Pavillon populaire

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Pavillon Populaire
Kiosque Bosc, one of the concrete buildings of Montpellier - panoramio.jpg
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Espace d'exposition
Fondation
Style
Architecte
Surface
650 m2Voir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Ville de Montpellier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Recensé à l'inventaire général ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Région
Département
Adresse
Coordonnées
Plaque visible à l'entrée du Pavillon.
Pavillon populaire à Montpellier, accueillant une exposition des photographies de Weegee (juin-septembre 2008)
Exposition Double aveugle 1970-2012 de Lynne Cohen au Pavillon populaire (juin-septembre 2019)

Le Pavillon populaire est un espace d'exposition consacré à l'art photographique depuis la fin des années 1990, situé sur l'esplanade Charles de Gaulle à Montpellier[1]. Construit en 1891 par l'architecte Léopold Carlier, il a été le siège de l'Association Générale des Étudiants de Montpellier puis a abrité des associations de la ville.

Historique[modifier | modifier le code]

Le siège de l'AGEM puis des associations[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, Montpellier est une ville universitaire réputée pour ses facultés de droit et de médecine. La jeune Association Générale des Étudiants de Montpellier, fondée en 1887, a besoin d'un nouveau local pour remplacer celui, trop exigu, qu'elle occupe rue du Clos René[2]. Avec le soutien de la municipalité, elle fait construire et inaugure en 1891 son "Cercle des étudiants" sur le Champ de Mars. Le bâtiment confié à l'architecte de la ville Léopold Carlier (1839-1922) est contemporain de son voisin moins spectaculaire qui abrite la réunion des officiers. Léopold Carlier conçoit, sur une surface assez restreinte de 650 m², un édifice surélevé au style néo-renaissance précédé d'un portique en pierre et orné de sculptures. L'intérieur est composé d'une très grande salle des fêtes, de plusieurs bureaux, d'une bibliothèque, d'une salle de conférences, de salles de gymnastique et d'hydrothérapie et d'une salle de billard. De célèbres peintres montpelliérains décorent nombre de ces salles. En 1905, le Cercle connaît de grosses difficultés financières et laisse le bâtiment à la ville qui le cède aux sociétés, nos actuelles associations. C'est de cette époque que date son nom de pavillon populaire.

Un lieu symbolique pour les manifestations et les festivités[modifier | modifier le code]

En , l'immense manifestation vigneronne qui rassemble plus de 600 000 viticulteurs dans le centre de Montpellier causera des dommages au bâtiment. Des jeunes chantent L'Internationale et La Carmagnole… Toutes les vitres sont brisées, le Pavillon populaire est occupé par les manifestants.

En octobre 1914,équipé de 67 lits, il sert d'annexe à l'hôpital complémentaire N°1 [3]

Bien des années plus tard, en 1968, c'est une nouvelle fois le Pavillon populaire qui est au centre des manifestations vigneronnes, occupé par 3 000 manifestants venus de toute la région.

Le , des maires défenseurs de la viticulture occupent le lieu et le déclarent mairie du département de l'Hérault. Une plaque apposée le par Georges Frêche à l'entrée du bâtiment rappelle cet événement.

Le Pavillon populaire est le centre des grandes festivités populaires de la ville jusqu'au début des années 1980. C'est là que la victoire du Front populaire est fêtée en 1936, que la fin des deux Guerres mondiales est célébrée en grande pompe. Un siècle après sa construction, en 1991, l'architecte parisien François Pin rénove entièrement l'intérieur du bâtiment, dégageant l'espace central de ses cloisons, en construisant l'actuelle mezzanine. Le nouveau pavillon destiné aux expositions temporaires du musée Fabre est inauguré avec la rétrospective consacrée à Frédéric Bazille.

Un lieu d'exposition consacré à l'art photographique[modifier | modifier le code]

En 1993, la Galerie photo qui s'appelait l’Espace Photo Angle dirigée par le photographe Roland Laboye, lauréat du prix Niépce en 1977 et qui se trouvait alors au palais des congrès du Corum, investit le pavillon du musée Fabre à l'occasion d'une exposition de lithographies de Picasso en montrant les Portraits des jours et de la nuit du photographe Daniel Frasnay. En 1994, des photographies illustrant la thématique de l'humour emplissent une nouvelle fois le Pavillon, suivies par la photographie silencieuse de Jeanloup Sieff. En 1996, Montpellier est l'unique ville française, avec Paris, à présenter, toujours au Pavillon, la rétrospective de Robert Doisneau réalisée par le Musée d'Art moderne d'Oxford.

À partir de 2001, le Pavillon populaire devient un espace municipal de la Ville de Montpellier consacré à la photographie, ouvert gratuitement au public[1].

Depuis 2011, Gilles Mora est le commissaire d'exposition du Pavillon populaire, où il présente trois expositions par an[4].

Expositions de photographie présentées au Pavillon populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]