) dans un travail contenant des données astronomiques et météorologiques. En matière de calcul, Ibn Al Banna a contribué à l'explication de théories épineuses et de règles inextricables. Il a entrepris des recherches exhaustives sur les fractions et établi des règles pour l'addition des carrés et des cubes, de même que la règle de la double erreur pour la solution des équations du premier degré et des opérations arithmétiques. Il a apporté aussi quelques modifications, sous forme de règle, à la méthode connue comme «la méthode de la simple erreur»[94].

Talkhis amal al-hisab (Sommaire des opérations arithmétiques) est peut-être le travail le plus fameux d'Al-Banna et Raf Al-Hijab est son propre commentaire sur Talkhis amal al-hisab. C'est dans ce travail qu'Al-Banna introduit quelques notations mathématiques qui avaient poussé certains auteurs à croire que le symbolisme algébrique était en premier développé par lui. Il y a beaucoup d'idées mathématiques intéressantes dans le livre Raf al-Hijab. Par exemple, il contient les fractions continues qui sont utilisées pour le calcul approximatif des racines carrées.

Peut-être le plus intéressant de tout dans ce travail repose sur les coefficients binomiaux. Al-Banna écrit par exemple : "...La combinaison ternaire est donc obtenue par la multiplication du troisième terme du nombre donné qui suit ; et donc nous multiplions toujours la combinaison qui précède par la combinaison cherchée par le nombre qui précède le nombre donné, et dont la distance par rapport à lui est égale au nombre de combinaisons cherchées. Du produit nous prenons la partie qui nomme le nombre de combinaisons." Rashed indique que cela représente un petit pas des résultats du triangle appelé a tort de Pascal alors qu'Ibn Al Banna semble en être le véritable précurseur, donnés trois cents années plus tôt par Al-Karaji, puis encore une centaine d'années auparavant par Al-Samawal Al Maghribi. Cependant, Rashed écrit : "... dans notre opinion, il y a quelque chose de plus fondamental que les résultats du [triangle de Pascal]; c'est précisément l'apparence combinatoire de l'exposition de Ibn Al-Banna, ensemble avec la relation qu'il établit partiellement entre les nombres polygonaux et les combinaisons. Cela concerne, en premier lieu, les nombres triangulaires et les combinaisons de p objets en deux, et ensuite les nombres polygonaux d'ordre 4 et les combinaisons de p objets en trois". Beaucoup de mathematicien ecriront des livres complet et des commentaires sur les travaux de Ibn Al Banna, surtout au Machrek ou il semblerait qu'il soit assez connue des mathématiciens et astronomes de part ses travaux jugé intéressant. Selon l'Encyclopédie islamique, il a pris le pas sur les mathématiciens qui le précédèrent, et les distancera dans les connaissances mathématiques, en particulier en matière de fractions. Il est aussi celui qui a le plus employé les chiffres dans la forme en usage chez les Marocains. -«Kitab Talkhiss Aamal al-Hissab» (Concis d'arithmétique) : les mathematiciens admettent qu'il est le meilleurs livre d'arithmétique, les Occidentaux ayant continué à l'utiliser jusqu'à la fin de XVIe siècle. De nombreux savants arabes y ont apporté des explications, tandis qu'en Occident, beaucoup y faisaient des emprunts. Suscitant l'intérêt des savants du XIXe et du XXe siècles, 6 il a été traduit dans presque toute les langues. Un autre, Tanbih al-Abab recouvre des sujets juridiques de la vie de tous les jours comme[95] :

  • Calculs du niveau dans un canal d'irrigation.
  • énumération des prières retardées qui doivent être énoncées dans un ordre précis.
  • Explications mathématiques des lois islamiques sur l'héritage.
  • explication des fraudes liées aux instruments de mesure.
  • Calculs des taxes légales à la suite d'un retard de paiements.

Ibn Ghazi Al Miknassi (XV siècle)[modifier | modifier le code]

Eétait un Mathematicien, et un spécialiste dans le domaine de l'histoire, de la loi islamique, de la philosophie et des mathématiques. Il est né à Meknès en 1437 dans une tribu Berbère, mais a passé sa vie à Fès ou il mourra en 1513. Ibn Ghazi a écrit une histoire en trois volumes de Meknès et un commentaire sur le traité du célèbre mathematicien Ibn al-Banna, le livre se nomme Munyat al-Hussab. Pour une explication de son travail, Ibn Ghazi a écrit un autre traité (environ 300 pages) intitulé Bughyat al-tulab fi sharh munyat al-hussab ("Le désir des étudiants pour une explication de l'envie de la calculatrice"). Il a inclus des sections sur les méthodes arithmétiques et algébriques. Il est également l'auteur de Kulliyat, un bref travail sur les questions juridiques et les jugements dans le Madhab Maliki[96].

=== Mohammed Al Rudani (XVII siècle). Il est né vers 1627 dans la ville de Taroudant et il serait décédé en 1683, nous connaissons hélas rien de sa vie, il fut un astronome qui aurait vécu la majeur partie de sa vie en Arabie, une histoire et d'ailleurs raconter sur lui à la Mecque : Ont dit qu'il se mit à construire un cadran solaire dans la cour du lieux saint de l'Islam, l'inauguration de sa construction tomba le même jour q'une comète qui traversa le ciel de la Mecque, les 2 événements seront associé comme un mauvais présage par les habitants dépourvue d’éducation de la Mecque, une campagne visant a détruire le cadran solaire se mettra immédiatement en place dans la ville sainte, et un groupe d'habitant demandera à le faire enlever par le gouverneur de la Mecque, et d'expulsé l'astronome Marocain hors de la ville. Le gouverneur consultera le Cadi et tout 2 décideront de retiré l'ouvrage, au grand dam d'Al Rudani qui ira jusqu'à plaider sa cause au cheikh al Islam, celui-ci déclarera que l'astronomie est une matière essentielle et que le cadran solaire est à la fois important et nécessaire. Le cadran solaire au grand soulagement de l'astronome Marocain restera en place mais hélas seulement quelque années avant qu'il ne soit retiré. Al Rudani est particulièrement connu pour l'invention d'un dispositif sphérique dans lequel une autre sphère (peinte en bleu) avec un axe différent a été placée. Cette deuxième sphère a été divisée en deux parties dans lesquelles les signes zodiacaux avec leurs sections et régions ont été dessinés. Al Rudanī a écrit un livre décrivant, Al Nāfia fī amal al jāmia à Medine. Le travail le plus connu de Rudānī est Bahja al ullāb fī al amal bi, un livre sur la façon de fabriquer et d'utiliser un astrolabe[97].

Ahmed El Inglizi (XVIII siècle)[modifier | modifier le code]

Nous savons pratiquement rien sur sa vie, sauf qu'il est un renégat européen qui se convertit à l'Islam. Il fut corsaire à Salé, ainsi qu'architecte et ingénieur au service du Sultan du Maroc Mohammed III, Il est connu pour avoir fortifié la ville d'Essaouira, après qu'un architecte européen fut incapable de le faire, le Sultan fera démissionné l'architecte européen et le remplacera par Ahmed El Inglizi, son plus célèbre ouvrage est Bab el-Marsa. A Rabat, il restaure les remparts de la ville et l'ancienne mosquée de la Kasbah des Oudayas, qui datent du XIIe siècle, et y renforce les fortifications par l'édification de nouvelles installations tel le borj Sirat et la Sqala ainsi que le borj Ed-Dâr assurant la défense de la côte[98].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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