Paulo Silas

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Silas
Image illustrative de l’article Paulo Silas
Situation actuelle
Équipe Avaí
Biographie
Nom Paulo Silas do Prado Pereira
Nationalité Brésilien
Naissance (56 ans)
Campinas
Taille 1,78 m (5 10)
Période pro. 1985 - 2002
Poste Milieu de terrain puis entraineur
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1985-1988 São Paulo FC057 (17)
1988-1990 Sporting CP047 (11)
1990 Central Español002 0(3)
1990-1991 Cesena026 0(3)
1991-1992 Sampdoria031 0(3)
1992-1993 Internacional010 0(0)
1993-1994 Vasco da Gama006 0(0)
1994-1997 San Lorenzo095 (24)
1997 São Paulo FC005 0(0)
1998-1999 Kyoto Sanga056 (11)
2000 Atlético Paranaense023 0(0)
2001 América Mineiro006 0(0)
2001 Rio Branco SP008 0(0)
2002 Ituano005 0(0)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1986-1992 Brésil034 0(1)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2007-2008 Fortaleza
2008-2009 Avaí
2009-2010 Grêmio
2010 Flamengo
2011 Avaí
2011 Al Arabi
2012 Al-Gharafa
2013 Náutico
2013-2014 América Mineiro
2014 Portuguesa
2015 Ceará
2016- Avaí
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels (amicaux validés par la FIFA compris).

Paulo Silas do Prado Pereira, ou plus simplement Paulo Silas, est un footballeur brésilien né le à Campinas.

Il a joué au poste de milieu offensif. Il entraine actuellement Avaí.

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]


Silas était un milieu offensif créatif. Technique et excellence des coups francs. Accélérateur de particules footballistiques.

Il est né en 1965 dans l’état de Sao Paulo, intégrant rapidement les catégories jeunes du Tricolor. En 1984, grâce à l’entraîneur Cilinho, il commence sa carrière professionnelle face à l’Atletico Mineiro.

Un vent de fraicheur traverse le club, mené par de jeunes loups tels Muller, Sidney ou Silas. La nouvelle équipe sensation du foot paulista est vite baptisée los «Menudos do Morumbi » . Surnom hérité d’un groupe musical portoricain Menudo.

D’autres jolis noms composent le groupe. Le glorieux Falcao, de retour de son escapade italienne. Le défenseur d’élite Darío Pereyra. Sans oublier l’étoile, Careca.

Sao Paulo gagnera le Paulista 85 face à Portuguesa.

De son coté, Silas remporte la Coupe du Monde U-20 85 en URSS. Aux côtés de son ami Muller et d’un gardien prometteur Taffarel, le Brésil vient à bout d’une Espagne accrocheuse. Larmes chaudes pour les Fernando Colomer, Nayim ou Andoni Goikoetxea. Marcelino, l’actuel coach de l’Athletic.

Silas est choisi sans contestation en tant que meilleur joueur de la compétition.

Il débute avec l’équipe nationale le contre la Hongrie. 1986 est une grande année pour Silas. Il est appelé pour la Coupe du Monde. Participant notamment au quart légendaire face à la bande de Platini.

Silas finit cette saison en apothéose en gagnant aux tirs au but le Brasileiro 86 contre Guarani. Finale mémorable enlevée sur la dernière tentative de Wagner Basílio.

Un Paulista supplémentaire et une Copa América en pointillés, Silas quitte le Brésil pour le football européen en 88.

Un temps sur les tablettes du Torino, afin de rejoindre Muller, Silas choisit finalement le Sporting. Langue et coupe d’Europe ayant fait pencher la balance. Le Sporting réalise en un mercato ambitieux. Signant des stars telles que l’immense gardien uruguayen Rodolfo Rodríguez, Carlos Manuel ou Douglas.

Mais la mayonnaise ne prend pas. Seule éclaircie, une qualification de prestige face à l’Ajax. Sur un lob splendide de Silas devant un Menzo médusé. Silas y gagnera au passage des repas de fruits de mer offerts pendant des longues semaines. À la suite d'un pari honoré par un restaurateur.

Silas régale pendant deux saisons l’Estádio José Alvalade mais les relations avec un président «  plus occupé à parler de sa Porsche que de foot » se tendent définitivement lorsque le Sporting refuse de régulariser l’assurance du joueur après une blessure. Le contrat est rompu et Silas finit la saison 90 dans le modeste club uruguayen de Central Español.

