Pepe Luis Vargas

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José Luis Vargas Álvarez
Présentation
Nom de naissance José Luis Vargas Álvarez
Apodo Pepe Luis Vargas
Naissance
Écija, province de Séville Andalousie
Nationalité Espagnol
Carrière
Alternative 15 avril 1979 à Séville
Parrain, Curro Romero, témoin, Manili
Confirmation d'alternative 17 août 1980 à Madrid
Parrain, José Soler, témoin, Santiago Burgos « El Santi »
Fin de carrière 14 juillet 1991

José Luis Vargas Álvarez, plus connu sous le nom de Pepe Luis Vargas, né à Écija (Espagne, province de Séville), le 13 février 1959, est un matador espagnol[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

À l'âge de seize ans, il se présente à une novillada sans picador à Osuna (Espagne, province de Séville) et, après quelques courses, il se présente à Madrid le 25 mars 1979 en compagnie de Patrick Varin et de Antonio Ramón Jiménez Muñoz, face à du bétail de Samuel Pereira Lupi. Le 15 avril de la même année, il prend son alternative à Séville avec pour parrain Curro Romero et pour témoin « Manili » face à un taureau de Salvador Domecq. Il confirme son alternative le 17 août 1980 à Madrid avec pour parrain José Soler et pour témoin Santiago Burgos. Cette confirmation d'alternative reste célèbre dans l'histoire de la tauromachie à cause du format du taureau affronté ce jour-là : Boquerón, 607 kg, de l'élevage Beca Belmonte[2].

Malgré son courage et ses qualités, Pepe Luis Vargas est peu sollicité en Espagne à ses débuts de matador, et on ne le trouve pas souvent dans les cartels. Il se tourne alors vers le Mexique où il connaît davantage de succès en 1980-1981[2]. En Espagne, il finit par triompher en 1982, à Lucena del Puerto (Huelva) en coupant trois oreilles et une queue face à des taureaux de Miguel Higuero. Sa carrière est ainsi relancée.

Mais le 23 avril 1987 à Séville, alors qu'il attend son taureau a porta gayola, l'animal l'attaque de front, ce qui provoque une très grave blessure à la cuisse qui touche la veine saphène et l'artère fémorale. Le matador reste plusieurs jours entre la vie et la mort. Et lorsqu'il sort de la clinique, il reste handicapé très longtemps. Après une lente rééducation, il tente le 14 juillet 1991 une réapparition dans le ruedo en affrontant seul six taureaux. Il coupe une oreille au deuxième et une au cinquième[2]. C'est en fait sa corrida de fin de carrière.

Professionnel respecté du mundillo et des aficionados, Pepe Luis a dignement mis fin à sa carrière avant de diriger l'école taurine d'Écija.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Bérard (dir.), Histoire et dictionnaire de la Tauromachie, Paris, Bouquins Laffont, (ISBN 978-2-221-09246-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bérard 2003, p. 937
  2. a b et c Bérard 2003, p. 938

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]