Peinture en Inde

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La peinture en Inde est une forme d'art indien dont les plus anciennes traces se retrouvent dans des peintures rupestres de la préhistoire. La peinture historique peut être grosso modo classée en trois catégories : la peinture murale, la peinture miniature et la peinture sur d'autres supports amovibles (tissus, papiers, feuilles, bois...). Au XXe siècle la peinture moderne s'oppose à la peinture coloniale. Aujourd'hui la peinture contemporaine continue à développer son propre style. Le chapitre 12 est dédié aux peintures vernaculaires : tribale et rurale.[1]

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Sommaire

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

  • La peinture murale existe sous le nom hindi Bhitti Chitra (Bhitti = mur, Chitra = peinture)[2].
  • La peinture sur sol s'appelle Bhumi Chitra
  • La peinture sur papier, tissus et feuilles s'appelle Patta Chitra
  • La peinture sur les corps s'appelle Deh Chitra
  • La peinture sur manuscrit (miniature) s'appelle Chitra Bhagwat ou enluminure
  • « Kalam » désigne stylo, pinceau ou « école de ... »

Origines : Peinture rupestre; à partir de 26 000 ans avant J.-C.[modifier | modifier le code]

Peinture de Bhimbetka, abri no 8

Depuis les temps anciens les Hommes ont dessiné dans les abris sous-roche[3],[4],[5] , sur les murs et sur les sols, pour parler de leur vie et laisser leur trace. En Inde plus qu’ailleurs, nous pouvons retrouver ces traces. Les plus anciennes peintures indiennes sont des pétroglyphes âgés de 28 000 ans comme ceux que l'on a trouvés à Bhimbetka.

Plus énigmatiques sont quelques peintures sous-roche à Chhattisgarh âgés de 10 000 ans (?). À Singhanpur près de Raigarh on trouve des dessins de girafes[6].

La plupart des peintures sous-roche ont été exécutées en utilisant des pigments rouges et blancs, plus rarement verts et jaunes. Les peintures rupestres dans les abris de Bhimbetka étaient probablement à l'origine des œuvres des tribus Warli et Saura[7]. Ces travaux se sont poursuivis pendant des millénaires.

Peinture bouddhique; IIe siècle avant J.-C. au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Art bouddhique.
Le Bodhisattva Padmapani. Peinture à l'eau sur enduit. Vestibule du vihâra, caverne 1. Ajanta, fin Ve siècle

L'art bouddhique naît dans le sous-continent indien, probablement durant les siècles suivant la mort du Bouddha historique ou Gautama Bouddha (VIe siècle av. J.-C. et Ve siècle av. J.-C.), bien que ses premières manifestations attestées par des découvertes archéologiques semblent dater du règne d'Ashoka. Une première phase, essentiellement indienne, appelée « phase aniconique », durant laquelle la personne du Bouddha est évoquée par des symboles, est suivie vers le Ier siècle d'une « phase iconique » durant laquelle apparaissent des représentations anthropomorphiques du Bouddha.

En Inde, l'art bouddhique connait un grand développement et laisse sa marque sur l'ensemble de l'art hindou jusqu'à la quasi-disparition du bouddhisme au Xe siècle devant l'expansion de l'hindouisme et de l'islam, mais on trouve les enluminures bouddhiques sur feuilles de palmier réalisées aux XIe siècle et XIIe siècle au Bihâr et au Bengale.

On trouve des exemples de fresques bouddhistes dans les grottes d'Ajanta, peintes a partir du IIe siècle avant J.-C. jusqu’à VIIIe siècle.

Voir aussi : les Thangka de Sikkim. [8]

La miniature indienne; IXe siècle au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les miniatures indiennes sont des peintures de petit format, le plus souvent réalisées sur support papier, parfois sur bois ou ivoire, développées à partir des miniatures persanes.

Les plus anciennes miniatures sont bouddhiques réalisées aux IXe siècle au XIIe siècle et jaïnes du XIe siècle au XVIe siècle.

La spécificité de l’art de la miniature indienne réside dans la richesse du chromatisme, le naturalisme poétique et l'amour de la nature, de la flore comme de la faune.

Chaque région a un style de miniature distinct. Il y avait les traditions Pahari, Rajasthani, Deccani et l’Ecole Moghole. Au Rajasthan, les miniatures sont grandement inspirées de leur environnement : le désert, la tradition chevaleresque, les hommes héroïques et les belles femmes, une culture riche et des vêtements colorés juxtaposés à un arrière-plan morne et désolé. Les Rajputs, guerriers nobles du Rajasthan fondèrent divers royaumes qui rivalisèrent pour gagner la suprématie dans les arts et ce chauvinisme culturel engendra un haut degré de sophistication. Les maisons royales patronnèrent les écoles de miniatures. Chaque principauté et presque chaque ville développa un style distinct.


Eclairage sur les techniques de la miniature indienne[modifier | modifier le code]

Dans un atelier de peintre, plusieurs fonctions peuvent cohabiter : calligraphe, dessinateur, coloriste ou relieur. Avant d’être consacré peintre, l’apprenti doit d’abord copier les modèles classiques à l’aide de calques (exécutés sur de minces peaux de chèvre ou de gazelle) ou de poncifs. Les modèles sont utilisés jusqu’à ce qu’ils puissent être reproduits de mémoire. Sur le fond blanc uni, une première esquisse en rouge met en place les éléments principaux puis les masses colorées sont appliquées et un contour définitif plus foncé achève le travail. Les fins détails (traits des visages, bijoux) sont peints en dernier lieu.

Le peintre indien travaille assis par terre, la feuille fixée sur une planchette ; son matériel se compose d’un assortiment de pinceaux en poils de chèvre ou d’écureuil et de valves de coquillages pour contenir les couleurs. Un pinceau composé d’un poil unique peut servir à tracer les lignes imperceptibles de la chevelure et des yeux. Le papier, en fibres végétales (bambou, jute, chanvre) ou de chiffons de coton, de lin, parfois de soie (Deccan), peut être teinté avec des décoctions de safran, de henné ou de feuilles d’indigotier. Pour les rendre résistantes, les feuilles sont encollées d’amidon, de gomme ou de glucose et, après séchage, lustrées avec une pierre dure pour que le pinceau glisse facilement.

L’infinie variété des pigments est d’origine naturelle. Le noir par exemple se fabrique avec du carbone (noir de fumée) ou est d’origine métallo-gallique (sel métallique et tannin). Le jaune et l’orange s’obtiennent à partir de safran, de minium, de soufre ou d’écorce de henné, mais le jaune orpiment, typiquement indien, provient de concrétion d’urine de vache nourrie de feuilles de manguier et se trouve à l’état pur dans le sol. Les pigments d’origine minérale sont le vert de malachite, le rare bleu de lapis-lazuli, ou l’azurite, qui est un carbonate de cuivre. Toute la gamme des ocres et des bruns, du rouge au marron, provient des terres, tandis que le rouge laque est extrait de la cochenille. La miniature achevée, posée sur une plaque de marbre, subit un ultime polissage au verso, ce qui confère à ses couleurs cet éclat quasi émaillé. Les marges (hashiya), constituent un élément non négligeable des miniatures mogholes : filets de couleurs, lavis ou guirlande dorée bordent la miniature, puis une marge, sablée d’or ou d’argent ou de papier marbré ou encore décorée au pochoir, encadre la page peinte.

Le Victoria and Albert Museum à Londres dispose d'une grande collection de peintures miniatures, ainsi que Bibliothèque nationale de France à Paris (2500 images)[9].

