Perrache (quartier)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Perrache.
Perrache
Église Sainte-Blandine
Église Sainte-Blandine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon
Arrondissement municipal 2e
Étapes d’urbanisation XIXe - XXe
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 39″ N 4° 49′ 20″ E / 45.7440478, 4.822139745° 44′ 39″ Nord 4° 49′ 20″ Est / 45.7440478, 4.8221397
Transport
Métro Métro de Lyon Ligne A
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lyon

Voir la carte administrative de la zone Lyon
City locator 14.svg
Perrache

Géolocalisation sur la carte : Lyon

Voir la carte topographique de la zone Lyon
City locator 14.svg
Perrache

Perrache est un quartier historique du sud de la presqu'île à Lyon, aujourd'hui secteur Sud du 2e arrondissement de la ville.

L'ensemble du centre d'échanges de Perrache (construit dans les années 1960), et de la gare de Perrache (XIXème), sa position géographique stratégique dans la ville de Lyon, à la jonction des autoroutes A6 et A7, font du quartier de Perrache l'un des principaux centres d'échanges, ou pôle d'échanges, de l'agglomération lyonnaise et de la région Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Le quartier est entouré par la Saône et le Rhône, jouxte le quartier de Sainte-Blandine au sud et est coupé du reste de la presqu'île, au nord, par la gare et le centre d'échanges éponymes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le quartier doit son nom à Antoine-Michel Perrache, qui entreprend d'aménager le confluent et de le repousser vers le sud. Les travaux de comblement et d'assainissement des terrains, anciennement marécageux, sont réalisés à l'initiative de Pierre-Marie Taillepied de Bondy, préfet du Rhône de 1809 à 1814. Ces travaux d'agrandissement sont destinés à créer de nouveaux terrains disponibles à la construction, gagnés sur le fleuve, la ville de Lyon étouffant dans ses enceintes historiques. Une partie de ces nouveaux terrains sont lotis (le quartier d'Ainay, jusqu'au cours de Verdun), mais le site subit la concurrence d'autres opérations : celle de Morand, aux Brotteaux, mais surtout la vente des terrains de l'Église au moment de la Révolution, qui aboutit à l'urbanisation des pentes de la Croix-Rousse et de Fourvière.

En 1805, Napoléon Ier achète un lot pour y faire construire un palais impérial. La guerre épuisant le budget de l'État, ce palais ne voit jamais le jour. On construit finalement une gare d'eau sur ces terrains.

Coïncidant, au début du XIXe siècle, avec la première révolution industrielle en France, l'émergence de ces vastes terrains font rapidement de Perrache un quartier à vocation industrielle, les industries polluantes étant ainsi rejetées à l'écart du centre-ville.

La mise en place de la ligne de chemin de fer Saint-Étienne à Lyon, par la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, sous l’initiative de Marc Seguin notamment, donnera son véritable essor à ce quartier, à partir de 1828.

Les premières gares de Lyon (embarcadère de Saint-Étienne, puis gare du Bourbonnais bâti le long du quai Perrache) sont construites en 1829 et 1845 par la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon. En 1857, la Gare de Perrache est ouverte par la compagnie PLM. Située plus au nord et surélevée, sur un axe est-ouest, elle se dresse volontairement comme une barrière en travers de la Presqu'île : les voies du chemin de fer Lyon-Saint-Étienne étant au niveau du sol, il fallait que la compagnie concurrente se démarque et empêche l'interconnexion[réf. nécessaire]. Cette barrière accentue la séparation du quartier du reste de la ville. Cet isolement est illustré par l'expression historique « au-delà des voûtes » (les voûtes qui supportent la gare) utilisée pour désigner Perrache.

En plus des industries, le quartier se caractérise par un habitat ouvrier, et devient par ailleurs un centre de la prostitution lyonnaise. Les prisons Saint-Paul et Saint-Joseph y sont construites à partir de 1836.

Dans les années 1970 le percement du tunnel de Fourvière fait déboucher les autoroutes A6 et A7 à proximité immédiate de la gare : un centre d'échanges autoroutier est construit et raccordé à celle-ci, accentuant ainsi la coupure avec le reste de la presqu'île.

Le centre d'échanges comprend de nos jours, sur plusieurs niveaux, une importante gare ferroviaire, une station de tramway desservie par deux lignes, une station de métro, une gare routière (urbaine, départementale et internationale) et des échangeurs autoroutiers.

Renouveau du quartier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Confluence.

Longtemps dévolu au marché de gros, aux usines et dépôts pour le Nord de la Presqu'île, le secteur au sud du quartier Perrache fait, depuis les années 1990, l'objet d'une vaste opération d'urbanisme, la Confluence, visant à remplacer le tissu industriel et logistique par des zones résidentielles, de commerces et de loisirs.

Les prisons Saint-Paul et Saint-Joseph, fermées en 2009, ont été transformées. Le site conserve des éléments anciens, classés Monuments Historiques, mariés à des bâtiments modernes, accueillant désormais le campus de la Faculté Catholique, situé auparavant place Carnot.

Le quartier Sainte-Blandine, lui, fera l'objet d'un réaménagement, vers plus d'espaces verts et de Développement Durable (mise en "BBC" du "résidentiel", arborisation des rues et dégagements, etc. ...).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :