Pavillon d'Artois

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Pavillon d’Artois
Pavillon d'Artois 2013-09-16 18-53-31.jpg
Présentation
Type
Destination initiale
Destination actuelle
Style
Construction
Commanditaire
Propriétaire
Propriété privée
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Ancienne Province
Commune
Adresse
187 rue du Général de Gaulle
Coordonnées
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Le pavillon d’Artois est un hôtel particulier, ancien pavillon de chasse, construit au XVIIe siècle, pour François Michel Le Tellier de Louvois, puis largement remanié au XVIIIe siècle pour Charles-Philippe de France, comte d’Artois, futur Charles X.

Il est situé dans la commune de Vaux-sur-Seine, dans le département français des Yvelines en région Île-de-France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment actuel est construit vers la fin du XVIIe siècle, probablement pour François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre de la guerre du roi Louis XIV. Il se compose alors, d’un simple bâtiment carré.

En 1775, il est acquis puis largement agrandi et remanié par le comte d’Artois, dans le plus pur style néo-palladien, notamment par l’ajout d’une large rotonde centrale, servant d’entrée à l’hôtel, ainsi que deux ailes de communs. Ce projet est alors l’ébauche de son château de Bagatelle, "folie" construite à partir de 1777, dans le parc de Bagatelle.

Le pavillon reçoit la visite de nombreuses personnalités comme Hyacinthe Rigaud, peintre officiel de la cour du roi Louis XIV, et Antoine-Louis Séguier, avocat général au Parlement de Paris. Il est ensuite acquis, probablement après la Révolution, par le marquis d’Héricourt. Sa veuve fait construire une chapelle en 1822, mais se sépare néanmoins de l’hôtel la même année, en faveur de M. Caron, président du conseil municipal de Paris[1].

Prés d’un siècle plus tard, en 1920, il est vendu à Léon Bailby, directeur du journal l’Intransigeant. Il passe ensuite à M. Rossi, professeur à la Sorbonne, puis au couple Janos Bakessy et Eleanor Post Close, fille de la femme d'affaires Marjorie Merriweather Post et tante de l’actrice Glenn Close[2].

Leur fils, Antal Post de Bekessy, en hérite au même titre que sa mère, au décès de son père. La propriété reste aux mains de ce dernier jusqu’à son décès survenu en 2015. Une vente exceptionnelle de la totalité du mobilier de l’hôtel, à lieu du 19 au , orchestrée par la maison de vente aux enchères Sotheby’s[3].

L’hôtel est actuellement en vente.

Architecture[modifier | modifier le code]

L’hôtel actuel se compose d’un grand corps de bâtiment en « U ». Le bâtiment principal se développe sur deux niveaux posés sur un soubassement, devenant rez-de-chaussée, côté jardin Il est axé autour d’une large rotonde au nord, agrémentée de douze colonnes doriques, formant le hall d’entrée de la demeure.

Pavillon d'Artois - Portail d'entrée

Au sud, la façade s’ouvre sur les jardins par cinq travées de fenêtres, dont trois, centrales, sont en saillie. Ces trois travées centrales sont pourvues d’un portique au rez-de-jardin, devenant balcon au premier étage, qui se trouve être le rez-de-chaussée. Les fenêtres de ce premier étage sont notamment agrémentées de bas-reliefs représentant des scènes mythologiques, copiés sur des originaux provenant de Pompeï. L'hôtel possède également une chapelle et un petit théâtre avec accès indépendant, ainsi que des équipements moderne comme une piscine et un court de tennis.

Le parc, de quatre hectares, accueille des jardins à la française, mais est également agrémenté de fabriques, dont une grotte, qui, dit-on, est attribuée à Richard Mique, architecte personnel de la reine Marie-Antoinette. Aux confins de ces jardins, coule la Seine, où l’hôtel possède son propre embarcadère. L'entrée au domaine ce fait au 187 rue du Général de Gaulle.

Le bâtiment fait l’objet d’une vaste campagne de restaurations, à partir de 1997 jusqu’en , par Antal Post de Bekessy, son dernier propriétaire.

Protection[modifier | modifier le code]

Le pavillon d’Artois est inscrit aux monuments historiques dans sa totalité par arrêté du 04 [4] et son parc est classé site naturel par arrêté du [5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le "Pavillon d'Artois" », sur calameo.com (consulté le )
  2. « Le pavillon du comte d’Artois – Noblesse & Royautés », sur www.noblesseetroyautes.com (consulté le )
  3. « Sotheby's - Vente aux enchères »
  4. « Pavillon d'Artois », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  5. « LISTE DES SITES ET DES MONUMENTS NATURELS CLASSES AU TITRE DES ARTICLES L. 341-1 ET SUIVANTS DU CODE DE L'ENVIRONNEMENT | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]