Miniatures Bouddhiques; IXe siècle au XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Lord Buddha on Lotus

L’histoire de la miniature commence à l’Est de l’Inde (Bengale et Népal) dans les monastères bouddhistes aux environs du IXème siècle. Les règles iconographiques étaient strictes et illustraient généralement la vie de Bouddha. Malheureusement, bon nombre de librairies de ces monastères furent détruites lors des invasions turques en 1192 et les moines bouddhistes ainsi que les peintres furent contraints de se réfugier dans les régions de l’Himalaya et au Népal.

On trouve des miniatures bouddhiques sur feuilles de palmier réalisées aux XIe siècle et XIIe siècle au Bihâr et au Bengale.[10]

Miniatures Jaines; du XIe siècle au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

A Jain miniature painting. The 23rd Tirthankara, Parsvanath, is always shown seated under serpant hoods.

Les jaïns ont, comme pour l'architecture et la sculpture, contribué, dans une large mesure, au développement de l'art pictural en Inde. On peut trouver une quantité innombrable de leurs œuvres, d'une qualité extraordinaire, sur des murs, sur des feuilles de palmier, sur du tissu, sur du bois et sur des manuscrits. On trouve à Ellora des peintures de plafond très riches dans des grottes jaïnes.

La miniature jaïne s'appelle « style du Gujarat » ou plus spécifiquement « style jaïna ».

A l’Ouest de l’Inde, dans le Gujarat et le Rajasthan, la miniature jaïne apparut vers le XIe siècle et s’éteignit avec l’iconoclasme des musulmans. Les scribes copiaient à l’encre dorée des psaumes, des légendes, des fables et des biographies. Le texte le plus illustré fut le Kalpasûtra. Les miniatures étaient uniquement présentes à l’introduction et à la conclusion afin de préserver le caractère ésotérique du texte. La calligraphie était faite à l’encre d’or ou d’argent sur des fonds vermillon, pourpre ou bleu. [11]

Le scribe était celui qui visualisait l’ensemble et définissait l’espace réservé au peintre. Les formats n’étaient pas très larges (dû à la forme de la feuille de palme) ce qui obligeait l’artiste à peindre de manière narrative. Les personnages sont très stylisés, sur un fond bleu ou rouge monochrome avec des yeux peints à l’extérieur d’un visage plutôt austère. De petite stature, ils ont des costumes très richement ornés avec des couleurs vives et beaucoup d'or.[12]


Miniatures mogholes; XVIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peinture moghole.
Peinture moghole du XVIIe siècle

L’Empire moghol fut fondé par Babur (1483-1530). Son fils, Humayun, un temps réfugié en Perse à la cour de Shah Tahmasp, fut sensible à l’art des manuscrits peints et, de cet exil, revint à Delhi accompagné de deux maîtres de la miniature. Il mourut l’année suivante et l’on considère que l’âge d’or de l’art moghol appartient aux règnes de ses successeurs, trois des Grands Moghols : Akbar, Jahangir et Shah Jahan. Akbar, monté sur le trône très jeune (1556 à 14 ans), fut l’un des souverains les plus éclairés de l’Islam. La même tendance au syncrétisme qui poussa l’empereur vers une religion universelle s’appliqua dans l’art de la miniature moghole, où coexistèrent des influences diverses.

Dans l’atelier impérial, miniaturistes et calligraphes musulmans émigrés de la cour séfévide se mêlaient à la caste des peintres d’origine hindoue, la composante européenne se diffusant, grâce aux ouvrages illustrés de gravures qu’amenèrent les missionnaires jésuites. Ainsi, en l’espace de quelques années, s’épanouit une véritable « école moghole ».

Avec Jahangir, grand amateur d’art, la miniature atteignit un équilibre inégalé, l’apport naturaliste indien fusionnant avec des éléments occidentaux comme le clair-obscur et la perspective. Son successeur, Shah Jahan, plus connu comme bâtisseur, fit construire le Taj Mahal, mausolée à la mémoire de son épouse Muntaz Mahal. Sous son règne, la peinture atteignit une perfection toute classique. Son fils Aurangzeb, le sixième et dernier des Grands Moghols, musulman dévot et guerrier inlassable, resta assez indifférent aux arts. Sous ses successeurs, et notamment durant le règne mouvementé de son arrière-petit-fils Muhammad Shah, l’art de la miniature connut son chant du cygne avec de belles pages, quasi « académiques ». Bientôt l’empire vacilla sous les invasions extérieures comme intérieures.

En 1739, le persan Nadir Shah ordonna le pillage de la capitale moghole et emporta ses fabuleuses richesses : trônes d’or, somptueux bijoux, mais aussi précieux manuscrits impériaux. L’Empire moghol ne connut plus qu’une longue agonie jusqu’à la mort en exil en 1862 du dernier Timouride, Bahadur Shah II, détrôné par les Britanniques.[13]

Miniatures Rajput de Rajastan; XVIe siècle au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peinture râjput.

Du XVIe siècle au XIXe siècle dans les royaumes du Rajasthan, les écoles rajput désigne diverses écoles de peinture indienne qui sont apparues au XVIe siècle ou au début du XVIIe siècle et se sont développées au cours du XVIIIe siècle à la cour royale du grand Rajasthan (ancien Rajputana). Certaines sont issues de la peinture moghole qui provient elle-même du métissage de l'art des miniatures persanes, du naturalisme indien et des miniatures et gravures occidentales.

Chitera Art School

Chaque royaume Rajput développe son propre style, ce qui donne naissance à plusieurs écoles. Les plus célèbres sont les écoles de la province rājasthāni : Mewar, Bûndî, Jaipur, Bikaner, Kishangarh et Jodhpur[14], mais aussi dans les anciens royaumes rajputs des contreforts de l'Himalaya et alors dénommée peinture Pahari (en).

Les miniatures rajput sont essentiellement sur papier, sous forme de miniatures dans des manuscrits. En revanche de nombreuses peintures murales ont également été réalisées dans les palais et des havelis.

Les peintures râjput abordent un certain nombre de thèmes notamment les épopées comme le Râmâyana et le Mahâbhârata, la vie de Krishna ou de beaux paysages. La peinture râjput s'est principalement exprimée à travers les enluminures mais aussi sur les murs des palais, des forts et des havelîs, en particulier celles du Shekhavatî. Mais beaucoup conservent l'efficacité du trait elliptique et de l'à-plat qui caractérise la miniature pré moghole et les arts populaires du Rajasthan.

L'arrivée des Moghols a entraîné une renaissance de la peinture, qui a duré jusqu'au XIXe siècle. S'est alors développé un style de miniatures d'inspiration indienne, persane, européenne. de là naquirent deux styles remarquables dans la peinture indienne : la peinture Pahari (en) avec le style Kangra et le style Basholi (en). Le style Kangra se caractérise par sa délicatesse, sa féminité, tandis que le style Basholi est plein de force.

Les miniatures Rajput a une (faible) renaissance grâce à l'école de Chitera Art School[15] à Kangra (Himachal Pradesh) qui enseigne la peinture Pahari. À Dharamsala se trouve le Museum of Kangra Art[16].

Miniatures du Deccan; XVIe siècle au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Deccan miniature

Le plateau du Deccan couvre des parties de plusieurs États dans le centre de l'Inde, le Maharashtra au nord, le Chhattisgarh au nord-est, l'Andhra Pradesh à l'est, le Karnataka à l'ouest, la partie la plus méridionale s'étendant dans le Tamil Nadu. La ville la plus importante du Deccan est Hyderâbâd, la capitale de l'Andhra Pradesh et Telangana. Parmi les autres cités importantes, on compte Bangalore, la capitale du Karnataka, ainsi que Nagpur, Pune et Sholapur dans le Maharashtra. Trois grands fleuves drainent avec leurs affluents les eaux du plateau, la Godâvarî au nord, la Krishnâ au centre et la Cauvery au sud.

