Pendule astronomique de Passemant

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Vue générale de la pendule astronomique.

La pendule astronomique de Passemant, dite pendule de Louis XV, est une horloge astronomique conçue et réalisée au XVIIIe siècle. Elle est exposée au château de Versailles, en France.

Description[modifier | modifier le code]

La pendule indique la date, l'heure réelle, l'heure moyenne et les phases de la lune. À son sommet, une sphère en cristal contient une sphère armillaire dans laquelle sont représentées en temps réel les positions des planètes suivant le système héliocentrique de Copernic. Le globe de la terre est placé au milieu de rochers et de chutes d’eau qui lui servent d’horizon universel[1]. Son fonctionnement est prévu pour aller jusqu'en l’année 9999.

Le mécanisme de la pendule est abrité dans un coffre en bronze doré de style rocaille. Le coffre repose sur un socle de quatre pieds galbés de forme contournée ayant une forme de pattes animales (pieds de biche). Sur les deux côtés on lit cette inscription répétée : les bronzes sont composés et exécutés par Caffieri[2]. L'ensemble mesure 2,26 m de haut[3].


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Localisation[modifier | modifier le code]

La pendule est située dans le cabinet de la Pendule, salle du petit appartement du roi au premier étage du bâtiment principal du château de Versailles.

Une autre horloge originale et identique est localisée dans le premier salon à côté de la salle à manger dans le château-hôtel de Kronberg, Hesse (Impératrice Firedrich, 1re fille de la Reine Victoria).

Historique[modifier | modifier le code]

Le mécanisme de la pendule est conçu par Claude-Siméon Passemant[4] que l'horloger Louis Dauthiau[5] met une douzaine d'années à le réaliser[3]. La pendule est présentée devant l'Académie royale des sciences le puis, le [6], à Louis XV qui en fait l'acquisition. Le coffret rocaille protégeant le mécanisme est réalisé par les sculpteurs et bronziers Jacques et Philippe Caffieri en 1753[7].

En janvier 1754, la pendule prend place parmi les cadrans astronomiques du cabinet des pendules du château de Versailles.

Pour la première fois dans l'histoire de la France, elle sert à fixer l'heure officielle du royaume[3].

Elle est transférée au Conservatoire des Arts et Métiers en 1797 puis choisie par Napoléon Bonaparte pour être placée aux Tuileries. En 1800 elle est confiée, par ordre du ministre de l'Intérieur, à l'horloger Antide JANVIER afin d'être restaurée. Après de longues discussions avec l'horloger ruiné qui avait mis en gage certains éléments du coffret au mont-de-piété, elle est remise en état en 1827 et restituée au Garde-Meuble en 1828. Elle reprend sa place originelle en 1833, par ordre de Louis-Philippe

Créateurs[modifier | modifier le code]

La pendule est l'œuvre de quatre personnes :

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julia Kristeva, L'Horloge enchantée, Fayard, , p. 147
  2. Jacques Caffieri et son fils Philippe.
  3. a, b et c Morgane Kergoat, « Les plus beaux instruments des sciences à l'honneur », Les Cahiers de Science & Vie « Versailles, le pouvoir et la science », no 119 (hors-série),‎ , p. 84 (résumé)
  4. Horloger et opticien français (Paris 1702-Paris 1769). Il fut au XVIIIe siècle l'un des meilleurs constructeurs français de lunettes et de télescopes.
  5. « Biographies © », sur galeriebergerlexique.blogspot.fr (consulté le 5 décembre 2017)
  6. À Choisy par le duc de Chaulnes.
  7. « Philippe Caffieri, le Jeune, Jacques Caffieri, Louis Dauthiau, Claude-Siméon Passemant, Pendule astronomique de Louis XV cabinet de la Pendule (1753) », Images d’Art, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  8. « Biographies © » (consulté le 31 mai 2017)

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