Pausanias (général)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pausanias.

Pausanias, en grec ancien Παυσανίας († 469), est un homme politique et général spartiate.

Biographie[modifier | modifier le code]

Membre de la famille royale des Agiades, il est le fils de Cléombrote Ier et le neveu de Léonidas Ier, le héros des Thermopyles. Régent de Sparte pendant la minorité du fils de Léonidas Ier, son cousin Pleistarchos, il commande l'armée des Grecs qui triomphe à Platées. En 479 et 477, il délivre les villes grecques d'Asie, s'empare de Chypre puis de Byzance.

Pausanias se rend très vite odieux aux Grecs par la brutalité de son commandement. Il est soupçonné de vouloir se constituer un royaume et Sparte le rappelle brutalement. Il est jugé mais acquitté et retourne à Byzance en simple aventurier. Cimon le chasse de la ville vers 472-471 et Pausanias s'installe en Troade, reprenant ses contacts avec la Perse. Il craint la puissance nouvelle d'Athènes avec la ligue de Délos et s'oppose au parti conservateur à Sparte défavorable aux expéditions lointaines et plus inquiet de la situation dans le Péloponnèse et de la montée en puissance d'Argos. De nouveau rappelé à Sparte, il est trahi par un de ses serviteurs, qui dévoile ses plans aux éphores.

Pour échapper au châtiment, Pausanias se réfugie dans le temple d'Athéna Khalkiokos. Alors que les éphores hésitent quant à son sort, sa mère Théano dépose une brique devant la porte du sanctuaire, et part sans dire mot (Diodore de Sicile, XI, 45, 6). Les éphores décident alors de l'emmurer. Pausanias meurt de faim vers 469.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Sans prétendre à l'exhaustivité, on citera :

Études[modifier | modifier le code]

  • D. Graf, Medism: Greek collaboration with Achæmenid Persia, thèse de l'Université du Michigan, 1979 ;
  • Edmond Lévy, Sparte : histoire politique et sociale jusqu’à la conquête romaine, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 2003 (ISBN 2-02-032453-9)