Au XVIe siècle, dans le Deccan, des dynasties musulmanes succédèrent au sultanat des Bahmanides, antérieur aux invasions mogholes. Ces royaumes d’Ahmadnagar, Bijapur, Golconde et plus tard Hyderabad, qui étaient en partie chiites, alors que les Moghols étaient sunnites, possédèrent leur style propre (dekkani kalam). L’apport indien provenait du dernier grand royaume hindou de Vijayanagara, tandis que les contacts étrangers provenaient d’Afrique, d’Arabie, de Perse ou d’Anatolie. L’influence moghole est perceptible dans le style propre à ces écoles du Deccan, notamment dans l’art du portrait, mais on y discerne un goût prononcé pour le luxe, les étoffes, l’or et le décor. La palette des couleurs est étendue et les compositions, plus élaborées, sont souvent ponctuées de fleurs géantes.

Le territoire d’Ahmadnagar fut annexé par Akbar, et Bijapur et Golconde furent anéantis, en 1686 et en 1687, par les armées d’Aurangzeb et de ses fils. C’est de cette période que datent pour l’essentiel les miniatures originaires du Deccan. L’art de Golconde y est le mieux représenté. De nombreuses suites de portraits furent réalisées, représentant les sultans de Golconde, leurs généraux et courtisans, mais aussi les souverains de Bijapur, les empereurs moghols et leurs vassaux. Ces effigies furent exécutées par des artistes qui travaillaient dans le cercle de l’occupant moghol, par exemple l’auteur de l’album Manucci. Plus tard, lorsque le Nizam d’Hyderabad succéda aux sultans de Golconde, les peintres Decani n’eurent plus guère de commandes princières. Ils se dispersèrent ou s’adaptèrent à de nouveaux commanditaires. Leur style perdit de son caractère et les œuvres devinrent stéréotypées. Beaucoup de ces suites reliées en album, véritables galeries historiques, furent réalisées pour des voyageurs européens et il n’est pas rare de trouver ces copies en Occident[17].

Miniatures de l’Inde du Sud; XVIe siècle au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

South indian miniature

La pointe méridionale de la péninsule indienne est formée aujourd’hui de quatre États de langues dravidiennes (tamil, malayalam, kannada et telugu). Le tamil, langue vivante largement parlée au Tamil Nadu et jusqu’au sud de l’Andhra Pradesh, a engendré dès le début de notre ère une très riche littérature classique. Les principaux textes historiques, poétiques et mystiques d’origine sanscrite, ont été réécrits en tamil avec nombre de variantes et dénotent un pays fortement brahmanique. La religion et la mythologie imprègnent la vie quotidienne ; les très nombreux temples donnent lieu à des pèlerinages, à des fêtes dédiées aux multiples divinités et à leurs innombrables légendes. Le syncrétisme inhérent à la religion hindoue multiplie à l’infini les variantes sectaires, régionales, voire locales.

En 1565, après la défaite de Talikota, Vijayanagara, dernier et vaste royaume hindou de l’Inde méridionale, fut démembré par les forces coalisées musulmanes. Certaines familles d’artistes s’exilèrent plus à l’est, dans l’Andhra Pradesh , où leur tradition s’est maintenue avec les kalamkari , tissus peints de récits mythologiques que des narrateurs explicitent aux abords des temples. Au sud, vers les provinces des Nayakas, les peintres sur papier restèrent aussi fidèles à ces prototypes conventionnels.

Au XVIIIe siècle beaucoup de peintres sont installés dans l’ancienne « Présidence de Madras (Chennai ) ». Ils étaient de langue telugu. Ils produisirent une imagerie populaire, très synthétique et de couleurs vives, destinée aux pèlerins qui se rendaient en grand nombre dans les villes saintes. Ces peintures, d’une admirable fraîcheur sont une mine documentaire exceptionnelle sur la mythologie et l’ethnographie indiennes. Elles composent un incomparable répertoire de formes. On y trouve le récit des épopées ou les grands mythes, et les multiples divinités hindoues dotées d’attributs symboliques et figurées dans des postures précises selon une rigoureuse codification iconographique. Les dieux se reconnaissent à leur gestuelle, aux attributs et aux armes qui rappellent leurs exploits et qu’ils tiennent avec leurs paires de bras. Ils peuvent en avoir davantage lorsqu’ils veulent montrer leur puissance ou leur colère[18].

Miniatures d'Assam; XVIe siècle au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Citra Bhagavata illustration 2.jpg

Les plupart des Assamais sont de religion hindouiste (65 %) et musulmane (31 %). Les différentes communautés parlent 44 langues mais surtout Assamais (49 %) et Bengali (28 %).

L'Assam est connu pour les peintures miniatures dans les manuscrits du XVIe siècle au XIXe siècle, financé par les monastères (les Sattras) ou les rois du peuple Âhom. Les manuscrits religieux sur les contes de Bhagavata, Puranas, Ramayana, Mahabharata et les épics étaient ainsi illustrés avec des miniatures (enluminures). Depuis des années 1930 des artistes contemporains ont repris le style miniature sur leurs toiles[19].

Miniatures mogholes provinciales; XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Jeunes femmes se divertissant dans un jardin

À la suite de l’effondrement du pouvoir impérial, nombre de familles d’artistes se réfugièrent auprès d’autres mécènes, souverains rajput ou nabab (nawab) qui gouvernaient les provinces de l’empire. Chez ces derniers, des écoles - dites mogholes provinciales (à Faizabad, Murshidabad, et Farrukhabad) - d’un nouveau style, s’épanouirent. Un peu à l’image de la peinture troubadour, la miniature moghole tardive privilégia les représentations de zenana (appartement des dames), les sujets romanesques ou poétiques issus de la littérature. A la bravoure du seigneur de guerre succéda le héros amoureux et malheureux et les thèmes romantiques récurrents (comme la rencontre de Shirin et Khosrow, ou de Sahib et Wafa au puits par exemple). Le sujet religieux quasi féerique d’Ibrahim Sultan de Balkh servi par les anges fut également fréquent, ainsi que la pittoresque chasse des Bhils (aborigènes du nord du Deccan) ou les femmes visitant un sadhu (ascète hindou). Enfin, les ragamala (« guirlande de raga »), suites illustrant des thèmes musicaux d’origine indienne, furent également à la mode[20].

Ecole « Company Paintings »; XVIIIe siècle au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Market scene, Patna

Sous le terme de « Company Paintings (en) » (ou Patna Kalam, ou Kampani Kalam)[21] , on désigne les peintures réalisées par des artistes indiens pour le compte des Britanniques, agents de la « Company » anglaise des Indes et, par extension, des Européens, avec des centres à Patna, Calcutta, Chennai, Delhi, Lucknow....

Datant de XVIIIe siècle au XXe siècle, ces pièces imitent souvent le style européen. En général, ces œuvres se caractérisent par leur technique, bien différente de la miniature (mais majoritairement avec des formats miniature), car elles sont peintes de manière plus large, à la gouache, souvent diluée pour imiter l’aquarelle. Cependant, cette appellation reste ambiguë car on y inclut également tout un ensemble de peintures de facture autochtone mais qui pouvaient parfois être destinées aux Européens ou expressément réalisées à leur demande. C’est le cas d’un certain nombre de peintures de l’Inde du Sud.

Une autre distinction essentielle pour les Company Paintings est qu’elles sont le plus souvent exécutées sur des papiers européens. Des styles originaux se dessinèrent, variant selon les régions et les villes où séjournaient les commanditaires. Ces derniers furent curieux des populations si diverses qu’ils côtoyaient. L’usage se répandit alors de représenter les métiers, les castes, les costumes en des suites reliées en albums pour les voyageurs[22].

