Pensionnats pour Autochtones au Canada

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pensionnat indien de Qu'Appelle.
Fort Resolution.

Les pensionnats autochtones[1], pensionnats indiens[2],[3], ou écoles résidentielles, étaient une forme d'enseignement public en internat destiné aux Autochtones au Canada. Il s'agissait d'institutions destinées à scolariser, évangéliser et assimiler les enfants autochtones. Au cours du XXe siècle, le Département des Affaires Indiennes encouragea le développement des internats pour autochtones afin de favoriser leur assimilation[4]. Cette pratique, qui séparait les enfants de leur famille, a été décrite comme le fait de « tuer l'indien dans l'enfant »[5]. Bien plus que des écoles, ces pensionnats étaient des « centres d’endoctrinement culturel » selon Murray Sinclair, président de la Commission vérité et réconciliation[6].

Ils se sont répandus avec la création en 1831 du Mohawk Institute, à Brantford (Ontario) et se sont maintenus durant plus d'un siècle et demi, le dernier ayant fermé ses portes en novembre 1996[7]. Au total, 150 000 enfants métis, inuit et membres des Premières Nations ont dû les fréquenter[8]. Entre 3 000 et 6 000 y sont morts[9].

Cette institution a laissé des séquelles très graves sur les peuples autochtones : « Loin de leur famille et de leur communauté, sept générations d’enfants autochtones ont été privés de leur identité à la suite d’efforts systématiques et concertés visant à anéantir leur culture, leur langue et leur esprit. » Ce système a porté atteinte à leur respect de soi et a « miné leur capacité à s’occuper des tâches quotidiennes de la vie[6]. »

Le même système a existé aux États-Unis, où l'on dénombre 360 pensionnats autochtones, avec des conséquences également traumatisantes, mais les efforts des Autochtones pour obtenir la création d'une commission de Vérité et Réconciliation similaire à celle du Canada n'ont pas abouti[10].

Début de l’assimilation[modifier | modifier le code]

C’est pour évangéliser et assimiler les populations autochtones que le gouvernement fédéral et les Églises ont instauré les pensionnats autochtones[11]. En créant ces écoles, ils ont voulu imposer de nouvelles valeurs et croyances, donner une éducation « appropriée » ainsi qu'instaurer une discipline orientée vers le travail industriel chez les enfants autochtones[12]. Les conditions de vie des pensionnats étaient très difficiles et plusieurs pensionnaires en ont conservé des séquelles psychologiques importantes[13].

Le terme « pensionnat autochtone » regroupe les écoles industrielles où étaient enseignés divers métiers[14], les pensionnats, les foyers scolaires, les maisons d’hébergement, les logements chez un particulier et les écoles résidentielles. Au Québec, pour qu’un pensionnat autochtone soit reconnu comme tel, l’enfant doit avoir été placé dans un pensionnat hors de son foyer familial[15]. De plus, le Canada doit avoir été conjointement et exclusivement responsable du fonctionnement du pensionnat et de la garde des pensionnaires[15].

En 1857, le gouvernement colonial a mis en place une loi intitulée Act for the Gradual Civilization of the Indian Tribes in the Canadas[12]. Cette loi a comme but d’imposer des restrictions sur les actions des autochtones, comme posséder une terre et de l’alcool[12]. De plus, cette loi permettait à un Indien de sexe masculin, de l’Ontario et du Québec, qui parlait couramment l’anglais ou le français et qui n’avait pas de dettes, d’être reconnu comme un citoyen canadien à part entière. Après quoi, il « s’émancipait » de son statut d’Indien[12]. Il pouvait se voir attribuer une terre de cinquante acres dans une réserve[12]. Cependant, celui qui « s’émancipe » de son titre n’obtient, tout de même, pas un droit de vote[12]. Cette politique avait comme but de réduire la superficie des réserves et, de ce fait même, réduire le nombre d’Indiens dans ces provinces[12].

Les élèves ainsi que le personnel d'un pensionnats autochtones à Regina en Saskatchewan en 1908.

Les Autochtones étaient considérés comme des personnes que l’on devait civiliser. Le premier pensionnat est créé en Colombie-Britannique en 1863[16], mais le régime des pensionnats est officiellement instauré en 1892, par suite d'ententes avec les clergés catholique, anglican, méthodiste et presbytérien.

En 1876, le gouvernement fédéral du Canada adopte une loi initialement désignée « Acte des Sauvages », définissant sa responsabilité fiduciale envers les « Indiens » résidant dans une réserve. Cet acte visait également à libérer les territoires pour faire place aux nouveaux colons[17]. Cependant, cette loi n’aurait pas été signée au Québec[17]. En 1883, le premier ministre John A. Macdonald autorise la mise en œuvre de pensionnats, un système conçu pour couper tout lien entre les jeunes autochtones et leur culture, et pour les isoler de leur milieu familial. Le gouvernement canadien et le Département des Affaires Indiennes sont ceux qui ont démarré le projet des pensionnats[18]. En fait, ils se sont assignés responsables des communautés autochtones depuis l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique[18]. En 1884, un amendement de la Loi sur les Indiens permet au Canada de créer et financer des pensionnats, gérés par le gouvernement et les églises catholique, anglicane, méthodiste, presbytérienne et unie[19],[20].

