Couronne de Bohême

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Couronne de Bohême
Corona regni Bohemiae (la)

Koruna česká (cs)
Böhmische Krone (de)

1348 – 1918

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Les pays de la couronne de Bohême en 1618
Informations générales
Statut Monarchie
Capitale Prague
Langue Latin, tchèque, allemand, polonais, sorabe
Religion Christianisme (catholicisme, hussitisme, luthéranisme), judaïsme
Histoire et événements
1526 La couronne passe à la Maison des Habsbourg
1635 Lusace cédé au électorat de Saxe
1742 La majeure partie de la Silésie cédé au royaume de Prusse
1806 La dissolution du Saint-Empire
Proclamation de la Première République tchécoslovaque

Entités suivantes :

La couronne de Bohême rassemblait (comme une union dynastique et féodale) les territoires du Saint-Empire romain qui étaient au Moyen Âge tardif et à l'époque moderne sous l'autorité des rois de Bohême. On peut dater sa naissance du règne du roi et empereur Charles IV, qui le premier utilisa le terme Corona regni Bohemiae en 1348 pour désigner la continuité du règne dynastique à la monarchie et la société dirigées par le roi de Bohême.

Pays[modifier | modifier le code]

En 1348, les pays de la couronne de Bohême (en tchèque : země Koruny české ; en allemand : Länder der Böhmischen Krone) ou pays de la couronne de saint Venceslas (en tchèque : země koruny svatováclavské) comprenaient :

Histoire[modifier | modifier le code]

Les pays de la couronne de Bohême pendant les croisades contre les hussites au XVe siècle

Les pays de Bohême, Moravie et le comté de Glatz étaient sous la domination des Přemyslides déjà aux XIIe et XIIIe siècles. Le roi Jean Ier de Bohême, de la maison de Luxembourg, et son fils Charles IV acquièrent la Silésie et les Lusaces. En 1335, le roi Casimir III de Pologne a officiellement déclaré renoncer la souveraineté féodale. Le roi Charles IV a décrété que l'association des pays de la couronne de Bohême doit être durable, indépendamment de la succession dynastique. Après avoir été couronné empereur romain germanique, Charles IV, par la Bulle d'or en 1356, a conféré aux rois de Bohême le titre de prince-électeur.

Après le mort de Louis II Jagellon à Mohács en 1526, l'archiduc Ferdinand d'Autriche de la maison de Habsbourg, frère cadet de l'empereur Charles Quint, est élu roi de Bohême. Il ajouta aux pays de la couronne de Bohême ses pays d'origine autrichiens et aussi le royaume de Hongrie; son initiative était l'origine de la monarchie de Habsbourg.

En 1618, la révolte des nobles de la Bohême et des pays voisins, qui culmina avec la défenestration de Prague, fut l'une des causes immédiates de la guerre de Trente Ans. Par le traité de Prague, en 1635, l'empereur Ferdinand II cède la Haute- et la Basse-Lusace à son ancien adversaire, le prince-électeur de Saxe, Jean-Georges Ier. La couronne de Bohême a perdu de plus en plus d'importance, quand en 1740, le roi de Prusse, Frédéric II fit son entrée en Silésie avec ses troupes. Deux ans plus tard, par le traité de Breslau, l'impératrice Marie-Thérèse cède la majeure partie de la Silésie et le comté de Glatz au royaume de Prusse. Seulement la Silésie autrichienne resta entre les pays de la couronne.

En 1804, les pays de la couronne de Bohême restés habsbourgeois deviennent des pays constitutifs de l'Empire d'Autriche. Après le congrès de Vienne en 1815, ils font partie de la Confédération germanique. À la suite du compromis austro-hongrois de 1867, ils font partie de la Cisleithanie, la partie autrichienne de l'Empire austro-hongrois. À la suite de la Première Guerre mondiale, ils sont partagés entre la Tchécoslovaquie et la Pologne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]