École Mysore de Karnataka; à partir du XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Mysore Painting.jpg

Au sud, la ville de Mysore dans le Karnataka donna naissance à une école de peinture classique de l’Inde (XIVe siècle au XIXe siècle). Les peintures du style Mysore sont réputées pour leur élégance, le souci du détail et la douceur des couleurs employées. Les thèmes préférés dépeignent les dieux et déesses, de même que les scènes des mythologies hindoues.

Des écoles contemporaines qui enseignent dans le style de l'école de Mysore (en) existent à Mysore, Bangalore, Narasipura, Tumkur, Sravanabelagola et Nanjangud.

Phad de Rajasthan; à partir du XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phad (peinture).
Peinture Phad

Le Phad est exercé au Rajasthan depuis XIVe siècle, surtout dans le désert du Thar (Jaisalmer, Bikaner). Les peintures Phad[23] se présentent généralement sous la forme de longs rouleaux, de tissus ou canvas, colorés au prédominent le jaune, le rouge et le vert et qui sont transportés par les Bhopa, ces prêtres baladins, originaire du tribu Nayakas, qui chante la légende de Pabuji, un héros et dieu local, vénéré par le tribu Rabari. Les Bhopa chantent également la légende de Devnarayan (un guerrier qui est une incarnation de Vishnu)[24],[25]. Les rouleaux Phad ont une longueur de 5 à 10 mètres. La présentation de chaque épopée dure toute la nuit. Les maîtres de l'école Phad sont des hommes des familles Joshi du district Bhilwara qui étaient les seuls à exercer cette peinture jusqu'au milieu du XXe siècle. Dans les années 1960 Joshiji créa une école - Institut Chitrashala - pour enseigner la peinture Rajasthani et surtout la peinture Phad. Il n'y a plus que 13 artistes qui exercent cet art.

École Tanjore de Tamil Nadu; à partir du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peinture de Tanjore.
Une peinture Tanjore de la fin du XIXe siècle

La peinture de Tanjore est une forme importante de peinture classique d'Inde du sud née dans la ville de Tanjore (Thanjavur) dans l'État du Tamil Nadu.

Cette forme d'art remonte à environ 1600 après J.-C., une période où les dynasties Nayaks ont encouragé l'art, principalement la danse, la musique classique ainsi que la littérature. Les peintures de Tanjore sont connues pour leur richesse, des couleurs vives et une composition compacte.

Ces peintures sur tissus collé sur bois représentent essentiellement les divinités de la mythologie hindoue, essentiellement Krishna et Ganesh, Laxmi, Parvati, Sarasvati, ou d'autres dieux très populaires. C'est pourtant Krishna qui a la première place car il est représenté à travers différents épisodes de son enfance puis les péripéties de son adolescence, jouant de la flute pour séduire les jeunes filles ou encore en compagnie de Radha, son épouse préférée.

De nombreux artistes réalisent encore des œuvres selon ces techniques traditionnelles.

Rogan de Gujarat; à partir du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Détail d'un patola classique du Gujarat

La peinture Rogan existe depuis prés de 400 ans dans le district de Kutch à Gujarat. « Rogan » signifie en persan une peinture à base d'huile.

Une seule famille (8 hommes) de la communauté Khatri exerce encore cette peinture sur tissus. Mais la famille Khatri a appris aux 60 femmes la technique Rogan, qui était à l'origine un métier d'homme.

L’art Rogan est une peinture sur tissu, coton et soie, de quoi réaliser des étoles, nappes, tapisseries, robes, jupes, et namdas (type de tapis), tous uniques. Le procédé de fabrication de la peinture et la technique de réalisation des motifs sont pour le moins longs et ardus.

La peinture nécessite de l’huile de ricin chauffée pour obtenir une pâte épaisse qui se transforme en gelée, mélangée à de l’eau et des pigments naturels. La pâte de couleur ainsi obtenue est appliquée en fines lignes sur le tissu à l’aide d’une aiguille (ou d'un tampon) qui la laisse couler. Le motif du cadre ainsi conçu, le tissu est ensuite plié en deux et pressé sur la peinture pour obtenir un dessin symétrique. Les motifs les plus petits sont rajoutés par la suite. Après chaque pose de couleur, le tissu sèche une journée au soleil.

Le coton, l'or et la soie sont les fils de base utilisés. La gamme la plus large de textiles tissés est fabriquée selon la technique de la teinture qui comprend les techniques du patola (double ikat) et du bandhej, de la teinture utilisant des fils noués, du masharu tissé et de la teinture sur le coton et la soie[26].

Kalighat de Calcutta; XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Ravana and Hanuman, Kalighat school of painting, c1880

Tandis que le pouvoir colonial réduisait à presque rien l'artisanat rural au XIXe siècle, les gens des villages migrèrent, pour survivre, vers Calcutta, la capitale britannique de l'époque. Simultanément, les écoles d'art et de peinture, suivant les canons de l'art traditionnel Moghol, ainsi que d'autres formes artistiques des écoles de peintures hindoues, commencèrent à perdre leurs mécènes habituels, en raison de la perte d'influence politique des élites locales.

C'est alors que la peinture dite Kalighat (en) apparut pour tenter de combler le vide du monde de l'art au Bengale.

Les villageois qui confluaient vers Calcutta se rassemblaient autour d'un lieu nommé Kalighat, car c'est là que se trouve le famous temple très vénéré de la Déesse Kâlî. Ces gens avaient apporté avec eux le style rustique de leur art rural et, en peu de temps, leur style de peinture fut très connu sous le nom de style Kalighat. On les réalisait par des coups de pinceaux en touches vigoureuses ombrées. Au début, les peintures Kalighat se limitaient à des thèmes de la religion hindoue, les Dieux et Déesses de l'hindouisme dominant largement. Mais avec le temps, apparurent des sujets centrés sur les questions sociales et politiques de l'époque, sous forme de satires. Le support de ces peintures évolua, lui aussi, au fil du temps, le papier remplaçant le tissu comme matériau principal.

Le succès de cet art péréclita ensuite peu à peu. Sa popularité initiale durant l'ère coloniale, attribuée à son caractère ethnique qui contrait de façon si criante les formes occidentales de l'art, fit place à un déclin que consacrèrent les "érudits". De plus, cet art s'éloignait par trop des formes préconisées par les textes hindous, donc il ne pouvait être sacré. Cependant, dès le début du 20ème siècle, l'importance de l'art populaire comme forme d'identité culturelle de la nation devint évidente; les peintures de Kalighat retrouvèrent la place qu'elles méritent et l'on s'attacha alors à les promouvoir sérieusement. [27], [28], [29]

Peinture moderne[modifier | modifier le code]

École du Bengale : l'art "nationaliste"; 1900[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ecole du Bengale.
Bharat Mata par Abanîndranâth Tagore (1871-1951)

L'école du Bengale[30] a eu une grande influence sur les styles artistiques qui ont fleuri en Inde au cours du Raj britannique au début du XXe siècle. Cette école a été associée au nationalisme indien, mais elle a également été encouragée et soutenue par de nombreux administrateurs d'arts britanniques.

L'école du Bengale s'est posée comme un mouvement d'avant-garde nationaliste réagissant contre la peinture académique qui était jusque là promue en Inde, à la fois par des artistes indiens tels que Ravi Varmâ et dans les écoles d'art britanniques. À la suite de la généralisation de l'influence spirituelle indienne en Occident, le professeur d'art britannique Ernest Binfield Havell a tenté de réformer les méthodes d'enseignement à l'école d'art de Calcutta en encourageant les étudiants à imiter les enluminures et la peinture moghole. Cela a provoqué une immense controverse qui a déclenché une grève des étudiants et des plaintes de la presse locale, y compris des nationalistes qui considéraient qu'il s'agissait d'un changement rétrograde. Havel était soutenu par l'artiste Abanîndranâth Tagore, un neveu du poète Rabindranath Tagore, qui a peint un certain nombre d'œuvres influencées par l'art moghol, un style qu'Havell et lui-même considérait comme l'expression des qualités spirituelles indiennes par opposition au « matérialisme » de l'Occident.