En vertu de la loi sur les Indiens modifiée en 1920 sous la direction de Duncan Campbell Scott (en), tous les enfants des Premières Nations âgés de 7 à 15 ans devaient fréquenter une école ou un pensionnat autochtone au moins 10 mois par année[21]. Cette loi fédérale a été ignorée pendant longtemps au Québec pour plusieurs facteurs, soit le refus de la province d’assumer la charge mise en place de cette scolarisation, le manque d’intérêt envers les peuples autochtones et la crise économique de 1929[17]. De plus, le coût de construction  des pensionnats était élevé[15]. Au Québec, les pensionnats autochtones ont commencé leurs opérations une quinzaine d’années à la suite de la Loi sur les Indiens[22]. Lorsque ceux-ci furent achevés, plusieurs parents autochtones ne voyaient pas l’intérêt d’une éducation plus poussée pour leurs enfants au delà du grade primaire, car la demande pour l’enseignement secondaire existait seulement depuis quelques années, donc plusieurs enfants passaient inaperçus dans le système[22],[17] .Ce sont les Oblats de Marie Immaculée, qui, au début des années 1950, ont reçu l’autorisation du gouvernement fédéral de prendre la responsabilité de ces pensionnats[17].

Si de nombreux établissements étaient francophones au tournant du XXe siècle, le gouvernement fédéral décida d'imposer l'anglais en 1910 comme unique langue d'enseignement[23].

En 1945, le gouvernement fédéral cessa de verser une allocation familiale aux familles dont les enfants ne fréquentaient pas l’école, ce qui était un autre moyen de rendre obligatoires la fréquentation scolaire et l’assimilation[24].

En 1951, la réforme sur la Loi sur les Indiens prônait l’abolition des pensionnats et l’intégration des enfants autochtones dans les écoles provinciales[25]. Cependant, les Oblats de Marie Immaculée auraient milité pour garder ce système au Québec. Selon eux, les écoles traditionnelles n’auraient pas été « outillées » adéquatement pour recevoir des élèves autochtones[25].

Les ententes avec les clergés sont abolies en 1969 par le Livre blanc de 1969 sur la politique indienne du gouvernement du Canada, déposé par Jean Chrétien, alors ministre des Affaires indiennes[26]. Cette mesure entraine la fermeture de nombreux pensionnats. Toutefois, la mise en adoption forcée de nombreux enfants, débutée dans les années 1950, se poursuit jusque dans les années 1980.

Conditions de vie[modifier | modifier le code]

Brochure du médecin Peter Bryce dénonçant les mauvaises conditions sanitaires et le traitement des enfants dans les pensionnats pour autochtones.

Les conditions de vie dans les pensionnats étaient souvent difficiles. L’une des causes directes des maladies et des décès était le financement largement inadéquat de la part du gouvernement, ce qui entraînait un manque de qualité, de quantité et de variété de la nourriture. La solitude, l’absence de contact avec les parents et la famille, la frustration liée à l'interdiction de parler sa langue maternelle, la piètre qualité de l’enseignement, la faim, l’institutionnalisation, le travail excessif, les règles strictes, la brutalité et l’absence de personnes de confiance sont des aspects que l’on a pu retrouver dans la majorité des pensionnats[27].

Les conditions sanitaires étaient propices à l'expansion de la tuberculose, ainsi que l'a vivement dénoncé Peter Bryce, alors médecin engagé par le gouvernement fédéral pour superviser 35 pensionnats. Il rapporte notamment que, en 1907, le quart des élèves mourait et que dans une école le taux de mortalité avait atteint 75%. Il intervient à plusieurs reprises auprès du ministère pour obtenir des changements radicaux, mais il se heurte à une fin de non-recevoir de la part de Duncan Campbell Scott. En désespoir de cause, il publie une brochure dénonçant cette situation en 1922[28].

Lors de leur arrivée au pensionnat, les jeunes étaient dépouillés de leurs effets personnels et de leurs vêtements traditionnels. On coupait leurs cheveux, changeait leur nom et on leur donnait un numéro. Ils recevaient un uniforme correspondant à leur tranche d'âge[29].

À l'instar des méthodes alors utilisées en France pour faire disparaître les langues régionales[30], les enfants étaient punis s'ils utilisaient leur langue.

