Paulus (chanteur)

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Paulus

Description de l'image  Paulus 01.jpg.
Informations générales
Naissance
Bayonne
Décès
Saint-Mandé
Activité principale chanteur
Genre musical chanson française
Années actives 1864-1906

Paulus, de son vrai nom Jean-Paul Habans, est un chanteur français, né à Bayonne le 6 février 1845, mort à Saint-Mandé le 1er juin 1908. Créateur de En revenant de la revue, hymne du boulangisme, il est, avec Thérésa et Ouvrard, une des premières véritables vedettes du café-concert.

Biographie[modifier | modifier le code]

Affiche (1891) par Sem

Paulus grandit à Bordeaux. Il fait ses débuts dans les caf'conc' de Paris en 1864 et fréquente les goguettes. Petit à petit, il est programmé dans les salles françaises les plus prestigieuses, notamment à l'Eldorado. Il est le premier en 1888 à atteindre des cachets très importants (400 francs par représentation en 1888)[1].

Il crée En revenant de la revue en mai 1886 à L'Eldorado, chanson à la gloire de l'armée française qui se remet de la défaite. Le soir du 14 juillet, dans son tour de chant, alors que Paris ne parle que de la revue de Longchamps, Paulus modifie le couplet :

Moi, je faisais qu'admirer
Tous nos braves petits troupiers

par

Moi, je faisais qu'admirer
Notr' brav' général Boulanger

La salle lui fait un triomphe. La chanson devient une chanson boulangiste et entre dans la petite histoire de la chanson française. Elle sera notamment enregistrée par Malloire, par Perchicot et bien plus tard, reprise par Bourvil (1950) ou Guy Béart (1982).

En 1887, il fonde le journal La Revue des Concerts. Il est brièvement le propriétaire d'une salle de spectacle à Paris, le Ba-Ta-Clan à Paris en 1892[2]. Fermé pour cause de faillite, le Ba-Ta-Clan redevient, sous la direction de Paulus, un lieu à la mode. Il en confie la direction artistique à son parolier favori, Léon Garnier. On y voit et entend Fragson, Bruant, Paula Brébion, et l'une des attractions est assurée par Buffalo Bill. L'aventure dure jusqu'en 1897[3]. À partir de 1889, il part en tournée dans les capitales européennes, en Russie et à New York. Il fait ses adieux le 19 décembre 1906 sur la scène de la Gaîté. Le chansonnier Octave Pradels recueille alors ses souvenirs. Ils seront publiés sous la forme de 33 fascicules illustrés[4], accompagnés de reproductions des personnages cités, et de partitions. Ces souvenirs fourmillent d'anecdotes sur le café-concert, ses contemporains et quelques figures légendaires : Thérésa, Gustave Nadaud, Céleste Mogador, Virginie Dejazet, Marius Richard, Polin, Harry Fragson, Yvette Guilbert, Félix Mayol, Aristide Bruant, Dranem mais aussi la cantatrice Hortense Schneider.

Selon la revue Les chansons de Paris (1903)[5], Paulus a créé au cours de ses « 30 années de succès, 2500 créations ».

Il meurt en 1908 et est enterré au cimetière Sud de Saint-Mandé.

Quelques chansons[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C. Brunschwig, L.-J. Calvet, J.-C. Klein, 1981, p.301. ; Serge Dillaz, 1991, p. 47-48
  2. Id., p.300.
  3. Le Bataclan
  4. La Vie illustrée, n° 424 du 30 novembre 1906.
  5. Chansons de Paris, no 2, 3 mai 1903, p.10.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources historiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal Brunschwig, Louis-Jean Calvet, Jean-Claude Klein, Cent ans de chanson française, coll. Points actuels, Seuil, Paris, 1981 (ISBN 2-02-00-2915-4) (1re éd. reliée)
  • Serge Dillaz, La Chanson sous la IIIe république (1870-1940), Tallandier, 1991 (ISBN 2-235-02055-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]