Santiniketan : l'école de Tagore; 1920[modifier | modifier le code]

Rabindranath Tagore: Poet and Painter - Victoria and Albert Museum

Âgé de soixante ans, Rabindranath Tagore se remet au dessin et à la peinture. Cette entrée tardive en peinture s'explique par l'admiration qu'il vouait à l'œuvre picturale de son neveu, le peintre Abanindranath Tagore. Longtemps, il se limita donc à employer son œil artistique pour sa propre calligraphie, embellissant les gribouillis, les rayures et la disposition des mots de ses manuscrits avec de simples leitmotivs artistiques, dont des motifs purement rythmiques. Quand il se résolut à prendre les pinceaux, il fut, comme pour ses autres disciplines, très prolifique. Plusieurs expositions réussies de ses œuvres ont eu lieu en Europe, d'abord à Paris, encouragé par des artistes rencontrés dans le Sud de la France.

À voir : Santiniketan: The Making of a Contextual Modernism (en) [31]

Postindépendance : les influences occidentales[modifier | modifier le code]

Sous l'ère coloniale, les influences occidentales ont commencé à avoir un impact sur l'art indien. Certains artistes ont développé un style proche de celui utilisé en occident au niveau de la composition, de la perspective et du réalisme. D'autres, comme Jamini Roy, se sont consciemment inspirés de l'art populaire.

Au moment de l'indépendance en 1947, plusieurs écoles d'art indiennes ont fourni un accès aux techniques et idées modernes. Des galeries ont été créées afin de présenter ces artistes. L'art moderne indien révèle généralement l'influence des styles occidentaux, mais il est souvent inspiré par des thèmes et des images indiennes traditionnelles. Des artistes indiens ont commencé à obtenir une reconnaissance internationale, tout d'abord au sein de la diaspora indienne, puis parmi des organisations non indiennes.

Le Groupe progressif d'artiste : l'influence sur les artistes contemporains; 1947[modifier | modifier le code]

Progressive Artists Group

Le Groupe progressif d'artiste (Progressive Artists' Group), créé peu après que l'Inde soit devenue indépendante en 1947, visait à établir « une nouvelle façon d'exprimer l'Inde à l'ère post coloniale ». Les fondateurs sont six artistes : K. H. Ara, S. K. Bakre, H. A. Gade, Maqbool Fida Husain, Sayed Haider Raza et Francis Newton Souza. Bien que le groupe ait été dissout en 1956, il a influencé l'évolution de l'art indien. Presque tous les grands artistes d'Inde des années 1950 ont été associés à ce groupe, parmi lesquels Bal Chabda, Vasudeo S. Gaitonde, Krishen Khanna, Ram Kumar, Tyeb Mehta et Akbar Padamsee. Les historiens de l'art comme le Rai Anand Krishna ont également fait référence à ces œuvres d'artistes modernes qui reflètent la philosophie indienne.

Samikshavad - Un mouvement Socio-Politique; 1974[modifier | modifier le code]

Samikshavad, R.C. Shukla, 1986, "corruption"

Le Samikshavad est le premier mouvement indigène d'art moderne en Inde, qui a vu le jour dans le nord de l'Inde en 1974. Il a une identité très différente des mouvements artistiques occidentaux dont il n'est ni influencé ni inspiré. La principale source d'inspiration du Samikshavad sont les problèmes sociaux,politiques, culturels et économiques. Son but est de libérer l'art des obligations et de le socialiser, de passer d'un art mystérieux à quelque chose ayant une finalité. Parmi les quelques artistes qui ont été inspirés par ce mouvement : Ravindra Nath Mishra, Hridya Narayan Mishra, Santosh Kumar Singh, Virendra Singh Prasad, Ram Singh Shabd, Raghuvir Sen Dhir, Ved Prakash Mishra, Gopal Madhukar Chaturvedi, Bala Dutt Pandey…

Peinture contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, les artistes indiens apportent avec eux des concepts et des styles plus récents, comme Devajyoti Ray, Vagaram Choudhary, Karmokar Prakash, Jahar Dasgupta, Bihon Choudhuri, Atul Dodiya et de nombreux autres qui ont enrichi l'art moderne indien[32].

La géographie du marché de l’art contemporain permet de constater l’insertion des grandes villes de pays émergents dans un réseau de métropoles mondiales. En Inde, les années qui ont suivi la libéralisation économique de 1991 se caractérisent par une nette augmentation de la demande et par de nouvelles formes d’investissements tournés vers l’art contemporain. Le marché de l’art contemporain indien connaît alors une ascension fulgurante à Delhi et Mumbai, en particulier à partir des années 2003-2005. Le marché de l’art en Inde présente l’originalité de s’être développé grâce à l’engagement du secteur privé qui s’est substitué au rôle du gouvernement dans son action de soutien aux artistes et de construction d’infrastructures culturelles. De nouveaux acteurs - les collectionneurs, les NRIs (Non Resident Indians), les femmes issues des milieux aisés - s’investissent dans le développement d’une trajectoire de modernité indienne et témoignent de nouveaux enjeux urbains, sociaux et culturels dans un pays au poids des traditions encore très fort[33], [34].

Peinture vernaculaire contemporaine[modifier | modifier le code]

Peinture vernaculaire[35],[36] désigne un art vivant (contemporain [37]), encré dans le passé (les mythes, les croyances et les traditions). L'art vernaculaire est fondé sur la mémoire collective. [38].

Peinture tribale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peinture tribale en Inde.
Pema Fatya (Bhil artiste)

Les plupart des tribus (ou aborigènes ou Ādivāsī) sont animistes. Leurs artistes illustrent la nature et les dieux incarnés dans la nature et dans la vie quotidienne, et incluent souvent aussi les dieux et rituels hindous.

Voila celles qui ont développé une expression picturale :
Gond, Bhil, Rathwa, Warli, Baiga, Hill Korwa, Santhal, Saura, Tharu, Meena, Kurumba, Monpa, Rengma et les tribus de Hazaribagh[39].

Certaines traditions picturales sont ancestrales comme celles des Pithora des tribus Rathwa et Bhil. D’autres sont récentes, bien qu’ancrées dans les racines, ainsi l’école du « Jangarh Kalam »[40] des Pardhan Gond. Les peintures des Hill Korwa sont énigmatiques et restent mystérieuses.

Article détaillé : Peinture tribale en Inde.

Peinture rurale[modifier | modifier le code]

Ci-après, les écoles vernaculaire, qui n'est pas lié aux tribus et qui illustre plutôt la mythologie indienne et les traditions hindous[41] ,[42].

Patta Chitra d'Orissa et Bengale-Occidental[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Patta Chitra.
Peinture Patta Chitra représentant Krishna et Râdhâ

L'art de Patta Chitra[43] [44], [45], [46], [47], [48] s’exerce principalement en Orissa et au Bengale-Occidental (West Bengal). Le Patta Chitra est un style de peinture originaire de l'État de l'Orissa, dont les premières représentations datent du VIIIe siècle. Le style très particulier de cette peinture aux lignes appuyées et à l'utilisation de couleurs très vives indique qu'elle pourrait être influencée par l'art des tribus aborigènes voisines.

La peinture religieuse est intimement liée au culte de Jagannâtha, neuvième avatar de Krishna tout particulièrement vénéré à Puri. Les œuvres représentent essentiellement des scènes de la mythologie indienne et des deux grandes épopées que sont le Râmâyana et le Mahābhārata mais aussi des légendes du folklore local.