Les responsabilités de cette situation ne relèvent pas uniquement des autorités religieuses qui dirigeaient ces pensionnats, comme le souligne Ovide Bastien :

« Qui allait enlever les enfants de force pour les transporter aux pensionnats soumis aux normes et règlements génocidaires du gouvernement, n’est-ce pas la GRC ? Qui assumait les coûts, en nourriture et infrastructure, des pensionnats et faisait en sorte qu’il soit impossible d’isoler les enfants souffrant de tuberculose ou que parfois leur régime alimentaire était insuffisant ? Qui payait les salaires des professeurs ? Qui décidait que les parents autochtones perdaient la responsabilité légale de leurs enfants, celle-ci allant à la direction du pensionnat ? N’est-ce pas le gouvernement fédéral [31]. »

De 1867 à la fin du XXe siècle, ce sont près de 150 000 Autochtones qui ont fréquenté les pensionnats. Selon le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, environ 3200 y ont perdu la vie entre 1921 et 1965. Selon l'historien Jacques Rouillard, si le taux de mortalité au sein des pensionnats pour Autochtones était deux fois plus élevé que la moyenne canadienne pour la période s'étendant de 1921 à la Seconde Guerre mondiale - décès dus principalement à la tuberculose - il n'y avait toutefois plus d'écart du taux de mortalité entre les pensionnaires autochtones et la moyenne des autres enfants âgés de 5 à 14 ans pour la période suivante s'étendant jusqu'en 1965. Cela s'expliquerait notamment par les campagnes de vaccination, qui furent mises en œuvre autant dans les écoles pour Autochtones que les écoles pour non-Autochtones[32].

Entre 3 000 et 6 000 enfants sont morts dans ces pensionnats, de causes diverses : environ la moitié sont morts de la tuberculose et d’autres maladies infectieuses, d’autres dans les incendies qui ont ravagé ces établissements souvent vétustes, certains par suicide ou en tentant de fuir[9].

Quelques établissements ont planifié la malnutrition de certains enfants à des fins d'expérimentations médicales. Entre 1942 et 1952, des enfants autochtones ont été délibérément affamés afin élargir les connaissances médicales sur l’apport d’éléments nutritionnels[9].

Le National Post estime le nombre de personnes ayant commis des agressions sexuelles sur mineurs à 5 000 pendant le siècle que durèrent les pensionnats pour les Autochtones, mais moins de 1 % ont été condamnées[33].

Des conséquences largement traumatiques[modifier | modifier le code]

Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes :

« Les enfants qui terminent leurs études s’aperçoivent souvent que les liens avec leur communauté d’origine et leur culture ont été coupés et, de surcroît, ils n’acquièrent pas les compétences nécessaires pour connaître du succès dans la société en général. Des communautés des Premières Nations qui, au départ, acceptent de financer les écoles en viennent à retirer leur soutien, compte tenu de leur expérience avec un système qui ne répond pas à leurs désirs, qui dénigre leur culture et qui ne leur procure pas les bienfaits économiques promis[34]. »

Ces établissements ont laissé chez leurs pensionnaires des cicatrices et des traumatismes importants. Même si quelques-uns d’entre eux gardent un souvenir favorable suite à l’apprentissage d'habiletés utiles et les attitudes positives qu’ils ont acquises, la majorité des pensionnaires raconte des histoires de solitude, de discipline rigoureuse et de sévices physiques, sexuels (pédocriminels) et psychologiques. Selon le livre Peuples autochtones, résilience et séquelles du régime des pensionnats : « la séparation de leurs parents et de leur famille a été leur premier traumatisme ». Les jeunes étaient confrontés à une nouvelle culture, à une nouvelle langue et à un nouveau régime disciplinaire que leur imposaient les Blancs[35].

La confiscation des enfants à leurs communautés, leur déracinement, la déstabilisation des communautés cantonnée dans des réserves et la perte de leurs repères culturels ont engendré de profonds traumatismes et bouleversements sociaux.

Les recherches sur le sujet suggèrent également que les pensionnats ont déclenché des effets intergénérationnels transmis de génération en génération, dommageables pour le bien-être des Autochtones dans leur ensemble[36]. La perte de certaines langues et des traditions autochtones représente une perte d’espoir évidente du peuple en perdant ce qu’ils considèrent le symbole fondamental. Étant donné que plusieurs générations d’enfants ont été élevées dans ces institutions où toute manifestation de l’aboriginalités était décriée et dépréciée, alors il ne faut pas se surprendre si la culture et la langue sont menacées[37].

De nombreuses conséquences peuvent survenir pour une personne qui a fréquenté les pensionnats autochtones. Non seulement une victime d’agression sexuelle peut devenir à son tour agresseur, mais qu’elle est également plus à risque de vivre à nouveau de mauvais traitements une fois adulte et aussi les enfants de la victime sont aussi plus à risque d’être victimes d’agression sexuelle[38]. Par ailleurs, les événements vécus des Autochtones dans les pensionnats ont pu engendrer plusieurs problèmes et effets à long terme, dont la dépression, le suicide, la violence, l’abus d’alcool et de drogues dans la communauté. Puis, l’éducation des enfants est aussi difficile puisqu’ils absorbent le sentiment de perte et de frustration que ressentent leurs parents et leurs grands-parents. Bien que ces enfants n’aient pas vécu directement le traumatisme des pensionnats, ils l’éprouvent indirectement au travers des effets sur leurs familles et leurs communautés[36].