Silas aura tout de même la chance de voir les premiers pas d’un certain Luis Figo. «  Un jeune à peine capable d’intégrer l’équipe B à mon époque. Je suis admiratif de sa progression », dira t’il quelques années plus tard.

Parallèlement à son périple portugais, Silas participe activement à la Copa América 1989. Le Brésil de Lazaroni est formidable de tonus et on salive d’avance sur les perspectives du duo Romario Bebeto lors de la coupe du monde en Italie. Mais la blessure de Romario avant la compétition sera le signe avant-coureur d’un fiasco.

Bien qu’ayant remporté ses 3 premiers matchs, le Brésil n’impressionne guère. Et face à une Argentine affamée et chanceuse, Silas voit Maradona slalomer parmi la défense avant de délivrer un caviar à Caniggia. Le rêve s’écroule.

Le retour au pays sera rude. En particulier pour Silas. Et il ne jouera plus que par parcimonie pour la sélection jusqu’à son dernier match en 92 face à l’Allemagne. Silas, c’est 34 sélections.

Un mirage italien disparaît, un autre renaît. Silas signe chez le modeste Cesena, dirigé par un certain Lippi. Mais la botte ne lui réserve décidément que des désagréments puisque Cesena est relégué en 91.

Il tape pourtant dans l’œil du tout frais champion, la Sampdoria. Les débuts sont bons (victoire en supercoupe) mais Silas le technicien semble ralentir l’allant des Vialli, Mancini ou Cerezo. On lui reproche son manque de repli défensif et une rigueur tactique toute relative. Il perd peu à peu sa place et les supporteurs commencent à le considérer comme un chat noir. Le grand et rugueux Pietro Vierchowod ira mème jusqu’à organiser un étrange rituel purificateur, consistant à asperger abondamment Silas de sel et d’huile d’Apulia.

Effets mitigés. La Samp finira 6eme du championnat et Silas verra des tribunes de Wembley, Koeman se hisser vers le panthéon catalan.

Ainsi s’achève sa parenthèse européenne. Il repart au Brésil. Est champion Gaucho avec l’Internacional ou Carioca avec le Vasco du jeune Jardel. Mais sa splendeur passée paraît bien loin. Il n’en est rien. A 29 ans, en signant pour San Lorenzo, Silas vivra probablement sa plus belle épopée.

El Ciclon n’a pas remporté le titre depuis 21 ans. Et croule sous les dettes. Dès son premier match, Silas offre la victoire face à Boca. Une manière habile de se faire adopter. Mais le début de championnat est poussif. Silas, isolé dans un hôtel sans sa famille, peste contre ses salaires impayés. Un soir de défaite face à River, c’en est trop. Il décide de revenir au Brésil. Intercepté par deux coéquipiers, il reçoit une promesse de la part de l’entraîneur Veira. «  Si dans 3 jours, tu ne reçois ni appartement ni salaire, je te conduis moi-même à l’aéroport. Je te sers la main. Je te remercie. Et le Brésil est à toi... ».

C’est un électrochoc pour Silas. Son investissement ne sera jamais démenti. Le Bambino Veira a mis en place une solide base défensive menée par la hargne du Cabezón Ruggeri. Couplée à un milieu travailleur et vaillant. Les Monserrat, Galleto ou Netto. Silas étant l’étincelle. Une liberté de mouvement comme aux plus belles heures lisboètes.

San Lorenzo mènera un tango sauvage dans ce Clausura 95. Pourtant dangereusement talonné par le Gimnasia. La délivrance viendra sur le sol de Rosario Central. Moment de gloire pour Silas. Reconnaissance infinie des hinchas.

Il continuera pendant 4 ans à émerveiller les fans de San Lorenzo. N’ayant jamais reçu autant d’affection selon ses dires. Un mythe.

Sa fin de carrière passera par le Japon, un retour furtif à Sao Paulo et quelques clubs de moindres envergures jusqu’à sa retraite à 39ans.

Carrière en équipe nationale[modifier | modifier le code]

Il compte 38 sélections (4 non officielles) avec l’équipe du Brésil[1].

Il a participé à la coupe du monde en 1986 et à la coupe du monde en 1990.

Carrière d'entraineur[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]