Dans le Bengale-Occidental, le peintre est aussi chanteur. Les sujets peints par les patuas du Bengale-Occidental sont extrêmement variés. Leur auditoire est essentiellement de religion hindoue ou musulmane, parfois catholique. Certains pats évoquant aussi bien la Révolution française que le désastre nucléaire d'Hiroshima à des thèmes d'information générale (celui d'un cyclone qui dévasta le district de Midnapur ou plus récemment le décès de Mère Teresa).

À l'origine, les peintures étaient réalisées sur des feuilles de palme séchées (le Tala Patta Chitra : Tala = palmier, Patta = feuille, Chitra = illustration), mais avec le temps, les feuilles de palme ont souvent été remplacées par de la soie ou du coton enduit d'un mélange de gomme, de pâte de graines de tamarin et de craie. Ce support, appelé « patta », est ensuite légèrement poncé afin d'obtenir une surface complètement lisse. Les peintres-chanteurs vont de village en village présenter leurs peintures sur rouleaux (support de tissu ou de papier), relatant les épopées hindoues ou les grands mythes santals. Les illustrations ont pour principaux thèmes l’histoire du monde à travers les 10 « avatars » de Vishnu, la vie de Krishna ou celle de Ganesh.

Kalamkari de Telangana, Andhra Pradesh et Gujarat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Kalamkari.
Peinture Kalamkari

L'art du Kalamkari[49] s’exerce surtout en Iran, dans l'Andhra Pradesh et Telangana, mais aussi dans le Gujarat par le tribu Vaghri. « Kalam » désigne le stylo et « kari » signifie l'art ou la main. Il s'agit d'une toile de coton écru, peinte à la main à l'aide d'un Kalam, bambou taillé muni d'un chiffon servant de réservoir, en utilisant des teintures végétales. Les thèmes traditionnels sont la représentation des épiques et des puranas (mythologie indienne), ainsi que les motifs floraux. Au cours des âges, l'iconographie s'est enrichie en fonction des goûts des acheteurs et de l'imagination de l'artiste : miniatures Mogholes, arbres de vie, tapis persans, scènes de la vie quotidienne, etc.

Madhubani (ou Mithila) de Bihar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peinture de Madhubani.

On trouve la peinture de Madhubani (ou Mithila)[50], [51], [52] surtout au Népal et à dans le Bihar. La peinture de Madhubani est un style de peinture originaire de la région de Mithila dans l'État du Bihar.

Peinture Madhubani : First Night

La peinture Madhubani est un terme regroupant toutes les peintures rituelles de la région de Mithila au Bihar (frontière avec le Népal) depuis des siècles par les femmes des castes :

  • Dusadh (peintures composées principalement de tatouages),
  • Kayasth (peintures en rouge et noir),
  • et Brahmines (peintures richement colorées)

Selon la tradition, ce style de peinture serait né à l’époque du Râmâyana, lorsque le roi Janak avait demandé à des artistes de réaliser des peintures pour le mariage de sa fille, Sita avec le dieu hindou Rama. Jusqu’au milieu du XXe siècle, les femmes de ce village peignent, sur les murs des chambres nuptiales, des dessins naïfs représentant des divinités ainsi que des animaux, des plantes, etc. Aujourd’hui les hommes peignent aussi ; les sources d'inspiration sont diverses, religieuses ou profanes : représentations de dieux et déesses, représentations tantriques magiques, vie du village, mais aussi des thèmes plus proches de la nature, tels les arbres de vie.

D'autres thèmes religieux : Krishna et Radha (l’amour sublimé selon toutes ses facettes), Ganesh (le dieu-éléphant auspicieux et généreux), Sarasvathi (la déesse des arts).

Mandana et Thapa de Rajasthan et Madhya Pradesh[modifier | modifier le code]

La peinture Mandana[53] s’exerce au Rajasthan et dans le Nord de Madhya Pradesh. Les femmes peignent les murs (le Bhitti Chitra) et les sols (le Bhumi Chitra) de leur maisons avec des images géométriques pour protéger la maison, pour les fêtes rituelles et surtout pour des raisons décoratives.

Peintre Thapa.

Si la peinture Mandana (mandan = décoration) à un vocabulaire ornemental géométrique et stylisé, les peintures Thapa peints sur des murs extérieurs sont en revanche des compositions très libres mettant en scène le monde animal et floral et l’univers villageois.

La vitalité de la mémoire orale et picturale du Rajasthan a été perpétuée par des castes et des tribus que l’histoire ne retient pas ou mentionne peu : les pasteurs Gujar, les chameliers Raika, les potiers Kumbhar, les musiciens Manghaniyar et Langa, les conteurs Bhopa, tous ceux dont la tâche traditionnelle étaient de servir et de divertir l’aristocratie. Leurs femmes sont les gardiennes de traditions picturales dont certains motifs apparaissent déjà sur les poteries de la civilisation de l’Indus (IIIeIIe millénaire av. J.-C.). Elles tracent sur les murs de leurs modestes maisons de torchis, de puissantes fresques sacrées appelées Thapa (terme hindi qui désigne une impression ou une marque), glossaires poétiques de la vie villageoise. Elles dessinent sur le seuil des diagrammes sacrés, les Mandana (terme hindi qui signifie, « orner », « trace des motifs »), sorte de langage incantatoire stylisé à l’extrême en l’honneur de la déesse Lakshmi, pourvoyeuse de prospérité et de richesses. Mandana et Thapa sont réalisés aux moments clés du cycle de la vie : naissance, fiançailles, mariages. Pour la fête hindi Holi et tous les ans au mois de Kartik (mi-octobre mi-novembre, à la fin de la récolte) à l’occasion du festival Dipavali, les maisons reçoivent les plus somptueuses décorations et l’on célèbre la déesse Lakshmi en allumant des lampes à l’huile. Lors d’un mariage, les femmes tracent des signes de bienvenue autour de la porte ; lors des fiançailles, ce sont des motifs de lions et lionnes qui apparaissent sur les murs de la chambre à coucher. Les Thapa possèdent une grande liberté de ton et de trait, l’originalité de chaque composition reflète le style propre aux femmes d’une même maisonnée. Elles puisent leur inspiration dans leur mémoire collective ainsi que dans la contemplation quotidienne de la nature, qu’elles réinterprètent savamment dans la stylisation du geste pictural. Mandana et Thapa constituent un art éminemment éphémère, une empreinte saisonnière vouée à l’effacement.

Kolam de Tamil Nadu, Andhra Pradesh et Karnataka[modifier | modifier le code]

Peintre Kolam.

La peinture Kolam s’exerce en particulier dans les états de Tamil Nadu, Andhra Pradesh et Karnataka. Le Kolam est un motif d'inspiration géométrique tracé avec de la poudre de riz à l'entrée des maisons et commerces en guise de bienvenue et pour porter chance. De nature éphémère, les Kolams sont dessinés à main levée en laissant la poudre s'écouler. Ils sont déposés chaque matin devant l'entrée des maisons afin d'apporter la prospérité. L'art du Kolam est traditionnel et très ancien en Inde où il est généralement transmis de mère en fille. Encore bien vivant dans les villages, il tend forcément à se perdre dans les grandes métropoles urbaines, encore qu'il ne soit pas rare de l'y rencontrer devant les seuils de bien de maisons ou des boutiques[54].

Kalam de Kerala[modifier | modifier le code]

Peintres Kalam.