Enfants disparus et sépultures anonymes[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un long bâtiment.
Pensionnat pour Autochtones à Kamloops en 1930.

Le , les restes des corps de 215 enfants sont retrouvés, à l'aide d'un radar à pénétration de sol, sur le site d'un ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops, en Colombie-Britannique[39]. Plusieurs rassemblements ont alors lieu au Canada pour honorer la mémoire de ces enfants[40]. À la suite de cette découverte, la Première Nation de Sipekne'katik commence des recherches sur le site de l’ancien pensionnat autochtone de Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, qui a cessé ses activités en 1967, après 40 ans d'existence[41]. Marc Miller, ministre des Services aux Autochtones au Canada, explique que l'instauration des pensionnats autochtones « demeure une honte nationale. Ce qui est encore plus honteux, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas cette réalité. »[39] Selon, le Centre national pour la vérité et réconciliation (CNVR), le Centre enquête sur le destin des 150 000 enfants placés dans ces écoles, et parmi ces Autochtones, il y a plus de 4 000 décès confirmés ; 400 sites d’enterrement non marqués et 32 % des décès dont les noms ne sont pas enregistrés. De plus, le Centre national a poursuivi les recherches sur à peu près 4 000 noms d’enfants disparus. Et, finalement, la Commission de vérité et réconciliation du Canada mentionne qu’il y a plusieurs cimetières abandonnés[42].

Photographie en noir et blanc de quelques bâtiments au centre d'une vaste vallée.
Mission de Marieval, pensionnat de Cowesses, dans la vallée d’Elcapo Creek en 1923.

Le 23 , la Première Nation Cowessess annonce la découverte de 751 sépultures anonymes d'enfants et d'adultes sur le site de l'ancien pensionnat indien de Marieval, en Saskatchewan[43]. Cette école, fondée en 1899 par des Oblats de Marie-Immaculée, a été tenue par les Sœurs de Saint Joseph, provenant de Saint-Hyacinthe, jusqu'en 1979[44], avant d'être prise en charge par le gouvernement fédéral et cédée à la nation Cowessess en 1987, puis fermée en 1997[45].

Le , la Première Nation ʔaq̓am annonce la découverte de 182 sépultures anonymes sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Kootenay, près de Cranbrook en Colombie britannique.

Le , la Première Nation Penelakut fait part de la découverte de plus de 160 tombes anonymes près de l’ancien pensionnat pour Autochtones de l’île Kuper actuelle île Penelakut, en Colombie-Britannique, actif de 1890 à 1975[46],[47].

Selon Jim Miller et Brian Gettler, deux historiens spécialisés dans l'histoire des Premières Nations, le lieu de sépulture de chaque enfant pensionnaire décédé aurait été marqué par une croix en bois ; l'inhumation se déroulant selon le rite catholique. Avec le passage du temps, ces croix seraient disparues, laissant les sépultures anonymes[32].

Dénonciations[modifier | modifier le code]

Bill Phipps, modérateur de l'Église unie du Canada, demanda durant son ministère pardon aux Amérindiens du Canada pour les abus commis par les ministres de l'Église au sein des écoles résidentielles amérindiennes au XXe siècle. Un pasteur de l'Église unie du Canada, Kevin D. Annett, a enquêté et dénoncé les pratiques de cette église au sein des pensionnats autochtones dans un livre et un film documentaire[48],[49].

Selon des membres de l’Instance permanente des Nations unies sur les questions autochtones, la doctrine de la découverte et les internats pour autochtones, tels ceux qui furent établis aux États-Unis et les « écoles résidentielles », furent des « vecteurs essentiels de l’asservissement des premiers peuples »[50].

Réconciliation[modifier | modifier le code]

Excuses[modifier | modifier le code]

Le , les oblats de Marie-Immaculée présentent des excuses pour leur rôle dans le système des pensionnats autochtones[51]. En 2021, les congrégations des oblats d'OMI Lacombe Canada et Notre-Dame-du-Cap dévoilent tous leurs documents liés à leur participation et à la gestion des pensionnats pour Autochtones au Canada.

Le l'évêque Michael Peers, primat de l'église anglicane du Canada présente les excuses de son église aux Amérindiens en déclarant notamment « Je suis désolé, plus encore que je ne peux le formuler, que nous ayons essayé de vous refaire à notre image, en vous prenant votre langue, et les signes de votre identité[52],[53] ». Le Premier ministre Stephen Harper présente des excuses au nom des Canadiens relativement aux pensionnats, le en Ontario[54], pour les 139 pensionnats recensés au Canada, dont 12 au Québec[55]. Le mardi , le premier ministre Justin Trudeau demande solennellement pardon aux autochtones du pays au nom de l'État fédéral[56].

La conférence des évêques catholiques du Canada a publié une position par rapport aux pensionnats expliquant qu'évêques et responsables de communautés religieuses « regrettaient profondément toutes les souffrances, les peines et les humiliations endurées par de nombreux aborigènes » sans pour autant s'excuser[57].

