Pauline Hanson's One Nation

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Pauline Hanson's One Nation
Image illustrative de l’article Pauline Hanson's One Nation
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Pauline Hanson
Fondation
Scission dans New Country Party (en)
City Country Alliance (en)
One Nation NSW (en)
Pauline's United Australia Party (en)
Parti national conservateur de Fraser Anning (en)
Siège Hudson Road, Albion (en), Queensland
Fondatrice Pauline Hanson
Secrétaire général Rod Miles
Slogan Nous avons le courage de dire ce que vous pensez
We’ve got the guts to say what you’re thinking[1]
Positionnement Droite[2] à extrême droite[3],[4],[5],[6]
Idéologie Nationalisme australien (en)[7]
Populisme de droite[8]
Protectionnisme[9]
Nationalisme économique[10]
Opposition à l'immigration[11]
Anti-multiculturalisme[12]
Anti-islam[13],[14]
Déni du réchauffement climatique[15],[16]
Sinophobie[17]
Adhérents 5 000 (2015)[18]
Couleurs Orange
Site web www.onenation.com.au
Représentation
Sénateurs
2 / 76
Députés du Queensland
1 / 93
Députés d'Australie-Occidentale
2 / 36
Députés de Nouvelle-Galles du Sud (en)
2 / 42

Pauline Hanson's One Nation (Une nation de Pauline Hanson, abrégé en PHON), auparavant appelé Une Nation ou Parti une nation (abrége en ONP), est un parti politique australien nationaliste et de droite populiste.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une Nation a été fondée en 1997 par la députée Pauline Hanson et ses conseillers David Ettridge (en) et David Oldfield (en), après qu'Hanson a été désignée comme candidate fédéral pour le Parti libéral australien. Le désaccord est survenu avant les élections fédérales de 1996 en raison de commentaires hostiles aux Aborigènes d'Australie. Hanson a siégé comme indépendante pendant un an avant de former son parti.

Au niveau fédéral, aucun candidat d'Une Nation n'a jamais été élu à la Chambre des représentants (Hanson siégeant déjà dans cette Chambre au moment de la création du parti). Cependant, un candidat du parti a été élu au Sénat lors des élections fédérales de 1998, et quatre sénateurs d'Une Nation ont été élus lors des élections fédérales de 2016. Au niveau des États fédérés toutefois, Une Nation a obtenu de meilleurs résultats. Lors des élections de 1998 au Queensland, le parti obtint plus de 22 % des voix, remportant 11 des 89 sièges de l'Assemblée législative du Queensland. David Oldfield a été élu au Parlement de Nouvelle-Galles du Sud en tant que candidat d'Une Nation, mais il a été exclu du parti et a ensuite formé un groupe dissident infructueux, One Nation NSW. Trois membres ont été élus au Conseil législatif d'Australie-Occidentale.

Une Nation a changé de nom pour devenir le Parti Une Nation de Pauline Hanson en .

Lors des élections de 2016, le parti a recueilli 4,3 % des voix au niveau national. Seul le Queensland a davantage voté pour le parti par rapport à son pourcentage national — le parti y a recueilli 9,2 % des votes dans cet État. Pauline Hanson et trois autres candidats d'Une Nation — Malcolm Roberts, Brian Burston et Rod Culleton — ont été élus au Sénat. Pauline Hanson effectue un mandat de six ans alors que les trois autres sénateurs ont été élus pour un mandat de trois ans. Culleton a été démis de ses fonctions en après avoir été déclaré insolvable. En , la Cour suprême a jugé que l'élection de Culleton au Sénat était invalide en raison d'une condamnation pénale en Nouvelle-Galles du Sud. Après un recompte ordonné par le tribunal, Culleton a été remplacé par le deuxième candidat sur la liste, Peter Georgiou (en).