Au Kerala, les Kalam (ou Kalamezhuthu) sont l’apanage de certaines communautés d’hommes : des peintres rituels dont la tâche héréditaire consistent à élaborer des fresques anthropomorphes dans les temples et les maisons. Presque invisibles, les peintures Kalam ne s’offrent pas aux regards du promeneur matinal comme le Kolam[55], elles sont élaborées le plus souvent dans l’intimité et concentrent l’attention de la famille à l’intérieur de la maison ou des dévots lorsqu’elles sont dessinées au sein du temple. Ces peintures réalisées au moyen de poudres minérales et végétales servent de support aux cérémonies en l’honneur de la Déesse, des serpents et autres divinités du panthéon hindou. Elles sont également élaborées dans un but thérapeutique car dans l’esprit du villageois indien, les maladies, la stérilité, la mort prématurée étaient et sont encore attribuées aux puissances surnaturelles ou aux « esprits saisisseurs » qu’il convient d’amadouer ou d’anéantir par des incantations, des chants et des gestes symboliques des mains (mudra)[56].

Sanjhi de Rajasthan et Madhya Pradesh[modifier | modifier le code]

Sanjhi Mata Ji

L’art de Sanjhi (en) (déesse) est lié au festival du même nom. Dans les provinces rurales du Rajasthan, du Madhya Pradesh, de Uttar Pradesh, du Punjab et de Haryana, les jeunes femmes non mariées célèbrent cet art en vue de trouver un mari et d’avoir des enfants. Ce festival dure 16 jours à la suite de la pleine lune du mois de Bhadrapada (aout/septembre) jusqu’à la nouvelle lune du mois d’Ashwin (septembre/octobre). Cette période est marquée dans le calendrier hindou comme la quinzaine dédiée aux ancêtres. Les esprits des ancêtres, alors vont voir leurs familles. Il est important de noter que seules les femmes non mariées peuvent faire le Sanjhi, après leur mariage le rituel ne leur permet plus de le pratiquer. Les femmes mariées qui laissent tomber leur lignée ancestrale pour rejoindre celle de leur mari, ne sont pas autorisées à pratiquer Sanjhi dans la maison de leurs pères et doivent transmettre cet art et son rituel à leurs filles qui vénèrent les ancêtres de leurs pères. Sanjhi se fait sur les murs à base de bouse de vache. Sur la surface on a des bas-reliefs de bouse de vache. Ces motifs sont décorés de fleurs et de bandes de papier multicolores. Chaque jour on crée un nouveau motif qui est effacé le jour suivant. À partir du 13éme jour tous les motifs sont rassemblés en un parallélogramme sur le 4 portes d’entrée. Cette image de Sanjhi est appelée Kila Kot littéralement « habitation fortifiée ».

Nakashi (Cheriyal) Pattachitra de Telangana[modifier | modifier le code]

Rouleau Cheriyal

A Cheriyal (en)[57] se trouvent les rouleaux (de coton) historiés que les conteurs emmenaient dans leurs tournées pour raconter les épopées aux villageois. C'est une peinture stylisé de l'art Nakashi, riche en motifs qui est caractéristique pour l'État de Telangana.

Seules quelques familles exercent encore cette tradition. Les thèmes sont très villageois (scènes de danses de mariage, bergers menant leurs troupeaux, femmes dans leurs activités quotidiennes). Les couleurs sont surtout rouge et bleu.

Thangka de Sikkim et de l’Arunachal Pradesh[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thangka.
Thanka

Un thangka, littéralement « chose que l'on déroule », « rouleau », est une peinture, un dessin, ou un tissu sur toile caractéristique de la culture bouddhisme au Tibet, au Nepal, dans le Bhutan, au Sikkim et dans l’Arunachal Pradesh. On en trouve de toutes les tailles, depuis les thangkas portatifs que l'on peut enrouler et dérouler grâce à deux baguettes passées dans leurs ourlets, jusqu'aux thangkas monumentaux destinés à être déroulés le long d'une pente ou d'un mur et qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres.

Les plus anciens thangkas connus proviennent de quelques sites en Inde, dont les grottes d'Ajantâ (IIe siècle à Ve siècle). Les thangkas représentent généralement des diagrammes mystiques symboliques (mandala), des divinités du bouddhisme tibétain ou de la religion bön, ou encore des portraits du dalaï-lama. Ils sont destinés le plus souvent à servir de support à la méditation.

Les artistes cotés[modifier | modifier le code]

Les 25 artistes indiens les plus cotés sont[58] :

Galerie[modifier | modifier le code]

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Musées[modifier | modifier le code]

Ladoo Bai (peintre Bhil) avec son œuvre à Tribal Heritage Museum, Bhopal.
  • Arunachal Pradesh, Itanagar, Jawaharlal Nehru State Museum
  • Assam, Guwahati, Assam State Museum
  • Assam, Guwahati, Assam ethnographic Museum
  • Andhra Pradesh, Visakhapatnam, Araku Tribal Museum
  • Bihar, Patna, Bihar Museum
  • Bihar, Patna, Patna Museum
  • Chhattisgarh, Jagdalpur, Tribal Museum
  • Chhattisgarh, Raipur
  • Gujarat, Ahemabad, Gujarat Tribal Museum : Peinture Pithora et Warli
  • Gujarat, Tejgadh, Vaacha - Museum of Adivasi Voice : Peinture Pithora
  • Haryana, Gurgaon, Museum of Folk and Tribal Art
  • Himachal Pradesh, Shimla
  • Himachal Pradesh, Dharamsala, Kangra Art Museum
  • Jharkhand, Ranchi, Ranchi Museum
  • Karnataka, Bangalore, chitrakalaparishath Museum
  • Karnataka, Mysore, Tribal Art Museum
  • Kerala, Kozhikode, Kirtads Ethnological Museum
  • Madhya Pradesh, Bhopal, Bharat Bhavan : Peinture de tribus de MP et de Chhattisgarh
  • Madhya Pradesh, Bhopal, Tribal Heritage Museum : Peinture des tribus de MP et de Chhattisgarh
  • Madhya Pradesh, Bhopal, National Museum of Mankind
  • Madhya Pradesh, Khajuraho, Adivart Tribal and Folk Art Museum
  • Madhya Pradesh, Bhimbetka abris-sous-roche : L'origine de la peinture indienne.
  • Maharashtra, Pune, Tribal Cultural Museum : Peinture Warli
  • Maharastra, grottes Ajanta
  • Maharastra, grottes Ellora
  • Manipur, Imphal, Tribal Museum
  • New Delhi, Bharatiya Adimjati Sevak Sangh
  • New Delhi, National Museum
  • Orissa, Bhubaneswar, Museum of Tribal Arts and Artifacts
  • Rajastan, Udaipur, M.L. Verma Tribal Museum : Peinture Bhil, peinture Sahariya, peinture Meena
  • Tamil Nadu, Muthorai Palada (Ooty), Tribal Research Centre Museum
  • Telangana, Hyderrabad, Nehru Centenary Tribal Museum : Peinture Saora
  • Tripura, Agartala, Tripura State Tribal Cultural Museum
  • Uttarakhand, Munsyary (Pithoragarh), Tribal Heritage Museum
  • Uttar Pradesh, Lucknow, Tribal Museum
  • West Bengal, Kolkata, Ethnographic Museum : Peinture Santal, peinture Tangka
  • West Bengal, Santiniketan, Tagore memorial museum