Le , le premier ministre Trudeau demande au pape François de présenter les excuses officielles de l'Église aux victimes des pensionnats autochtones canadiens[58]. L'année suivante, le pape annonce qu'il n'offrira pas d'excuses au motif qu'il ne pouvait « y répondre personnellement »[59], mais il finit par s'excuser le 1er avril 2022[60].

Le , Christian Lépine, archevêque de l'archidiocèse de Montréal, présente ses excuses aux familles des victimes des pensionnats autochtones[61].

Le 30 avril 2022, Justin Welby, chef spirituel de l'église anglicane et archevêque de l'archidiocèse de Canterbury, s'excuse au nom de l'Église pour avoir permis « un crime terrible » dans les pensionnats pour Autochtones[62].

Règlement des séquelles[modifier | modifier le code]

En 2006, Nora Bernard, militante pour les droits des Amérindiens, qui a intenté un recours collectif auprès du gouvernement du Canada, obtient près de 5 milliards $ en dédommagement pour les autochtones victimes des pensionnats[63]. Il s'agit du plus grand règlement d'un recours collectif au Canada[64].

L'application de la convention de règlement relative aux pensionnats indiens (CRRPI) débute le [65]. L'objectif de la convention est de régler de façon durable et équitable les séquelles laissées par les pensionnats autochtones. En plus de dédommager financièrement les survivants des pensionnats, l'entente offre aussi un soutien à la guérison[65]. Elle comprend cinq sections :

« un paiement d'expérience commune à tous les anciens élèves admissibles;
* un processus d'évaluation indépendant des réclamations liées à des sévices physiques graves ou à des sévices sexuels;
* des mesures de soutien à la guérison telles que le Programme de soutien en santé de résolution des pensionnats indiens et la dotation de fonds à la Fondation autochtone de guérison;
* des activités de commémoration;
* la mise sur pied de la Commission de vérité et de réconciliation[65]. »

Commission de vérité et réconciliation du Canada[modifier | modifier le code]

La commission de vérité et réconciliation du Canada a été créée en 2008 dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens[65] dans le but de contribuer à la vérité, à la guérison et à la réconciliation. Les travaux de la CVR ont débuté en 2009 et les audiences publiques en 2010. De 2010 à 2014, sept « Évènements nationaux » ont eu lieu dans des grandes villes du Canada ainsi que des audiences régionales. Au nombre des activités incluses, les audiences comportaient des témoignages publics, des dépositions privées, des cercles de parole où des Autochtones prenaient la parole[66]. En , lors de l’événement de clôture, la commission publie un sommaire exécutif qui comprend une liste de « 94 appels à l'action » (et recommandations) pour favoriser la réconciliation[67]. Le rapport final est publié le . La conclusion du rapport désigne les pensionnats comme agents de génocide culturel des Premières Nations et précise qu'un engagement considérable de l'État est nécessaire pour favoriser l'égalité des chances et entrevoir une véritable réconciliation[68].

En 2019, la commission de vérité et réconciliation du Canada met en ligne, par le biais de son Centre national pour la vérité et la réconciliation, un registre public des noms des enfants décédés dans les pensionnats[69].

Mât totémique des pensionnats[modifier | modifier le code]

Mât totémique des pensionnats (détail).
Mât totémique des pensionnats.

Un totem a été créé par l’artiste Charles Joseph de la nation kwakiutl de la Colombie-Britannique. Devant le pavillon Michal et Renata Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal, sa stature de plus de 21 mètres est imposante. Le dévoilement eut lieu le , dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal. Nommé Mât totémique des pensionnats, l'œuvre fait partie d'un parcours de l’exposition La Balade de la Paix – un musée à ciel ouvert. Il rappelle les enfants autochtones qui ont été retirés de leurs familles et placés dans des pensionnats durant la période de 1820 jusqu’en 1997[7], une situation que l'auteur a lui-même vécue.

« La présentation de ce mât est destinée à tous les Canadiens, pas seulement aux survivants des pensionnats. C’est mon geste de réconciliation, et toute mon histoire est sur ce mât. Cette histoire parle de Charles Joseph, mais aussi de tous ceux qui ont enduré cette épreuve. J’ai besoin de raconter cette histoire sous cette forme, mais elle touche tous les survivants d’un bout à l’autre du Canada[70]. »

— Charles Joseph

Journée nationale de la vérité et de la réconciliation[modifier | modifier le code]

Faisant suite aux recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, le gouvernement proclame par le projet de loi C-5 la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada, qui se célèbrera pour la première fois le [71]. Cette journée fériée pour les employés du Gouvernement vise à honorer les survivants, leurs familles et leurs communautés, afin de « faire avancer la réconciliation, réparer les torts historiques et réfléchir à la manière dont nous pouvons construire un Canada plus inclusif[72]. »

Cette journée est aussi connue comme la Journée du chandail orange, créée spontanément en 2013 à la suite du témoignage de Phyllis Webstad sur l'expérience dévastatrice qu'elle avait connue au pensionnat Saint-Joseph de Williams Lake en Colombie-Britannique, où, lors de son arrivée, à l'âge de six ans, elle avait été dépouillée de ses vêtements, y compris le tout nouveau chandail orange que venait de lui acheter sa grand-mère et qui ne lui a jamais été rendu[73]. Depuis, le port d'un chandail orange est devenu le symbole commémoratif d'un sombre épisode de l'histoire canadienne[74].

