Peloton d'intervention interrégional de Gendarmerie

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Pelotons d’intervention interrégional de Gendarmerie
Écusson du PI2G
Écusson du PI2G

Période 2004 (Toulouse)
2007 (Orange)
2012 (Dijon)
Pays Drapeau de la France France
Branche Gendarmerie nationale
Type Intervention
Effectif 78
Fait partie de Gendarmerie mobile
Équipement Voir ci-dessous

Le peloton d'intervention inter régional de Gendarmerie (PI2G - parfois également appelé peloton d’intervention de deuxième génération) est une structure de la Gendarmerie nationale française, mise en place à partir de septembre 2004. Elle constitue une force intermédiaire entre le peloton d'intervention de gendarmerie mobile et le GIGN[1]. Elle doit être opérationnelle et capable d’intervenir dans un délai d'une demi-heure. Le PI2G peut soit intervenir seul sur des événements graves, soit assister le GIGN.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier PI2G a été créé à Toulouse. Trente militaires du peloton d'intervention des escadrons 31/2 et 32/2 ont reçu une formation d'avril à juin 2004, dont six formés comme médiateurs. Le groupe est entré en service le 13 septembre 2004[2]. Il est actuellement à l'effectif de 26 militaires comme celui d'Orange.

Un second PI2G comportant 32 éléments a été créé en juin 2007 à Orange et est entré en service le 7 janvier 2008. Durant les mois de janvier et février 2008, il est intervenu en moyenne deux fois par semaine[3]. Depuis, un troisième PI2G a été créé à Dijon avec un effectif de 20 militaires pour atteindre le même nombre que ses prédécesseurs.

En 2013, il y a donc trois PI2G en service. Il est a priori [réf. souhaitée] prévu de créer un dernier PI2G dans la moitié nord-ouest, dans une ville où n'est pas implanté un GIPN de la Police nationale, afin de ne pas faire doublon et assurer ainsi un « maillage » territorial.

Le PI2G est une force intermédiaire entre le PI (peloton d'intervention) et le GIGN ce qui permet de soulager le GIGN dans des situations de crise.

Recrutement et formation[modifier | modifier le code]

Le recrutement des trois unités est de conception différente. Le PI2G de Toulouse a été formé sur la ressource de gendarmes mobiles issus des PI des escadrons toulousains. Le PI2G d’Orange a été formé à partir d'une sélection réalisée au plan national. Dijon a été lui composé sur la base de gendarmes mobiles ayant servi au sein de GPI OM mais aussi de personnels ayant participé aux tests de sélection et de formation au GIGN.

La formation de base des unités, puis des relèves internes, est assurée par le GIGN durant six semaines dans le même cadre que celles des gendarmes devant servir en GPI OM. Le GIGN dispense en outre des formations complémentaires et un recyclage annuel.

La Gendarmerie semble s'orienter vers le même mode de fonctionnement que la Police nationale avec les RAID et GIPN, à savoir :

  • une sélection commune, sur le base des meilleurs des candidats n'ayant pas pu intégrer le GIGN ;
  • des matériels, armement et techniques d'intervention homogènes pour des interventions « basiques » en métropole (forcenés, arrestations).

Missions[modifier | modifier le code]

Le PI2G remplit cinq missions[2] :

  • intervenir lorsque les moyens dépassent ceux à disposition du Peloton d'intervention ;
  • appuyer le GIGN dans ses missions ;
  • intervenir sur les sites nucléaires ou classés selon la Directive Seveso ;
  • assurer des missions de protection rapprochée (en civil) ;
  • effectuer des transferts ou escortes de DPS.

Les PI2G peuvent intervenir si besoin hors de leurs zone d'affectation initiale.

Armement et matériels[modifier | modifier le code]

  • Pistolets : le SIG 2022 en dotation des forces de l'ordre ; mais surtout des Glocks 19.
  • Fusils à pompe calibre 12, type Remington 870.
  • Pistolets mitrailleurs : HK UMP en 9 mm.
  • Fusils d'assaut : le FAMAS en partie remplacé par le HK G36 KA3, utilisé par tous les autres groupes d'intervention et pouvant être doté de lance-grenades.
  • Fusils de précision : le Tikka Tactical T3, qui lui aussi devrait être complété par d'autres matériels[4].
Le HK G36 bientôt en dotation chez le PI2G en calibre 5.56 OTAN

Les gendarmes des PI2G disposent aussi d'armement non létal, tels tonfa, bombes, gaz lacrymogène et pistolet à impulsion électrique.

Les équipements de protection individuels et d'effraction sont globalement les mêmes que ceux utilisés par le GIGN. En revanche, les PI2G ne sont pas habilités à l'emploi d'explosifs. Les membres du PI2G possèdent un équipement qui pèse plus de 25 kg sans compter les armes. Un entrainement de musculation quotidien est nécessaire pour pouvoir porter une telle charge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Magazine RAIDS - n°271 - Décembre 2008