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rakesh Kumar, illustrations : Radhashyam Raut, Encyclopaedia of Indian paintings, Anmol Publications, 2007, (ISBN 978-81-261-3122-8)
  2. Bhitti Citra - Rabindranath Tyagi - Rājakamala Prakāśana - 1966 numérisé en 2007
  3. Riddles of Indian Rockshelter Paintings - S K Tiwari - Sarup and Sons - 1999 - (ISBN 978-3-908617-13-6)
  4. http://etihas.in/caveart.html
  5. « Dr. Gautam Chatterjee, ROCK ART HERITAGE OF INDIA »
  6. « Times of India, Oct 10, 2014 Ancient site in Chhattisgarh yields rare giraffe figurines suggests ancient people were big time travellers »
  7. « Robin D. Tribhuwan and Mike Finkenauer, Threads Together - A Comparative Study of Tribal and pre-historic Rock Paintings, Discovery Publishing House, New Delhi, 2003, ISBN 81-7141-644-6 »
  8. Jean Clottes et Meenakishi, Des images pour les dieux : art rupestre et art tribal dans le centre de l'Inde, Paris, Éditions errance, 2013, (ISBN 978-2-877-72559-0)
  9. « BnF - Site François-Mitterrand, Miniatures et peintures indiennes, exposition 2010 »
  10. Louis Frédéric, Les dieux du bouddhisme : guide iconographique, Paris, Flammarion, 1992, ISBN 2-08-011600-2
  11. « Victoria and Albert Museum, Jainism: Illuminated Manuscripts and Jain art »
  12. Moti Chandra, Jain miniature paintings from western India, Ahmedabad, S. M. Nawab, 1949
  13. « BnF - Site François-Mitterrand, Miniatures et peintures indiennes, page 6 : "Ecoles mogholes", exposition 2010 »
  14. http://www.jagranjosh.com/general-knowledge/malwa-deccan-and-jaunpur-schools-of-painting-1345186286-1
  15. « Chitera Art School »
  16. « Museum of Kangra Art »
  17. « BnF - Site François-Mitterrand, Miniatures et peintures indiennes, page 7 : "Ecoles du Deccan", exposition 2010 »
  18. « BnF - Site François-Mitterrand, Miniatures et peintures indiennes, page 8 : "L’Inde du Sud", exposition 2010 »
  19. « Assam Manuscript Painting »
  20. « BnF - Site François-Mitterrand, Miniatures et peintures indiennes, page 7 : "Ecoles mogholes provinciales", exposition 2010 »
  21. « Patna Kalam Paintings »
  22. « BnF - Site François-Mitterrand, Miniatures et peintures indiennes, page 8 : "Company Paintings", exposition 2010 »
  23. « Phad Art alive »
  24. « William Dalrymple, Nine Lives, série : The Singers of Epics »
  25. Vayu Naidu and Mugdha Shah (illustrator), Eyes on the Peacock's Taie : A folktale from Rajasthan (Under the banyan), Tulika Publishers, 1997, (ISBN 81-86838-27-9)
  26. « Rogan Art »
  27. Aditi Nath Sarkar and Christine Mackay, Kalighat Paintings, ISBN 81-7436-135-9
  28. Ahmedabad and Middleton, Kalighat Painting: Images from a Changing World, NJ, 1999
  29. « Steven Kossak, Indian court painting, 16th-19th century., The Metropolitan Museum of Art, New York, 1997, ISBN 0-87099-783-1, p. 148-152 »
  30. « Nicolas Nercam : Le clan des Tagore, de l'École du Bengale au Groupe de Calcutta »
  31. « Devika Singh, Paris-Delhi-bombay, Contextualiser l’art contemporain indien. Une histoire des expositions de groupe de 1968 à nos jours »
  32. Jutta Stoter-Bender, L’art contemporain dans les pays du « Tiers-monde », L’Harmattan, 1995.
  33. « Le marché de l’art contemporain en Inde »
  34. « Des œuvres trop enfermées dans une lecture politique dans Le Monde, 27 mai 2011 »
  35. « Devi Art Foundation: Vernacular in the Contemporary, curator: Annapurna Garimella, 2010 »
  36. « Vernacular Moment: Rethinking Tribal Art, The Sunday Guardian, Sep 2012 »
  37. Garimelle Annapurna, Vernacular in the contemporary (Part I Working), catalogue d’exposition, New Delhi, Devi Art Foundation, 2010.
  38. Nancy Adajania (en), Art and Craft – Bridging the Great Divide, in Art India Vol. 4 Issue 1 (Mumbai, January-March 1999).
  39. Verrier Elwin, Folk Paintings of India, International Cultural Centre, 1967, (ASIN B002E8KCE0)
  40. « Artistes de L'école « Jangarh Kalam » »
  41. Pupul Jayakar (en), The Earthen Drum. An Introduction To The Ritual Arts of Rural India, New Delhi, National Museum, 1980
  42. Pupul Jayakar, The Earth Mother, New Delhi/Harmondsworth, Penguin, éd. Revue et augmentée de l’ouvrage paru sous le titre The Earthen Drum, New Delhi, National Museum, 1980
  43. « Pattachitra Painting »
  44. Raja Mohanty et Sirish Rao, The Circle of Fate - Tara Books - 2009 - (ISBN 978-81-8621-158-8) : Patachitra (Orissa) illustrations
  45. Carlo Collodi, The Patua Pinocchio, illustrateur Swarma Chitrakar, Chennai, Tara Books, 2014, (ISBN 978-9-383-14512-6)
  46. Arthur Flowers et Manu Chitrakar, I see the promised land : a life of Martin Luther King JR,Chennai, Tara Books, 2013, (ISBN 978-8-192-31710-6)
  47. Gita Wolf, Monkey Photo, Tara Books, 2010, (ISBN 978-81-907-54-62-0) : Patua illustrations
  48. Samhita Arni et Moyna Chitrakar, Sitas's Ramayana, Tara Books, 2011, (ISBN 978-93-80340-03-6)
  49. Shakuntala Ramani, Kalamkari and Traditional Design Heritage of India, Wisdom Tree, 2007, (ISBN 978-81-8328-082-2)
  50. Upendra Takur, Madhubani Painting, Abhinav Publications, 2003, ISBN 978-81-7017-156-0
  51. Jha Rambharos, Waterlife', Besant Nagar, Madras India, Tara Books, 2011, (ISBN 978-9-380-34013-5), Mithila illustrations
  52. Gita Wolf et Dulari Devi, Following my Paintbrush, Tara Books, 2011, (ISBN 978-93-80340-11-1) : Mithila illustrations
  53. Gita Wolf et Sunite, The enduring ark, Tara Books, 2012, (ISBN 978-9-380-34018-0) : Mandana Painting
  54. « Peinture Kolam-Kalam »
  55. Chantal Jumel, Kolam Kalam : Peintures rituelles éphémères de l'Inde du Sud, 2010, (ISBN 978-2-7053-3833-6)
  56. « Peinture Kolam-Kalam »
  57. (en) Staff Reporter, « Sankranthi Saahitya Sangeetha Festival », The Hindu,‎ (lire en ligne)
  58. « Top 25 Indian contemporary artists »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edward B. Tylor, Primitive Culture, Londres, John Murray, 1871.
  • William Archer et Mildred Archer, Robert Melville et Herbert Read, 40.000 Years of modern art : a comparison of primitive and modern (cat. expo., Londres, Institute of Contemporary Arts 1948-1949), Londres, Institute of Contemporary Arts, 1948.
  • Leonhard Adam (en), Primitive Art, Londres, Penguin, 1949.
  • Franz Boas, Primitive Art (1927), New York, Dover 1955.
  • Mircea Eliade, Le Sacré et le Profane, Paris, Gallimard, « Idées » ; réed. « Folio essais », 1987.
  • James Clifford (en), The Predicament of Culture, Twentieth-Century Ethnography, Literature and Art, Cambridge, Harvard University Press, 1988.
  • Ashok Vajpeyi (en), A furious Purity, The India magazine of her people and culture, Bombay, Juin 1994, pp. 38-49
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  • Hervé Perdriolle, Art contemporain indien, un mot, plusieurs cultures, 5 continents, 2012, (ISBN 88-7439-609-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]