Mois national de l'histoire autochtone du Canada[modifier | modifier le code]

En France, l'association Survival International organise en « une série de rencontres réunissant artistes, activistes, professeur·e·s, chercheur·e·s et anthropologues autochtones et allochtones »[75] pour mettre en lumière l'histoire des Premières Nations du Canada ainsi qu'un concours d'écriture sur le thème « de l’identité, du territoire et/ou déracinement »[75] dont les gagnants sont dévoilés le [76].

Anciens élèves connus[modifier | modifier le code]

Listes des pensionnats au Canada[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada Gouvernement du Canada, « Residential school [3 fiches] - Termium Plus® - Recherche - Termium Plus® », sur www.btb.termiumplus.gc.ca, (consulté le )
  2. « Pensionnats indiens au Canada | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  3. Angie Turner, « Pensionnats indiens », sur Assembly of First Nations (consulté le )
  4. (en) « Alberni School Victim Speaks Out », First Nations Drum (consulté le )
  5. (en) « Truth and Reconciliation Commission of Canada (TRC) », sur www.trc.ca (consulté le )
  6. a et b Rapport CVR, p. VII.
  7. a et b A timeline of residential schools, the Truth and Reconciliation Commission, CBC News, 16-05-2008
  8. Radio-Canada, « Des survivants de pensionnats autochtones témoignent de la douleur qui les habite | Pensionnats autochtones : macabre découverte à Kamloops », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  9. a b et c « Samir Shaheen-Hussain : « Au Canada, le colonialisme a tué les enfants autochtones » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  10. Doan Bui, « États-Unis: Les guerriers des langues perdues », Le Nouvel Observateur, no 2960,‎ , p. 35 (lire en ligne).
  11. Jules Jetté, « Une école de sauvages », Revue Canadienne,‎ , p. 286-298.
  12. a b c d e f et g Public Services and Procurement Canada Government of Canada, « Information archivée dans le Web », sur publications.gc.ca (consulté le )
  13. Morissette 2012.
  14. Tels les métiers de forgeron, menuisier, charpentier, ébéniste, cordonnier, ferblantier...(Jetté, p. 296)
  15. a b et c BOUSQUET, Marie-Pierre, « Le projet des pensionnats au Québec », Traces, volume 55, numéro 3,‎ , P.21-31 (lire en ligne)
  16. Glasman.
  17. a b c d et e Henri Goulet, Histoire des pensionnats indiens catholiques au Québec : le rôle déterminant des pères oblats, (ISBN 978-2-7606-3230-1, 2-7606-3230-X et 2-7606-3229-6, OCLC 965128382, lire en ligne)
  18. a et b John S. Milloy, A national crime : the Canadian government and the residential school system, 1879 to 1986, University of Manitoba Press, (ISBN 978-0-88755-303-5, 0-88755-303-6 et 978-0-88755-415-5, OCLC 818658412, lire en ligne)
  19. Guide terminologique : Recherches sur le patrimoine autochtone, Bibliothèque et archives Canada, , 24 p. (lire en ligne)
  20. « Pensionnats | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  21. « Duncan Campbell Scott | l'Encyclopédie Canadienne », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  22. a et b Marie-Pierre Bousquet, « Êtres libres ou sauvages à civiliser ? », Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière ». Le Temps de l'histoire, no 14,‎ , p. 162–192 (ISSN 1287-2431, DOI 10.4000/rhei.3415, lire en ligne, consulté le )
  23. Anne Caroline Desplanques, « Des curés québécois à Marieval », sur TVA Nouvelles, (consulté le )
  24. Chartrand, Logan et Daniels 2006.
  25. a et b WISCUTIE-CRÉPEAU, Nancy, « L’éducation et les Autochtones au Québec : enjeux et défis », Nouveaux Cahiers du socialisme, numéro 26,‎ (lire en ligne)
  26. Naithan Lagace Niigaanwewidam et James Sinclair, Livre blanc de 1969, Encyclopédie canadienne
  27. Chansonneuve 2005.
  28. (en) Crystal Fraser, Tricia Logan et Neil Orford, « A doctor’s century-old warning on residential schools can help find justice for Canada’s crimes », The Globe and mail,‎ (lire en ligne)
  29. Gilles Ottawa, p. 53.
  30. Michel Feltin-Palas, « Les vraies raisons de la généralisation du français », L'Express,‎ (lire en ligne)
  31. Ovide Bastien, « Diaboliser afin de se disculper », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  32. a et b Jacques Rouillard, « Le «génocide» des Autochtones », sur Le Devoir, (consulté le )
  33. (en) « Why so many sexual predators at Indian Residential Schools escaped punishment », sur National Post, (consulté le )
  34. Rapport CVR, p. 72.
  35. Dion Stout et Kipling 2003.
  36. a et b COLOMBIE-BRITANNIQUE. CENTRE NATIONAL DE COLLABORATION DE LA SANTÉ. L’effet du racisme sur les autochtones et ses conséquences, Colombie-Britannique, 2014, 12p, http://www.nccah-ccnsa.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments/131/2014_07_09_FS_2426_RacismPart2_ExperiencesImpacts_FR_Web.pdf, page consultée le 20 avril 2023.
