Peloton d'intervention de deuxième génération

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Pelotons d’intervention de deuxième génération
Période Entrée en service :
2004(Toulouse)
2007(Orange)
2012 (Dijon)
Pays Drapeau de la France France
Branche Gendarmerie nationale
Type Intervention
Effectif 32 personnes
Fait partie de Gendarmerie mobile
Équipement Voir ci-dessous

Un peloton d’intervention de deuxième génération ou peloton d'intervention interrégional de gendarmerie (PI2G) est une structure de la Gendarmerie nationale française, mise en place à partir de septembre 2004. Elle constitue une force intermédiaire entre le Peloton d'intervention de Gendarmerie mobile et le GIGN [1]. Elle doit être opérationnelle et capable d’intervenir dans un délai d'une demi-heure. Le PI2G peut soit intervenir seul sur des évènements graves, soit assister le GIGN.

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier PI2G a été créé à Toulouse. Trente militaires du peloton d'intervention des escadrons 31/2 et 32/2 ont reçu une formation d'avril à juin 2004, dont 6 formés comme médiateurs. Le groupe est entré en service le 13 septembre 2004 [2]. Il est doté de 32 membres comme celui de Orange.

Un second PI2G comportant 32 éléments a été créé en juin 2007 à Orange et est entré en service le 7 janvier 2008. Durant les mois de janvier et février 2008, il est intervenu en moyenne deux fois par semaine [3]. Depuis, un troisième PI2G a été créé à Dijon

Actuellement (2013), il y a donc trois PI2G en service. Il est a priori [réf. souhaitée] prévu de créer un dernier PI2G dans la moitié nord-est, dans une ville où n'est pas implanté un GIPN de la police nationale, afin de ne pas faire doublon et assurer ainsi un "maillage" territorial.

Les PI2G est une force intermédiaire entre le PI (peloton d'intervention) et le GIGN ce qui permet de soulager le GIGN dans des situations de crise qui ne nécessitent pas l'envoi de l'élite. Mais le PI2G est aussi là pour soutenir le GIGN dans certaines missions.

Recrutement et formation[modifier | modifier le code]

Si le PI2G de Toulouse a été formé initialement avec des gendarmes mobiles provenant des PI des escadrons toulousains, depuis la création du PI2G d'Orange le recrutement et la formation des futurs gendarmes se font à l'échelon national. La formation de base dure huit semaines et est assurée par le GIGN.

La gendarmerie semble s'orienter vers le même mode de fonctionnement que la police nationale avec les RAID / GIPN, à savoir :

  • une sélection commune, les meilleurs éléments étant affectés au GIGN.
  • matériels, armement et techniques d'interventions homogènes pour des interventions "basiques" en métropole (forcenés, arrestations).
  • mais formation plus longue et capacités plus élevées au sein du GIGN qui reste l'unité d'intervention d'élite dans le cadre de missions Piratair, Piratmer, Piratome et Piratext (nécessitant l'emploi d'explosifs, tireurs longue distance, chuteurs opérationnels, plongeurs, connaissances jungle - désert - montagne).

Missions[modifier | modifier le code]

Le PI2G remplit cinq missions [2] :

  • Intervenir lorsque les moyens dépassent ceux à disposition du Peloton d'intervention
  • Appuyer le GIGN dans ses missions
  • Intervenir sur les sites nucléaires ou classés selon la Directive Seveso.
  • Missions de protection rapprochée (en civil).
  • Transferts / escortes de DPS.

Les PI2G peuvent intervenir si besoin hors de leurs zone d'affectation initiale.

Armement et matériels[modifier | modifier le code]

  • Pistolets: le SIG 2022 en dotation des forces de l'ordre; des Glocks 26 pour la protection rapprochée
  • Fusils à pompe calibre 12, type Remington 870
  • Pistolets mitrailleurs : HK UMP en 9mm
  • Fusils d'assaut: le FAMAS devrait être remplacé assez rapidement par le HK G36, utilisé par tous les autres groupes d'intervention et pouvant être doté de lance-grenades
  • Fusils de précision: Le Tikka Tactical T3, qui lui aussi devrait être complété par d'autres matériels[4]
Le HK G36 bientôt en dotation chez le PI2G en calibre 5.56 OTAN

Les gendarmes des PI2G disposent aussi d'armement non létal, tels tonfa, Gourdin, bombes et Gaz lacrymogène, et Pistolet à impulsion électrique. Les équipements de protection individuels et d'effraction sont globalement les mêmes que ceux utilisés par le GIGN. En revanche, les PI2G ne sont pas habilités à l'emploi d'explosifs. Les membres du PI2G possèdent un équipement qui pèse plus de 25 kg sans compter les armes. Un entrainement de musculation quotidien est nécessaire pour pouvoir porter une telle charge.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Assemblée nationale, Bulletin des commissions, no 28, 24-27 octobre 2006, page 2256 [1].
  2. a et b Philippe Folliot, Avis présenté au nom de la Commission de la défense nayionale et des forces armées, sur le projet de loi de finances pour 2006 (no 2540), tome X (sécurité, Gendarmerie nationale), p. 22.
  3. Dates de création, entrée en service et nombre d'interventions : Le Dauphiné libéré, 29 février 2008. Un peloton d'intervention interrégional en service depuis janvier
  4. http://commando-air-forum.forum2discussion.com/t7557-gendarmerie-nouvelle-arme-et-pi2g

⁴Magazine RAIDS - n°271 - Décembre 2008