Pavillon des Indes

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Pavillon des Indes
Pavillon des Indes coté Nord.JPG
Le pavillon en 2015 après sa restauration.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Musée
Habitat d’artiste
Architecte
Caspar Purdon Clarke
Construction
1878
Propriétaire
Ville de Courbevoie
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Courbevoie
Adresse
Coordonnées
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Le pavillon des Indes britanniques (ou pavillon indien) est un ancien pavillon construit pour l’Exposition universelle de 1878[1] à Paris et situé aujourd’hui dans la commune française de Courbevoie dans les Hauts-de-Seine, accolé au parc de Bécon. Il est inscrit monument historique depuis 1987.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pavillon des Indes fut commandé par le prince de Galles, futur Édouard VII, pour représenter les Indes britanniques à l’Exposition universelle de 1878 à Paris[2]. Son architecte est Caspar Purdon Clarke[3]. Il s’agit alors de deux parties symétriques reliées par une galerie[2] et fut monté comme d’autres pavillons dans le Palais de Fer sur le Champ-de-Mars[2]. La durée de vie prévue était de six mois[2], cependant les deux parties furent vendues séparément à la fin de l’exposition[2]. L’une partit dans la station balnéaire de Paramé mais fut détruite vers 1905 ou 1911 par une violente tempête[2]. L’autre moitié fut transférée à Courbevoie en 1882-1883[4] dans le parc de Bécon, propriété du prince George Barbu Știrbei, qui l’adossa à une nouvelle maison de briques servant d’atelier d’artiste pour l’une de ses filles, le peintre George-Achille Fould[2]. Lors du remontage du pavillon qui était facilement démontable, le rez-de-chaussée ayant une plus grande hauteur sous plafond devint le premier étage, étage noble ; l’ancien premier étage devenant le rez-de-chaussée[3]. Dès les années 1910, le pavillon était en mauvais état[2]. La ville de Courbevoie acheta la pavillon en 1951[2]. Il fut inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [4] mais dut être étayé d’urgence dans les années 1990[2], l’édifice majoritairement en bois de mélèze s’étant affaissé d’environ 20 cm[2]. Cette restauration ne visa cependant pas à rendre l’aspect original et respecta les transformations de la reconstruction des années 1880[3]. Le pavillon rouvre en en tant que musée et la partie en briques sert à présent d’atelier pour un artiste élève de l’École nationale supérieure des beaux-arts[2].

Description[modifier | modifier le code]

Extérieur[modifier | modifier le code]

Le pavillon des Indes est composé de deux parties. Une partie en bois provient de l'exposition universelle de 1878. L'autre, en brique, a été construite pour être accolée à la précédente.

Rez-de-chaussée[modifier | modifier le code]

Au rez-de-chaussée se trouvent un atelier d'artiste ainsi qu'une exposition permanente avec des panneaux explicatifs sur l'histoire du pavillon.

Premier étage[modifier | modifier le code]

Au premier étage se trouve une baie vitrée donnant vers la Seine et Paris avec des meubles d'origine restaurés ainsi qu'un espace donnant sur l'atelier d'artiste.

Restauration[modifier | modifier le code]

La réhabilitation du Pavillon des indes a nécessité d'importants remaniements. La ville a confié la restauration à Frédéric Didier, Architecte en Chef des Monuments Historiques. Le pavillon en bois a donc été restauré dans le strict respect de ses charpentes, de ses cloisons et de sa marqueterie[5]. L'intérieur du bâtiment en brique adjacent a été, quant à lui, restructuré en plusieurs espaces intégrant le logement de l'artiste. Les partenaires ayant participé au financement sont l'entreprise Total, l'État français, la Région Île-de-France, le Département des Hauts-de-Seine et la ville de Courbevoie[1].

Le pavillon avant et après sa restauration.

Atelier d'artiste[modifier | modifier le code]

Espace donnant sur l'atelier d'artiste depuis le premier étage.

L'atelier du Pavillon des Indes accueille un ou une jeune sculptrice récemment diplômée sur une durée de 18 mois à la suite d'un partenariat entre la ville de Courbevoie et l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Le but est de lancer des artistes émergents en leur fournissant un lieu de travail et en leur permettant de montrer leurs créations au public. La première sculptrice accueillie était Sarah Derat. Elle est depuis le début de l'année scolaire 2015 remplacée par Mara Fortunatović[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Pavillon des indes a courbevoie - Fondation du Patrimoine » (version du 19 octobre 2016 sur l'Internet Archive), sur fondation-patrimoine.org
  2. a b c d e f g h i j k et l Hervé Guénot, « La renaissance du Pavillon des Indes » (version du 18 septembre 2017 sur l'Internet Archive), sur lejdd.fr, mis en ligne le 13 mai 2013, mis à jour le 15 mai 2013, consulté le 28 septembre 2013.
  3. a b et c Hélène Combis-Schlumberger, « Nouveaux accès au patrimoine : le Pavillon des Indes ressuscité / les politiques de gratuité dans les musées », sur franceculture.fr, mis en ligne le 13 septembre 2013, consulté le 28 septembre 2013.
  4. a et b Notice no PA00088105, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. Frédéric Didier, « Un palais en bois », Beaux-Arts, La Restauration du patrimoine en Ile-de-France. 2007-2014. 100 chantiers illustrés, Issy-les-Moulineaux,‎ , p. 131
  6. Mairie de la ville de Courbevoie, « Atelier d'artiste », sur Ville de Courbevoie (consulté le 21 décembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]