  37. DION STOUT, Madeleine et Gregory Kipling. Peuples autochtones, résilience et séquelles du régime des pensionnats. Ottawa, Fondation autochtone de guérison, 2003, 59p.
  38. « Pensionnats autochtones : impact intergénérationnel », Enfances, Familles, Générations, no 25,‎ (ISSN 1708-6310, DOI 10.7202/1039497ar, lire en ligne, consulté le )
  39. a et b Timothé Matte-Bergeron et Guy Bois, « Pensionnats autochtones : découverte « déchirante » des restes de 215 enfants | Pensionnats autochtones : macabre découverte à Kamloops », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  40. Hélène Jouan, « Après la découverte des ossements de 215 enfants autochtones, le Canada confronté à son histoire coloniale », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  41. Radio-Canada, « Début des recherches sur le terrain de l’ancien pensionnat autochtone de Shubenacadie », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  42. Raymond Frogner et Dominique Foisy-Geoffroy, « Qui sont ces enfants perdus ? Origine et conception du registre des noms des enfants autochtones décédés dans le système des pensionnats du Canada, selon le Centre national pour la vérité et réconciliation », Archives, vol. 48, no 2,‎ , p. 149–159 (ISSN 0044-9423 et 2369-9256, DOI 10.7202/1067528ar, lire en ligne, consulté le )
  43. Radio-Canada, « Marieval : mise au point de la FSIN », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  44. Sarah R. Champagne, « Le pensionnat autochtone de Marieval était administré par des religieuses québécoises », Le Devoir, 25-06-2021.
  45. Le Devoir, «Des centaines de tombes découvertes sur le site d’un ancien pensionnat autochtone de Saskatchewan», 24-06-2021.
  46. Radio-Canada, « Pensionnats pour Autochtones : 160 nouvelles tombes anonymes trouvées en C.-B. », sur Radio-Canada, (consulté le )
  47. Radio-Canada, « Des tombes anonymes ébranlent la Première Nation Penelakut, en Colombie-Britannique », sur Radio-Canada, (consulté le )
  48. Kevin D. Annett, Hidden No Longer: Genocide in Canada, Past and Present
  49. Unrepentent
  50. Nations Unies, conseil économique et social, « L’Instance permanente identifie la « doctrine de la découverte » et les « écoles résidentielles » comme vecteurs essentiels de l’asservissement des peuples autochtones »,
  51. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Les Oblats prêts à dévoiler tous leurs documents sur les pensionnats pour Autochtones | Pensionnats pour Autochtones : macabre découverte à Kamloops », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  52. Dans l'horreur des pensionnats indiens au Canada, Fanny Arlandis, Slate.fr, 31 octobre 2016
  53. A step along the path, Fred Hiltz, Anglican Church of Canada, 6 août 2013
  54. (fr) « Discours d’excuses de Stephen Harper », Site du Premier ministre canadien
  55. (fr) « Autochtone : l’horreur des pensionnats hante encore les survivants », Gisèle Pouhe Njall, Ijsberg Magazine, 28 août 2014
  56. « Les excuses de Trudeau pour les pensionnats autochtones, « chapitre sombre » de l’histoire du Canada », sur Le Monde.fr (consulté le ).
  57. Conférence des évêques catholiques du Canada, « Excuses de l’Église catholique à propos des pensionnats autochtones »
  58. « Le pape «ouvert» à s'excuser pour les pensionnats autochtones, dit Trudeau »
  59. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Le pape n'offrira pas ses excuses aux victimes des pensionnats pour Autochtones », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  60. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Le pape François présente ses excuses aux Autochtones canadiens | Autochtones au Vatican », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  61. « L’archevêque de Montréal présente ses excuses aux familles des victimes des pensionnats autochtones », sur www.msn.com (consulté le )
  62. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « L’archevêque de Canterbury s’excuse pour le « crime terrible » commis dans les pensionnats | Pensionnats pour Autochtones », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  63. CBC News, « Judges approve residential school deal », 15-12-2006.
  64. Gouvernement du Canada, « Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada », .
  65. a b c et d Gouvernement du Canada. Affaires autochtones et du Nord Canada, « Résolution des pensionnats indiens »
  66. Jean-François Roussel, « La Commission de vérité et réconciliation du Canada sur les pensionnats autochtones : bilan et prospective », Théologiques, vol. 23, no 2,‎ , p. 31–58 (ISSN 1188-7109 et 1492-1413, DOI 10.7202/1042742ar, lire en ligne, consulté le )
