Francolin de Latham

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Peliperdix lathami

Peliperdix lathami
Description de cette image, également commentée ci-après
Francolin de Latham naturalisé
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Peliperdix

Nom binominal

Peliperdix lathami
(Hartlaub, 1854)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Francolin de Latham (Peliperdix lathami) est une espèce d'oiseaux galliformes de la famille des Phasianidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Cet oisau est présent au Sierra Leone, au Libéria, au sud de la Côte d’Ivoire, au sud du Ghana, au sud du Nigéria, au sud-ouest du Cameroun, au Zaïre, en Guinée équatoriale, au Gabon, au sud-ouest du Congo et dans l'extrême nord-ouest de l’Angola.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après la classification de référence (version 5.1, 2015) du Congrès ornithologique international, cette espèce est constituée des sous-espèces suivantes :

  • F. l. lathami Hartlaub, 1854 : toute la partie ouest de la distribution jusqu’au centre du Zaïre.
  • F. l. schubotzi Reichenow, 1854 : est du Zaïre débordant, en extrême limite, en Ouganda à l’est et dans le Soudan au nord-est. Le mâle se distingue de la forme nominative par la joue et le sourcil plus blancs, la femelle les ayant fauves avec le dessous fauve lâchement perlé de blanchâtre.

Habitat[modifier | modifier le code]

Le francolin de Latham est associé à la forêt primaire de basse altitude (jusqu’à 1 400 m en Ouganda), occasionnellement à la forêt secondaire dense, parfois même, comme en Sierra Leone, loin de la forêt primaire. Il occupe aussi la forêt galerie au Soudan et les fourrés côtiers au Ghana (Hennache & Ottaviani 2011).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il consomme essentiellement des invertébrés (90%) composés de petits mollusques, des coléoptères, des termites Basidentitermes et des fourmis Psalidomyrmex avec une faible part de nourriture végétale (10%) constituée de fruits, dont ceux du palmier Elaeis sp., de graines, de pousses et de jeunes feuilles (Urban et al. 1986).

Mœurs[modifier | modifier le code]

C’est un francolin très timide et difficile à observer, gardant de très près le couvert végétal. Il évolue en couples ou en groupes familiaux dans le sous-bois de la forêt, se nourrissant sur les sentiers de la forêt notamment après la pluie. Il recherche sa nourriture en grattant la litière de feuilles. Il est particulièrement actif et bruyant la nuit, émettant ses vocalises du sol ou des arbres, où il juche probablement. En cas d’alarme, il s’enfuit en courant dans le sous-bois ou bien se fige sur place. Mais, devant l’intrus, il s’envole au dernier moment, à coups d’ailes tremblants et sur une très courte distance (Madge & McGowan 2002).

Voix[modifier | modifier le code]

Le cri d’avertissement est un coo de type tourterelle et répété trois fois ou un kwee, coo, coo fréquemment répété. On lui connaît aussi une série de sifflements aigus, uniformes et prolongés, ainsi qu’un cri flûté (Lippens & Wille 1976). Un gloussement de contact est émis lorsque des individus se déplacent en groupe dans la forêt (Urban et al. 1986).

Nidification[modifier | modifier le code]

La reproduction varie selon les conditions locales mais semble liée à la saison sèche. Les périodes de ponte s’étendent en février et en décembre dans l’ouest du Cameroun, en décembre dans le sud du Cameroun, en décembre et en avril au Zaïre, en août en Ouganda. Des nids contenant des œufs ont été signalés en janvier-février en Sierra Leone et en février au Ghana. Les œufs sont pondus sur un revêtement de feuilles mortes placé entre les ailes d’un arbre à renforts. Une étude a montré un taux de succès d’éclosion de 80% (Madge & McGowan 2002).

Statut[modifier | modifier le code]

Le francolin de Latham est difficile à observer, son plumage l’aidant à se confondre dans la végétation forestière. La destruction des forêts représente probablement la principale menace, à laquelle s’ajoute la pression de chasse et le braconnage. Les populations d’Ouganda et du Soudan sont certainement en déclin important en raison de la fragmentation de l’habitat (Hennache & Ottaviani 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France.
  • Madge, S. & McGowan, P. J. K. (2002). Pheasants, Partridges & Grouse. Helm, London.
  • Urban, E.K., Fry, C.H. & Keith, S. (1986). The birds of Africa, vol 2. Academic Press, London.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

D'après Alan P. Peterson, 2 sous-espèces ont été décrites :

  • Peliperdix lathami lathami (Hartlaub) 1854 ;
  • Peliperdix lathami schubotzi (Reichenow) 1912.

Liens externes[modifier | modifier le code]