L'ancien leader du Parti travailliste, Mark Latham, a rejoint le parti en en tant que leader de la Nouvelle-Galles du Sud[19]. Il a brigué avec succès un siège au Conseil législatif et l'a remporté en [20].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le parti a une plate-forme idéologique fortement nationaliste. Hanson et d'autres membres du parti ont nié que le parti était raciste. Hanson déclare que la critique n'est pas le racisme à propos de ses déclarations sur l'immigration et la race. Hanson a également dit qu'elle apprécie la compagnie d'autres ethnies et accueille les gens en Australie quels que soient leurs origines, mais ne veut pas que d'autres cultures influencent trop l'Australie.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Chambre des représentants[modifier | modifier le code]

Année Voix % Rang Sièges Gouvernement
1998 936 621 8,43 5e
0 / 148
Opposition
2001 498 032 4,34 6e
0 / 150
Opposition
2004 139 956 1,19 8e
0 / 150
Opposition
2007 32 650 0,26 9e
0 / 150
Opposition
2010 27 184 0,22 9e
0 / 150
Opposition
2013 22 046 0,17 14e
0 / 150
Opposition
2016 175 020 1,29 8e
0 / 150
Opposition
2019 438 587 3,08 7e
0 / 150
Opposition

Sénat[modifier | modifier le code]

Année Voix % Rang Sièges Gouvernement
2016 592 539 4,28 4e
4 / 76
Opposition

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Cathy Harper, « The battle of the slogans », Election Watch,‎ (lire en ligne, consulté le 24 juin 2019)
  2. (en) Jonathan Pearlman, « Anti-immigrant One Nation party may make headway in Queensland poll », The Straits Times, (consulté le 13 mai 2018).
  3. Peter Charley, « Australia's One Nation offered 'change to voting system' for cash », sur Al Jazeera, (consulté le 15 juin 2019)
  4. Andy Fleming et Aurelien Mondon, The Oxford Handbook of the Radical Right, Oxford University Press, , « The Radical Right in Australia »
  5. Rachel Gibson, Ian McAllister et Tami Swenson, « The politics of race and immigration in Australia », Ethnic and Racial Studies, vol. 25, no 2,‎ , p. 823-844
  6. (en) David Crowe, « Political forces unite to reject far right and deny One Nation preferences », The Sydney Morning Herald,‎ (lire en ligne, consulté le 29 octobre 2019)
  7. (en) « The American Far-Right Origins of Pauline Hanson’s Views on Islam », sur The Australia Institute, .
  8. (en) « Senate count: Pauline Hanson’s One Nation Party gets two Queensland senators », sur The Australian, (consulté le 1er septembre 2016) : The populist right-wing party snared four seats after preferences were allocated today....
  9. (en) « One Nation 'more economically responsible than Labor': Steve Ciobo », sur The Sydney Morning Herald, .
  10. (en) Amir Abedi, Anti-Political Establishment Parties: A Comparative Analysis, Routledge, .
  11. (en) « Anti-immigrant One Nation party shunned in Western Australia poll », sur The Daily Telegraph, .
  12. (en) « Pauline Hanson returns to lead One Nation, plans to contest Queensland election », sur Australian Broadcasting Corporation, .
  13. (en) Jamie Smyth, « Australian firebrand Pauline Hanson marks political return with anti-Muslim speech », sur The Financial Times, (consulté le 5 juillet 2016).
  14. (en) Jean Kennedy, « Election 2016: Pauline Hanson's comments could lead to violence, Tim Soutphommasane warns », sur ABC News, (consulté le 5 juillet 2016).
  15. « Pauline’s bizarre climate change theory », sur NewsComAu, (consulté le 7 décembre 2019)
  16. « New Australia senator claims UN conspiracy », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 7 décembre 2019)
  17. « Despite One Nation's anti-Muslim sentiment, it remains anti-Asian, report finds: Nick O’Malley », Sydney Morning Herald,‎ (lire en ligne)
  18. (en) « The party's over: which clubs have the most members? », sur Crikey, (consulté le 17 août 2016).
  19. (en) Jamie McKinnell et Nick Sas, « Mark Latham confirms political comeback with One Nation », sur ABC News, (consulté le 31 mars 2019)
  20. (en) Rebecca Trigger, « 'Extraordinary personal triumph': Latham to return after One Nation wins Upper House seat », sur ABC News, (consulté le 31 mars 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]