  67. Gouvernement du Canada; Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, « Commission de vérité et réconciliation du Canada », sur www.rcaanc-cirnac.gc.ca, (consulté le )
  68. « La commission de vérité et réconciliation », sur ici.radio-canada.ca,
  69. Raymond Frogner et Dominique Foisy-Geoffroy, « Qui sont ces enfants perdus ? Origine et conception du registre des noms des enfants autochtones décédés dans le système des pensionnats du Canada, selon le Centre national pour la vérité et réconciliation », Archives,‎ , p. 155-157 (lire en ligne)
  70. « Un totem créé par l’artiste Charles Joseph de la nation kwakiutl de la Colombie-Britannique a été dévoilé mercredi devant le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).»
  71. « Ottawa crée la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation au Canada », Radio-Canada, 28-05-2021.
  72. Gouvernement du Canada, « Le gouvernement du Canada dépose un projet de loi pour instaurer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation », 29-09-2020.
  73. (en) Mike Laneela, « Orange Shirt Day: How Phyllis Webstad's 1st day at residential school inspired a movement », CBC News, 30-09-2016.
  74. (en) Dirk Meissner, « B.C. politicians wear orange shirts to remember residential school experience », 21-09-2017.
  75. a et b Mois national de l'histoire autochtone du Canada sur le site officiel de Survival International France
  76. Compte Facebook officiel de Survival International France
  77. Commission de vérité et réconciliation du canada, « Pensionnats indiens - Lieu et nombre »
  78. (en) Université of Manitoba, « List of residential schools » (consulté le )
  79. (en-CA) « Anglican Indian and Eskimo Residential Schools », sur Anglican Church of Canada (consulté le )
  80. Henri Goulet, Histoire des pensionnats indiens catholiques au Québec : le rôle déterminant des pères oblats, (ISBN 978-2-7606-3230-1, 2-7606-3230-X et 2-7606-3229-6, OCLC 965128382, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, Pensionnats du Canada : L’histoire, partie 1 des origines à 1939 (Volume 1), , 1056 p. (lire en ligne)
  • (en) Kevin D. Annett, Hidden no longer : genocide in Canada, past and present, Nanaimo, International Tribunal into Crimes of Church and State and The Friends and Relatives of the Disappeared, , 333 p. (OCLC 683258268).
  • Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque, Le peuple rieur : hommage à mes amis innus, Montréal, Lux Éditeur, , 320 p. (ISBN 978-2-89596-237-3), p. 259-286.
  • Deborah Chansonneuve, Retisser nos liens : comprendre les traumatismes vécus dans les pensionnats indiens par les Autochtones, Ottawa, Fondation autochtone de guérison, , 56 p. (ISBN 978-0-9736647-5-1, OCLC 81020137).
  • Larry N. Chartrand, Tricia E. Logan et Judy D. Daniels, Histoire et expériences des Métis et les pensionnats au Canada, Ottawa, Fondation autochtone de guérison, , 200 p. (ISBN 978-1-897285-36-7, OCLC 144149649, lire en ligne).
  • Madeleine Dion Stout et Gregory D. Kipling, Peuples autochtones : résilience et séquelles du régime des pensionnats, Ottawa, Fondation autochtone de guérison, , 64 p. (ISBN 978-0-9733976-7-3, OCLC 144149084).
  • Fondation autochtone de guérison, Répertoire des pensionnats au Canada, 2007 [lire en ligne].
  • Dominique Glasman, « Les pensionnats indiens au Québec. Un double regard », Revue française de pédagogie, no 189,‎ , p. 152-153 (lire en ligne).
  • Henri Goulet, Histoire des pensionnats indiens catHoliques au Québec : le rôle déterminant des pères oblats, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, , 215 p.
  • Pierre Lepage, Mythes et réalités sur les peuples autochtones, Québec, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, , 88 p. (OCLC 734109637).
  • Pierre Lepage, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Mythes et réalités sur les peuples autochtones, Montréal, , 88 p. (ISBN 2-550-38119-X), p. 21-32.
  • Réjean Morissette, Les Autochtones ne sont pas des pandas : histoire, autochtonie et citoyenneté québécoise, Montréal, Hurtubise, , 402 p. (ISBN 978-2-89647-886-6, OCLC 794573036).
  • Gilles Ottawa, Les pensionnats indiens au Québec : un double regard, Québec, Cornac, , 226 p. (ISBN 978-2-89529-160-2, OCLC 741378661)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Gwenlaouen Le Gouil, Tuer l'Indien dans le cœur de l'enfant, France, 2020, film documentaire, 73'

Situations comparables[modifier | modifier le code]

Droit international[modifier | modifier le code]

Bulles papales[modifier | modifier le code]

Études théoriques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]