Peinture

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Apelle ou l'art de la peinture (détail), œuvre du sculpteur italien Nino Pisano (provenant du Campanile de Giotto).

La peinture est une forme d'art consistant à dessiner une surface en y appliquant esthétiquement des fluides colorés. Les artistes peintres représentent une expression très personnelle sur des supports tels que le papier, la toile, le bois, le verre, le béton et bien d'autres subjectiles.

La peinture peut être naturaliste et figurative, ou abstraite. Elle peut avoir un contenu narratif, descriptif, symbolique, spirituel, ou philosophique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la peinture.

Les plus anciennes peintures connues à ce jour se trouvent dans la grotte Chauves, en France, et elles ont, selon la plupart des historiens, environ trente-deux mille ans. Gravées et peintes avec de l'ocre rouge et un colorant noir, elles représentent surtout des animaux avec des chevaux, des rhinocéros, des lions, des buffles et des hommes. On trouve d'autres exemples de peinture rupestre partout dans le monde, en France, en Espagne, au Portugal, en Chine, en Australie, camérier .

Dans les cultures occidentales, la peinture à l'huile et l'aquarelle sont les médium les plus connus, avec des traditions riches et complexes dans le choix des modèles et des thèmes. Dans les pays orientaux, c'est l'encre noire ou colorée qui a toujours prédominé.

C'est en 1829 qu'est apparue la première photographie puis, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, les procédés photographiques se sont améliorés. Alors que la photographie devenait de plus en plus répandue, la peinture a perdu beaucoup de son rôle historique qui était de présenter un cliché d'une scène observable. C'est dans ce contexte qu'à partir de la fin du XIXe siècle sont apparus de nouveaux mouvements artistiques comme l'impressionnisme, le postimpressionnisme, le fauvisme, l'expressionnisme, le cubisme et le dadaïsme, qui ont profondément changé la perception du monde, héritée de la Renaissance.

L'art moderne et contemporain marquent donc une évolution de la peinture, qui est passée d'un rôle, traditionnellement historique et documentaire, à celui de concept.

Galerie[modifier | modifier le code]

Technique picturale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Techniques picturales.

Intensité[modifier | modifier le code]

L'intensité est ce qui caractérise la peinture est la perception et la représentation de l'intensité. Chaque point dans l'espace a une intensité différente qui peut être représentée en peignant en noir ou en blanc, en passant par toutes les nuances de gris. Dans la pratique, les peintres peuvent mélanger des formes en juxtaposant des surfaces d'intensité différentes.

Couleurs[modifier | modifier le code]

La couleur et la tonalité sont l'essence même de la peinture, comme le sont la hauteur et le rythme pour la musique. La couleur est fortement subjective, et a des effets psychologiques et des significations symboliques qui peuvent différer d'une culture à l'autre : le noir est associé au deuil dans les pays occidentaux, alors qu'en Asie, c'est le blanc. Quelques peintres, théoriciens, auteurs et scientifiques, comme Goethe, Kandinsky ou Newton, ont écrit leur propre théorie de la couleur. Dans le langage, le mot désignant une couleur englobe bien souvent des couleurs et des tonalités différentes. Ainsi, le mot «rouge» peut couvrir un large éventail de couleurs. Il n'y a pas un registre formel des différentes couleurs, comme c'est le cas pour les notes de musique, même si le système Pantone est couramment employé dans l'imprimerie ou l'industrie graphique.

Pour un peintre, la couleur n'est pas simplement divisée en couleurs primaires et complémentaires (comme le rouge, le bleu, le vert, le brun, etc). En effet, il utilise des pigments lui permettant d'obtenir de grandes variétés de couleurs. Par exemple, le «bleu» pour un peintre, peut être le cyan, l'indigo, le bleu de cobalt, le bleu marine, etc.

Rythme[modifier | modifier le code]

Le rythme est aussi important dans la peinture que dans la musique. Le rythme est une pause dans un ensemble qui permet à la force créatrice d'intervenir et d'ajouter de nouveaux éléments, une forme, une mélodie, une coloration.

Technique de réalisation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peinture (matière).

Esthétique et théorie en peinture[modifier | modifier le code]

L'esthétique a tenté d'être la «science de la beauté», et elle était une question importante pour des philosophes des XVIIIe et XIXe siècles comme Kant ou Hegel. Les philosophes classiques comme Platon et Aristote ont également théorisés sur l'art et la peinture en particulier. Platon avait tendance à négliger les peintres, et également les sculpteurs, dans son approche philosophique. Il considérait que la peinture ne pouvait pas représenter vérité, mais seulement une copie de la réalité et qu'il s'agissait d'un simple métier, comme la cordonnerie ou la ferronnerie. Au contraire, Léonard de Vinci estimait que «la peinture est une chose intellectuelle». Kant distinguait la beauté et la sublimation, en privilégiant clairement cette dernière. Même si cette approche ne visait pas la peinture en particulier, elle a été reprise par des peintres comme Turner ou Caspar David Friedrich.

Hegel a, quant à lui, reconnu l'impossibilité d'atteindre le concept de la beauté universelle et, dans son essai Leçons sur l'esthétique, il a écrit que la peinture est l'un des trois arts romantiques, avec la poésie et la musique, en raison de son rôle symbolique et sa dimension intellectuelle.

Parmi les peintres qui ont écrit des travaux théoriques sur la peinture, il faut citer tout d'abord Léonard de Vinci (trattato della pittura), Eugène Delacroix et, au XXe siècle, Salvador Dalí, Paul Klee, Kandinsky. Ce dernier estimait que la peinture avait une valeur spirituelle, et il rattachait les couleurs primaires aux sentiments ou concepts essentiels.

L'iconographie s'est également attachée à théoriser la peinture. Cette discipline analyse les symboles visuels dans leur dimension culturelle, religieuse, sociale et philosophique pour parvenir à une meilleure compréhension des œuvres d'art.

Mouvements et styles[modifier | modifier le code]

Les mouvements en peinture désignent des approches techniques ou visuelles communes à différents artistes. Un artiste peintre peut s'inscrire dans un mouvement, soit parce qu'il s'y est consciemment impliqué (Nabis, Dada), soit parce que des historiens d'art l'ont placé dans cette catégorie (Romantisme, Expressionnisme).

Au travers des siècles, de nombreux mouvements sont apparus :

Principaux thèmes[modifier | modifier le code]

Genco Gülan, autoportrait, 2011, huile sur toile
Antoine-Jean Gros, Bonaparte au pont d'Arcole, 1801, huile sur toile

En peinture, comme dans d'autre formes artistiques, il existe des thèmes récurrents. Le traitement par les peintres de ces thèmes fut longtemps dépendant de la hiérarchie des genres imposée par l'Académie royale de peinture et de sculpture.

La copie ou reproduction de tableau[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les peintres reproduisaient souvent des œuvres d'artistes antérieurs. La répétition, par la copie des mêmes motifs, a donné aux œuvres de cette époque un caractère collectif qui dura jusqu'au XVe siècle. Par la suite, les artistes peintres se mirent à reproduire la nature, la copie ne servant plus qu'à l'enseignement de l'art pictural. Elle fut également utilisée par les apprentis afin de reproduire des œuvres sous l'égide de leur maître qui pouvait ainsi les signer de son propre nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]