Payroux

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Payroux
Payroux
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Sylvie Coquilleau
2014-2020
Code postal 86350
Code commune 86189
Démographie
Gentilé Payrousiens
Population
municipale
490 hab. (2016 en diminution de 2,39 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 58″ nord, 0° 29′ 09″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 167 m
Superficie 30,05 km2
Localisation

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Payroux est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Payroux s'étend sur 3 005 hectares et est située à 50 km au sud de Poitiers, à une vingtaine de kilomètres de Civray et à 4 km de Saint-Martin-l'Ars ; en pays civraisien, caractérisé par un paysage de collines.

Le centre bourg est sur une hauteur dominant la vallée du Payroux juste avant sa confluence avec le Clain.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait du mot latin "petra" qui signifie "pierre" et désigne un sol caillouteux ou rocailleux[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait la commune[2], du 22 juin 1940 au 1er mars 1943, laissant le chef-lieu en zone occupée avec la majeure partie du territoire de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Serge Coquilleau UMP  
mars 2008 mars 2014 Allain Giraud    
mars 2014   Sylvie Coquilleau    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 490 habitants[Note 1], en diminution de 2,39 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
671573643707820844828882872
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
893885895852900856931932939
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
905915919855846850807737734
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
655552526551528501524502490
2016 - - - - - - - -
490--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 17 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune abrite une maison de retraite (EHPAD résidence les Cèdres de 60 lits et 40 salariés), un centre de post-cure (soins et réadaptation pour malades alcooliques de 70 lits) à la Gandillonnerie.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[8], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 28 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 24 % et sont passées de 2 468 hectares en 2000 à 2 993 hectares en 2010[8]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[9].

40 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 23 % pour les oléagineux (colza et tournesol à part égale), 27 % pour le fourrage et 6 % restent en herbes. En 2000, un hectare (zéro en 2010) était consacré à la vigne[8].

12 exploitations en 2010 (contre 16 en 2000) abritent un élevage de bovins ( 1872 têtes en 2010 contre 1 206 en 2000)[8]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[10].

7 exploitations en 2010 (contre 11 en 2000) abritent un élevage d'ovins (1 896 têtes en 2010 contre 2 210 têtes en 2000)[8]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[10]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[11].

5 exploitations en 2010 (contre 6 en 2000) se répartissent le cheptel des caprins (1 185 têtes en 2010 contre 1 630 têtes en 2000)[8]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne ( 74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[10]. Toutefois, cette baisse du nombre de têtes est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[12]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[11]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[12].

L'élevage de volailles est limité à une autoconsommation: 20 têtes en 2000 répartis sur trois fermes contre 67 têtes en 2010 répartis sur cinq fermes[8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Payroux.
  • Château de la Touche. Le lieu est cité dès le XIVe siècle dans les archives du chapitre de l'abbaye de Saint-Hilaire. Le château de la Touche a été construit au XIXe siècle, c'est un édifice massif, rectangulaire, coiffé d'une toiture à croupes, couverte d'ardoise. Sa façade est flanquée de deux tours circulaires
  • La Fougeraie. Ancienne propriété des familles de Lambertye, de Vivonne et Bermondet de Cromières.
  • L'église romane à chevet plat, percé d'un triplet comme les églises du proche Limousin, est inscrite comme monument historique depuis 1950. L'intérêt de cette petite église réside surtout dans sa façade, encadrée aux angles par de puissants contreforts. On remarque, de chaque côté de la porte aux trois voussures très simples, la trace d'anciennes arcatures aveugles, a priori également très simples, qui ont été murées de façon un peu anarchique par des blocs de tailles diverses et même, à droite, par de petites pierres irrégulières. Le portail est surmonté d'une étroite baie qui coupe la corniche soutenue par quelques modillons naïfs. À l'intérieur, on peut voir un chapiteau montrant un accouplement, illustration évidente de la luxure.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  2. Jean-Henri Calmon et Jean-Clément Martin (dir.), Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, La Crèche, Geste éditions, coll. « 30 questions », (ISBN 2-910919-98-6), p. 63, carte p 5
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. a b c d e f et g Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Agreste – Enquête Structure 2007
  10. a b et c Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  11. a et b Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  12. a et b Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005